Translate

jeudi 23 avril 2009

Golden Boots



En janvier dernier les Golden Boots arrivaient avec The Winter of our Discotheque leur quatrième album, plus détonnant que jamais ! Depuis quelques jours le groupe nous offre un nouveau clip, dont le concept est sacrément original.

Pour vous rafraîchir la mémoire :


A Singer Must Die

Tres bel entretien de Manuel Ferrer avec Christophe Le Gall (directeur de ResMusica.com)
Vous pouvez aussi relire A Singer Must Die sur Piggledy là :

mercredi 22 avril 2009

Peppermoon et Pierre Faa


Peppermoon est un trio composé de Pierre Faa, compositeur et arrangeur, Iris, chanteuse et Benoit leur guitariste. C’est tout en délicatesse qu’Iris apparait en frontline de Peppermoon en 2006 en offrant le titre Les Petits Miroirs. Mélodie ambassadrice de la France, cette ballade fait des loopings, entrelace avec grâce les références du groupe, Keren Ann, Françoise Hardy, Belle & Sebastian et Holden. Proches de la pop de Shakespeare, les textes sont écrits dans la langue de Molière.

Dès 2006 les Peppermoon font la première partie de Peter Bjorn & John à Stockhölm et enchainent sur une compilation néerlandaise nommée Filles Fragiles, sur laquelle figurent de charmantes compagnies, Valérie Leulliot, Holden, Jane Birkin etc. En 2008, après une prestation live sur une télévision hollandaise, Les Petits Miroirs reparaît sur une compilation allemande.
Suivra une tournée dans le nord de l’Europe. Iris avec son grain de voix sublime, son charme limpide et son talent perçant nous cueille. On perçoit déjà chez la jeune artiste de 22 ans un don artistique mature et nature pour la musicalité.

Son talent est mis en exergue par les compositions de Pierre Faa qui signe et produit l’album de Peppermoon, Nos Ballades, en Août 2009.
Pierre peaufine également son projet solo, main dans la main avec le producteur Jay Alanski (A Reminiscent Drive, Jil Caplan) et se jette à l’eau, audacieux et troublant avec ses titres Ferme les YeuxItalique, Malgré toi et autres perles, joli recueil de textes habités, ardemment nostalgiques. Sereine, poetique, la voix de Pierre caresse avec douceur des paroles mélancoliques dans Moi l’amoureux, valse de beaux temps qui fait danser les cordes de guitare ingénueuse et chaleureuse.

Pierre Faa est en concert demain, jeudi 23 Avril à 20h30, Le Bout, 62 rue Pigalle à Paris. Un concert bienvenu pour une bouffée d’air musical, un tête à tête intime avec un auteur français dont l’univers poivre et sel promet un moment plus qu’appétissant.
peppermoon le 31 mai à Paris (Blancs-Manteaux)
pierre faa le 6 juin à Paris (Le Bout)


myspace.com/peppermoon

myspace.com/pierrefaa

samedi 18 avril 2009

Doggy


Doggy, anciennement Caramel, est un groupe conduit par Guillaume Bassard qui est aussi aux manettes de Anorak Records, label de Limoges. Quel plaisir de découvrir cet artiste français et le titre Mes Petits Parcours il y a quelques mois sur une compilation du label américain Series Two Records. (cf Piggledy Pop 18/02/09)
Quand on écoute ce titre, fraîchement pop, aérien, mélodiquement envoûtant, on se prend à rêver qu’un album suivra. Inechala ! La durée d’un rêve est estimée à 10 minutes par nuit, Doggy aura été plus rapide pour offrir Mon Colonel, sorti le 18 Mars 2009.

C’est aux côtés de Stéphane Pomédio alias Fanou, bassiste, de Stéphane Balanche, batteur, que Guillaume aborde ses munitions pop au clavier, trompette, flûtes et à la grandiloquente guitare (Paris 2012). La voix de Guillaume tournoie, légère et authentique. Mon colonel est d’une efficacité absolue. L’album est une armada de surprises, tant par la tenue des airs qui tanguent et voltigent que par les paroles affûtées et sucrées, dignes du sorbet citron à la vodka.
Le QG du colonel Doggy, Anorak Records, au sein de la belle Limoges de porcelaine, berceau du peintre Renoir, avec sa gare des Bénédictins, ses arts du feu, redore le blason de la pop française depuis 2003 mais aussi de groupes norvégiens, anglais, finlandais, américains comme Soda fountain rag, Strawberry Story, Utah Rangers, Desmond Reed, The French Defence, Snow Coloured Kid, En Français. Doggy propose un joli rendez-vous « raid » le 21 mai prochain à Limoges pour une « décharge » de sons pop en la compagnie du groupe de Clermont-Ferrand, les Wendy Darlings.
En attendant de le découvrir en live, procurez vous Mon Colonel, on adore !
myspace.com/doggyanorak
anorakcd.net

vendredi 10 avril 2009

Bee Gees



C’est depuis ma tendre enfance mon groupe préféré. Quand je dis ça, en général, les gens se marrent…et pourtant ! Les Bee Gees, c’est un groupe phare de la musique pop des années 60, groupe mythique du disco des années 70, impérial dans la création de balades dans les années 80. Pour certains ignares, c’est ringard. Pour moi, c’est les rois de la pop qui ont accompagné mes premiers pas, mes levers d’index disco dans mon berceau et déhanchés féroces dans mes couches culottes.

Nés à Manchester dans les années 1947 et 1950, Barry, Maurice et Robin Gibb sont très tôt plongés dans l’atmosphère artistique. Agés respectivement de 9 et 6 ans, Maurice et Robin étant jumeaux, les trois font leur entrée dans l’industrie du cinéma. Puis c’est l’installation à Brisbane en Australie. Là ils fondent avec leur sœur Leslie et le dernier bambin de la famille Andy, le groupe Wee Johnny Hays and the Blue Cats.
Tous les cinq jouent de la guitare, chantent et tapent des mains sur les plages, font des apparitions sur des radios locales, puis une première apparition télé en 1960. Barry a 13 ans, ses frères 10 ! Le présentateur les annonce comme les BG’s (Barry Gibb); et voilà les Bee Gees sont nés.
1963: le premier single Three Kisses of Love.



1966, le groupe est proclamé meilleur groupe en Australie. Et on veut nous faire croire que les groupes de jeunes est un phénomène récent? Moué…bien sûr et le chameau est un mammifère marin.
1967, la famille Gibb réintègre la Grande-Bretagne. Barry, Maurice et Robin composent, continuent de faire de la musique, envoient des cassettes démo au producteur des Beatles et son associé Robert Stigwood. Stigwood les appelle illico et les voilà signant New York Mining Disaster 1941, en single, puis Holiday et le fameux To Love Somebody. Aussitôt c’est le succès, l'abondance de shows, le second album Horizontal où figure le titre Massachusetts. 1968 c’est l’album Idea et les chansons I Started A Joke, Gotta Get A Message To You, et déjà des apparitions sur les télés américaines.



1969 l’album Odessa sort, avec des arrangements orchestrés du feu de dieu. Le succès, la gloire, l‘argent, tout est soudain. Les frères Gibb pensent pendant un moment pouvoir être autonomes les uns des autres et travaillent à différents projets. Robin écrit, compose, arrange et produit son propre album Robin's Reign, de leur côté Maurice et Barry signent l’excellent album Cucumber Castle. Le temps de gagner en maturité, ils ont 22 ans et 19 ans, un an et demie passe et les Bee Gees se retrouvent pour composer Two Years On , numéro 1 aux Etats-Unis; suivra l’album Trafalgar en 1971.




Jusqu’à 1974 et le Mr Natural, les Bee Gees sont en perte de vitesse. Influencés depuis un moment par le R&B, pas le truc lamentable d’aujourd'hui, mais le vrai R& B, celui dérivé de la soul des années 60, le groupe travaille à un nouveau genre musical et sort Jive Talking. Revenus dans la course, ils s’auto-labellisent en continuant de collaborer avec Stigwood. Le trio se dessine une voie royale en enregistrant leur prochain album au château d’Hérouville et pondent Stayin' Alive, Night Fever , How Deep Is Your Love etc...

Pendant ce temps, à New-York, une nouvelle vague culturelle deferle, le disco est apparu. Le film Night fever de 1976 avec John Travolta et les Bee Gees qui assurent la BO aura le destin qu’on lui connaît. Réussite incommensurable, le disque est 14 fois disque d’or. 1979, les frères Gibb ne se laissent pas griser et continuent d’écrire Spirits Having Flown dont le titre Love You Inside Out sera repris récemment par la chanteuse Feist.
1981, Living Eyes sort mais n’a pas la reconnaissance méritée les Bee Gees sont désormais étiquetés "disco". Les professionnels de la musique, légèrement jaloux de leur succés passé oublient facilement que les Bee Gees sont pop et R&B avant tout, et les dénigrent volontiers.
Barry continue néanmoins, il produit Dionne Warwick, Kenny Rogers, écrit Islands pour Dolly Parton, écrit et produit Eaten Alive de Diana Ross avec le celebre Chain Reaction. Les années 80 sont un long stand-by pour le groupe et se terminent tristement par la mort de leur jeune frère Andy. Ils lui dédieront One en 1989.



Depuis, les années 90 ont été fleuries de collaborations, de créations diverses, pour eux et pour d’autres artistes, de l’entrée au Rock And Roll Hall Of Fame, du International Artist Award en 1997 aux USA, le Brit Awards, les récompenses pleuvent à Monaco, l’Allemagne, l’Australie, les voilà en selle pour une tournée mondiale en 1998. C’était il y a 10 ans.. Depuis les deux groupes que j’admire et suis depuis des années, Ladybug Transistor et Lucksmiths ont chacun repris des titres des Bee Gees; d’autres artistes pop grandioses comme Feist ou The Bird and The Bee (cf Piggledy Pop 26/12/08) font de même. Les grands esprits se rencontrent toujours.






mardi 7 avril 2009

Private Domain


Projet très original découvert la semaine dernière dans l’émission "Ce soir ou jamais", les Private Domain m‘ont intrigué. A l’origine de ce nom énigmatique, fort joli d’ailleurs, se trouve la mystérieuse Iko (que j'ai pu voir à l'oeuvre récemment dans l'opéra de ma ville, sous un autre nom, dirigeant un autre ensemble. Chut...) Cette artiste a une formation haut de gamme dans le domaine musical, la belle brune est chef d’orchestre. Iko a aussi des idées hors du commun et l’envie de dévoiler sa passion du classique à un nouveau public. Elle dépoussière le genre avec brio et classe en lui greffant des rythmes pop, des tempos électro, agrémentés de textes.
Iko/Para One "Septieme"

A ses côtés, divers artistes l’accompagnent dans ce Private Domain, sorti en cd le 31 mars dernier. Emilie Simon qui chante sur du Purcell et du Fauré, Marc Collin (Nouvelle Vague) qui pose sa griffe pop sur la Traviata de Verdi ou encore sur le titre Here in this place, des Indes Galantes de Rameau. Il y a aussi Para One, artiste electro en vogue qui appose son style au Requiem de Mozart et aux magnifiques 7ème symphonie de Beethoven (vidéo) et la Passion de Bach. Il y a également la présence notoire de Murcof, personnalité mexicaine de l’electronica, qui vient ornementer du Monterverdi et du Schubert. Se mêle à ces compositeurs talentueux le duo Paul et Louise, à la guitare, clavier et chant sur le Rameau revisité par Marc Collin et la chanteuse du groupe Moriarty, Rosemary, qui rejoint la troupe.
iko/marc collin/paul et louise "Here in this place"

La prochaine date est au Printemps de Bourges le 23 avril. Private Domain se produira dans la cathédrale.
L’idée d’Iko est succulente. Elle nous permet, comme nous le permit Gainsbourg dans un autre temps, de nous rapprocher du Classique, le découvrir ou le redécouvrir, l'écouter et l’aimer encore plus.
myspace.com/privatedomainofficial

TRACKLISTING
1."Here in this place" from Les Indes galantes, La Danse des sauvages - J.P. Rameau MARC COLLIN/IKO/ PAUL ET LOUISE
2. "Remember me" from Didon Et Énée, When i am laid, mort de Didon - H. Purcell ÉMILIE SIMON /IKO
3. "Requiem fragment”from Requiem, Offertoire - W.A. Mozart PARA ONE/IKO
4. "Amor" from Lamento Della Ninfa (madrigal,livre VIII) C. Monteverdi MURCOF /IKO
5. "Death and maiden" from Quatuor Der Tod und das Mädchen - F. Schubert MURCOF/IKO
6. "Addio"from La Traviata, Addio Del Passato, mort de Violetta – G. Verdi MARC COLLIN/IKO
7. "Septième" from Symphonie N° 7, Allegretto - L.van Beethoven PARA ONE/IKO
8. "Un rêve" from Après un rêve – G. Fauré ÉMILIE SIMON/IKO
9. "Passion" from Johannes Passion, choeur d'ouverture n°1 - J.S. Bach PARA ONE/IKO