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dimanche 31 août 2008

The Smittens

The Smittens, c'est le groupe pop par excellence. Originaire de Burlington dans le Vermont, de la veine des Essex Green, Of Montreal, Belle and Sebastian, j'ai rarement entendu un groupe chanter autant de too-too-yoo-too, pa-pa-pa-pa, claquer des doigts, jongler avec les maracas, enfièvrer les tambourins et les metalophones, s'immoler de handclaps.
Les 6 membres des Smittens s'executent à l'indie-pop bubblegum, dans leurs écharpes et bonnets de laine, depuis 2002. Max Andrucki, Colin Clary, Dana Kaplan, Holly Chagnon, David Zacharis et Emily Hilliard composent cette amicale et joviale bande. Colin Clary offre un magnifique album avec son autre groupe, Colin Clary and the Magogs mais aussi une jolie collection de chansons sur son projet solo: Sweater Weather or Not These Are the Songs I Got. Parallèlement Dana et Colin présente un autre projet appelé Let's Whisper dont la chanson Dylan's song est à écouter absolument!



Gentlefication Now! leur opus sort en août 2004 avec le génial titre I Hate Vermont, drôle et sarcastique. Il est suivi en 2005 du deuxième album qui les révèlent, A Little Revolution avec The Garden au son illustré de belles guitares et claviers délicats. Les paroles n'apportent que de bonnes vibrations, la révolution des Smittens est dans la joie de vivre sur 13 titres ensoleillés. Peu étonnant de retrouver le groupe sur une compilation appelée Let it Bee du label italien My Honey Records, où apparait aussi le groupe français Watoo Watoo ou encore les Shermans. On y imagine amplement les Smittens butiner des fleurs de tournesol et s'éreinter à courir dans les prés en faisant des Bzzz-bzzz.

Les morceaux tiennent debout, les voix sont parfaites, les instrumentations étudiées. Ils s'amusent sincèrement comme s'ils étaient des personnages de cartoons, l'ambiance est bon enfant. Les Smittens sont de la bonne humeur en barre. Pour boucler la boucle de la célébration du power-pop, leur naturel enjoué leur permet de rester professionnels et exacts, notamment dans le domaine du design et art-work plus qu'original qui les symbolise depuis leurs débuts.
Aujourd'hui les 6 sont en tournée pour présenter leur tout nouvel album The Coolest Thing About Love sorti le 29 juillet. En cette fin d'été, les titres irrésistibles évoquent les amours éphemeres saisonnieres dans Half My Heart Beats ou Gumdrops...Des compositions efficaces, toujours agrémentées de guitares flamboyantes, de percussions variées, de piano et claviers. Les Smittens reviennent en force, les fans sont sous le charme après un début de tournée-promotion anglaise et américaine. Ce dernier album est selon moi l'album twee-pop de l'année 2008. (vidéo: Gumdrops)
myspace.com/thesmittens

samedi 30 août 2008

Keith Maclean/Standard Procedure

Keith Maclean et Standard Procedure sont des coups de coeur. Etudiants en musique, ils font de la musique très tôt ensemble, forment le groupe Uslive puis se séparent, ayant des envies d'écriture différentes. Keith peaufine son projet solo, et Standard Procedure avec à sa tête Patrick Allard, se met en place en 2005. Depuis, ils sont amis et continuent de partager les enregistrements.
Ces jeunes canadiens du Brunswick aiment le son acoustique, le psychédélisme, influencés par les Pink Floyd, Dandy Warhols pour Keith et Jet, Hot hot heat pour Patrick. Ils ont 18 ans, et déjà ces auteurs-compositeurs sont prolifiques.

Keith Maclean dès la rentrée jouera avec son nouveau groupe DieArea, tout en continuant de travailler son ep, bouclé au mois de mai et qui devrait sortir dans les mois qui viennent. Royal, Keith a un talent de composition très marqué pétri des musiques country, folk et une sensibilité qui apporte du renouveau au rock 1er degré nord-américain. Il reprend les preceptes de production élaborés par Neil Young avec un son psyché supplémentaire. Il vit désormais à Halifax, la ruche pop canadienne et il prévoit déjà une abondance d'instruments et de collaborations pour son prochain album Long walk if you talk. Keith nous plonge dans son univers superbement folk et intime.

Patrick suit le même parcours que Keith depuis 2005 avec Standard Procedure, subtil, créateur, à fleur de peau. Toutes ses compositions sont refléchies, pensées, ses paroles abouties et significatives. Egalement guitariste comme Keith qui joue depuis qu'il a 5 ans, Patrick est accompagné de son frère Pier-luc, batteur et Christian, guitariste. Pour les sessions en studio, Keith se joint à eux pour la basse. Un album va bientôt entrer en piste avec 12 à 15 titres, nommé THe Bright Future. Patrick écrit du haut de ses 18 ans des mélodies intenses, teintées de tristesse, celle qui l'inspire. Standard Procedure c'est des airs et une rythmique délicats égrénés par une voix chaleureuse et un esprit saisissant, joliment prometteur.
myspace.com/keithmacleanmusic
myspace.com/standardproceduremusic

vendredi 29 août 2008

the Milling Gowns

Echappée musicale entre le lyrique, le baroque, une école buissonnière avec Chopin qui se serait mis au rock-symphonique en rencontrant Joy Division et les Pixies, voilà les Milling gowns.
J'aime ce groupe de Boston. Il transforme le dramatique en beauté absolue, le grave en réconfort.
M est un auteur-compositeur de perles intemporelles. M est un auteur-compositeur qui grave dans le marbre, qui sertit ses mélodies de diamants bruts: Sharon Crumrine au piano depuis 2005. Cette année là, les deux artistes se rencontrent et travaillent les arrangements des premières chansons. Le batteur Allen Esser se joint à eux et la talentueuse Betty Widerski entre en scène avec son archet pour intégrer la formation. Les Milling Gowns sortiront leur premier ep en janvier 2007, Light of the World Shine on Me.

Leur album dont la sortie est prévue le 13 Septembre 2008 Diving Bell Shallows est le premier album, assurément un disque cousu d'or que je classe comme objet d'art. Le violoncelle et la harpe sur la voix newwave de M, les orchestrations en osmose avec les cordes du piano créent un disque-entité, un disque à thème désormais devenu rareté. Il est hors norme et appelle l'attention, tant par l'intonation grave et si belle de M que par les notes de piano que Sharon sème avec beaucoup de dextérité. M et Sharon sont de grands compositeurs et arrangeurs. L'ambiance quoi qu'il en soit, d'une noire mélancolie tend vers l'émotionnel. Victor Hugo disait "la mélancolie, c'est le bonheur d'être triste".

Certains titres sont extrémement pop-rock comme Bird in the Ice où M est indétronable, charismatique. Pinch & Bust est une balade pop ornée de rythmiques, de basse où la touche de Sharon vient swinguer gaiement. Stars' Nest en fin d'écoute annonce avec la trompette une déclaration d'amour sur une instrumentation alternative. M déclame avec poésie You leave and all the stars fall down, the forest clear without a sound, the rivers and the seeds run black, what can i say to bring you black.
Le violon de Betty Widerski est majestueux tout au long des titres. M, Sharon, Allen et Betty sont en plus des personnes charmantes, drôles, distribuant de la bonne humeur à tous ceux qui les connaissent. La musique des Milling Gowns les représente bien, touchante et vivante.
themillinggowns.com
myspace.com/themillinggowns

lundi 25 août 2008

Roses Kings Castles


Voilà un très joli projet d'Adam Ficek alias Roses Kings Castles, batteur des Babyshambles depuis 2005. Batteur dont la renommée n'est plus à faire, il enseigne la batterie dans différentes écoles mais est aussi un brillant pianiste et guitariste, la guitare étant l'instrument de prédilection depuis son adolescence.
Ficek écrit des chansons et décide d'enregistrer ses démos de manière "old-school", en acoustique. C'est un choix. Il ne veut pas faire comme tout le monde et fonctionne avec une boite postale pour l'achat de ses disques. Puriste dans l'âme, il compose un style de musique pastorale entre le genre pop des Belle & Sebastian et le genre quixotic-pop de Syd Barrett, les musiciens qui l'influencent le plus, avec les Housemartins et les Smiths.




Quand on écoute ses titres, on comprend tout de la pop (qui vient de "populaire", en principe exécutée avec les instruments les plus élémentaires). Adam Ficek n'a guère besoin de moyens sophistiqués pour rendre des mélodies jouées à la guitare scotchantes. Elles vous reviennent en tête comme des boomerangs et colle l'envie de les fredonner en boucle. En plus des maracas, du piano, des arpèges pincées et grattées de sa guitare, sa voix vient se poser délicatement et avec beaucoup de justesse.
Il fait montre d'une simplicité exemplaire. Sachant qu'une communauté de fans s'est déjà constituée autour de lui, il souhaite se rentre accessible et se produire seul avec sa guitare pour présenter ses compositions, mais aussi inviter un maximum d'autres groupes peu connus, voire inconnus, à partager la scène avec lui.
Il sort un single en avril 2008, Sparkling Bootz, symbolique de son univers, un bijou tant dans l'instrumentation que dans le sens des paroles. Le second single Entroubled sortira le 8 septembre. L'album éponyme Roses kings Castles est prévu pour le 22 Septembre 2008 et en attendant Adam Ficek jouera en set acoustique le 13 au Truskel à Paris.
roseskingscastles.com
myspace.com/roseskingscastles

samedi 23 août 2008

Lone Pigeon/Beta Band/Aliens


Lone Pigeon est le projet solo de Gordon Anderson, musicien écossais qui joue maintenant dans le groupe The Aliens, avec John Maclean et Robin Jones tous les trois membres du fameux groupe The Beta Band. A l'origine du Beta Band, le trio avait choisi comme nom the Pigeons, l'idée sera donc quelques années plus tard adoptée par Gordon pour son groupe.
Gordon compose des centaines de chansons, chanteur et guitariste, il est un des piliers du rock indépendant anglosaxon. Né en 1996, le Beta Band annonce sa séparation en 2004, apres 8 albums et 5 singles, mélange de pop bubblegum et de rock, également des apparitions sur des BO comme sur celle du film High Fidelity, adapté du roman de Nick Hornby.
Il y aurait beaucoup à dire sur la qualité de ce groupe, son importance dans le domaine de la pop-indé à notre époque. The Beta Band est un groupe culte, des monstres de génie et nous n'avons pas encore assez de recul pour totalement apprécier leur valeur et l'empreinte de leur style à leur juste titre.

Autre membre imminent du Beta Band, puisque formateur du groupe avec Gordon Anderson, Steve Mason lui aussi poursuit avec son projet solo, l'excellent King Biscuit Time.

Puis il y a donc Gordon et Lone Pigeon.. une perle alternative que je conseille aux amateurs de "earthy" et "catchy" musique (comme dit mon ami Scot "Saint Scot"). Lone Pigeon, ce sont des mélodies va-va-voom !! Les compositions inspirées ont une âme, offrent une atmosphère proche de celle des Brian Jonestown Massacre. Tous les instruments sont en émoi, vibrent, vivent sous la baguette de Gordon Anderson. Ce musicien, compositeur, a un talent illimité. Ses partitions de guitares le mettent sur le piedestal de la pop.

Il enregistre lui-même et produit ses 4 premiers albums 28 Secret Tracks, Moses, Auckley Craw et Honda Hedge, puis les deux derniers Concubine Rice et Schoozzzmmii sont distribués par l'illustre label Domino, produit par son propre label Wizzkidzz.
Depuis 2005, Gordon, John Maclean, et Robin Jones reviennent ravigotés, dans une forme olympique, leurs guitares gaillardes aux bras en formant The Aliens (cf Piggledy 14/02/2008). Il y a eu leur opus en 2007, Astronomy for Dogs, où là encore Gordon alias "the dog star" nous offre des oeuvres pimpantes de sa patte immaculée. Un de ses titres Boats présent sur Schoozzzmmii est repris sur le prochain album de The Aliens qui sort à l'automne. Tenez vous sages jusqu'au 29 septembre date de sortie prévue de Luna, prochain album des trois phénomènes pop-psyché du moment.
myspace.com/thealiens1

From Bubblegum to Sky


Derrière ce nom de groupe très "candy" et psyché se cache un garçon, né au Texas, parti vivre au Japon et revenu aux Etats-Unis à l'âge de douze ans.
Il s'agit de Mario Ishii Hernandez. Le jeune homme joue plusieurs instruments et aime Sergent Pepper des Beatles. Il décide au lycée de créer son premier groupe Ciao Bella, fait de la pop rétro déjà marquée et remarquée. En 1997, c'est le début de From Bubblegum to Sky et dès 1999, son groupe ayant splitté, c'est en solo que Mario frappe un grand coup avec le titre single Hello Hello Hi...un bonjour de circonstances et plutôt bien chaloupé.

Le label Eenie Meenie Records, griffé indie-pop psychédélique et rock indépendant, qui signe aussi les Apples in Stereo et Ulysses, naît en 1999 et sort le premier LP de From Bubblegum to Sky, Me and Amy and the Two French Boys. Cet album est parfait, fleuri de handclaps, d'arpèges de guitare acoustique sur des claviers restés réglés au son sixties et des choeurs sunshine-pop. 2004, sort le deuxième disque, Nothing Sadder Than Lonely Queen, magnifique. C'est la période où l'on voit emerger un style pop-groovy, jazzy, avec des basses royalement taquineuses comme dans le fameux 1973 de Josh Rouse ou le Fosbury de Tahiti 80.

En 2005, Mario souhaite prendre le nom de ses parents comme nom de groupe, Seiko et Salome, il joue beaucoup sur scène, fait une tournée monumentale avec des groupes comme Essex Green, Irving, Dressy Bessy ou Voxtrot. En même temps, son label Eenie Meenie produit une compilation, Dimension Mix dont les bénéfices vont aux enfants autistes. L'auteur-compositeur interprète, qui revient au nom d'origine From bubblegum to Sky ne tarde pas à se greffer au projet tout comme Beck, Eels, Apples in Stereo, Stereolab etc... L'artiste sensible, drôle, doué nous offre depuis le 3 Juin dernier son dernier bébé A Soft Kill, aux sonorités toujours aussi rock, pop, psyché que l'on peut commander en mp3 sur le net ou en format 33T directement sur le site du label. Enregistré avec Frank Jordan à la basse, Bill Evans aux claviers, Steve LaFollette, clavier et basse et les Lost weekend singers pour le chant, c'est avec cette équipe que Mario part sur les routes présenter ce nouvel album, aérien et frais, une pièce majeure pop-rock avec des titres comme Flash ou The King Of Failed dans la veine des Of Montréal. Incontournable.
myspace.com/frombubblegumtosky

vendredi 22 août 2008

Bedroom Eyes

Ces six suédois débarqués de manière fulgurante en 2006 avec un ep nommé Embrace in Stereo pondent des mélodies dans la tradition pop, celles qui arrivent à modifier une humeur dès les premières notes. On y retrouve du banjo, du melodica, de l'harmonica, guitares, trompettes et la voix de Jonas Jonsson qui est l'auteur-compositeur de Bedroom Eyes.

Embrace in Stereo est "sold out", idem pour le second ep sorti en 2007 Valentine Vacancy et leur opus, la même année, Hand-in-hand Grenade.
La construction des titres est alternative faite de compositions en cascades, surprenantes, balançant du clavier aux trompettes, des violons à la guitare électrique. Puis il y a des accords parfaits dodus de basse avec le trépidant et efficace timbre de voix de Jonas. Les refrains entonnés se marient si bien avec les percussions et les cordes qu'ils complètent le dynamisme des paroles: "Illuminate the heart of my intention, There is no clandestine motive on my side, I'll shadow my affection till this tension, Cuts a swath across this city a mile wide, Everywhere there's people holding hands here, I can barely hold myself together"...

Ce titre sort grâce au petit (mais maousse costaud) label Cloudberry Records de la côte est-américaine. Tous les disques de Bedroom Eyes se sont vendus comme des petits pains et il n'en reste pas une miette. Il y a quelques mois, enfin, les revoilà participant à une compilation pop Summer's here! Eardrums Compilation 2008 avec le titre Norwegian Pop où l'on entend Jonas chanter de sa voix qui évoque la serenité des landes nordiques: "Three-minute songs sometimes lasts a lifetime long, Safe in sound with Norwegian pop to stick to"
Les Bedroom eyes nous ont offert des pépites pop fort réussies qui répondent en tous points aux exigences du style et sont en ce moment à l'écriture de nouveaux morceaux. Il n'y a plus qu'à se tenir prêt.
myspace.com/bedroomeyesosd

vendredi 15 août 2008

Blackberry Wine/Local Heroes


J'écoute Rachel depuis 3 ans et elle m'envoûte, m'enveloppe de douceur. Cette jeune artiste de 31 ans vient du nord de l'Angleterre, de Carlisle, ville au coeur du Lake District. La région est particulièrement mirifique et féerique, avec des lacs à perte de vue, des forteresses ancestrales, plaines de bruyères et des pentes de collines ocres sous un ciel orangé où les moutons en liberté vivent paisiblement. Carlisle fût un temps écossaise et l'âme des habitants reste partagée tout comme celle de Rachel, ce phénomène twee-pop anglais fort influencé par le groupe écossais Belle and Sebastian.

Rachel me touche et m'intrigue. Sa voix posée et fragile est griffée du style alternatif que nous retrouvons chez Isobel Campbell.
D'une grande sensibilité, elle semble porter en elle l'Histoire, des histoires qu'elle nous retranscrit de son home-studio. L'atmosphère de ses disques dont elle gère l'enregistrement vient de sa musique composée sur ordinateur et sur son clavier maitre, pop astrale flanquée de sonorités rétro, old-school. Elle écrit les paroles comme un journal intime et nous livre son univers d'une manière délicate et subtile. La demoiselle est à la tête de deux groupes, dont le premier The Local Heroes est signé chez Cloudberry Records, label de Miami [Felt tips, Summer Cats (cf Piggledy 25/03/08), Hari and aino, Apple Orchard etc] et le deuxième Blackberry Wine chez Cosy Recordings, label suédois magnifiquement pop où elle vient de sortir un album de 7 titres, The Look-Back Time.




Dotée d'un talent pointu de musicienne, elle maitrise plusieurs instruments à cordes qui composent ce mini-album d'une fibre cosmique ambiante qui plaira aux amateurs d'electro comme aux furieux de tweepop. Elle est entourée de Grainne, Johnny et Phil, ses Local Heroes et joue en live avec son groupe, pour venir je l'espère bientôt présenter The Look-Back Time, disponible sur le site du label. On reçoit vite le cd pour le prix de 3.5 euros, avec un joli timbre suédois sur l'enveloppe en bonus, dont Rachel reverse 2 euros pour une association caritative qui finance l'enseignement secondaire au Kenya. (vidéo: Star Shone)
Rachelaqueen@gmail.com ou sur myspace.com/blackberrywineandmusic

jeudi 14 août 2008

Brendan Benson


Même s'il n'est plus utile de présenter Brendan Benson, une introduction pour ceux qui ne le connaissent pas encore est de bon aloi en attendant la sortie de son 4ème album solo prévue à l'automne. Il travaille en ce moment sur ce disque avec Gil Norton, producteur des Pixies et Foo Fighters.
Né en 1970 dans le Michigan, Benson vit depuis peu à Nashville. En 1996, il sort One Mississippi signé chez Virgin. Le disque connait un début difficile bien que superbement ficelé, stylé, composé de titres pop-rock plutôt bien galbés. Virgin le remercie et se débarrasse de l'artiste alors âgé de 26 ans, pas assez vendeur.. Benson accuse le coup, part pour la Californie retrouver Jason Falkner, guitariste, chanteur (8 albums solo), producteur, qui joue dans Jelly Fish et sur les albums de Beck, Travis, Aimee Mann. Tous les deux travaillent à un nouvel album Apalco. Cet album a vite du succés, brendan est reconnu comme l'artiste multi-instrumentiste du moment par la critique. Il repart à Detroit et ré-enregistre One Mississippi avec des inédits.

En tournée, accumulant les concerts, on découvre un jeune musicien qui jongle entre son piano, claviers, guitares, batterie, harmonica et offre du pur rock alternatif à ses fans. C'est lors de ses tournées américaines et européennes qu'il rencontre Meg & Jack White des White Stripes. Ils ne se quittent plus, mettent en place le projet Raconteurs alors que Brendan peaufine l'enregistrement de son 3ème album Alternative to Love avec Tchad Blake, ingénieur et producteur de Crowded-House et Elvis Costello . Les ep et single s'enchainent, Benson se met à produire d'autres groupes comme les Greenhornes. Avec les White Stripes ils participent à l'album du groupe américain Blanche qu'ils produisent également. A peine un an plus tard, les Raconteurs arrivent avec Broken Boy Soldiers, puis cette année en mars 2008 avec l'album Consolers Of The Lonely.
Variant entre les mélopées acoustiques, électriques, des riffs pop et un chant parfait, Brendan Benson a non seulement un don pour l'écriture, des paroles savoureuses mais il a aussi une âme, un esprit rock qui se bonifie avec le temps et qui devient un régal absolu. D'un naturel humble, il écrit sur ses souvenirs, ses rencontres, une partie de sa famille qu'il a perdu dans sa jeunesse et dit "in Letters to a Young Poet, Rilke said if you were in jail, cut off from the world, with nothing but a view of the sky from a small window, you'd still have your memories to write about".

Brendan Benson est un personnage attachant qui se fait une joie quand il vient jouer en Normandie à Alençon lors d'une tournée et clame " tout le village était présent ! ". Après avoir joué sur scène avec les White Stripes, David Bowie, Nancy Sinatra, Love, etc... il est actuellement en studio pour nous concocter un petit bijou avec Dean Fertita au piano (membre des Queen of the Stone age, Waxwings et Raconteurs) et biensûr, Brendan pour tous les autres instruments. Un joyau que l'on attend de pied ferme. (vidéo: Tiny Spark)
myspace.com/brendanbenson

lundi 11 août 2008

Onions


Les Onions sont Martin (guitare, voix), Jim (basse, synthé, voix) et Chris (batterie, voix), un joyeux trio de dandies originaires de la mystérieuse city: Manchester.
Look like a loser, if it ain't gonna happen et pickin'up pieces sont les titres sur leur myspace qui a attiré mon attention, un son pop sur un "beat" ingénieux qui remémore un son de guitares datant de l'apogée rock mancunienne.
Ces trois jeunes auteurs-compositeurs travaillent ensemble depuis presque 2 ans et grandissent chaque jour qui passe en jouant en live. Les critiques anglaises les ovationnent et clament leur talent d'ecriture.

Les chansons parlent de barbes, de crèmes glacées, de leurs bicyclettes, d'allergies alimentaires, de leur oiseau en origami à qui ils demandent de leur envoyer une carte postale.
Les Onions ne sont pas encore signés, mais cela ne devrait logiquement pas tarder. En attendant, ils continuent de pondre des harmonies dansantes et des mélodies amusantes qui marquent dès la première écoute. Le Manchester Evening News les compare à Super Furry Animal en plus enervé, Cloud Sounds radio les assimile aux Arctic Monkeys. Ils jouent partout en Angleterre, Glastonbury notamment et font de réelles performances de showmen quand ils se produisent. Drôles, frais et de surcroît ultra sympathiques, j'apprécie leur style qui s'accentue de titres en titres et leur univers pop alternatif qui se déploie aussi de fort belle manière au fil des ep.
myspace.com/onionstheband

mardi 5 août 2008

Lavender Diamond


Je voulais évoquer l'album de la 1ère dame de France, mais cela m'a valu une nuit de cauchemars (je tombais en panne d'essence en pleine nuit à Aubusson dans la Creuse, prise en otage par des petits hommes verts de l'officine des renseignements secrets de l'élysée qui me torturaient les oreilles avec des coton-tiges, de la toile emeri en guise de coton, en m'y collant le disque de force).
Apparemment mon inconscient musical me pousse à parler d'autre chose...
A mon réveil, j'ai donc écouté une véritable artiste, personne authentique et d'une grande réelle humilité, qui arrive à ses fins par ses propres moyens...
Cette jeune femme vient de Providence et se nomme Rebecca Stark, voix céleste des Lavender Diamond.

Son nez n'est pas refait, elle ne joue pas la péronelle sur les balcons, elle brille et envoûte naturellement. Elle a une âme.
A 14 ans, la demoiselle voyage en Europe, prend part à des activités politiques locales et nationales, étudie l'opéra moderne et romantique, apprend le russe, danse au conservatoire de New-York, apparait en photo dans le Time Magasine en 2000, manifestant ardemment face à la police américaine.
En 2003, elle parcourt les Etats-Unis pour présenter une comédie-opéra Birdsongs of the Bauhauroque au côté de son ami Xander Marro, illustrateur des disques de Lavender Diamond. Becky Stark dessine et travaille à la création de bd depuis 2002, à l'écriture d'opéras dont l'héroine se nomme Lavender Diamond.
2004, elle part vivre à Los Angeles où elle présentera en chantant seule à la guitare à la manière du one woman-show dans la tradition des song-singers, des chansons et textes de son opéra Artifacts of the Winged. C'est là que le public découvre cette voix unique et le charisme de la jeune femme.
Accompagnée de Steve Gregopoulos au piano et de Jeff Rosenberg à la guitare, la jolie Becky offre en 2005 un ep folk-pop symphonique Cavalry of light. Les mélopées sont chargées de poésie, d'images, on l'écoute comme on feuillette un roman épique.
La même année, le groupe part enregistrer à Madrid avec Devandra Banhart et les Queen of sheeba où ils se partagent un album - It's a Christmas Time Celebration.
2006, le succès de l'ep et de leurs concerts les mène à rencontrer Colin Meloy des Decemberists (cf Piggledy 14/03/08), devenu fan. Il reprend d'ailleurs un titre des Lavender diamond, Oh no! et leur propose de partager la tournée officielle. Dans la foulée, la belle Becky réussit même à donner de la classe à Like a prayer en étant invitée sur la compilation A tribute to Madonna.

Pour l'anecdote, un autre guitariste joue sur le tout premier 2 titres des Lavender diamond, When are you coming home, il s'agit de Elvis Perkins.
2007, le groupe signe sur le label Matador (Rough Trade pour l'europe) un superbe album, dans le contenu mais aussi la présentation signée Xander Marro. Imagine our Love est truffé de mélodies gracieuses, de balades prometteuses. Les paroles pop et naives sont romantiques et romanesques, la chanteuse dit de son album "it's a lovesong to the world". Pas étonnant que l'équipe s'accorde si bien à l'esprit Decemberists. La voix soprano cristalline de Rebecca enveloppe avec sensualité les instrumentations acoustiques du piano et de la guitare offrant une atmosphère de musique baroque ou de musique de chambre. Talentueuse, drôle, artiste originale dont la personnalité fort indépendante flamboie, Rebecca Stark est une pièce maîtresse de l'indie-pop au féminin. (vidéo: Open your heart)
myspace.com/lavenderdiamond

dimanche 3 août 2008

Jordi Savall

Nommé ambassadeur européen pour le dialogue interculturel en 2007, il est depuis 30 ans l'homme qui remet au goût du jour la musique baroque, la réactualise, la présente au grand public avec vivacité et ténacité.
Jordi Savall est le maître absolu de la viole de gambe. Tombé en désuétude, l'instrument revit sous sa coupe, retrouve une âme grâce à son oeuvre.
A 6 ans déjà, Jordi s'adonne au chant grégorien dans son école puis est fasciné par le son puissant de l'archet du violoncelle en découvrant le requiem de Mozart.
Il entre au Conservatoire Supérieur de Barcelone, ville où il naît en 1941 et où il rencontrera plus tard son épouse Montserrat Figueras. Très vite il adopte la viole de gambe et lors d'un passage à Paris, se voue avec passion à l'étude des manuscrits de Marin Marais et Monsieur de Sainte Colombe. Dès 1976, il enregistre de ces compositeurs Suite en si mineur chez Astrée puis le Tombeau de Mr. de Sainte Colombe en 1991 sur la B.O du film d'Alain Corneau, Tous les Matins du Monde.

1966, le jeune homme diplomé part poursuivre ses études en Suisse où il bénéficie de l'apprentissage de son maître Auguste Wenziger à qui il succédera au poste de professeur de viole de gambe et d'Ensemble à la Schola Cantorum de Bâle. Nommé récemment ambassadeur à l'Unesco, Jordi Savall a reçu nombre de récompenses, Officier de l’Ordre des Arts et Lettres, des victoires de la musique et awards, prix d'honneur, des douzaines de récompenses pour plus de 120 disques en français, anglais, italien, catalan et flamand et 150 concerts, dont le dernier à Jérusalem fut grandiose.
Son domaine est la musique baroque, musique médievale et de la Renaissance. Soliste et chef d'orchestre illustre, son empreinte est exceptionnelle de raffinement, bouleversante d'intensité. De l'Orchestre du Roy Soleil de Lully à la B.O Tous les matins du Monde, de sa passion pour Mr. de Sainte Colombe (1640-1700) à la contribution musicale au film de Rivette Jeanne la Pucelle, le travail de Savall est déconcertant de richesse et d'authenticité.

Il crée et dirige plusieurs ensembles comme Schola Cantorum, le Concert des Nations, la Capella Reial de Catalunya et le magique Hespèrion XXI. Défenseur d'une grande noblesse de la musique médievale, son entreprise est aussi familiale car il se produit avec sa femme, mais aussi son fils Ferran, joueur de Theorbe et sa fille Arianna, harpiste et chanteuse comme maman. Savall nous offre les danses royales du XIVe siècle, les danses de Cours Ottomanes du XVIe et XVIIe siècle, des oeuvres espagnoles revisitées Alfonso Ferrabosco II the Younger (1578-1628), des concerts hallucinants de beauté à l'abbaye cistercienne de Fontfroide (1093) et en 2006 l'album fabuleux, récompensé Disque de l'Année, Don Quichote de la Mancha. Cette année il y a 4 sorties sur le propre label de l'artiste, Alia Vox: Invocation de la nuit, Fantasias for the viole (1680- Savall et Purcell), Water Music-music for the Royal Fireworks (Savall et Haendel), Estampies et danses royales-Manuscrit du Roi (Savall et Hespérion XXI).
Le maestro Jordi Savall dit "tout le pouvoir de la musique soit capable de transformer l'être humain" a fêté hier ses 67 ans. Joyeux anniversaire Monsieur Savall.
A l'attention de mon cher ami, Louis.
alia-vox.com/

vendredi 1 août 2008

Andreas Mattsson


Auteur-compositeur, Andreas est le leader du groupe suédois Popsicle qui sort 6 albums entre 1992 et 1997 dont 4 albums fabuleux Lacquer (1992), Abstinence (1994), Popsicle (1995), Stand Up And Testify (1997). Popsicle n'est plus et laisse la place au projet Sweet Chariots composé de Andras Mattsson et Niclas Frisk, ce dernier étant dans Popsicle.

Les deux sont des artistes fort respectés en Suède, pianistes, guitaristes ils sont aussi reconnus comme les meilleurs compositeurs et producteurs de leur pays entre 1990 et nos jours. Pour Niclas, voilà la liste des groupes dont il fait partie: Atomic swing, Perssons Pack, Sweet Chariots, Vanessa and the O's, Bebop!, The Kooks. Pour Andreas: Atomic swing, Genre Hippy, Popsicle, Sweet Chariots, Cardigans, Vanessa and the O's, groupe encore d'actualité.
En 2002, les deux compères, devenus producteurs inséparables, écrivent un magnifique album A Camp pour Nina Persson (chanteuse des Cardigans). Ils avaient déjà écrit et produit le premier album pop des Cardigans en 1994, Emmerdale.
Andreas Mattsson a cette fibre indie pop sixties doublée de poesie, de lyrisme et modernité.

C'est sur l'album A Camp que Vanessa Quinones, française à la voix torride, remarquée par Lou Reed qui lui demandera de reprendre Sunday Morning, prête sa voix. Andréas est subjugué par sa voix et sa personnalité, mélange de Bardot et de Nico des Velvet.
Andréas et Niclas propose à Vanessa de former un groupe avec le guitariste James Iha des Smashing Pumpkins et Pelle Gunnerfeldt producteur des Hives et de Noise Conspiracy. 2003, Vanessa & the O's est en route.

Depuis 2006, Andreas Mattsson, parallèlement, repart la fleur au fusil avec son album solo The Lawlessness Of The Ruling Classes. Passé inaperçu en France, l'album est d'une pop-electro élégante aux arrangements truculents. Le magistral compositeur de Malmö n'a certes pas dit son dernier mot. (vidéo: so old it's new)
myspace.com/hybrisrecords