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mardi 29 juillet 2008

Ladybug Transistor


Groupe de Brooklyn, les Ladybug Transistor voient le jour en 1995, grâce à Gary Olson son auteur et chanteur. Jeune, Gary découvrait la musique sur sa radio en forme de coccinelle, Ladybug Transistor avait donc un destin tout tracé... Gary enregistre ses albums chez lui dans sa maison Marlborough Farms à New-York. Le nom de la maison de campagne-studio d'enregistrement sera le nom de son premier album en 1995.




Le deuxième album Albermale Sound sort en 1999 et déjà se profilent les nobles qualités d'artiste de Gary qui offrent des instrumentations révolutionnaires au moment où la pop est étouffée par le revival Rock même si à ce moment on écoute Belle and Sebastian, une aiguille dans une motte de foin, les Left Bank et le Velvet Underground ne sont plus que des souvenirs. En 2001, Gary remet un coup de collier avec Argyl Heir, pop-psyché-baroque et, de suite, le style sophistiqué des compositions fait penser à Bacharach ou Brian Wilson. En 2003, entouré de Jeff Baron, Julia Rydholm, Kyle Forester, San Fadyl, monsieur Olson revient avec sa voix de velour et trompettes, flûtes, saxo, violons, violoncelles, orgues, tambourins, guitares pour un album éponyme. Le menestrel au chant d'or poursuit son travail d'orchestration monumentale à l'âme sixties avec panache et naturel. Désormais Ladybug Transistor se hisse au rang des maitres des arrangements pop.

Pour la première fois, Ladybug Transistor est un album enregistré à Tucson avec la collaboration de Craig Schumacher, producteur de Neko Case et Calexico qui participe en jouant de l'harmonica et de la trompette. Il y a aussi Paul Niehaus de Calexico qui joue de la guitare, Dennis Cronin de Lambchop joue de la trompette et Kevin Barker de la guitare accoustique. En 2006, Gary co-produit et collabore au dernier album de Kevin Ayers The Unfairground. Le groupe assure des tournées dans le monde entier aux côtés de Camera Obscura, Lucksmiths, Aislers Set, Fred Astereo, The Clientele, Great Lakes dont le leader Ben Crum joue désormais avec les Ladybug.
Puis c'est le désarroi. Le plus chouette des batteurs, leur ami, San Fadyl, décède. Le dernier album sorti en 2007, Can't Wait Another Day, gardera un goût amer puisque San joue sur les enregistrements son absence marque la tournée. La qualité du disque est évidemment au rendez-vous et attise la flamme Ladybug Transistor qui poursuit sa route.

A la croisée des chemins il y a même les Belle and Sebastian qui invitent Gary à chanter sur God Help the Girl, titre écrit par Stuart Murdoch sur Perfection as a Hipster.
Leur succés est mérité car à mes yeux, les Ladybug Transistor sont les meilleurs. (vidéo: Always on the telephone)
Info/ le groupe prévoit de passer en Espagne en Novembre.
myspace.com/marlboroughfarms

dimanche 27 juillet 2008

Mid-State Orange

Ils sont australiens et leur musique prodigue une bonne dose de soleil, de douces et chaudes vibrations. Louis Richter, Ryan Merry, Tim Spelman, Justin Hamilton et Jonathan Edmonds invitent aussi à la batterie le leader du groupe Fred Astereo, également la tête du label Lost & Lonesome Records (cf Piggledy 19/02/08). Les Mid-State Orange sont considérablement doués. Musiciens pop de Melbourne, ils font leur petit bonhomme de chemin aux côtés de leurs compatriotes les Zebras, Lucksmiths, Darren Hanlon, Bank Holidays (cf Piggledy itou). Lost and Lonesome label ressort cette année leur album de 2006 Odds, ainsi que Summer in disguise de 2003 et le premier fabuleux Flag Festival de 2002, ep offrant 6 titres très psyché dont Bus ou encore The Boy who dropped his omelette.



En 2006, c'est l'album Odds qui permet au groupe de partager la scène avec Stereolab, the Go Team!, Architecture in Helsinki et bien d'autres. Depuis le début c'est le producteur de Paul Weller, Mojave3, Beta Band, le grand Gareth Parton qui produit les disques. On comprend que les Mid-State soient entourés de tels professionnels. Leurs compositions sont détonantes et généreuses de groove, de rock, de pop. C'est furieusement stylé. Dans Odds, se trouvent des odes fleuries de kazoo, de metallophone, guitares et basses rutilantes. Il y a des arpèges en cascade dans Cracks, des cordes dans Rivers, du synthé et des riffs de guitare enervée dans Million Years et une diablesse de batterie dans Second in two horse race. Les paroles sont recherchées, le travail d'écriture est original. La voix qui les portent en exergue, limpide et sincère, est celle de Louis Richter, qui est aussi guitariste des Lucksmiths. Le monde est petit en Australie, petit aussi entre la France et l'Australie...
myspace.com/midstateorange

vendredi 25 juillet 2008

Shout Out Louds


Encore un groupe de Stockholm, ville où il fait décidément bon vivre quand on aime l'indie-pop. La Suède est un vivier de magiciens dont font partie les Shout out Louds. Adam Olenius, Ted Malmros, Carl Von Arbin, Bebban Stenborg, et Eric Edman proposent un opus en 2005, Howl Howl Gaff Gaff. D'emblée le disque montre un enthousiasme et un talent certain, avec des compositions hybrides de new-wave et pop. La voix notable et remarquable d'Adam me persuade même qu'il est le fils spirituel de Robert Smith de Cure. Mélancolie et niak sont intimement mêlées dans son timbre de voix et les rythmiques, claviers, instruments à cordes révèlent une virtuosité bien assise.

Normandie est un des titres du dernier album de mai 2008 Our Ill Wills, bijou pop de fond en comble. Le deuxième album des suédois, comme le premier, est produit par Bjorn des Peter, Bjorn & John (cf Peter Morèn, Piggledy du 13/04/08). De ce trio suédois lui aussi, John Ericsson s'est joint à Shout ou louds et joue la batterie sur Our Ill Wills. Mais ce n'est pas le seul, plein de musiciens ont participé à l'enregistrement, notamment Dan de Absentee. Le disque est une réussite, une envolée de superbes textes sur des airs pop-rock marquants et efficaces.

La nouvelle est la sortie d'un ep le 4 Août prochain, Impossible. Idem pour cet album de 5 titres, clonage de joie, peps et passion que le groupe partagera avec nous dès le 5 Août en partant sur les routes d'Europe pour des concerts prévus jusqu'en Octobre. Voici un avant-goût, une présentation des 4 garçons et 1 fille qui forment le quintet Shout out Louds, présents dans cette récente vidéo de Impossible, où ils entonnent, évidemment : " It's possible ! "
myspace.com/shoutoutlouds

mercredi 23 juillet 2008

Kambourines


Originaires de Bergen, les Kambourines sont un duo Ragnhild Kambo au chant et Endre Olsen, chant et guitare. Le couple part vivre à Liverpool où ils rencontrent Chis Marshall, guitare et mandoline, mais aussi Joe Keelan, chant, banjo, mandoline, Oli Hugues batteur sur le titre White Flag, et Kathy Halter à la clarinette.
Au coeur du projet, Ragnhild et Endre composent des chansons folk, donnant une nouvelle impulsion au style grâce au chant. Leurs voix sont scotchantes et fulgurantes de beauté. Les guitares, mandoline et banjo se lient à leur chant créant une ambiance intimiste energique.

Les Wombats, avec qui ils partagent la scène, disent des Kambourines dans une interview du NME : "Ils ont des harmonies surprenantes et incroyables, très folk-pop, un grand groupe avec des chanteurs folk excellents. La chanteuse a une voix absolument extraordinaire, elle pourrait mettre un homme à ses genoux en une seconde". C'est vrai, leur style est puissant et les Wombats précisent : "this band is a must !"
Pas encore signé sur un label, le groupe a d'innombrables titres qu'il joue dans les pubs en sillonnant l'Angleterre, ses pubs et festivals.
Je les connais par leur passage sur des radios anglaises car peu d'articles du net sont parus sur eux pour l'instant, Piggledy Pop les présente donc en avant-première avec plaisir.
Ils sont superbes et brillants sur scène, parait-il, avec un Endre déchainé qui offre des pas de danse diaboliques dignes d'un Grease spécial folk.
Sur Golden Age, Ragnhild chante "Here's one more song, to wish you welcome..we are so glad to have you back again", les paroles continuant sur la notion du Temps, rythmée par le tambourin-métronome. J'éspère que les Kambourines viendront bientôt jouer du tambourin de ce côté de la Manche. "You stay here a while, tomorrow we'll make things right"...
myspace.com/thekambourines

vendredi 18 juillet 2008

Fleet Foxes

Combo originaire de Seattle, les Fleet Foxes ont sorti le 3 juin 2008 un album remarquable, surement le meilleur de l'année.
Le jeune groupe comprend Robin Pecknold, Skyler Skjelset, Casey Wescott, Christian Wargo, Josh Tillman et ces 5 artistes font preuve d'une maturité époustouflante. L'album Fleet Foxes est d'un professionnalisme et d'une qualité artistique absolus. Agés de 20 ans, les musiciens du groupe sont déjà comparés à Led Zeppelin ou les Who. Pour ma part, si je devais évoquer un autre groupe je dirais The Stevenson Ranch Davidians. Ce qui est sûr c'est que Fleet Foxes est inspiré et talentueux. Les comparaisons sont vaines.
Après avoir présenté un ep éponyme en 2006 et Sun Giant en février 2008, extrémement débridé, l'album vient confirmer leur don réel, authentique.

Le rythme est donné par le tambourin, la flute de pan, les synthés psychédeliques, les tambours, banjos et guitares. Tous les instruments sont mis en valeur et maitrisés avec charisme. L'ambiance y est folk et décrite par le groupe "Baroque harmonic pop jams". Là encore les compostions et les paroles des Fleet Foxes prouvent leur maturité. Ils semblent porter en eux l'histoire de l'amérique et vouloir partager leur culture et leurs origines. L'album nous conte des récits piquants et romanesques sur des airs de mandoline affutée qui nous plongent immédiatement dans l'atmosphère country des prairies du far west: dans Ragged Wood "I was following the pack, all swallowed in their coats, with scarves of red tied ’round their throats, to keep their little heads, from fallin’ in the snow" ou dans Oliver James " Back we go to your brother's house emptier my dear, The sound of ancient voices ringing soft upon your ear" dans He doesn't know why "See you rugged hands and a silver knife, Twenty dollars in your hand that you hold so tight".
Chaque titre a un scenario lyrique et puissant. Les Fleet Foxes ont choisi une peinture pour la couverture du disque Les proverbes flamands, de Bruegel, peintre flamand du XVIe siècle. Cette toile représente une centaine de proverbes à l'image de la richesse des textes de l'album. Là encore, nous leur découvrons un goût certain pour l'art et la subtilité de ce nouveau et suprême groupe.
myspace.com/fleetfoxes



jeudi 17 juillet 2008

Poison Control Center

Nouveau venu dans le monde de l'indie et la grande famille de la pop alternative, les Poison Control Center (PCC) existent depuis 2002. Leur deuxième album A Collage of Impressions est apparu en décembre 2007 après Kennedy de 2005. Le dernier album comme le premier, est une perle, une réussite sur toute la ligne. Le quator formé de Patrick R.Tape Fleming, chant et guitare, Joey Terry, chant, basse, trompette, Devin W. Frank, chant, guitare, trompette et Donald Ephraim Curtis III, chant, piano, cor, saxophone et batterie, gagne à être écouté et vu.

Nombre de chroniques soulignent le fait que PCC donne des concerts qui épatent, éblouissent et captivent. Que demander de plus d'un album qui frôle la perfection offert par des musiciens divins sur le plan scénique? Monsieur Schneider, leader de Apples in Stereo et leader du label américain Elephant6, ne s'y trompe pas. Il les a invité à participer au pop Athens Festival, à faire un single avec eux et la tournée avec son groupe.

Il y a du Guided by Voices dans leur rock energique, du Neutral Milk Hotel dans leur style psyché, du Of Montréal dans les sonorités rock-garage des années 60. Les vibrations sont tenaces, les rythmes à la hauteur de l'intelligence des paroles. Les compositions sont démentes. En live, le quator est indétrônable faisant des acrobaties avec le cor, le saxo, violon, basson... le public est unanime.
Voilà une fichtre bonne production pour rafraichir les lourdeurs de l'été, avec au mastering, Doug Van Sloun (Bright eyes, Rilo Kiley).
A Collage of Impressions c'est du rock-indé de bon aloi et dans les formes de l'art.
myspace.com/thepcc



Shortwave Set


Shortwave Set est un groupe de Londres composé de deux anglais Andrew Pettitt au chant et guitare, David Farrell pour le clavier et arrangements et une suédoise Ulrika Bjorsne pour le chant et guitare. Formé en 2004, le trio sort son premier album en 2005 The Debt Collection. Cet opus est truffé de titres pop-electro alternative, modernes et old school à la fois avec la présence d'instruments comme le ukulélé et violon. Reconnu par la presse et un public d'amateurs, le trio aux compositions Victorian-Funk ne tarde pas à faire des concerts, des tournées avec Rilo Kiley ou encore Goldfrapp dont ils feront un remix pour Satin Chic. Ils feront aussi des remix de Moby et des Scissor Sisters.

La BBC télévision les invite sur ses plateaux, le Times en fait des éloges, mais les ventes du disque ne décollent pas. Devenus amis avec le groupe Danger Mouse avec qui ils font de la scène, ils travaillent avec Gnarls Barkley membre de ce groupe qui est aussi producteur et auteur de l'Album Gris (album Blanc des Beatles mixé à l'album noir de Jay-Z).
En préambule du prochain album, les Shortwave présentent un single Casual Use, encore plus étayé et construit, nettement plus griffé d'influences allant de Serge Gainsbourg à Tindersticks.

L'album Replica Sun Machine sort en mai 2008 mêlé de psychédelisme et de sons electriques pop. John Cale (velvet underground) y joue du violon et Van dyke Parks (beach boys) y fait des arrangements. Ce deuxième album est fort beau, très esthétique et ambitieux. De passage à Paris en juin dernier, le groupe assure le début d'une brillante tournée européenne tout en concoctant un nouveau titre, à surveiller...
myspace.com/theshortwaveset



samedi 12 juillet 2008

Okkervil River


Okkervil River est le groupe qui a donné de l'impulsion au mouvement folk-rock. Rencontrés dans leur lycée du New Hampshire en 1993, Will Sheff, chanteur et guitariste, Zach Thomas à la basse et mandoline, Seth Warren à la batterie ne se quittent plus et partent vivre dans la ville rockeuse et texane, Austin. C'est là qu'ils baptisent le nom de leur groupe inspiré par un roman de l'auteur russe Tatyana Tolstaya. Ils se lancent dans l'aventure en 1998 avec un ep nommé Bedroom, puis un autre de 7 titres Stars Too Small to Use qui leur permettent de faire de la scène, notamment une où ils rencontrent le quatrième membre du groupe, Jonathan Meiburg qui joue du piano et accordéon. 2000 est l'année d'une grande tournée, d'une grosse promotion assurée grâce à des passages radios, concerts, articles dans la presse. En 2001, Sheff et Meiburg créent parallèlement les Shearwater, et les deux groupes tourneront ensemble en 2004.

Pour Okkervil River c'est l'effervescence et 2002 marque un tournant dans leur carrière. Ils signent leur premier album Don't Fall in Love with Everyone You See, s'ensuit en 2003 Down the River of Golden Dreams. Un nouveau musicien s'ajoute alors à la troupe en la personne de Travis Nelsen pour la batterie, Seth Warren se met au clavier. Zach Thomas est lui remplacé par Brian Cassidy, guitare et mandoline. Ces départs n'ont rien de définitif puisque toujours amis, ils se retrouvent parfois sur scène. 2004 est l'année du troisième album et de la consécration du groupe. Black Sheep Boy sort avec en bonus la présence de cuivres, cors et trompettes. Les critiques fusent, sont dithyrambiques. On se prend au jeu des compositions majestueuses mi-folk, mi-rock avec la voix de Shell pure et lyrique. Les textes font preuve d'un réalisme déroutant, évoquant des meurtres, la mort, des ruptures et pertes sentimentales, thèmes empruntés à l'actualité. Will Shell dit que les paroles ne viennent pas de leur propre expérience mais de leur état de spectateurs choqués par les faits divers relatés à la télé, comme celui décrit dans la chanson Westfall d'un enfant qui a tué une jeune fille. Les paroles parfois tristes ne correspondent pas du tout à leur personnalité, souriante et créatrice.

2005 les Okkervil River sont en tournée internationale, très longue et intense, qui leur inspirera l'album Stage names en Août 2007. L'album a comme sujet la solitude que procurent ces longs trajets, les aventures sur la route, les rencontres..Décembre 2007 c'est noël, le groupe offre un album gratuit sur internet, Golden Opportunities, comprenant 8 reprises et 1 titre inédit. Parmi ces chansons, I Came Here to Say I'm Going Away (je suis venu te dire que je m'en vais) de Serge Gainsbourg enregistrée live dans l'émission de Stéphane Bern, le Fou du Roi.
Certains disent des Okkervil River qu'ils sont artistiquement insurpassables. Leur oeuvre a de la substance, une entité spirituelle que je confirme. Elle frôle la perfection quand on les voit jouer au sein d'une église, avec les orgues, trompettes, banjo, mandoline, percussions à foison. Leur musique emerveille et touche. Le prochain disque qui s'intitule The Stand Ins sortira le 9 septembre 2008, mais en attendant, les Okkervil, dont font partie désormais Patrick Pestorius à la basse et Scott Brackett pour la trompette et clavier, sillonnent les Etats-Unis et l'Europe avec un concert par jour du 18 juillet au 12 novembre.
myspace.com/okkervilriver

vendredi 11 juillet 2008

Sambassadeur


Monsieur Serge Gainsbourg est dans le monde de la pop moderne toujours aussi bien présent. Sambassadeur, un des meilleurs groupes de twee-pop, l'aime particulièrement au point de lui emprunter en Novembre 2004 le titre d'une chanson pour le premier album éponyme Sambassadeur. Sur ce même album le quator suédois reprend d'ailleurs La Chanson de Prevert que Serge interprète en 1961.

Les Sambassadeur sont la belle Anna Persson, Daniel Permbo, Joachim Läckberg et Daniel Tolergård.
Après la sortie de Sambassadeur, album superbement ficelé de la veine des Belle and Sebastian, ou de leurs compatriotes Club 8 (cf Piggledy 18/06/08) ou encore les excellents Suburban Kids With Biblical Names, Irene, Loveninjas, les suédois enchainent les concerts. Autant dire que le quator fait de la pop enjouée, mélodique avec une guitare acoustique pétillante. La voix d'Anna Persson côtoie les anges; des titres comme New Moon, Ice & snow nous promènent entre le rock et le style Velvet Underground au son de l'immuable tambourin. Les riffs de guitares et les claviers sont hypnotisants, on se laisse bercer par la chaleur du rythme, des sonorités, des voix, des textes dont seuls les suédois détiennent le secret. 2005 et 2006 sont nourries d'ep fabuleux comme New Moon, Between the lines, Coastal Affairs et le titre Kate, au violon claquant et violoncelle flirtant avec la batterie. Revoilà nos vikings évoquant la mer, les bateaux, le vent glacial "We were going through the harbor going faster than the wind, A perfect match between the man and the machine, Underneath the surface, love's as cold and blue, And you're saying this town is not made for you" évoquant aussi la musique et l'amour "We were communicating through the stereo, Starts getting closer, going through the night, No one can reach us, no we're out of sight".

Les quatre Sambassadeur continuent d'écrire et sortent Migration en 2007, une oeuvre pop à se lécher les babines. Les sons des arpèges de guitare fleurissent, les cordes des violoncelles sont toujours dynamiques et psychédéliques. Il y a de l'émotion dans le titre Falling in Love où le fantôme de Serge et l'âme de Nancy Sinatra viennent nous hanter, du lyrique dans Calvi, du médieval et folklorique vibrant dans The Park, du disco à la Abba dans Subtles Changes. Migration est un album magnifique de sens et de sons avec le producteur Mattias Glavå aux manettes (Broder Daniel, Dungen), hautement conseillé aux amateurs de pop.
myspace.com/sambassadeurtheband




mercredi 2 juillet 2008

Paolo Benvegnù

Paolo Benvegnù est un auteur-compositeur italien, également producteur et leader du groupe Scisma de 1994 à 2000. Depuis il mène brillamment sa carrière solo et vient de sortir un superbe cd Le Labbra (les lèvres). Le groupe Scisma en 1995 donne énormément de concerts puis se fait connaitre avec les deux titres Arezzo Wave et Rock Targato Italia. Le succès mène l'équipe en studio et l'album Rosemary Plexiglas sort en 1996, sera signé chez Emi. L'album met en lumière l'énorme potentiel de Scisma et la beauté de la voix de la chanteuse Sara Mazo. Benvegnù assure la deuxième voix avec beaucoup de prestance, tandis qu'au clavier, Michella fait rêver tous les italiens, de puissantes nuances sonores viennent de la guitare de Diego De Marco et Danilo Gallo à la batterie taquine Giorgi Poli à la basse. Le groupe est félicité par des prix, élu au Printemps de Bourges, il reçoit le prix Ciampi en 1998, sillonne l'Europe avec festivals et concerts. La même année, Scisma se fait plaisir en sortant en tirage limité un vinyle de 4 titres appelé Vive le Roi. Les titres sont sur l'album Amstrong de 1999, d'une qualité fascinante où Paolo Benvegnù se livre et se met à nu sur des textes profonds et poetiques écrits en anglais et en français.
Le nom Scisma prend son sens en 2000, le groupe se dissout.

Paolo Benvegnù s'installe à Florence et crée son propre studio d'enregistrement à Prato. Il se lance dans la carrière artistique de producteur et enregistre les groupes Pertubazione, Terje Nordgarden et Brychan. C'est en 2004 que son premier album solo sort Piccoli Fragilissimi Film. Paolo fait des centaines de concerts, reçoit le prix Best Tour 2004 et le public italien est derechef conquis. Il continue en studio, enregistre l'album Cime Domestiche et produit une multitude de groupes, d'artistes qui feront la tournée prochaine à ses côtés lors de la promotion de son dernier album Le Labbra. Son travail est poetique, Paolo Benvegnù est un réel grand artiste qui oeuvre pour la culture italienne en collaborant avec des chanteurs lyriques, des musiciens du Classique. C'est lui-même un chanteur et un musicien authentique. Ayant un don pour l'écriture, il a de plus une personnalité attachante, un charisme sur scène qui enchante et envoûte. L'album Le Labbra et ses 11 titres met en avant la composition indie-rock et pop-lyrique grâce à Andrea Franchi à la batterie, Luca Baldini, contrebasse et basse, Guglielmo Ridolfo Gagliano, violoncelle et guitare et l'immense talent de Paolo. Mon gros coup de coeur transalpin.
myspace.com/benvegnupaolo