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vendredi 29 février 2008

Jacob Golden

Jacob Golden n'est pas un réel débutant. Il se manifeste en 2002 avec son cd Hallélujah World, un peu passé inaperçu. Je pense qu'avec Revenge Songs, son nouvel album, le jeune homme tient sa revanche.
Grâce au label anglais Rough Trade, Jacob fait 3 ep successifs en 2000, 2001, 2002. Entre temps il travaille sur le disque de Faultline, en accompagnant au chant Michael Stipe d'REM dans la chanson Greenfields et joue à la guitare dans Where is my Boy, chantée par Chris Martin leader de Coldplay. En 2006, une de ses chansons circulait sur le Festival de Sundance (festival du film indépendant crée par Robert Redford). Dans la foulée, Jacob est présenté au grand public dans la série américaine The OC grâce à son titre On a Saturday, diffusé aussi en Angleterre.

Revenge Songs est distribué officiellement aux Etats-Unis depuis le 5 Février dernier. Jacob Golden vient d'entamer une tournée en Angleterre avec le chanteur Merz et joue actuellement à Austin, Texas.
Les fans d'Elliott Smith vont l'aimer. Les compositions sont superbes de lyrisme, les arrangements de guitare electro-accoustique sont troublants de fragilité et le chant de Jacob ne laisse pas de marbre, loin de là. C'est scotchant (Pretend). Vibrant (Revenge songs). C'est même vraisemblablement une des plus belles productions de l'année, une vraie, de celles qui offrent cette impression de pouvoir toucher l'âme de l'artiste. Ce talentueux et touchant garçon nous réserve de belles surprises et mon petit doigt me dit qu'on n'a pas fini d'entendre parler de lui. Jacob Golden a de l'or sous les doigts.
myspace.com/themusicofjacobgolden

jeudi 28 février 2008

High Llamas

Groupe basé à Londres, les High Llamas sont conduits depuis 1992 par Sean O'Hagan, d'origine irlandaise. Cette année là le premier ep Apricots apparait sur l'album Santa Barbara. Le drôle de nom High Llamas vient d'une chanson du groupe des années 60, the Monkees. Inspiré des films des sixties, la véritable influence de O'Hagan est les Beach Boys. Suivront en 1994, l'album Gideon Gaye toujours sous le signe du son psyché Brian-Wilsonnien, album le plus smart de la décennie, puis Hawaii en 1996. Les deux cds comportent des titres que je qualifierais de candy-pop, avec des mélodies sucrées mêlant les cordes, les claviers et les voix en écho, référence direct à Pet Sounds.



Le groupe fait un détour par l'éléctro dans les années 2000, en collaborant avec Stereolab, Mouse, plus tard, fait des remix pour d'autres grands noms comme Super Furry Animal. Puis se succèdent 3 fabuleux albums, Cold and Bouncy, Snowbug, Buzzle Bee. Le groupe fait une halte de 3 ans pour revenir avec le grand Beet, Maize & Corn. Ils y glissent des orchestrations enflammées, avec tuba, cordes et synthés. Des compositions remettant en valeur la voix poignante de O'Hagan. Et que dire de Can Cladders, leur dernier bijou sorti en 2007? que c'est une réinvention de la pop, le meilleur de leur parcours où la guitare accoustique et la basse taquinent avec un ensemble de cordes symphoniques, sur des airs ensoleillés doucement bossa.

Les productions du groupe ont le même charme que celles des français Orwell qui reviennent avec Le génie humain et des canadiens Heavy Blinkers, préparant en studio leur prochain cd sur lequel jouera Sean O'Hagan. Tous ces "as" de la pop radieuse se connaissent très bien. Ils travaillent main dans la main depuis des années. Ruth Minnikin des Heavy Blinkers chante sur le dernier Orwell, et Dave Christiensen aussi des Heavy Blinkers joue de la clarinette sur Can Cladders.
En plus de Can Cladders, Sean a participé cette année aux projets de Sondre Lerche, des Doves et de Cornelius. Vous pouvez également entendre les high Llamas sur la B.O du film La vie d'artiste avec Sandrine Kiberlain et Denis Podalydès sorti en 2007.
Artiste jusqu'aux bouts des ongles, Sean O'Hagan fait également naître une nouvelle forme d'art, le Musical Painting en travaillant depuis 2001 avec le peintre Jean-Pierre Muller. Muller assure le visuel en géometrie variable avec Sean qui produit des sonorités de symphonies avec cordes et cuivres mixés aux bruits urbains.
N.B: les pochettes de disque des High Llamas, peintures sublimes actuelles du peintre et ami fidèle de Sean, Jeremy Glogan.
N.B bis: reprise de la chanson des Smiths Frankly, Mr Shankly par les High Llamas sur l'album The Smiths is Dead.
myspace.com/highllamas


mercredi 27 février 2008

Rue Royale


Rue Royale est un duo de Chicago. Ruth et Brookln Dekker sont aussi un couple hors des projecteurs. Ces deux là ont eu la géniale idée de s'unir pour se destiner à un patrimoine musical pas commun. Brookln avait en 1995 enregistrer un ep en solo, pour être vite repéré par des producteurs de Nashville, ville temple du jazz-rock. Il forme un groupe Trevorside et part en tournée.

C'est en Angleterre qu'il rencontre Ruth qui joue avec un autre groupe américain. Ils ne se quittent plus, emménagent à Chicago et travaillent ensemble à plusieurs titres pop folk.
Il y a des combinaisons insoupçonnées parfois qui s'avèrent évidentes avec le temps. Celle-ci, en fin de compte est particulièrement efficace. Rue Royale nait officiellement en 2006. Ils éditent un ep The search For Where to Go et un album éponyme le mois dernier.
Musicalement, les arrangements se rapprochent du style de Sufjan Stevens ou José Gonzales et les voix de Let's go Sailing. Guitaristes de formation, ils sont multi-instrumentistes. Brookln jouait enfant du piano à l'église, son père étant organiste, la religion est omniprésente dans la famille. Les paroles de Parachutes and Lifeboats évoquent cette recherche spirituelle et les fruits de cette quête. L'écoute donne l'impression d'être sur une route en quête de réponses. L'album est une invitation à une longue et savoureuse promenade. La boucle est bouclée avec le dernier titre du ep, U.F.O, se terminant sur "So I lift up my eyes to the one who shines the most…"

L'identité sereine du duo se dévoile au fur et à mesure des titres. C'est une dégustation qui se pérennise grâce à la tournée commençant à Oxford et qui passe par la France. Rue Royale sera, après des dates en Angleterre, Allemagne et Luxembourg à Orléans le 16 mars et à Niort le 17. Ce sont les deux dates françaises car ils enchaineront sur le Royaume-Uni aussitôt. C'est, à mon avis, le genre de passages éphèmeres qu'il faut savoir saisir en temps et en heure, stricto sensu.
myspace.com/rueroyale

mardi 26 février 2008

Lee Hazlewood


Lee Hazlewood nous a quitté en Août 2007 en nous laissant une oeuvre formidable.
Les amateurs de musique l'estime comme un dieu de la pop indépendante, les artistes professionnels le chérissent comme un père spirituel.
Lee est une figure de la musique des années 60-70. Les Kings of convenience, Primal Scream, Jarvis Cocker, Kathryn Williams, Tindersticks et d'autres encore ont repris les chansons de ce monument.(Some Velvet Morning)


Né dans l'Oklahoma en 1929 et grandit dans la musique. Après ses années de medecine, il part pour la guerre de Corée où il est batteur de l'orchestre militaire et DJ à la radio de sa base, où d'ailleurs il sera le premier à populariser le rock en diffusant du Elvis Presley. En 1954 il crée un label phonographique, qui fera que toute la scène locale évolue autour de lui et grâce à lui. Il rencontre alors Phil Spector.
Lee grandit professionnellement dans tous les genres, rock, blues, country, et acquiert une connaissance étendue, sûre en la matière. En 1955, il est producteur et enregistre son propre disque à Phoenix avec les titres The fool, Soda Fountain Girl. Il écrit pour Duane Eddy dont les chansons seront des hits. Il produira également Dino, desi & billy bien connus des amoureux des Beach Boys. Mais c'est en 1965 que sa carrière débute réellement via sa rencontre avec la magique Nancy Sinatra.

Ayant l'aval de son père Franck Sinatra, la jeune femme devient vite l'icone de la pop chimérique aux bras du cowboy à la voix de bariton.
Le titre These Boots are made for Walking entre aux panthéon de la pop. Dean Martin aussi enregistrera un titre de Lee Hazlewood.
Un tempérament, une personnalité atypique, il n'apprécie pas l'environnement de l'industrie du disque et restera en marge toute sa vie. Un cowboy dans l'âme.
1967, Lee s'occupe de la musique du film Tony Rome avec Franck Sinatra dans le rôle principal, puis la même année, il ecrit des titres pour le film the Cool Ones où apparait comme acteur Glen Campbell. Une de ses chansons est dans dans le film Speedway avec Elvis Presley en 1970, en même temps Lee joue lui-même dans 3 films.
En 1970, il s'exile en Suède, évitant ainsi l'incorporation de son fils dans l'armée. On le verra apparaitre dans deux films du suédois Axelman en 1970 et 1975.
Entre 1968 et 1980, il enregistre une quinzaine d'albums dont le fabuleux Cowboy in Sweden. Son oeuvre romantico-country est désormais une référence et Lee Hazlewood, un maestro de la pop. (You've lost that Loving Feeling)
myspace.com/leehazlewood

dimanche 24 février 2008

Whitest Boy Alive


Je continue le tour de l'Europe en faisant une halte en Norvège avec le groupe phare des années 2000 les Kings of Convenience.
Rétrospective: Ils surgissent en pleine furie Nirvana et du renouveau rock que créent les Strokes. Ils débarquent en 1999 avec trois singles qui annoncent un album grandiose. Sur ces singles, les chansons Toxic et la reprise de A-ha, Manhattan Skyline ont des arrangements d'une pureté qui fait froid dans le dos. Ils apparaissent dans les festivals français, leurs guitares electro accoustic en main. Les deux compères, le brun Eirik Glambek Bøe et le grand à lunettes Erlend Øye si longtemps comparés à Simon et Garfunkel nous offrent en 2001 Quiet Is the New Loud. Les dés sont jetés. Les critiques sont unanimes. L'album est sublime. Les mélodies irréprochables nous font voyager dans un genre naif tout de cordes et d'accords vêtu. Les voix des deux jeunes hommes sont d'une clarté celeste.

Les Kings ne tardent pas à enregistrer Versus, 2001. Le phénomène est planétaire, des fans du monde entier s'arrachent leurs disques. Surprise, je discutais en 2003 avec des américains, venezueliens, vietnamiens, australiens sur le forum du groupe. Les melopées des deux troubadours norvégiens enflammaient le monde entier! Les quatre coins du monde attendaient Riot on an Empty Street sorti en 2004 avec impatience. Ce sera une ode au downtempo, un peu bossanova, le mouvement Renouveau accoustique est officiel grâce aux Kings.

5 ans plus tard, le bilan est plus que positif. Eirik et Erlend ont toutes les attentions, continuent leur petit bonhomme de chemin, écrivent des compos pop, où défilent trompettes, piano, trombone, banjo, violoncelle détonnant sur Cayman Islands notamment. La chanteuse Feist, amie de longue date du groupe, chante avec eux et co-écrit Know How et the Build-up.

Depuis Erlend Oye installé à Berlin est devenu un des meilleurs DJ sillonnant la planète, remixant leurs titres version electro pour Drop alors que Eirik, diplomé en psychologie, exerce sa profession en Norvège. Pendant ce temps, Erlend travaille à son projet et après un album solo Unrest en 2003, réapparait en 2006 en pop-accoustique avec Dreams sous le nom de Whitest Boy Alive.
Ce retour aux sources après un virage dans l'électro est fort réussi. The Whitest Boy Alive est en tournée, il semble bien qu'un nouveau King soit né! (en vidéo: Golden Cage)

whitestboyalive.com
kingsofconvenience.org

samedi 23 février 2008

Primal Scream




Primal Scream
est avant-gardiste et efficace, violent de talent et de passions.
L'histoire du groupe est née à Glasgow grâce au leader Bobby Gillepsie. Après avoir été le batteur du groupe Jesus And Mary Chain qu'il rejoint en 1984, Bobby prend son envol en 1986. Il décide de former Primal Scream avec un ami Jim Beattie, arrivent les guitaristes Andrew Innes et Robert Young. En 1986, un de leur titre pop Velocity Girl figure sur une compilation anglaise C86 désignant les groupes clés du moment .
En 1987 Sonic Flower Groove se trouve dans les bacs, le disque est rock, avec des influences à la Byrds. Le succés reste modeste, le disque tourne chez les amateurs qui s'affairent petit à petit. Puis il y a, en 1989, l'album Primal Scream. Les guitares s'affirment, la voix de Gillepsie est de plus en plus remarquable. Le rubis I'm Losing More Than I'll Ever Have est transformé en diamant Loaded par Andrew Weatherall (collaborations avec Björk, New Order, Happy Mondays, My Bloody Valentine, Saint Etienne). Il est DJ à l'époque et Bobby Gillepsie fait appel à lui pour remixer Loaded qui sera editée sur Screamadelica en 1991. C'est à ce moment que le leader fait preuve d'innovation. Perfectionniste, il est soucieux de se mettre à la page et explore l'electro. Sa manière de mêler le rock, à l'electro pop est visionnaire.

L'attaque de Screamadelica est sur un tempo+piano pour accueillir du gospel, le deuxième morceau est plus house, puis arrive Higher than the Sun, Loaded, les 2 plus jolies du disque sans compter Damaged, une balade romantique qui adoube Gillepsie pour de bon.

Le public est conquis. Les réussites s'enchainent: Give Out But Don’t Give Up en 1994, Vanishing Point en 1997 marqué par la chanson Star, dont j'adore le groove tout comme le psyché de Burning Wheel. Pour couronner le tout, le groupe s'étoffe par la présence de Mani, bassiste des Stones Roses. En 2000, un album qui boostera le groupe en tête de lice du rock anglais parait: Exterminator. Suit Evil Heat en 2002, album aux tendances punk rock (miss Lucifer) et Riot City Blues en 2006.
L'oeuvre de Bobby Gillepsie, c'est plusieurs genres musicaux qui ont en commun la qualité stylisée et absolue. Ces gentlemen sont des musiciens hors norme et intemporels.
Le titre Loaded a été samplé avec un passage de Wild angels, film de 1966, road movie tourné trois ans avant Easy Rider. Peter Fonda et Nancy Sinatra y forment un couple craquant au sein des hells angels au volant de leurs harleys. A écouter la chanson remixée electro de Some Morning Velvet sur le disque Evil Heat, featuring Kate Moss, à l'origine chantée par Lee Hazlewood et...Nancy Sinatra! (video: sample de Loaded)


myspace.com/primalscream

vendredi 22 février 2008

Parson Red Heads hommage à Godard


Jean-Luc Godard travaillait avec Georges Delerue (cf art. 19 Février), mais aussi avec Michel Legrand et Jean Ferrat qui ont oeuvré à la musique de Bande à Part. Le film, similaire à une composition musicale, est considéré comme un des chefs d'oeuvre du 7ème art et une pépite du ciné pour les amoureux du Rétro sixties. La scène phare du film est les fameux pas de danse madison des trois acteurs, Anna Karina, Samy Frey et le jeune fringuant Claude Brasseur.
(Ici sur un des titres du groupe Nouvelle Vague, groupe parisien fan du film qui sort en 2006 son disque appelé...Bande à Part. Cela tombe sous le sens!)


Les Parson Red Heads est un groupe originaire de l'Oregon, installé en Californie depuis 2005, est en réalité plus une famille qu'un groupe. Le leader joue avec sa femme Brette Marie et sa soeur Evan Way, et ses amis Charlie Hester, David Swensen, Sam Fowles, sans oublier Raymond Richards et Aaron Ballard.
Voilà déjà une bougie pour leur album King Giraffe qui prodigue du folk groovy harmonieux. Un EP Field Mouse Carnival l'avait précedé en 2006. La famille Parson Red Heads a un air avec celle des Magic Numbers, en plus pop sunshine proche de l'esprit mods, et aussi de l'esprit "arche de Noé". Ils préparent un EP en studio et recherchent un nom "animal" pour ce projet sachant que les titres parleront, apres les girafes et les souris, de chouette, chevaux, chats, renard et poissons rouges. Au delà de la résonnance naturellement américaine, on distingue l'âme du groupe imprégnée des années 60, une âme qui aurait pu rôder au Drugstore sur les Champs Elysées de l'époque..
(En vidéo: Ponctual as Usual)
myspace.com/redheads

I Got You On Tape



A Copenhague, il y a la petite sirène, Kierkegaard, et du rock indépendant: I got you on tape.
Leurs références pourraient être un mélange de l'intimité des Tindersticks, la résonnance de Magnetic Fields, l'originalité du timbre de voix de David Bowie avec une pincée de My Bloody Valentine.
Leur monde est mystérieux, un peu noir et très généreux. Ces vikings rockers sont 5: Jacob Bellens, Jakob Bro, Jacob Funch, Jeppe Skobakke et Rune Kielsgaard.

Après un album éponyme, les I got you on tape sortent un deuxième disque dans la foulée, sans attendre I Got You On Tape2 (en vinyl aussi pour les puristes). J'ai l'impression que rien ne les freine plus, ils sont inspirés, ont viscéralement envie de faire de la scène, et de faire partager leur passion.
Nous sommes dans l'alternatif avec ce qu'il offre de beau, de dangereux, dans le poétique avec de la finesse et de la mélancolie. On est sous le charme à l'écoute de leurs titres superbement ficelés. Peut-être connaissez vous le groupe Mew? Les danois exellent particulièrement dans ce domaine rock indé sombre et bouleversant. Pour ceux qui vont au festival de Faraday cet été, vous aurez la veine de les écouter en live pour une première tournée et surement de les rencontrer car ils sont, de surcroît, adorables. 
myspace.com/igotyouontape

jeudi 21 février 2008

Sunday Drivers

Hariba! les Sunday Drivers avec un album terrible!
Le groupe pop espagnol nous avait fort agréablement gâté avec leur opus Time Time Time en 2003 et Little Heart Attacks en 2005. A l'époque j'avais eu le coup de foudre pour le titre Often, puis Love our love, le puissant On my mind et Can't you see, ambiance sixties, des "pa pa pa pa" popeux rappelant vivement les Beach boys ou plus près dans le temps les Pipas Fritas et Josh Rouse.


Les Sunday Drivers, et leur charismatique chanteur Jero ont sorti en Avril dernier Tiny Telephone, à la hauteur de ce que réclame le peuple pop de France. Tout le cd est fabuleux.
C'est aussi groove, un peu easy parfois, très sunshine avec des titres melodiquement energiques. Le clavier psyché et groovy fait fort penser au style de Josh Rouse. Pas étonnant car apres enquête, je vois que le groupe à enregistré en studio à San Francisco avec Brad Jones le pianiste et clavier de Rouse...qui d'ailleurs, vit désormais en Espagne.
Ce groupe composé de Jero Romero auteur, chanteur-guitariste, Lyndon Parish, guitariste et clavier, Julian Maeso au piano et orgue, Miguel de Lucas à la basse, Fausto Perez encore guitare, et Carlos Pinto pour la batterie et percussions est ébouriffant sur scène.(vidéo: Do it)
thesundaydrivers.com
myspace.com/thesundaydriving

Lian Ray


Membre du groupe Rhésus, trio grenoblois né en 2001, Aurélien Marie à la guitare, clavier et voix est accompagné de Laura au chant + basse et Simon à la batterie. Aurélien part en croisade avec un magnifique projet solo: Lian Ray.
Après Sad Disco en 2006, Rhésus réitère l'opération avec un nouvel album The fortune teller said. C'est, je l'avoue le disque qui me rapprochera du groupe. Je l'ai écouté avec curiosité puisque j'entends beaucoup parler de Rhésus ces dernières années. Les buzz me font rebrousser chemin en général. Il m'aura donc fallu 2 ans pour m'ouvrir à leurs qualités, à leur univers.
C'est sans regret, car la surprise est décuplée avec leur récent disque. J'ai gagné le pompom! je découvre un ensemble de chansons et de titres absorbants. C'est varié et complet, allant du rock brut (Forever, Black cat White cat) aux balades ennivrantes ( Will you follow me out ou Together). Les riffs de guitare liés à la batterie parfaite, des paroles en anglais font un ensemble de compositions pop-rock anglosaxon qui s'épanouissent avec classe.


Quant à Aurélien-Lian Ray et ses aventures en solo, après une série de concerts avec Rhésus, il travaille à un EP The Fox and The Pony qu'il enregistre cette semaine en studio avec les chansons: Amsterdam.Ink & Paper Twin, Our Correspondence, The Fox and the Pony, All or Nothing, And So i Never Heard From You Again et tout ça avec de la trompette. Attendons ce bijou prometteur de pied ferme!
Lian travaille à un EP par mois, vous pouvez dès à présent vous procurer celui de Janvier..pour aider à patienter. (vidéo le titre Always up to something)
myspace.com/rhesusmusic

mardi 19 février 2008

Fred Astereo



Un joyeux label appelé Lost and Lonesome Records, basé en Australie va parcourir le pays avec un collectif de groupes à partir du 23 février pour une série de concerts. La bande est composée des Lucksmiths, Bank holidays, Zebras, the Small Goods et d'autres noms tous aussi beaux les uns que les autres parmi eux: Fred Astereo qui dirige le label avec Mark des Lucksmiths.
Et c'est d'un astéroide dont je vais vous parler : Fred Astereo.
Fred est un magicien musicien qui sort des chansons extraordinaires de son chapeau. De la pop australienne époustouflante.
C'est mon coup de coeur de l'année 2008. Une sacrée découverte. Après son album I love You en 2005, revoici Fred avec un coup de maître Don't break my heart, tout neuf, tout frais.

Cet artiste va plaire aux fans de Morrissey, des Lucksmiths et Jens Lekman. Avec lui, c'est tous les orteils qui s'agitent, la tête qui dodeline sans plus aucun contrôle, le sourire surgit. Les paroles, comme la musique sont enjouées. With The Exception Of Saturn est à écouter absolument (sur le myspace)! Les compos ne se ressemblent pas mais se suivent pourtant de façon très homogène, ça glisse tout seul. Les instruments participent à la bonne humeur générale du disque, comme le ukulélé et le glockenspiel dans Chuck it Out.
La voix est tonitruante. L'album entier est mirifique. Ce monsieur Astereo est éclatant et rebel, il est hallucinant d'humour et sait rester simple avec brio. Il s'appelle Fred, mais je vois que ses amis l'appellent Stanley. On n'a qu'à l'appeler Maître! le monsieur est un phénomène et je le recommande sans modération.
myspace.com/fredastereo
Cadeau bonus en vidéo, un des membres du collectif : Darren Hanlon

English translation

Georges Delerue


Amoureuse de Bernstein et West Side Story, nourrie au petit lait Gershwin de Porgy and Bess, il existe un homme dans le domaine de la musique de film qui est cher à mes oreilles: Georges Delerue.
Il convient sans relâche de le nommer, l'écouter, le garder en mémoire.
Delerue a été notre plus grand compositeur classique français de musiques de films, un conducteur d'orchestres symphoniques hors normes (120 films!).
Né en 1925 (mort en 1992), il commence à écrire à 22 ans, un quator puis le Concertino pour trompette et orchestre à cordes et sa Symphonie Concertante pour lesquels il recevra très vite nombre de récompenses. Avec l'illustre Opéra de Nancy, il se lance à 30 ans dans l'opéra pour Boris Vian et Le Chevalier de neige d'après les chevaliers de la table ronde. En 1959, le voilà touché par le cinéma qui lui fait les yeux doux. Il compose alors la musique du film Hiroshima mon amour.

Le pieds à l'étrier, Georges composera pour Truffaut et Godard (la Nouvelle Vague). Il réalise des musiques de films époustouflantes, le Mépris, Jules et Jim, le Dernier Métro, puis Cartouche, le Corniaud, le Cerveau et son titre pop carnaby street, les Rois Maudits. La liste est belle, sa composition riche et ses oeuvres fleuries.

Mes préférées: 3 petites notes de musique, Le caprice de Marie, Le thème de Camille, La Nuit américaine.. contrairement à ce qu'a titré cet hiver le New-York Times magazine, la culture française n'a certainement rien à envier aux autres pays et s'exporte très bien, merci. Pour mémoire, Georges Delerue a gagné un Oscar pour la B.O de Platoon en 1979, à laquelle s'ajoute le splendide Adagio de Samuel Barber. Cette même année, il a compose la musique du spectacle "son et lumière" du Puy du Fou, après Lisieux en 1954. Le personnage est eclectique, passionnant. Pour ceux qu'il passionne aussi, sa vie est retracée dans le film de Kevin Russell pour la BBC Don't shoot the composer de 1965.

En extrait, le Thème de Camille, film Le Mépris de Godard reprise par le groupe Versaillais Air. Apparait sur la compilation Late night Tales le 11 septembre 2006.
Citation: " Je peux difficilement dissocier la musique de ma vie. Ce serait un suicide assuré. La musique englobe tout : la possibilité de s'évader, de rechercher la générosité des autres et la nôtre propre."
georges-delerue.com

lundi 18 février 2008

Charlemagne



Qui se cache derrière ce sacré Charlemagne? Charles-le-Grand alias Carl Johns mesure effectivement plus d'un 1m90. Charlemagne prônait le savoir et le jeune Charlemagne prône le pop rock psyché. D'ailleurs, il devrait le rendre obligatoire comme le fit jadis notre Empereur de l'école. Carl écrit 4 albums entre 1999 et 2004 avec son premier groupe Noahjohn. Depuis 2003, son projet solo royal naît sous le nom de Charlemagne avec un album éponyme (2004) puis Detour Allure (2005). Son 3ème album nous est arrivé fin 2007.
Originaire du Wisconsin, Carl vit à Philadelphie où il joue avec Matt Ricchini et Michael Heinzer, puis il emménage y a un an à Brooklyn.

Depuis les 3 compères ne cessent de conquérir tous les continents, ils parcourent les U.S.A, l'Europe et l'Australie en jouant avec des groupes comme Grandaddy, The Constantines, Okkervil River, The Mountain Goats, Shearwater, Danielson, The Sadies etc.
Charlemagne est porteur de messages pop, de mélodies folk-americana-psychadéliques, mêlant clavier, basse, tambourin, claphands et sa voix charismatique. Le groupe marie la culture country à la pop anglaise, comme le font Essex Green par exemple. Certaines parties de guitare très folk alternent avec des envolées jangle-pop dignes des Kinks.

J'ai découvert ce troubadour romantique il y a 3 ans. J'ai d'abord entendu Holland Daisy, dont la mélodie sifflée de l'intro ne me quittera plus.
Le titre Prisoner of est d'une beauté absolue. Carl a écrit, composé et joué seul sur tous les titres. Pour Detour allure, il est accompagné des Arty Bastard à la basse, clavier, tambourin, triangles! Là encore l'album nous montre un Charlemagne determiné à pondre des mélopées plus que troublantes comme In the Fuselage et Hello September.

We Can Build An Island sorti le 11 Septembre 2007 est encore plus réussi, plus beau. Je croise les doigts pour que Carl revienne nous le présenter en France.
beholdcharlemagne.com

jeudi 14 février 2008

The Aliens


Voilà les Aliens sont là! Ceux là, à mon avis, feraient même peur aux petits envahisseurs verts ou gris.
The Aliens est un groupe anglais, c'est plus exactement une association de musiciens givrés et complétement lunaires. Anciens membres de Beta Band, les 3 phénomènes Aliens font des ravages partout où ils passent. D'ailleurs ils joueront prochainement avec le groupe culte The Coral en mars à l'occasion de la St-Patrick. Ce soir là, le concert fera l'effet d'une météorite!

Leur premier album Astronomy for dogs offre des pépites de rock psychédélique. Leur site nous apprend qu'ils aiment Sergio Leone, Brian Wilson et Serge Gainsbourg. Ces influences se retrouvent réellement. L'étoile de l'album est I am the Unknown, chanson transportante, une invitation à un voyage intersidéral de 5mn30. Robot Man et Tomorrow sont des balades marquantes, imprégnées de claviers, harmonicas et voix célestes. Il n'y a aucun gâchis sur l'ensemble des titres, rien à jeter.
Cet opus est à posséder absolument en attendant de pouvoir les voir en live. Le groupe travaille actuellement en studio et un deuxième disque sort en mars 2008. Suivra une tournée-invasion tant attendue des 3, Gordon Anderson, John Maclean, Robin Jones. Après un traitement aux électrochocs, des thérapies pour problèmes psychiatriques, les 3 amis écrivent et composent en fonction de leurs sources cosmiques personnelles. Par exemple Gordon Anderson est né sous l'étoile chien, Sirius, "the dog star" ce qui lui a inspiré ses textes.
Si je vous dis qu'ils sont pire que les Pink Floyd ou les Jefferson Airplane dans les sixties...vous tremblez?
C'est impossible de passer à côté de ce groupe: bon pour le moral, en extrait the Happy Song.
myspace.com/thealiens1

mercredi 13 février 2008

Kelley Stoltz



Kelley Stoltz dont le nom résonne comme un plat de l'Europe de l'Est n'a rien d'un bavarois!
Cet américain fait de la musique rock-folk-psyché, avec des accents de Chuck Berry parfois, en passant par Brendan Benson, les Brian Johnstown Massacre, et comme par hasaaaard, il est de San Francisco!
Il sort Crokodials en 2003, Antique Glow en 2004, the Sun comes Through en 2005 et un album des plus réussis Below the branches en 2006...Magnifique! J'avoue l'écouter depuis plusieurs jours sans m'en lasser. J'y découvre un détail à chaque fois. Le monsieur est perfectionniste et connait son domaine. Il travaille dans le plus fabuleux magasin de disques de la ville et je trouve que pour une fois, la déformation professionnelle, s'il en est victime, lui va à merveille.
Les titres proposent des melodies toutes aussi prenantes, des instruments en avalanche, et une voix qui donne la chair de poule. Il y a des trompettes, des guitares de toutes formes, un ensemble de cordes, des flûtes sopranos (comme à l'école!), du clavecin, piano de saloon, synthés psyché.
Les fans de pop trouveront leur bonheur avec Ever Thought of Coming Back et les voix velvetiennes, les amoureux du rock seront réjouis avec Wave Goodbye, les accrocs au jazz apprécieront le jazzy de titres comme Prank calls.
Il y a du Heavy Blinkers, du Beach Boys et du Small Faces dans The Rabbit Hugged The Hound et Winter Girl.
Ce disque ça swingue pour de bon! En projet, l'écoute du nouveau cd sorti le 5 février 2008: Circular soundsmyspace.com/kelleystoltz
kelleystoltz.com

James Yuill

Ne me demandez pas comment son nom de famille se prononce. Youille en phonétique? James donc, a un éventail de dons, une étendue d'idées, une panoplie d'instruments impressionnante. Ses influences vont de Sufjan Stevens, Aphex twin à Nick Drake, en passant par des sons de synthé à la Radiohead.
Mais qui se cache derrière ces lunettes et cette allure de grand gaillard?
James Yuill est un génie londonien du remix. Un vrai! il a oeuvré pour Aurevoir Simone, Echo, Answering Machine.. entre autres.
L'electronique est mêlée à la pop de fine et belle manière. Fait très rare quand il s'agit de s'exécuter avec dextérité et intelligence car les ploucs de l'électro, c'est à la pelle que nous les trouvons.
Son tout récent album intitulé Turning Down Water For Air est d'une totale beauté. Le maître de la folktronica nous fait une chouette surprise avec son single No Surprise.
myspace.com/jamesyuill


mardi 12 février 2008

David Greilsammer


Présent aux victoires de la musique le 13 février 2008, David Greilsammer est nominé dans la catégorie Espoir.
Ce jeune pianiste israelien est un espoir mais aussi l'avenir de la musique classique. Je l'ai rencontré le 23 janvier dernier après son récital les petites chroniques de Magdalena Bach à Rouen. Ce monologue relate la vie de Jean-Sebastien Bach narrée par son épouse Magdalena, rôle interpreté avec brio par Elizabeth Macocco. C'est à la fin de la pièce qu'apparait alors David, en habit d'époque pour nous offrir un récital et fleurir le monologue de partitions de Bach.
David Greilsammer est charismatique, envoûtant.. Sa présence sur scène est royale, griffe personnelle: ses majestueuses partitions qu'il lance à terre avec cette classe unique pour passer à la suivante.
Né à Jérusalem en 1977, il étudie la musique au conservatoire Rubin, puis à Florence et Paris. Il poursuit sa formation à New-York, devient déjà un grand pianiste et chef d'orchestre.
Depuis la critique est unanime. Les radios, la télévision (documentaire réalisé par france télévision), les magazines (Time Out de Londres, le New-York Times, le Figaro, etc) le couvrent d'éloges. Le Sunday Times selectionne son album Fantaisie-Fantasme signé en 2007 chez Naive "album de l'année", parallélement le magazine Le Monde de la Musique lui decerne le prix du meilleur artiste solo, et demain soir, David également aux Victoires de la Musique, je l'éspère, sera récompensé.
Ce jeune virtuose est simple, passionné, avec la tête sur les épaules. Il a répondu très gentiment à l'interview et m'a confié qu'il etait un mordu de Jazz. Nous pourrions bien le retrouver aussi dans ce registre à l'avenir car j'ai l'impression que de Chopin, Mozart, Bach en passant pas Beethoven et son oeuvre personnelle, rien ne freine monsieur Greilsammer dans cette jolie ascension.
(Bravo à David pour la Victoire de la musique bien méritée! le 14/02/2008)
davidgreilsammer.com

lundi 11 février 2008

Good Shoes

Voilà les héritiers des Buzzcocks, des Jams et un cousinage probable avec Art Brut et les Wombats. L'Angleterre en force avec Good Shoes!
Ma grand-mère m'a toujours dit qu'il fallait être bien chaussée pour avancer. Ce jeune groupe du grand sud de la capitale anglaise a bien pigé le principe.
Après quelques concerts de mise en jambe, le groupe signe un 1er album à Manchester en 2005. C'est un londonien, John Kennedy, qui diffuse sous cape leurs titres dans son émission de radio, et Steve Lamacq de Radio1 (ami de John Peel) qui aidera les Good Shoes à emmerger.
En avril et mai 2007 ils tournent en France avec The Rakes et les Kaiser Chiefs, puis poursuivent avec Reading, Leeds et une tournée avec Maximo Park en octobre dernier. En novembre ils passent à l'Astoria de Londres dont ils enregistreront le Live et dans la foulée rééditent le single Small Town Girl. Grâce à Rhys Jones, Steve Leach, Tom Jones, Joel Cox, nos docks, clarks, nos espadrilles swinguent et brillent sur les titres pop du nouvel album Think Before You Speak.
myspace.com/goodshoes
goodshoes.co.uk

Yeasayer


Les Yeasayer c'est une infinie descente dans les catacombes du folk, un peu hirokwa world musique, un peu de la Regent street qui rejoint Oxford Circus en passant par les appalaches et des poursuites psyché de Yamamomos.Leur opus et album en date all hour cymbals est sorti le 20 Octobre chez Monitor Records. Il y a une multitude de dates pour ceux qui ont des shoes de randonnée.Cet album est mystérieux, enigmatique, indiscernable.C'est comme une musique nouvelle et colorée, un genre assez intriguant, un "guide du musicard" déroutant.J'entends les voix de Black Hawk, grand chef indien, qui me transportent sur les vastes etendues du grand ouest, notamment à l'écoute du 1er titre Sunrise.Pourquoi pas, l'espace d'un instant se dire que oui, bon sang, ils ont leur propre style, une griffe, une patte, certainement une âme: Un calibre inclassable.On les qualifie de "Middle Eastern-Psych-Pop-Snap-Gospel". Parcequ'il y a des sonorités caucasiennes sur des synthés enervés qui croisent un tambourin répondant à un accordéon en transe sur des chants spirituels imprévisibles. Signe particulier du front man Chris Keating qui taquine son tambourin en passant dans le public lors des concerts.Le mieux est de les écouter, se les approprier en se laissant bercer sur les rythmes endiablés et les voix ensorcellées de ce jeune groupe américain formant "les 4 de Brooklyn" que nous reverrons surement à l'avenir.
myspace.com/yeasayer

Cass Mccombs

Il aurait pu tenir le rôle principal dans Into The Wild, le film de Sean Penn. Cass Mccombs voyage à travers les USA, de sa Californie natale, par Baltimore, puis New-york et enfin Chicago. Ce jeune artiste de trente ans est un electron libre.
Un peu manièré, sa fragilité planquée derrière ses lunettes de soleil, ce songwriter est non seulement un excellent musicien, mais il est aussi spirituel et drôle.
Il fait penser tour à tour à Elliott Smith, Morrissey, Lou Reed...Cela donne une idée sur l'atmosphère qui règne dans ce 3ème album fraichement sorti Dropping the Writ. C'est le disque le plus pop après le 1er A en 2003 et Prefection en 2005, un bouquet de mélodies élégantes et accrocheuses. Le monsieur est en tournée américaine avec les Band of horses actuellement. Pourvu que la cavalerie pousse jusqu'en Europe. En guise d'amuse-gueule, le titre phénoménal That's That est en téléchargement libre sur le site de Cass. Cette chanson...c'est encore meilleur qu'un pépito!

cassmccombs.com
myspace.com/cassmccombs


dimanche 10 février 2008

flight of the conchords


Le mélange bollywood et danse haka était improbable mais il existe, loin, très loin dans les forêts de Nouvelle-Zélande grâce à Bret McKenzie et Jemaine Clement!

Les Flight of the conchords sont un duo de comiques délurés, bien frappés, ils font du guitare basse digi-bongo acapella-rap-funk-comedie . Ils se soignent mais à base d'herbes bizaaares des sous-bois du Seigneur des anneaux et font du kayak en bobsleigh dans les gorges de la Moria. Après avoir inventé le rugby en 1989 dans leur école spécialisée puis le rap en 1998 au cours d'un barbecue chez des amis, ils restent habités par le folk.

Les Flight of the conchords revisitent le folk mais aussi la pop. A eux deux, c'est Woodstock sans Vietnam mais avec David et Jonathan.
Après des débuts fracassants sur BBC radio séries, les deux neo-zelandais ont dérivé à New-York en 2007 sous contrat avec HBO pour une sit-com délirante. Ils y jouent leurs propres rôles, entourés d'un manager, d'une groupie, d'amis, d'un proprietaire etc. La musique prédomine dans la série, les deux allumés entonnent leurs tubes sans prévenir, et chaque épisode contient un nouveau titre. Ca cartonne aux USA. La chaîne de télé américaine pas frileuse a re-signé avec ces malautrus pour 2008.
Il y avait l'album Folk the World Tour en 2002. Ils persistent en signant The Distant Future chez Sub-pop en 2007, un ep 4 titres qui annonce l'album pour avril 2008.

Les Paul & simon Garfunkel avec camisole sont nés, les Joey Starr de la mandoline arrivent. Ils sont malades mais mettent une énorme volonté à l'heure de la piquouse du matin de bonne humeur.

myspace.com/conchords