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lundi 30 juin 2008

Sigur Ros


Sigur Ros nous offre son nouvel album Med sud i eyrum vid spilum endalaust, disponible depuis le 23 juin. Ce 6ème disque est une bombe, peut-être le plus beau, le plus mûr, le plus abouti et les connaisseurs savent que les 5 autres sont déjà excellents.
Sigur Ros est un groupe islandais apparenté au post rock expérimental et ambient, né à Reykjavík de Jón Þór Birgisson au chant, piano et guitare, Kjartan Sveinsson au clavier, Orri Páll Dýrason à la batterie, Georg Hólm à la basse et ensemble symphonique de violons et violoncelles.
1997 le 1er album Von (espoir) est produit avec un petit budget sera poursuivi par Von brigði (désespoir) en 1998. Le groupe se fait remarquer en 1999 avec Ágætis byrjun (Un bon début). En 2000, Thom Yorke scotché par cet album leur demande d'assurer la tournée avec son groupe Radiohead. Et voilà Sigur Ros en piste ! 3 chansons du disque paraissent sur la B.O du film Vanilla Sky. 2002, c'est la sortie de l'album sans nom qui n'a pas de titres de morceaux non plus. Sigur Ros commence à intriguer, attirer l'attention par ses particularités qui le rendent mystérieux. 2002 est aussi l'année où leur chanson Staralfur de Ágætis byrjun vient clore le film La vie Aquatique de Wes Anderson avec Bill Murray et Cate Blanchett.

Cette nouvelle particularité adoube le groupe et le rend unique. Non seulement l'album ne porte pas de nom mais la langue utilisée n'existe pas non plus. Le chant est en Vonlenska (von: espoir + lenska:islandais), langue créee par Jon qui est un mélange d'islandais et de phonétique inventée par lui, que lui seul peut comprendre. Il voulait une langue en harmonie avec la musique. L'autre particularité du groupe est l'utilisation des instruments. Jon joue de la guitare avec un archet de violoncelle, ou encore Georg joue de la basse avec des baguettes de batterie, Orri fait sonner ses cymbales avec un archet...Nous voilà en 2003 et Sigur Ros est à plus d'un million de disques vendus, fait des concerts epoustouflants et en 2005 sort Takk (merci), album rayonnant et royal.

Il est là depuis le 23 juin et s'appelle Med sud i eyrum vid spilum endalaust. Ce disque est inclassable de beauté, absorbant, de l'émotion à l'état brut. Dès les premiers morceaux, les rythmes avancent comme des chevaliers sur la plaine islandaise, une armada de drakkars vaillants sciant les cîmes des vagues pour atteindre la Terre de glace. Gobbledigook, écrite par le groupe effaré devant le spectacle de l'Eurovision qui pour Jon est "une collection de la pire musique en Europe, et tout ça concentré en un soir".

Le deuxième titre Inní mér syngur vitleysingur (un dément chante dans moi) est ardent, nous transporte à l'écoute de la voix en falsetto de Jon. Le rythme est offensif, maintient la garde, les tambours font chalouper les coeurs dans Við spilum endalaust (nous jouons sans fin) jusqu'au majestueux Festival et ses 9 minutes de flots de notes, de dérive, de transe mystique. Suivent Með suð í eyrum (avec un bourdonnement dans nos oreilles) et les 4 grandioses chansons Ára bátur (canot) qui compte 70 musiciens de l'orchestre symphonique + le choeur de l'oratoire de Londres, Illgresi(Mauvaises herbes), Fljótavík (Un endroit en Islande), Straumnes (Une montagne près de Fljótavík) qui conclut de manière impériale. Sigur Ros est le prénom de la petite soeur et la grand-mère de Jon. Cela signifie Rose de la victoire. Les Sigur Ros, désormais mythiques, portent bien leur nom. (vidéo: Glósóli)
En concert: Belgique le 5 Juillet (Pour toi Fab !), France le 6 Juillet, Autriche, Suisse, Italie du 06 au 14, Benicassim le 17 et re-tournée européenne avec un passage en France, Festival la Route du Rock de St-Malo le 15 Aout.
sigur-ros.co.uk

dimanche 29 juin 2008

Dylan Mondegreen


C'est l'époque des gazouillis et picassements, des mariages et sorties de disques, c'est l'été.
Il y a un peu moins d'un an, Dylan Mondegreen alias Børge Sildnes sortait son premier album While I Walk You Home.
La nouveauté: il apparait cet été sur un coffret de 5 disques, compilation de chansons de Prince, Schockadelica. Mondegreen y reprend le titre Cinnamon Girl avec ses amis Frankie et Johnny de Aluminium Group.
Ce jeune et talentueux artiste scandinave enregistre donc son propre disque l'été dernier sur une île de la côte ouest norvégienne. Les compositions sont estivales dans le fond et la forme. Les mélopées sont chaudes, brillantes, d'une classe totale.

Les balades pop sont jouées à la guitare accoustique, ou encore dans un style folk-groovy. Børge s'est entouré des Margareths pour l'enregistrement. L'ambiance dans le studio devait être furieusement pop. Un peu bubble, un peu sunshine, un peu twee, l'instrumentation est fournie de violoncelle, de handclaps, de tambourin, de saxophone sur Girl in the Grass, glockenspiel, piano. Les claquements de doigts donnent un aspect artisanal et ludique comme sur Broken French, avec des pirouettes d'instruments à cordes et à vent sur While I Walk You Home. Les paroles sont riches et imagées. Dylan y fait une réelle déclaration à sa douce et tendre, les mots sont des friandises qui balancent sur des airs gourmands. Mondegreen enveloppe ses arpèges de guitare avec un chant limpide et chaleureux. Conseillé aux amateurs des Kings of Convenience, Pelle Carlberg.
A l'heure où je publie la chronique, Børge est en train de passer la bague au doigt de sa fiancée. Ce potentat de la pop nous offre une part de bonheur avec son album. Heureux mariage monsieur Sildnes!
myspace.com/dylanmondegreen

vendredi 27 juin 2008

Dolour

Derrière le nom de Dolour se cache Shane Tutmarc, apparu pour la premier fois en 2001 avec son opus Waiting for a World War. Ce superbe album pop annonçait déjà un jeune artiste talentueux, nourri d'excellentes influences (Beach Boys, Beatles, High Llamas), qui avait fleuri son disque de balades pop au son sixties. Multi-instrumentiste, auteur-compositeur, Tutmarc vient de Seattle, USA. En 2002, il sort son deuxième album Suburbiac, New Old Friends en 2003, We make our own mistakes en 2005 et en 2007, The Years in the Wilderness. Ce dernier titre, explique Shane, correspond à son exploration musicale symbolisant ces deux années à la confection de l'objet, de l'écriture au studio.

Il travaille en famille, sort également deux albums sous le nom de Shane Tutmarc & the Traveling Mercies. Ceux-ci sont donc Shane au chant accompagné de son frère, Brandon à la batterie et Ryan à la basse.
Sur le récent The Years in the Wilderness, toute la crème musicienne de Seattle a participé à l'enregistrement comme Paul Mumaw (Jeremy Enigk, Damien Furado).
En solo sous le nom de Dolour, les albums sont complets, sonnent pop, bossa, country, rock, soul et on peut reconnaitre les groupes que Tutmarc aime: les Posies, Johnny Cash, Costello, Marvin Gaye et Brian Wilson des Beach Boys dont il fera une reprise Making God Smile sur le Tribute to the songs of the Beach Boy Brian Wilson de 2002.

Artiste admiré et reconnu comme l'un des meilleurs de la scène de Seattle, Tutmarc joue de la mandoline, de la guitare, piano et claviers et est le petit fils du virtuose de la guitare Bud Tutmarc. Shane fait preuve de brio en tant que musicien mais aussi qu'interprète, sa voix élastique donne l'impression de pouvoir tout chanter avec facilité. Le charmant (ça ne gâche rien) Shane Tutmarc se démarque avec aisance dans son domaine indie-pop, à tout point de vue.
myspace.com/dolour

jeudi 26 juin 2008

Michael Leviton


Auteur-compositeur, Michael Leviton est un esthète de la pop. Ce troubadour des temps modernes est un romantique patenté. Né en Californie, il vient s'installer à Brooklyn en 2002. Son premier album solo My Favorite Place to Drown sort en 2006 alors qu'il joue et chante au sein d'un autre groupe pop La Laque, groupe New-yorkais qui entonnent les chansons dans la langue d'asterix! Comme le titre Weekend qui est succulent.
Les textes de l'album de Michael fleurent bon l'air iodé, les plages et vagues, il y a aussi du soleil, du ciel bleu et des femmes. Armé de son ukulélé, il joue des airs un peu old-fashioned, aux arpèges d'antan et alterne avec des mélodies plus rock, plus pop avec une suite royale d'instruments: piano, guitare, violoncelle, glockenspiel, contrebasse, tambourin, batterie. Pour compléter ce sentiment d'abondance, des voix féminines se joignent à la sienne pour des duos.


Le disque est un divertissement tout le long de son écoute, on sourit, on s'extasie, on dodeline du chef. Doué d'humour, ses paroles au parfum maritime "the day wears on, i'm weak as a plankton, i'm small as a prawn.." sont croustillantes de drolerie. Il nous parle de ses souvenirs en maniant et tournant ses mots et finalement ses ruptures et chagrins d'amour en deviennent amusants. Dans I'm in love with the tip of your icebergs, il écrit "must you always play the glacier, must i play Titanic?". Il y règle également parfois ses comptes "to find the dumbest girl in the world, and they are all competing real hard, you've got it in the bag; i know you'll win the crown"
Pianiste depuis son enfance, Michael se met à la guitare à 16 ans, puis se découvre une réelle passion pour le ukulélé dont il est aujourd'hui professeur. Il dit "once you start playing the ukulele, it changes your life forever". C'est aussi l'avis du suédois Jens Lekman ou encore de groupes comme Beirut qui depuis le début 2000 ont remis cet instrument sous les feux de la rampe.
Michael joue du ukulélé bariton, apparu dans les années 40, plus grave et intime que le soprano. Cette sonorité rime avec l'atmosphère de My Favorite Place to Drown, qui propose des balades délicates, des perles pop smarts et élégantes. Les amateurs de pop ont pu constater le talent de Leviton lors de sa tournée en 2006 avec les They Might be Giants et Aurevoir Simone et attendent le second disque avec célérité.
Album conseillé aux amoureux de Chet Baker, Jens Lekman, Chris Garneau, Beach Boys, Luke Temple, Jeffrey Lewis, Beirut.
(vidéo: The Beach Gets Gold)
myspace.com/michaelleviton

dimanche 22 juin 2008

Ruling Class

Eh ba non la britpop n'est pas morte et enterrée. Les Ruling Class viennent l'épousseter, pour le plus grand plaisir des amoureux des Teenage Fan Club, Stone Roses, Charlatans, Ride, enfin.. toute la chouette clique.
Le groupe est à l'initiative d'un suédois originaire de Norrköning, Thoma Kubowicz. Et Thoma a la niak, il vient donner un coup de renaissance au genre des années 90. Grâce à lui et ses 4 complices, la britpop renait de ses cendres.
En 2006, il rencontre Anton Lindberg, ils partent deux ans à Stockhölm à la recherche de musiciens. Puis ils décident de partir, des démos sous le bras, pour Londres et c'est là qu'ils croisent leur batteur Alfonso Tamarro. Le trio brille dans les concerts de la capitale anglaise. Thoma alors au chant et à la guitare surprend et attire l'attention, notamment celle de Mark Wallis, producteur des La's, des Smiths, et des Go-betweens. Sur les rails, assurant des "gigs" et des festivals comme le Camden's Dublin Castle, l'équipe s'agrandit avec la venue en 2007 de Jonathan Sutcliffe pour le chant et Andrew Needle, guitariste.
Les Ruling Class, enfin au complet signent chez Shelflife un 7 titres bien nommé: Tour de Force.

La descendance des Happy Mondays, Primal Scream et des Bloody Valentine est garantie. Le groupe joue des airs scotchants, une pop-rock psychédélique réactualisée, efficace. Dès les premières notes on est mordu. Les Ruling Class sont précurseurs et novateurs tout en rendant hommage, via le titre Umbrella Folds, aux groupes qui les influencent comme les Stone Roses et un de leur titre Waterfall.
Allô Londres? La rumeur s'amplifie : les mystérieux Ruling Class animent les critiks-rock outre-Manche, les oreilles frétillantes, qui ne se privent pas d'écrire "the whispers have been building", Tim Burgess (Charlatans, Chemical brothers) serait déjà inscrit au fan club...
myspace.com/therulingclassuk

samedi 21 juin 2008

Jack and The


Jack and the est un groupe franco-irlandais avec en tête de file, Julien Lonchamp. Installé à Dublin, ce jeune artiste français est entouré de Conor O'Hara à la batterie, Colum Jordan à la basse, Marco Rossi au clavier, et les Apostroph'ensemble pour le violon, la trompette, la flute et le glockenspiel. Julien qui est au chant, à la guitare ou banjo, est l'auteur-compositeur.

J'ai un réel coup de coeur pour Jack and The. Sa musique est de la même veine que celle du fantastique groupe de Nancy Orwell qui a collaboré et produit le premier album Vacation (a pop manifesto). Enregistré en France par la main de maître de Jérôme Didelot, Alex Longo de Cascadeur, Thierry Bellia de Variety Lab et Christophe Inglebert, les magiciens d'Orwell, l'album est illustré par Olivier Godot.
L'écoute des titres est du pur jus pop plongeant dans les ambiances sunshine des Heavy Blinkers et des High Llamas. Le saxophone de Pierre Desassis apporte des notes de jazz, le jeu de Wulitzer d'Alexandre Longo colore les titres de son psychédélique des sixties dans Thelonious Monk and John Coltrane. Les chansons sont étincelantes de références, le son est candy, joyeux, entrainant. C'est de la haute couture stylée, arrangée avec brio. Les différents instruments arrivent en cascade au fur et à mesure de l'écoute et créent une abondance de sonorités, une atmosphère rebondissante de bon aloi. Sans oublier Julien, il assure avec sa voix qui colle à la perfection au charme des mélodies. Sa voix swingue naturellement, Julien ou Jack...le fils spirituel de Harry Nilsson, des Kinks ou des Zombies, nous offre un bien bel album prometteur avec Vacation (a pop manifesto).

myspace.com/jackandthe

mercredi 18 juin 2008

Club 8


Club 8 est un couple suédois composé de Karolina Komstedt et Johan Angergård, tous les deux jadis du groupe Propace. C'est en 1995 que le duo apparait avec un single Me too aussitôt signé chez Siesta Records, l'album Nouvelle suivra. Le groupe part chez le label Labrador où il enregistre The Friend I Once Had (1998), Club 8 (2001), Spring Came, Rain Fell (2002), plus electro-dub et triphop que les autres. L'album suivant Strangely Beautiful (2003) est classé dans le top 20 des charts américains. Un break laisse le temps à Johan de créer un second groupe The Legends et enregistrer avec eux 3 disques entre 2004 et 2006. Il intégre en même temps le groupe Acid House Kings (cf Piggledy 26/03/08).
Tous ces groupes sont complices à la vie comme à la scène. Ils créent ensemble un studio d'enregistrement: Summersound Studios.


Et c'est là qu'après ce hiatus de 4 ans, les Club 8 repartent la fleur au fusil pour un sixième album en 2007, The Boy Who Couldn't Stop Dreaming. Ayant touché à plusieurs styles, Club 8 fait un album truffé de compositions pop, résonnant comme The Smiths, Papas Fritas, ou du pur jus Sarah Records, guitares, une diablesse de basse, clavier psyché, piano, cordes et la voix indétrônable, divine de Karolina.

Le disque est habité de pop naive, indé jusqu'au bout des doigts. J'aime la distance dont font preuve les deux artistes, distance qu'ils chantent dans Whatever you Want from me, whoever i try to be, i will never be there, i can never be her in your society... CQFD.
A l'ecoute, c'est un soufflet de papapa, de tadadada, de claphands. La twee pop est bien là, dans le format classique couplets+ refrains mais aussi dans les paroles, éloignées de la protest-song. C'est la recette idéale de symboles pop, voix cristalline, tambourin, maracas, mélodies simples et balançantes, textes mirifiques ou mélancoliques, ambiance old-school. Steve Lamacq de la BBC Music est un fan des Club 8 et vient de nominer Heaven dans sa Rebel Playlist (plus honorifique que la légion d'honneur !

Il y a du tempo, du stimulant dans When i come Around, football Kids, Sometimes et ses violons aiguisés, une profondeur dans Leave the North avec sa note d'une froideur dont je suis partisane. Il y aussi de la douceur dans In the Morning, de la nostalgie dans Birds don't fly avec son violoncelle et son choeur de voix digne des airs des années 50. Mais pour l'heure, Club 8 nous propose un 5 titres dont le superbe et très personnel Jesus, Walk with Me.

mardi 17 juin 2008

The Lucksmiths

J'écrivais déjà au sujet de The Lucksmiths l'année dernière sur un autre site à l'occasion de la sortie d'une compilation "anniversaire" sur le label américain Matinée Records.
La nouvelle: depuis Septembre dernier ils sont chez l'illustre label australien Lost&Lonesome, label dirigé par Fred Astereo (cf Piggledy 19/02/08) et qui réédite deux albums, A Good Kind of Nervous de 1997, Why That Doesn’t Surprise Me de 2001, ainsi que l'ep Staring at the sky.
Qui sont les Lucksmiths? simplement le meilleur quator pop depuis ces 15 dernières années.


Avec 11 albums à leur actif, de pures bijoux, ceux qui vont déclencher un véritable tournant pour le groupe sont Why that doesn't surprise me, Where were we? de 2002 et Warmer Corners. Ces albums vont conduire les Lucksmiths sur les routes australiennes, américaines, européennes, ils vont se produire en concert avec d'autres "pop bands" comme les Ladybug Transistor, Math and physics, Guild League, Fred Astereo, Bank Holidays et bientôt Anthony Rochester (cf Piggledy du 19/05/08).
Les Lucksmiths, c'est une floraison de paroles hors normes. Des textes riches et poétiques "I send them all my photographs, Cecilia St down to old St Mary’s Pass, Some double exposure shots of pelicans in polka dots" sur I don’t want to walk around alone no more. C'est le seul groupe qui se distingue par ses textes à la fois drôles et romantiques faisant référence aux paysages, au climat, à des oeuvres littéraires, à la culture australienne en général: "Little kid, Looking across the tram, Wonders what I'm writing on my hand, The words to a song, Inspired by the man, harmonicas, and trams" sur Harmonicas&trams. Outre les paroles absorbantes, les instrumentations sont fertiles, et à l'écoute de tous leurs albums, on découvre une palette d'instruments, piano, violons, violoncelles, trompettes, cor, harmonica, accordeon, percussions, guitares, batterie comme sur Self-Preservation ou Under the Rotunda où les trompettes pop touchées par la grâce, complexeraient presque tous les mariachis du sud du Rio Grande.
Le magasine Rolling Stone les gratifie, leurs titres passent dans des émissons télé et même la 1ere compagnie aérienne Qantas les diffuse pendant les vols, notamment le magnifique titre The Chapter in Your Entitled San Francisco.


Le quator classé pop indépendante vient de Melbourne. Avant 1993, encore au lycée Marty Donald, chanteur et batteur rencontre Mark Monnone. Ils ne se quittent plus. Ces deux là font les 400 coups, écrivent leur premières chansons tout en révisant leurs cours. La même année Tali White est chaleureusement invité à les rejoindre et idem, ils se lient d'une réelle amitié. Tali White fera partie en plus d'un autre fameux groupe de pop, the Guild League. C'est à l'enregistrement de Warmer Corners que les Lucksmiths deviennent le quator infernal avec l'arrivée du guitariste Louis Richter qui éblouit les 3 compères par son charisme. Ensemble, ils écrivent Spring a Leak paru l'année dernière, un disque en or brut pour les amoureux de pop. Extrait: How to tie a tie.
myspace.com/lucksmiths
lostandlonesome.com.au

lundi 16 juin 2008

Datarock

Datarock est un duo de joyeux lurons au look seventies, Frederik Saroea et Ketil Mosnes. Leur musique est aussi destressante que leur style vestimentaire. Originaire de Bergen, Frederik au chant, guitare, batterie et clavier, Ketil à la basse, clavier et programmation se rencontrent en 2004. Apres 3 eps et leur album Datarock, les compères se produisent sur scène, participent à une flopée de festivals. Ils sont illico remarqués et partent jouer en Australie puis 10 autres pays jusqu'à l'enregistrement de See what i care en 2007. Aimant les Talking Heads et les Happy Mondays, leur fibre première tient du punk et la pop-rock mais ils décident d'explorer la Dance-floor et de s'essayer aux synthétiseurs en folie. Saroea explique qu'en Norvège les ordinateurs sont appelés Data-machine, et en Angleterre Data veut dire Information. Donc pour le groupe ce nom Datarock répresente la somme d'information en musique depuis ces trente dernières années. Leur style est effectivement heteroclite tout en restant synthétique dans la technique: musique assistée par ordinateur. On retrouve donc dans See what i care un cocktail sophistiqué de funk, de rock, de groove, d'electro et de pop. Le titre Fa Fa Fa sera utilisé dans un jeu vidéo des Sims, une pub pour Coca, un jeu video de NBA et FIFA.

Frederik Saroea aspire à un peu d'autonomie et écrit de son côté des chansons, dont un duo qu'il interprète avec la chanteuse norvégienne Annie, I will always remember you. Ce qui n'empêche pas le duo d'apparaître en concert avec parfois plus de 15 personnes sur scène... Ambiance festive et pas sérieuse du tout. A ne pas prendre au premier degré, les deux energumènes semblent maitriser l'humour et quelque peu moquer les groupes "hypes" d'electro. Ce qui est épatant c'est ce "bon esprit" associé au professionnalisme qui offre un produit de grande qualité.
myspace.com/datarock

samedi 14 juin 2008

Laura Peek and the Winning Hearts


Cette jeune demoiselle en fleurs n'est pas une débutante. Laura Peek est une musicienne à la pointe de la "pop-piano". Responsable de programmation pour la radio CKDU de Halifax au Canada, elle sort son premier ep Sneak Peek en 2004. Il restera 11 semaines en tête des charts locaux, ce qui la lance sur les routes avec les Winning Hearts, Dave Ewenson à la batterie et Joel Goguen à la basse. L'aventure scénique se passe entre 2004 et 2006 jusqu'à la sortie de leur superbe album From the Photographs.
La scène, ils la pratiquent avec des groupes tels que Final Fantasy, Matt Pond Pa, ou Julie Doiron. Excellente pianiste et chanteuse touchante, Laura joue également en 2006 aux côtés de Buck 65, le groupe français Le Coque et les Phoques (oui...c'est du punk), et des groupes pop les Sweet Tenders et Brent Rendall & the Pinecones. Parallèlement toujours, elle fait partie d'un collectif Just Friends Records, un label qui signe d'ailleurs From The Photographs. Ce collectif est constitué d'amis qui se reunissent pour l'artistique et non pas par but lucratif. Les membres du groupe The Majesties, ou encore Brent Randall en font partie et ont enregistré, masterisé, joué sur l'album de Laura.
Avec ses deux acolytes, Dave et Joel, Laura nous propose sur cet opus de 12 titres des balades de pop-piano, influencés par des artistes comme les Belle & Sebastian, et Mike O'Neill (The Beginners) qui chante et joue du melodica sur celui-ci.

La guitare electrique jouée par Brian O'Reilly des Majesties est quasi inexistante. La note originale de cet album est en effet que trois instruments ont la suprématie sur les autres: la basse, la batterie et le piano. Apparaissent par petites touches du violoncelle, des percussions, maracas, bells etc.
Dès le premier titre A Name, ces trois instruments se présentent à tour de rôle d'une manière élégante pour laisser place à la suite de l'album, intimiste et délicate. L'instrumentation crée une atmosphère old-school, un poil nostalgique mais pas triste. Le nom de l'album le souligne finement, et à l'écoute, les paroles evoquent des souvenirs, des flash back, une collégienne qui avoue son amour tu "i know him through photographs mostly" dans A Name. Vermont nous parle d'un amour de camp de vacances. The Verdict, d'une veine pop écossaise et Oh Lenny annonce "family out back don't care much for haircuts". La suite est succulente. Les sons sont convaincants. Surtout, la voix de Laura Peek est fabuleuse, à la fois fragile et chaleureuse, déconcertante. Elle est essentielle, c'est elle qui fait la beauté du disque.
Laura Peek et ses Winning Hearts est à emmener absolument dans vos sacs de plage. (video: Stand Right There)
myspace.com/laurapeek

mercredi 11 juin 2008

Doriand


Il chante dans son titre Aucune Personnalité "je suis Doriand, avec un "d" à la fin comme monsieur Durand de Saint-Machin". Doriand est un artiste prolifique et inspiré, habité d'une retenue et d'une classe qui le distancent des autres artistes exhibitionnistes. Auteur, ses textes sont clinquants et efficaces, poétiques et imagés.
Il compose sont premier album Contact en 1996, puis compose la BO du film Les Kidnappeurs en 1998 au côté de Marc Collin et Olivier Libaux (Nouvelle Vague et album Imbecile), puis il sort Sommets Trompeurs en 2000 entouré de ses amis les Valentins, Marc Collin, Helena Noguerra, Philippe Katerine qui écrit les 2 titres Le Claquement de mes doigts et l'Eau Minerale. Enfin son troisième disque voit le jour en 2004, Le Grand Bain co-réalisé avec Peter Von Poehl. Cet album qui évoque le passage de l'enfance au monde adulte et du moment où l'on passe du petit bassin de la piscine au grand bassin à travers des titres comme Adolescence, Dans les piscines, Quand j'habitais chez mes parents, Les filles que j'aime..De par ses mots et la beauté de sa voix, il nous dévoile sa personnalité faite de sensibilité, efficacité, spiritualité et de haute classe. Etre aussi productif et talentueux avec autant de discrétion et d'humilité relève certainement d'une personnalité de qualité. Doriand entre à grands pas, légitimement, dans la famille pop française et participe à la compilation Tombés pour Daho avec Jacno, Arnold Turboust, Elli Medeiros et autres artistes de choix.

Ami de Peter Von Poehl, leur collaboration sied à merveille. Tous les deux partent en studio à Malmö, co-écrivent et enregistrent Le Grand Bain, l'album de Lio Dites au Prince Charmant (Lio y reprend Vieil ami de Doriand qui figure sur Le Grand Bain, une splendeur de chanson), et en 2006 Going to where the tea-trees are de Peter Von Poehl.
Doriand travaille aussi avec M et Keren Ann pour qui il écrit Le salon de la duchesse et l'âge des saisons, qu'il chante en duo avec Keren et tourne un clip réalisé par Muriel Moreno du groupe des années 80, Niagara. Avec Marc Collin, il écrit des chansons pour l'album Projet Bikini de Helena Noguerra et chante aussi avec elle. Sur Le grand Bain, Alain Chamfort est invité à jouer du piano sur Les Filles que j'aime et Tatouage. Doriand est auteur pour Pauline Croze et des tubes des L5 comme Toutes les femmes de ta vie.
Avec autant de cordes à son arc, Doriand est une des meilleures signatures actuelles de la pop élégante et renaissante.
myspace.com/doriandavecund

mardi 10 juin 2008

Bristol+Arnold Turboust


Arnold Turboust est le petit prince de la pop en France. C'est en grande partie grâce à lui si les popeux frenchy peuvent garder la tête haute.
Françoise Sagan a dit de lui "en plus de sa diversité musicale, il y a chez Arnold Turboust cette exigence indulgente qui ne s'exerce ni aux dépens des autres, ni aux dépens de la vie et qui est une des formes d'humour les plus rares et les plus séduisantes". Sagan, en plus d'avoir une excellente oreille a vu juste. Quand Turboust arrive dans les années 80 avec le titre Adelaide au bras de Zabou, le pays entier dodeline du chef. Des coups de maître comme celui-ci, l'eternel jeune homme au spoiler flamboyant en a à foison. On lui doit beaucoup, des titres de Daho et pas des moindres: La Notte, Tombé pour la France, Pop Satori, Epaule tatoo, Vies martiennes, l'album Eden, des groupes: Marquis de Sade, Private Jokes au côté de Daho, des productions pour Brigitte Fontaine, Vartan, Cédric Atlan, Jacno, et l'artiste travaille aussi pour des télévisions. Il chante sur l'album de la comedie musicale Emily Jolie en duo avec Daho en 1998. Toujours avec sa finesse, son humour et son talent, il sort en 1988 son 1er album, Let's Go à Goa, en 1996 le très beau Mes amis et moi avec son ami Bally et Bertrand Burgalat aux manettes et le tout dernier d'avril 2007, Toute sortie est définitive. L'album là encore est une réussite, drôlissime, on saute du coq à l'âne, de La Pompadour à Hillary Clinton sans tabou ni prohibition. Un délice de maniement de cigare !

C'est avec le groupe parisien Bristol qu'Arnold Turboust se produira au Sentier des Halles le 28 juin prochain. Une affiche à ravir ! Le quartet Bristol est un groupe pop parisien qui vient de sortir son deuxième album, Sur les traces de Candy Laï. Apparu en 2005 avec un album éponyme, le groupe de Pascal Layan gagne le concours AOL Les Imprévus. Très vite, leur sonorité pop anglaise et leur vertu à chanter dans la langue de Molière séduit. La presse rock ne s'y trompe pas, le single des Lendemains marque leur belle entrée dans la famille pop française. Les Bristol joue une pop symphonique mêlée à du rock indépendant. Sur ce dernier album, les guitares sont accompagnées de partitions de cordes extrêmement séduisantes. Les chansons rythmées par les voix emmènent sur les traces de Josh Rouse ou d'Orwell. L'album revisite des moments, des endroits, des atmosphères avec brio. L'auteur des textes, Pascal Layan, a un don particulier pour créer des ambiances mélodieuses et pétillantes: « Sur cet album nous voulions évoquer des lieux, des villes, décrire une nouvelle fois le sentiment amoureux à travers la recherche du personnage de Candy lai qui traverse l’album jusqu’à son point final ».
Le mariage Bristol et Arnold Turboust va faire vibrer la scène et promet une soirée mémorable.
myspace.com/wwwmyspacecombristol
myspace.com/arnoldturboust

vendredi 6 juin 2008

Chris Walla


Christopher Walla est un grand monsieur de la musique rock indépendante américaine. C'est un super actif, perfectionniste, multi-instrumentiste, un des meilleurs guitaristes du moment, leader des Long Winters, guitariste principal des Death Cab for Cutie, il joue avec Nada Surf, Decemberists et Tegan & Sara, il est aussi leur producteur et produit encore d'autres groupes tels que Hot Hot Heat, Thermals, etc.
Après un projet solo avorté Martin Youth Auxiliary en 2000, Chris Walla remet un coup de collier en créant son studio d'enregistrement à Portland, Hall of Justice. En 2007, il participe à une superbe compilation de reprises Bridging the Distance, réunissant des artistes de Portland, the Dandy Warhols, Britt Daniel, Viva Voce, the Minus 5, the Decemberists, the Minders et d'autres groupes chantant du Sam Cooke, Brian Eno, Yes, Fleetwood Mac etc... Chris Walla y fait renaitre le titre d'Alan Parsons, Shattered dreams.


La même année, il est de retour en studio pour y enregistrer son nouvel album Field Manual sorti en janvier 2008. Il y joue tous les instruments sauf la batterie qui est assurée par ses amis, le batteur de Nada Surf et celui des New Pornographers. L'album est sublime, drôlement bien élaboré, les guitares y sont à l'honneur. Le fond comme l'indique le titre de l'album parle d'endroits et lieus différents, de voyages et d'hommes. Impliqué sur le plan politique Walla sera inspiré par des évenements comme l'ouragan Katerina et l'aide allouée ou pas aux civils.

Dès le 1er titre Two-fifty, on décolle et on part en balade à son bras en chantant "Let's move forward out of". Score, plus rock amène le son piquant des guitares, des orgues, sur un chant volontaire "the resistance is calling". Sing Again donne la tonalité pour une traversée du sud Dakota. Les titres s'enchainent, parfois groovy faisant penser à Josh Rouse, qui aime lui aussi le thème du voyage, parfois plus folk, A bird is a song parlant du Colorado "Who would need escape, who would seek salvation From a place so bright and clear". C'est aussi pop avec Geometry C où Chris entonne de joyeux da-dee-dum-dum sur une profusion de guitares, de cordes pincées et grattées me ramenant au son puissant d'un autre groupe du genre, Popsicle. La promenade se poursuit avec Everybody needs a Home, puis Everybody On "Everybody on the border towns, your radios, your northern sounds: Fly your banners from the line, a thousand miles long", plus loin, le fabuleux Our Plans collapsing. Walla signe dans l'ascension avec Archer V Light, entrainante, progressive, une envolée de sons qui magnifie l'atmosphère. Le calme revient en fin de parcours avec le titre Unsustainable et Holes, deux morceaux magnifiques représentant le repos du guerrier pour clore en douceur sur l'orgue Rhodes.
La voix de Chris Walla sur Manual Field est émouvante et impliquée, une qualité à ajouter à ses dons de musicien hors normes.

hallofjusticerecording.com

mercredi 4 juin 2008

kensal Rise


L'histoire des Kensal Rise débute en 2007 à Lincoln, Angleterre et déjà, ça promet. A l'origine, Alex, Springy et Ash étaient un groupe accoustique et très vite, ayant des compositions dans le caban, ils se mettent à la recherche d'un batteur et d'un guitariste. Jonny et Fred arrivent donc il y a un an. Depuis les Kensal, surnommés Kennys, jouent et assurent des concerts à foison avec des passages sur la BBC radio.
Ils se sont bien trouvés. Les uns et les autres ont les mêmes influences, Beatles, Rolling Stones, La's, the Smiths, Bob Dylan, Paul Weller, Stone Roses etc.
Leur style rock'n roll a des sonorités pop, dans le chant à plusieurs voix, dans les arrangements et les paroles. Les jeunes hommes s'accordent comme des princes, les guitares balancent un jus electrique garage (pas de la sauce Worcestershire), les maracas, les synthés, la batterie se succèdent, se marient pour donner un contenu parfait.
Les Kensal Rise ont une flopée de titres à enregistrer, j'éspère qu'ils dénicheront vite un label ou qu'ils s'auto-produiront pour nous offrir un album cette année. C'est typiquement le genre de groupe qui, si on lui donne les moyens, peut tout exploser comme le fit Oasis et Blur en leur temps.
myspace.com/kensalrise

English translation


mardi 3 juin 2008

The Real Tuesday Weld


Comme il n'y a plus de perles rares sur les étals des magasins de disques, d'heureuses découvertes ne sont désormais possibles que sur la toile. Tel Indiana Jones qui découvre le graal, j'écoute l'oeuvre de Stephen Coates et son groupe The Real Tuesday Weld.
Ses huit albums (At The House Of The Clerkenwell Kid 2001, Where Psyche Meets Cupid 2001, I, Lucifer 2002, Les Aperitifs et Les Digestifs 2004, The Return of the Clerkenwell Kid 2005, Dreams That Money Can Buy 2006, The London Book of the Dead 2007 et le dernier At the End of the World 2008), 7 singles et un ep L'Amour et la Morte sont une mine d'or.

Stephen Coates est un ovni. D'ailleurs il suffit de lire sa biographie pour se rendre compte qu'il n'est pas de la trempe de monsieur Toutlemonde. Il grandit en Angleterre dans une maison baignée par des mélodies des années 30, il y explore le piano et la trompette tout en lisant de la mythologie et developpant une prédilection pour les hallucinogènes. Etudiant au Royal College Arts of London, il décide de devenir moine boudhiste, part 4 mois dans les montagnes espagnoles sans fumer ni boire. Il visite un shaman et finalement poursuit ses expériences excentriques à travers le monde...la suite sur son site officiel.
Stephen Coates c'est une simple dose de talent. En créant The Real Tuesday Weld en 2000, il dit pouvoir ainsi mettre ses rêves en musique. Ses nuits sont apparemment en ébullition et il rêve de l'ancienne actrice Tuesday Weld, du chanteur rétro Al Blowlly, de Gainsbourg, des Beatles, de Morricone, de jazz, de Lucifer, de La Belle et la Bête...Ce méli-mélo donne le fameux "antique beat" comme il le nomme lui-même.

D'un album à un autre, on passe de l'ambiance music-hall, des comedies des années 20 à une audacieuse instrumentation électronique alliée au saxophone, cor, trompette, piano, ensemble symphonique. C'est une féerie d'instruments sur des textes fantastiques comparables à des scenari de films. L'album I, Lucifer est la BO du roman revisité de Glen Duncan. D'un titre à un autre, on goûte à la bossa, au son chic de l'easy-listening. C'est une valse de rétro, jazz, classique, pop, electro, bossa, psychadélisme. Coates mêle le contemporain au vintage avec brio, nous invite à traverser les années folles dans les rues de Londres ou de Paris, avec par exemple la chanson La Belle et la Bête chantée par son ami français David Guez que Stephen se charge d'accomplir le titre en anglais The Ugly and Beautiful. Les titres comme Paris Blues, The Birds and the Bees, It's a wonderful Life sont des airs pop en décalage total avec ce que propose l'industrie de la musique actuelle. Sa griffe artistique oscille entre Portishead et Burt Bacharach .
L'ensemble des albums de the Real Tuesday Weld forme une oeuvre sculpturale. C'est du style en boucle orné d'atmosphères très britishs. Le chant de Coates et ses orchestrations sidérales démontrent sans nul doute la superbe de l'artiste.
myspace.com/therealtuesdayweld