Translate

samedi 31 mai 2008

Tupelo Honeys


Ils sont un des groupes que je chéris précieusement. Ils arrivent tels deux astres brillants, des météorites droit venus de Suède. Les Tupelo Honeys sont les Meg & Jack White de la pop, la descendance artistique des Eggstone. Le noyau dur du groupe sont les jumeaux Edin, frère et soeur, Joel et Linn. (Le nom Tupelo Honey vient d'un album de Van Morrison)
Ils jouent depuis 2005, se produisent à Stokhölm et enregistrent un merveilleux cadeau pour les amateurs de pop, Tupelo Honeys Salute You. Le disque est une excellence. De la batterie multivitaminée, une guitare electrique en osmose avec les violons et violoncelles, les deux voix de Joel et Linn d'une beauté violente édifient un album puissant.
La voix de Joel est dandyesque, un brin lyrique sur une trame rock'n roll. La voix de Linn est fraiche et voluptueuse, angélique.
Le duo compose des titres d'anthologie comme Without My Princess et The Return Of The Weeping Man, de réelles bombes pop qui plairont aux amoureux des Smiths. Sans oublier l'envoûtant et titillant Andy, Are You Sure? Dans la constellation Tupelo Honeys tout est bon.

Les instrumentations ont fière allure, comme un noble galop de handclap, tambourin, guitares, percussions. L'album court fougeusement avec fusion d'optimisme et de charme. Les claviers et guitares fulminent dans Nothing, nothing, nothing. Joel fait jouer de son panache dans In a Sphere, en chantant avec la classe de David Bowie et Linn redouble d'élégance.
Tupelo Honeys Salute You est sorti en 2007, et au printemps 2008, le duo devient un trio en accueillant Linnea Edin. La famille s'agrandit et le groupe continue son petit bonhomme de chemin en nous offrant une nouvelle pepite pour cet été: The Summer Breeze. Les Edin préparent un nouvel album pour l'automne. Soyons au taquet !
myspace.com/tupelohoneys

jeudi 29 mai 2008

Adem

Me voilà épatée en écoutant Hotel Lounge du dernier disque sorti le 12 Mai Takes. Adem est poete, un troubadour londonien apparu en 2004 avec son opus Homesongs, un an après avoir signé chez le label Domino. Il était auparavant bassiste du groupe The Fridge, le groupe de Kieran Hebden qui est désormais Four Tet.
Restés amis, Hebden participe aux enregistrements d'Adem comme sur le deuxième cd Love and Other Planets de 2006.
Adem a cette infinie musicalité dans la voix, un peu comme Chris Martin. Le chant et la guitare produisent un son enveloppant puissant. Dans Homesongs, album intimiste où l'artiste se met à nu, la batterie est quasi absente. Sans manque de pudeur, sur des airs rassurants et chaleureux, les textes parlent de sa relation sentimentale, de ses souvenirs, de ses expériences. Le chant et les instrumentations sont délivrés avec beaucoup de délicatesse, effet donné grâce au melodica, à la flûte, au glockenspiel. Une des pièces majeures de l'album est These are your Friends, m'évoquant l'ambiance de Thomas Dybdahl et de Syd Matters, évolue et grandit sur la flûte soprano, le banjo, les percussions et les amis qui viennent rejoindre le choeur pour chanter everybody needs some help sometimes.

Moins épuré et plus fourni, toujours dans l'émotion, Love and Other Planets est un album d'une grande force accoustique. Le style cosmique est amené par l'utilisation là aussi d'instruments de percussions comme le tambourin, le triangle, le glockenspiel et l'utilisation du handclap sur les arpèges de guitare. Le sens des textes est fin, poetique. Le folk de Adem, son rythme alternatif représente la rupture entre la froideur de certaines planètes et la chaleur des étoiles, du soleil. C'est un disque truffé d'amour, d'humanisme.

Depuis 10 jours, le troisième album de Adem fait partie de mes favoris. Takes est composé de reprises sur lesquelles l'artiste à mis sa patte personnelle. En général les disques de covers font jazzer, et là Adem assure une réinterprétation avec beaucoup de doigté. La démarche ne recèle pas d'interet commercial. Ce n'est pas le cas de nos artistes féminines françaises peu inspirées et encore moins créatrices qui reprennent des chanteurs des années 60 où pire, des textes de poetes anglais. Cet album est légitime, Adem se fait manifestement plaisir en chantant des textes qu'il aime, des artistes qu'il écoute en y mettant sa touche ademesque. Le premier titre somptueux Bedside Table de Bedhead est annonceur d'une suite surprenante. On revisite ainsi des titres de Deus, Pinback, Smashing Pumpkins, Tortoise, PJ Harvey (Oh my Lover), Yo La Tengo, Breeders, Low, deux chansons de Alphex Twin et même du Björk! (prononcer Biyeuuurk).
C'est un chef d'oeuvre, les instrumentations sont à la fois respectueuses et inattendues. Un disque d'honneur original et un bien bel hommage aux autres artistes. (vidéo: Lauch Yourself sur Homesongs)
myspace.com/ademofficial
myspace.com/ademilhan

mercredi 28 mai 2008

I Love Math/John Dufilho


Auteur-compositeur interprète, voici encore un monsieur capable de jouer tous les instruments de musique sur un album.
John Dufilho est le batteur des Apples in Stereo, groupe mythique de Robert Schneider, leader du label américain dont je suis une fan absolue, Elephant6.
Dufilho sort ces jours ci un nouvel album avec son groupe I Love Math. Parallèlement, il est aussi depuis plus de 7 ans à la tête des Deathray Davies. Entre temps en 2005, il sort un magnifique album éponyme composé de ballades accoustiques sur lequel il assure tout de but en blanc, seul: compo, écriture, instrumentation, chant.
Les Deathray Davies est son groupe de base dont le bassiste Jason Garner, également dans Paper Chase, le batteur Philip Peeples, le clavieriste Andy Lester sont présents dans I Love Math, puis avec eux il y a Mike Middleton et Kevin Ingle. Le combo texan de rock indé sort 5 albums, The Kick and the Snare (2005), Midnight at the Black Nail Polish Factory (2003), The Day of the Ray (2002), The Return of the Drunk Ventriloquist (2001), Drink with the Grown Ups and Listen to the Jazz (2000).
Ils n'ont jamais cessé depuis 7 ans de faire des concerts et ont joué avec Dressy Bessy, les Posies, Louis XIV, Breeders etc.
Pour ceux qui aiment Wilco, les Apples in Stereo, les Ramones vous pourrez assurément assouvir votre gourmandise en écoutant ces 5 grenades pop-rock.

En 2005, Dufilho se dévoile en proposant un superbe disque, John Dufilho, qui lui vaut une nomimation aux Grammy Awards pour le meilleur album de musique alternative. Je trouve que ça sonne comme un délicieux mariage de Brendan Benson et Elliott Smith, ce qui donne d'excellentes vibrations à l'écoute.
Derechef, John Dufilho et son groupe I love Math sévissent depuis hier avec un nouveau né, Getting To The Point is Beside It. L'album est de la veine des Math&Physics Club, Yo la Tengo, Magnetic fields, d'une belle veine tweepop et rock. Jason, Andy et Philip sont de la partie aux côtés de John, avec Aaron Kelley à la guitare et mandoline. 12 titres mêlant de la Pop de Chambre avec du son synthé et des instrumentations country-pop, du handclapping vombrissant, guitares, harmonica, piano, violon, avec toujours la voix de Dufilho qui lie le tout avec une grande classe. L'extrait Josephine Street est un morceau qui représente le style humble et la simplicité des instrumentations comme le souhaitait le maestro Dufilho "Mostly, I wanted to write and record a very straightforward album. I wanted it simple, to the point, and didn't want to hide behind effects pedals, distortion, studio tricks, or irony." Un album à posséder et à chouchouter. (vidéo tournée sous la neige de New-Mexico: Josephine Street)
myspace.com/iloveilovemath
myspace.com/johndufilho

vendredi 23 mai 2008

Rémi Parson-The Sunny Street

Peut-être aviez-vous croisé le groupe Eletrophonvintage au début des années 2000 au Pop-in à Paris. Vous avez alors rencontré Rémi, Delphine et Sébastien. Rémi Parson, désormais à Londres, est originaire de Montauban. A peine agé de 20 ans, il remporte le prix du Tarn et Garock en 2001 avec son autre groupe A Place For Parks. Le label toulousain Unique Records les signe et l'album tout de blanc vêtu, Bright Period sort. Le nom du groupe est aussi une chanson de Mogwai que l'on retrouve d'ailleurs dans le style lo-fi des compositions.

Rémi est en selle et part hautement prolifique vers d'autres aventures, d'autres projets: BADR, Electrophonevintage, Minimilk, Frau, Won, Oswaldo (titre aussi du morceau fleuve de 19 minutes sur le disque Bright Period), Referendum, et le dernier en date en duo avec Delphine, The Sunny Street. Aux côtés de Thomas, le projet BADR créera deux superbes albums: Currently et Sailor's Knots. Avec Electrophonvintage, il y aura I don't Want To Stay en 2000 et We sang a yéyé song en 2005 et le tout nouveau bébé prévu Play Harp in your hair.

Riche d'inspirations, d'influences, Rémi a fait evolué ces differents projets pour ne pas rester centré sur un seul style, se confiner dans un genre. Il aime les Velvet, les Belle & Sebastian, Blur, Yes et New-Order dont il fait une reprise du titre All The Way avec The Sunny Street. Je trouve qu'il y a du Lloyd Cole, du Nick Drake et du Pulp dans ses morceaux à la fois minimalistes, vaporeux et puissants. Rémi aime la New-wave, la pop, la musique classique, la bossa et le rock. La guitare accoustique est omniprésente, le piano et les instruments à vent virevoltent sur le violoncelle. Toute son oeuvre est une belle combinaison d'un peu tout cela, glaciale et chaleureuse, avec un charisme et un effet poignant assuré.
myspace.com/electrophonvintage
myspace.com/thesunnystreet

mercredi 21 mai 2008

Fred


L'Irlande est la terre prometteuse, belle avec son trefle et ses landes magiques et quand mes oreilles voyagent entre le Havre et ses vertes contrées, elles reviennent ravigotées.
Cork la ville rebelle recèle de trésors musicaux comme le groupe Fred. Ce quintet déboule avec un "beat" phénomenal dont toute la presse anglosaxonne s'accorde à dire que c'est le meilleur des deux dernières années. Fred existe pourtant depuis 2000, année de son premier ep. Le groupe sort l'album Can't stop, I'm being Timed en 2002 sur lequel figure Colour of numbers et offre en 2005 le chef d'oeuvre Making Music So You Don't Have to.
Depuis le groupe fait des performances sur scène de Dublin à Limerick en passant par Toronto et Boston. Il s'exporte aux Etats-unis en participant notamment au CMJ Music Marathon, durant lequel il joue aux côtés de centaines d'autres groupes et se font illico remarqué. Le New-York Post dira d'eux qu'ils ont montré aux autres groupes du CMJ comment réellement écrire et jouer sur scène des chansons originales.



Sur leur site, en parcourant leur bio, je découvre à quel point ces irlandais ont la pointe d'humour et l'originalité qui marquent leur musique.
Il y a d'abord Joseph O’Leary, le chanteur et occasionnellement le chauffeur du groupe mais qui n'est pas à jour avec son code. Il rejoint Fred après avoir quitté son premier groupe, formé de superhéros quand il s'aperçoit que lui-même à perdu ses pouvoirs. Il y a aussi Jamin O’Donovan, le bassiste, arrivé de nulle part, il marchait seul dans le brouillard et Fred se sentait seul et vulnérable...Justin O’Mahoney le batteur est comparé à Ringo Starr, le coeur sur la main, un sur-homme ultra sensible qui peut tomber en larmes devant un sourire d'enfant pendant un concert ou bien devant un pain au chocolat. Jamie Hanrahan, guitariste, est né avec deux doigts magiques à la main gauche et a inventé 1200 sons, audibles par les chiens et les mammifères marins. Mais ses dons ont crée l'année dernière l'accident d'un sous-marin, d'une baleine bleue et de 16 chauves-souris. L'armée américaine l'ayant cloné, son clone rejoint Fred pour se racheter une conduite. Au milieu de cette dangereuse gente masculine, il y a Ev, Eibhlin O’Gorman, qui assure au clavier. C'est une virtuose, une îcone pour Streisand, céline dion, Midler et Aretha Franklin.
Fred est un groupe excentrique et génial, salué par la presse rock irlandaise, anglaise et américaine. Piggledy vient y apporter son grain de sel franchouillard car je suis vraiment enthousiaste. Des titres sont proposés sur le site officiel, le myspace et surtout oyé oyé, le 30 Mai prochain sortira leur troisième album Go God Go. J'ai pu en écouter déjà des extraits et le disque promet une fraicheur, des compositions entre du rock sautillant, un tempo endiablé et de la soul funky. En avant-première, un extrait du prochain disque: Skyscrapers
Merci à Fred ! ces irlandais sont en plus très sympas. Le magazine NME leur fait une déclaration d'amour; Et bon sang, c'est pas pour rien.
fredtheband.com

mardi 20 mai 2008

Steve Goldberg

Steve Goldberg débarque. Ras la casquette de la pseudo nostalgie rock'n roll, le sang neuf et le son contemporain est en lui.
La pop sixties devient la pop 21century et fait peau neuve avec ce brillant Goldberg qui arrive de Pennsylvanie tel le dauphin de la pop orchestrale. Potentiellement classable entre les Decemberists, Lucksmiths et Divine Comedy, le jeune homme se révèle encore plus novateur.
Il propose à la fois des références historiques, une satanée belle voix sur des paroles burlesques et une orchestration qui enthousiasmerait et ferait se convertir tous les plus grands compositeurs classiques au pop-rock. Il inspire déjà le respect.

Ce jeune américain diplomé de Carnegie Mellon University a présenté son album How I remember Them en 2005. Le disque est un troublant hymne aux batailles et personnages historiques, The Battle d'Agincourt, Historiography et c'est aussi une panoplie de ses aventures, avec en bonus une reprise de Book of Love des Magnetic fields. En 2007, après avoir joué dans les bars avec ses acolytes surnommés Arch enemies et y avoir présenté ses compos, Steve propose un album éponyme, Steve Goldberg and the Arch Enemies. Brillant et drôle, les titres sont tous fabuleux: un disque d'excellence. Masteurisé par Garrett Haines des Starlight Mints, enregistré avec 22 instruments différents au sein du campus à l'aide de tous les étudiants de sa promotion, après plusieurs mois de dur labeur, Steve présente son travail devant le jury de sa thèse à l'université.

L'objet est à la fois amusant et intelligent. C'est sur des airs de cors, de trombones, de percussions des plus gaies dans Artichokes que Goldberg nous explique pourquoi la belle lui a volé son coeur "she's got a way with crème brulée, Her bouillabaisse comes to my aid". Dans Julia, on retrouve les arpèges de Green Sleeves, chanson médievale écrite par le roi Henry VIII. Cette chanson, avec du clavecin, une basse, violoncelle et violons, cuivres est extraordinairement drôle et troublante; "Julia you got a lovely uvula, i wanna take you to Florida, so please say yes, we'll start a family, play lots of D&D and watch the Goonies on VHS". The Summer's ending et The Road sont convaincantes. L'album m'accompagnera lors de mon prochain voyage.
Les Arch enemies, Mink Shoals, aka Eric Ericcson, aka Enrique Iglesias et JJ Josephs aka Triple J aka TJ Maxx et Steve Goldberg nous offrent une toute récente démo sur le myspace, Things I Used to Know.
stevegoldbergmusic.com



lundi 19 mai 2008

Anthony Rochester


Auteur-compositeur de talent, multi-instrumentiste, Anthony Rochester nous vient d'Australie avec de la pop gentle, brillante et efficace dans sa besace.
Il offre en 2001 Music for Listening & Relaxation, composé entièrement de mélodies pop sixties inspirées de lignes de basse présentes chez Gainsbourg. Sur cet album, Anthony assure seul au piano, guitare, violon, basse, batterie. Le tout est orné de tambourin, glockenspiel, flûte, claviers et choeur de voix.

Des invités et amis ont participé à l'enregistrement. Parmi eux, sa famille, et le norvégien Christer Jensen de Micromars, l'écossais Matt Jones alias Norman De Plume des Hepburns. Il y a aussi Christoffer Schon de Remington Super 60 pour le titre Babadadadadadadum.
C'est d'ailleurs avec eux qu'il assurera la tournée internationale pour son second album sorti en 2005 Music for Librarians. Là encore l'album est truffé de textes dandy, d'arrangements délicats, de claviers qui taquinent élégamment. S'y glissent des instrumentations un peu bossa, un peu tweepop et des rythmes qui devraient plaire à bon nombre.

Depuis 2006 Rochester se produit sur scène, voguant de la Scandinavie aux Etats-Unis, et depuis nous a concocté de nouvelles melopées qui sortiront cette année sur un nouvel album Music for in the Spaceship sur lequel figure I Love You Baby. En attendant des titres sont disponibles en téléchargement sur son site.
Un gentleman musicien à surveiller ! (vidéo: i love you baby)
anthonyrochester.com
myspace.com/anthonyrochester


samedi 17 mai 2008

The Loves


The Loves c'est Simon, Jenna, Liz, Danielle, Rob et Ed. Ces six artistes de Cardiff sont signés chez le label Track & Field dès 2004. Des vinyls et ep paraissent cette année là.
Le groupe obtient un succés modéré jusqu'à ce que sorte le tout nouvel album Technicolour en Février dernier chez Fortuna Pop, et là, enfin, c'est une "autre chanson". De ce bijou pop, Kermit la grenouille du Muppet reprend un titre du disque The Rainbow connection, ce qui servira indirectement de rampe de lancement pour les Loves.
Technicolour est un subtil dosage de pop bubble, de pop psychadélique, et de rock garage. Mais le genre ne tombe jamais la vulgarité du bubble-gum des années 60, musique edulcorée pour chanteurs de carnaval qui faisaient du playback. Ici nous sommes en présence d'un réel groupe qui écrit, compose, enregistre et sait jouer sur scène.
A la tête des Loves, il y a un personnage notoire: Simon Love. Cet auteur-compositeur nous propose là un bien bel album, complet et abouti. C'est un plaisir pour les oreilles du début à la fin. Ca commence d'ailleurs avec le titre Je t'aime Baby qui ne peut pas laisser de marbre une femme normalement constituée; 7 minutes accompagnées de la voix de Simon et de Jenna, des guitares scintillantes très Velvetiennes qui donnent le ton. I Me She Love You replonge dans les années yé-yé, les guitares et synthés délurés se répondent dans un style proche des De La Soul. Puis c'est la montée en puissance avec les tambours sur She'll break your heart ...Again avec la voix de Jenna sur des paroles in french !

L'ambiance est aussi au romantisme grâce au titre Rainbow Connection qui a priori a aussi donné la chair de poule à Kermit. Cette chanson, envolée de guitare délicate, de ballet de batterie frotté, de trompettes et de violons sur le chant de Simon, prouve l'étendue des possibilités artistiques du groupe. Cette impression se confirme au fil de l'écoute avec Xs and Os et dans Good times, avec un retour des trompettes guillerettes. L'ambiance musicale candy & surf est rehaussée de paroles pop, le soleil, les jolies filles, le miel, l'été tout les ingrédients colorés et parfumés forment un album kaleidoscope qui porte fort justement son nom. (vidéo: Xs and Os)
myspace.com/lovetheloves

mercredi 14 mai 2008

Bruno Merz

Bruno Merz a une voix et des doigts en or, dotés d'un immense talent. Il fait partie de ces musiciens qui avaient un instrument dans le berceau à la place du conventionnel nounours, son père étant professeur de violoncelle et violon.
Né en Nouvelle-Zélande de parents néerlandais, Bruno joue du piano à 5 ans et à 12 ans, connait chaque note à la perfection du concerto pour violon de Sibelius. Non seulement il a l'oreille fine et alerte mais aussi fort créative. Il écrit des concerto très jeune, puis se saisit de la guitare. Il part pour Auckland après le lycée pour des études d'art pictural. Bruno, là encore se distingue, il devient un dessinateur et illustrateur avec un don inoui. Parallèlement, à 19 ans il écrit Sérénade, le titre qui va le faire connaitre et nous permettre de découvrir son domaine délicat et gracieux.


Agé de 22 ans, après un bref séjour en France, il part vivre 8 ans aux Pays-Bas, puis décide de s'installer à Leeds en Angleterre. Ses origines variées, ses séjours, ses connaissances mariées à son parcours d'artiste nourrissent ses compositions.
J'écoute Bruno Merz depuis plus d'un an, ayant accroché de suite avec l'atmosphère de ses chansons. J'y retrouve du Nick Drake, du Kings of Convenience, du Mazzy Star et Iron & Wine qu'il aime écouter, une ambiance pop-symphonique avec de vraies mélodies. Il nous invite en 2006 avec Through Darkness into Day à une immersion dans son monde, décrivant ses expériences et ses découvertes comme dans Night Train, écrite un soir lors d'un séjour en France ou encore dans Nine Sixteen qui parle joliment du thème du départ.

Bruno joue de tous les instruments sur cet opus et s'entoure depuis de musiciens pour les concerts et les performances. Il a beau s'échapper, voyager, depuis qu'il s'est trouvé à la croisée de mon chemin, j'attends la suite avec impatience. La nouvelle est que, parallélement à son travail d'illustrateur (cf son blog), il prépare en ce moment l'album Departing from Crowds qui devrait sortir en Septembre prochain. Grand artiste qui garde la tête sur les épaules, il reste discret, intègre et ultra sympathique. Les mois à venir sont prometteurs pour Bruno Merz. En cadeau When you found me, un extrait du prochain album.
brunomerz.blogspot.com

mardi 13 mai 2008

Ryan Mcphun & The Ruby Suns

Ryan McPhun est un auteur-compositeur californien à peine agé de 25 ans, exilé à Auckland. C'est un as de la pop-sunshine contemporaine sachant jongler avec plusieurs styles musicaux en une chanson. C'est aussi un artiste authentique et drôle qui s'est entouré des Ruby Suns, Amee Robinson, James Milne et Imogen Taylor qui n'ont pas de scrupules dans les vidéos à le tartiner d'oeufs, de peaux de bananes et de spaghetti. La luronne troupe se forme en 2004. A cette époque, Ryan joue de la batterie pour les Brunettes et fait la tournée américaine du groupe, accompagné de Rilo Kiley en 2005. C'est là qu'il décide de rester en Nouvelle-Zélande. Il croise les Ruby Suns et très vite enregistre avec eux dans sa maison. Leur premier album éponyme The Ruby Suns sort et, passant quasi inaperçu aux USA, le groupe retient l'attention d'autres oreilles européennes. Outre-Atlantique c'est une autre histoire, le disque est salué par les grandes instances rock britanniques et françaises ! Et c'est donc après une bonne dose de kilomètres parcourus grâce à leur van qui aura essuyé quelques incendies que le groupe offre son deuxième album Sea Lion. (vidéo: Maasai Mara)

Signé chez le label néo-zélandais Lil'Chief Records en 2008, Sea Lion propose une visite touristique en musique des iles du Pacifique Sud. A l'écoute, se dévoile une ruche de références. On rêve des contrées exotiques traversées, des plages de sable blanc. Se retrouvent de manière patente des sonorités de l'ouest américain avec des symphonies sucrées des Beachboys mêlées aux instruments maori à imaginer des vahinées se dandiner sur du rock garage. Les compositions sont superbement bien amenées avec du ukulélé, tambourin, flûte, glockenspiel, claviers, guitares, trompettes, mélodica. Les thèmes des chansons nous embarquent dans le Pacifique en passant par l'Afrique, piqués de fièvre londonienne. Les paroles sont amusantes, aussi psychés que les instrumentations, évoquant le falafel végétarien ou bien encore les splendeurs de la forêt de Waipoua sur Tane Mahuta, par exemple, titre chanté intégralement en Maori.
Un très bel album conseillé pour l'été et en live en concert à Paris le 31 mai.
lilchiefrecords.com/therubysuns

jeudi 8 mai 2008

Elias & the Wizzkids


"Monday, it's my birthday, i turn 24" Elias et ses Wizzkids ne sont donc pas très âgés, ce qui nous laisse la liberté d'ésperer les entendre encore de nombreuses années. Cette année le groupe nous présente son premier disque A little Mess: une pure régalade pour les oreilles. Le groupe c'est Elias Akesson, Maria Formgren, Daniel Vegerfors, Pär Johansson, et Jon Lennblad. L'ensemble forme une troupe de joyeux drilles autour des guitares, de pianos et claviers, de flute traversiere, d'harmonica et violoncelle, au son multivitaminé comme ici avec la reprise de Oasis.


Apparus en juin 2007 avec un ep The Dance, ils laissaient déjà entrevoir un style musical oscillant entre le country-folk, la power-pop, et le rock. Certaines instrumentations de l'album A Little Mess sorti en 2008 me font penser à des groupes comme Essex Green pour le son country-pop contemporain et à la fois à des groupes sixties comme les Monkees. C'est hétérogène et unique. C'est une flopée d'instruments et de mélodies avec un style nouveau. L'harmonica et la flûte sont rock'n roll, les tambourins taquinent avec les guitares. Les paroles emmènent littéralement l'auditeur dans l'ambiance bon-enfant et trépidante de l'album. Sachant qu'Elias a débuté en enregistrant ses premières démos dans sa salle de bain, on imagine aisément un chouette boxon avec le canard du bain qui astique les murs de mousse à raser à la brosse à dent, un "little mess". La bonne humeur est transmise avec les titres Young and Hairy, 24, i wish, Aknowledge me, the Dance. Entre-temps, The job est une balade country plutôt chaloupée où la voix d'Elias prend toute en puissance. Fourth of July et Friday Night sont soft et touchent la perfection. Ce sont des récits de voyage qui laissent place à la guitare accoustique, au violoncelle et aux percussions: grandiose !
Des démonstrations du talent certain d'auteur-compositeur d'Elias.
Le groupe est suédois, de Stockholm et lorsque l'on écoute le mélodieux Mermaid, on se dit que Marco Polo peut aller se rhabiller car il n'y a pas de doute, les vikings sont ceux qui ont découvert le Nouveau Monde. Il y a des siècles de navigation dans ce titre qui légitimerait presque les Elias & the Wizzkids à la proue du Knorr.
myspace.com/eliasandthewizzkids

dimanche 4 mai 2008

Flying Tourbillon Orchestra

Voilà du son neuf venu tout droit de Los Angeles avec ce quintet voltigeant: Flying Tourbillon Orchestra.
A leur tête, le grandiose Hunter Costeau. Hunter chante avec Kelli Kofke, et forme un prestigieux front-line de guitares avec Addams Scharry, Aaron La Fontaine accompagné par Daniel de Hermon à la batterie. Et quelle batterie ! Une batterie digne de la charge héroique de Fort Apache, puissante et résolue.

Ils aiment les Belle and Sebastian, les Velvet Underground, Buddy Holly ou encore Scott Walker, ils honorent d'ailleurs nombre de musiciens indie-pop en faisant des reprises lors des concerts. Le groupe joue et tourne avec Radars to the Sky entre autres. Ils sont aujourd'hui en studio pour bucher sur 5 autres titres.
Je viens d'écouter leur ep comprenant 6 titres et je fais des incantations d'indienne pour que l'album arrive vite.
Tous les morceaux sont grandioses, le nom Flying Tourbillon Orchestra leur va comme un gant. Les instruments tourbillonnent avec les tambourins en tornades, les rafales de cordes de guitares sur les cordes de violoncelles, les voix de Hunter et Kelli sont vrombissantes. Ils chantent tres bien mais en plus leur tonalités se rejoignent et se lient idéalement.
D'inspiration pop sixties, les compositions se situent aussi dans un style mod's et rock garage proposant un son actuel, une touche atypique.
Voilà donc une belle proposition, une découverte que Piggledy Pop suivra de près.


vendredi 2 mai 2008

Lys

Jeune groupe de Rennes et Nantes conduit par Nicolas Veron au chant, claviers, guitare, Marie chant et basse, Alex à la batterie et Antonin à la guitare, Lys a pris son envol en février 2007. Nicolas composait seul depuis 2002, il forme alors le groupe Nykolas, qui sera distingué dans les 10 meilleurs groupes des Jeunes Charrues de Rennes en 2004.
Cette année les scènes se sont multipliées, Lys ne lâche pas la bride et enchaine les performances de sa Bretagne natale à Paris.
Ils ont été remarqués lors du festival des Francofolies l'été dernier lors d'un concet accoustique de 2 heures sur Hitwest. Et je comprends que la grande radio-télé Hitwest déroule le tapis rouge. Suite logique et méritée, ils sont salués par un plus grand public au festival Bar en Trans de Rennes et signent un partenariat avec Radio France Bleu Armorique pour leur album Battery Box sorti cette année. En février, le groupe a gagné le premier prix du festival de Romans.
Appréciant Air, Coldplay, Radiohead Lys fait du pop rock electro très fin, tantôt griffé de romantisme, tantôt marqué d'une jolie niack.


Le groupe maitrise ses instruments et sans vergogne, balance un son brut impressionnant. Alex et ses percussions sur In my Mind me bluffe, Antonin et Marie jouent d'une main de maître les arpeges de guitares electro et l'écho de la basse donnent clairement la chair de poule. Les voix mariées de Marie et Nicolas dans You and I in Vain sont de l'or brut.
La musique de Nicolas est fulgurante. Auteur compositeur, il écrit des morceaux emplis de maturité laissant entrevoir déjà un sacré domaine émotionnel. De plus sa voix est aussi posée que puissante. Sur scène le groupe entier est homogène, les uns et les autres assurent comme des pros. Il émane déjà du groupe un réel charisme.
En février cette année, le groupe a gagné le premier prix du festival de Romans parmi quelques 300 autres groupes. Le prochain concert sera l'OPA à Paris le 27 mai et d'autres encore sont prévus pour l'été.

myspace.com/thelysmusic

LYS - In my mind