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mardi 27 janvier 2009

Welcome Wagon


Le Reverend Vito Aiuto et son épouse Monique forment le groupe Welcome Wagon depuis 2001 avec une première apparition sur la compilation To Spirit Back the Mews sortie chez Asthmatic Kitty. Au début de leur histoire, Vito et Monique n’ont aucune formation musicale théorique et composent au gré de leur inspiration à l’aide d’une guitare et d’un harmonica.
Lui, ses études de théologie de Princeton en poche sert désormais l‘Eglise en tant que pasteur et fait paraître ses recueils de poésie. Elle, arrivée à Brooklyn pour ses études d’art, travaille auprès d’enfants dans une école primaire. Alors que ces deux New-yorkais aiment se retrouver dans leur nid d‘amour pour chanter en duo, leur hobby prend forme lorsqu’ils se produisent dans des bars et cafés-concerts.

Très spirituels, leurs textes sont conçus comme des psaumes, utilisant du vocabulaire classique, élégamment lyrique. Le duo ne laisse pas insensible le musicien Sufjan Stevens qui se propose aux arrangements de leur disque Welcome to the Welcome Wagon paru en décembre 2008. La majesté Stevens est aussi producteur et ses amis les Danielsons collaborent au disque en écrivant même un titre : Sold! to the Nice Rich Man.


Ce disque est synonyme de communion, de moments partagés en famille ou entre amis, d’ailleurs présents dans les chœurs. Monique joue de l’harmonica et du glockenspiel, Vito est à la guitare et tous les deux chantent. Famille et amis se joignent à eux pour l’enregistrement de la basse, du piano, du banjo, de la batterie, la harpe et les trompettes, cors, tuba. La patte Sufjan Stevens se distingue et se marie à merveille avec celle des Welcome Wagon, délicatement pop. Cette collaboration fait naître le genre de pop-country spirituelle autrement appelé « Church music », swinguant et groovant sans tomber dans le style gospel habituel. Ce joli couple en nous faisant partager leur intimité, leur croyance en musique dévoilent un don pour le chant et l’écriture. La voix de Monique, toute de finesse et douceur, se lie naturellement à celle de Vito, soft et feutrée. Le piano dans Up the mountain, les arpèges de guitare dans You Made My Day, la trompette sur chaque titre, le banjo dans Hail To The Lord's Anointed nous embarquent paisiblement dans l’univers ultra poétique de Welcome Wagon.
myspace.com/welcometothewelcomewagon

Antony and the Johnsons


Voix suave, touchante, émouvante, l’androgyne Antony Hegarty apparaît à Manhattan pour la première fois en 2000 avec l’album éponyme Antony and the Johnsons, réédité en 2004, suivi de I Am a Bird Now en 2005 . Il m’aura fallu presque 10 ans pour le comprendre, être à fleur de peau, comme je le suis à l’écoute de son dernier disque, receptionné comme on reçoit un bouquet de roses. (Mysteries of love : Sometimes a wind blows, and you and I, float, in love, and kiss forever, in a darkness, and the mysteries of love come clear and dance in light, in you, in me, and show that we are Love)

Antony, né à Chichester dans le sud de l'Angleterre, part vivre à Los Angeles puis à New-York où un label remarque son style unique et si particulier. Accompagné des Johnsons, Julia Kent au violoncelle, Maxim Moston au violon, Rob Moose, basse et violon, Jeff Langton la basse, Parker Kindred à la batterie, Thomas bartlett, kevin barker, doug Wieselman, Antony, auteur-compositeur est au chant et piano. En 2001, à la suite de son album éponyme, il sort un ep nommé I Fell in Love with a Dead Boy sur lequel se trouve la pharamineuse Mysteries of Love, paroles de David Lynch et composition d’Angelo Badalamenti. Lou Reed tombe en pamoison, évidemment, découvrant cette tuerie de disque et contacte Antony pour travailler avec lui; Lou Reed joue sur l’ep des Antony and the Johnsons, The Lake, de 2004. En 2005, I am a Bird Now reçoit le prix Mercury du meilleur album de l’année.

Le 19 janvier dernier est arrivé The Crying Light, une myriade de mélodies avec une dominante d’instruments à cordes mais aussi des envolées d’instruments à vent et toujours cette interprétention si personnelle, si griffée. La fragilité abonde dans les textes. Dans chaque mot, chaque note, on entend vibrer les cordes vocales d’Antony qui est désormais une figure emblématique d’une musique hybride, la sienne, rare et sublime. Jazz, blues, pop-symphonique, psyché, tous les styles y sont distillés avec des parfums d’excentricité, de sensibilité, d’émotionnel, de sensualité et mélancolie. Ce n’est pas un hasard si Antony and the Johnsons collabore aux albums de Björk, Devendra Banhart, Cocorosie, Rufus Wainwright, Lou Reed et marque les plus grands artistes de notre époque par son aura et sa personnalité artistique. A découvrir absolument.
myspace.com/antonyandthejohnsons

Smallgoods

Groupe australien originaire de Melbourne apparu vers 2000 dans des cafés-concerts, Smallgoods est composé au début de l’aventure des deux frères Gus et Lachlan Franklin, du guitariste Ben Mason, du pianiste et synthéman Shags Chamberlain. Leur premier album de 2003, Listen to the radio est un bijou rock, pop; un doux cocktail de sons de tambourins débridés et de guitares psyché. On y retrouve les deux singles sortis en 2002, Abraham Lincoln et Get up.

Le groupe d’amis new-yorkais Essex Green partagera le titre Abraham Lincoln avec eux sur un EP. Suit en 2004 This is the Show, tout aussi extraordinaire. Le groupe tourne, joue énormément accompagnant par exemple Ben Kweller, Josh Rouse, les Shins, les Lucksmiths, ou encore Architecture in Helsinki, et écrit un nouvel album Down on the Farm qu’il commence à enregistrer en 2005.
Un peu mis de côté, l’album revient et revit grâce à Stanley Paulzen aka Fred Astereo, à la tête du label Lost and Lonesome Record Company qui sort finalement l'album en 2007.
Alors que le guitariste Ben Mason se joint en 2006 au projet Breaking the light de Nick Murphy, album fort bon et beau de country-rock psychédélique auquel participe toute la scène indé de Melbourne, les Smallgoods se réunissent en studio. Avec Ben, les frères Franklin, Shags au synthé et Andrew Cowie à la basse et au piano, une joyeuse troupe de musiciens participent à l’enregistrement : Pete Cohen de Sodastream, Jodi Phillis de The Clouds, Paul Rigby des Rectifiers, Nic Dalton ex-Lemonhead, et presque 30 amis et connaissances de Melbourne pour chanter sur You’ve Got A Friend et South of the River.

Les titres ont une trame sixties, sont divinement actuels, mis en valeur par des rythmiques, des clap hands et des pirouettes vocales comme sur Jeune de fille. Le thème des 14 titres de Down on the Farm, comme Traipse through the Valley ou Sadness in the City, est le retour aux sources, l’art de vivre mieux au grand air, loin de la ville. Le retour à la simplicité, au naturel et à la beauté des paysages est le thème favori de leurs groupes d'amis Essex Green et Lucksmiths. Smallgoods, littéralement, saucisses et saucissons, sont à déguster sans modération parce que c'est bien connu "dans le jambon tout est bon".
myspace.com/thesmallgoods
lostandlonesome.com.au

mardi 20 janvier 2009

Fredda

Couple dans la vie comme à la scène, ces Bonnie & Clyde de la pop sévissent depuis 2003 en donnant des concerts en Europe. Il n’y a pas de hasard. Ils s’accordent si bien que leur duo Radiomatic produit en 2006 un superbe disque pop. Frédérique Dastrevigne alias Fredda et Pascal Parisot présenteront le volume2 en 2009. Ils revisitent ensemble des pépites des années 60, le étonnez-moi Benoit de Françoise Hardy, Zoi Zoi de France Gall, l’idole des jaunes de Stella, et une flopée d’autres titres comme Dou liou Dou liou St Tropez, Deux minutes 35 de bonheur etc. Radiomatic et son opus au doux nom de ce soir après dîner, nous passerons des disques est sixties, yéyé, pop, swinguant et dansant.

En visitant la page myspace de Fredda, on peut y lire l’appréciation de l’artiste anglais Mr Wright : "What nice songs you have!" Fredda est surnommée « la petite sœur d’Holden » quand elle sort en 2007 son premier album produit sur son propre label, Toutes Mes Aventures , sur lequel on retrouve bien sûr Pascal Parisot pour la musique. Fredda y compose ses propres titres et écrit les paroles, joue du banjo lors des concerts live et Pascal l’accompagne au piano, à la basse, tout en s’occupant des arrangements des instruments à cordes et à vent. Depuis 2000, Fredda chante avec Pascal Parisot dans les tournées et joue du banjo, du guiro à ses côtés. Elle se lance, et voilà un disque personnel de pop symphonique fort réussi qui dévoile une Fredérique Dastrevigne talentueuse et charismatique hissée au premier des chanteuses de la nouvelle scène française.
myspace.com/radiomatic
myspace.com/freddastrevigne

Dap


Alors voilà ce que j’appelle clairement un coup de cœur, une claque. Piggledy a le béguin probe et rondelet pour dap. Quand j’écoute la musique de Benoit dap, je reconnais tout le patrimoine musical de l’hexagone, des titres qui brillent et valorisent en un clin d’œil la chanson, la musique française. Dap prouve de bien belle manière qu’avec des compositions de qualité, des mélodies orchestrées avec brio, les paroles en français, c’est la classe, le top.

Tout comme je suis bluffée quand j’écoute Melody de Gainsbourg, je suis époustouflée par dap. Inspiré par le cinéma des années 70, par ses compositeurs, allant de Colombier à Sarde en passant par Jean-Claude Vannier, par ses actrices comme Anna Karina ou Jeanne Moreau, Benoit compose des morceaux dignes de bandes-originales pour un cinéma gracieux et galant. Il est peu surprenant que des scenari s’immiscent dans les chansons sachant que Benoit dap écrit aussi des nouvelles.
Le charmant et sensuel timbre de voix de Benoit est accompagné du suave et tourbillonnant grain de voix de Cha également au clavier, de celui de la chanteuse Emilie et de la comédienne Elsa M.

Quand Benoit fonde dap, son coéquipier de Teaspoon, le guitariste Yann F se joint à lui. Puis en 2006, l’arrivée de JF.V batteur des Da Brazilians et Serge V, violoncelliste et bassiste, annonce la naissance officielle du groupe. Cette même année Benoit et ses comparses partagent l’affiche avec monsieur Katerine.
Comme au volant d’une JAG’ les dap avancent, piano ma certamente, jouant dans les festivals, à la Flèche d’or, au Baron, au Paris-Paris…la liste devrait s’accroître après la sortie de leur album prévue en 2009 avec au mixage, Yann Arnaud (Air, Syd Matters) et Alex Cloître (Lanskies).
Tendez l’oreille... l’exquis son de basse de Benoit dans Paris Hiver, des X, dans George Michael et Elsa, l’envoûtant piano de La fille aux cheveux rouges, les violons et le clavier psyché de Colonel Patrick vous emmèneront dans le chatoyant domaine de dap. (vidéo : l’Ile Fantastique)
myspace.com/legroupedap

Clem Snide


Groupe de country rock alternatif de New-York, les Clem Snide apparaissent dès 1997 avec un premier et délicieux album You Were a Diamond. Après sept albums et une pléiade de concerts, Clem Snide se dissout à peine dix ans plus tard. Le groupe de base se compose essentiellement de quatre musiciens avec à leur tête, Eef Barzelay, artiste originaire de Tel Aviv en Israël. Doté d’un talent d’interprète et de composition inoui, il mène depuis 2006 une carrière en solo, installé à Nashville, où il écrit trois albums dans la veine du folk acoustique, offrant des balades pharaoniques ornées de guitares, basse, tambourin, accordéon, piano. Barzelay donne à ses chansons une fibre de narration, il conte des histoires, il est un pionnier dans ce genre musical pop-folk et ouvre une voie royale aux groupes comme Herman Dune & co.

Au moment de la séparation en 2006, Clem Snide a dans sa besace un album ficelé et persillé, Hungry Bird, prêt à sortir du studio d’enregistrement et qui aboutira finalement aux oubliettes. Mais voilà la bonne nouvelle : Eef Barzelay retrouve cette année ses amis du début, Pete Fitzpatrick (guitare et banjo) son cousin Brendan Fitzpatrick (basse) et Ben Martin (batterie). Ils décident de repartir en croisade, avec en leur compagnie Franz Wright au chant, poète renommé qui remporte le prix Pulitzer, Tony Hamel au piano, accordéon, orgue et Roy Agee au trombone.


Cette troupe, à la mémoire vive, revient avec Hungry Bird et en préambule le single Me No, déjà paru sur l’album Lose Big d’Eef Barzelay en 2008. Ces retrouvailles annoncent une série de concerts et de shows où peut-être nous pourrons réentendre les Moment In The Sun, Ice Cube, Joan Jett of Arc, titres marquants de The Ghost of Fashion, sublime galette de 2001.
Hungry Bird renaît donc de ses cendres en février 2009 avec de l’harmonica, trombone, piano, guitares, kazoo (hee haaa!) et tout cela sera présenté sur scène par Clem Snide, d'abord aux Etats-Unis puis en Europe, dès le printemps. (vidéo : Beautiful)
myspace.com/clemsnide
clemsnide.com

samedi 17 janvier 2009

Madeline


Du haut de ses 23 ans, cette artiste au joli minois dit dans une interview qu’elle est inspirée par Emmylou Harris, Lucinda Williams, Paul Simon et Neil Young.
Son répertoire est fleuri de compositions pop-folk avec des arrondis country. Madeline est originaire de Athens, le temple du rock psyché au Texas d’où sont aussi REM, Vic Chestnutt, Elf Power, Neutral Milk Hotel et Of Montreal; toute la clique du label collectif américain Elephant6 Records. Le premier disque de Madeline Adams, Kissing & Dancing, sort en 2003. Elle a 15 ans, enregistre elle-même ses morceaux avec sa guitare electro-acoustique et banjo.

Depuis miss Adams, guitariste, pianiste, fabuleuse interprète, avec son expérience de scène (de 2000 à 2003, elle joue avec le groupe Sugary Shakers), et ses compositions, a sorti The Slow Bang. C‘est avec son ami Matthew Houck du groupe Phosphorescent, dans sa maison à Athens, qu’ils enregistrent ce second album en 2006, signé chez Orange Twin, label de Elf Power, Neutral Milk Hotel and, Vic Chesnut etc... Le nom de Madeline gagne en renommée et apparaît de plus en plus sur les affiches de concert (150 concerts en 2006).
Il y a un an, la jeune Madeline disait qu’elle rêvait de faire un album plus "pop dansante".
Voilà, elle l’a fait. Et c’est une réelle réussite! Ce superbe album appelé White Flag sortira le 10 Mars avec des titres de sa patte, folk, pop, accompagnés de piano et de cor.

Le romantisme est au rendez-vous. Les paroles sont extrêmement belles; elles évoquent avec sensibilité et maturité le thème de l’amour; c’est Saint-Valentinesque; quelques têtes de la scène pop-indé d’Athens participent à l’album, comme John Fernandes au violon, membre de Elf Power et Olivia Tremor Control, mais aussi Page & Claire Campbell. Et pour couronner le tout , la belle Madeline y joue une reprise des Bee-gees, Jive Talking. Alors là j’applaudis des deux mains, avec mes dix doigts et en levant les coudes!
White Flag est mélodique, somptueux, promet d’être une pièce maîtresse dans les sorties de disques de 2009 mais aussi sur les scènes car Madeline, après 27 dates en mars aux Etats-Unis, part pour une tournée européenne dès le mois d‘avril, UK, Allemagne, France et finira par Bruxelles le 22.
Restez aux aguets.
myspace.com/madelinesongs

Jeffrey Foucault


Ceux qui connaissent les plaines arides de l’ouest américain, les bayous de Louisiane, les cactus géants du sud Texas ne resteront certainement pas insensibles à la production de Jeffrey Foucault. C’est roots, folk, brut, ça donne envie de ressortir le bandana américain du placard. Jeffrey est jeune mais sa voix est marquée de maturité. Elle a une âme. La qualité du son de guitare le classe directement au panthéon des songwriters, de Neal Casal aux Notting Hillbillies avec Bo Ramsey aux manettes pour le travail de studio. Bo Ramsey est un des plus importants producteurs et musiciens de blues à l’heure actuelle; il travaille avec Lucinda Williams, sort un album en avril 2008, Fragile, où apparaissent la crème des musiciens ricains, dont son fils, Benson qui fait partie du groupe The Pines.

Jeffrey Foucault s’entoure donc d’experts dans le style. Il se met à composer en 2000 et sort son opus, Miles from The Lightening en 2001. Il aime les Cure, les Smiths, Wilco, Hemingway, les Stones, le bluegrass. Ce cocktail d'influences et de références offre des compositions superbement bien construites, dans l’instrumentation country-folk mais aussi dans l’écriture. Ce premier album détonnant est suivi par Redbird en 2003.
Constant dans la qualité acoustique et sa progression, cet artiste de 28 ans arrive avec un album encore meilleur en 2004, Stripping Cane. Suis le géniallissime Ghost Repeater en 2006, puis une collaboration avec son complice de blues-acoustique, Mark Erelli pour le titre Innocent When you dream. Le disque est un pur bijou, du folk traditionnel et contemporain à la fois, utilisant des rythmiques étudiées et des instrumentations modernes sur des arpèges de banjo, guitares, accordéon, basse, orgues Hammond et Wurlitzer.

Ce troubadour texan de la veine de Mark Knopfler, Neil Young, Cash, remet à l’ordre du jour ce genre désuet et pas spécialement en vogue en Europe. Je le regrette; des concerts de country-music ou de bluegrass en France nous changeraient des miséreuses daubes de ska ou d’électro dont on a assez soupé. Mal digéré. Je ne parlerai pas de Claude François. Non, non, non, je ne suis pas cap’…pas contrite non plus.
Mais revenons à la musique.
Jeffrey Foucault sort début 2009 une compilation de 13 titres de John Prine, Shoot the Moon Right Between the Eyes: Jeffrey Foucault Sings the Songs of John Prine, un album hommage qu’il a toujours souhaité faire comme il le souligne sur son site « When I was seventeen my Dad brought home John Prine's first album and it became my private religion for a while »
La discographie et les reprises jouées, interprétées par Jeffrey Foucault, de John Prine, REM (You Are The Everything), Neil Young (Love Is a Rose), Peter Case (Entella Hotel), Townes Van Zandt (Nothin'), Tom Petty (Alright For Now) à Bob Dylan (Buckets of Rain) sont poignantes, brillantes et hautement conseillées.
jeffreyfoucault.com

vendredi 16 janvier 2009

Le Man avec les lunettes

Groupe pop italien originaire de Brescia, Le Man avec les lunettes apparaît en 2004 avec un ep fort prometteur Saturate it, than reverse. Signés par un label au doux nom de Honey, les deux musiciens interprètes, Fabio et Ale, font paraître une cassette audio, puis un ep au titre frenchy Qui cherche trouve. Sur ce fabuleux ep, le titre Tennis system & its stars, clin d’œil au groupe Lilys, annonce la chanson, Wimbledon, balade pop acoustique brillante. Ils aiment le tennis et le démontrent en sortant un vinyle dans la foulée, nommé How To Improve Your Backhand et sa jolie pochette.

J’avais parlé du label Honey dans l’article sur le groupe Smittens au sujet de la compilation Let it bee. Le Man avec les lunettes y participe en y aposant le titre Could I Call You Honey. (cf Piggledy 31/08/08)
D’une beauté géniale, Fabio et Ale écrivent des mélopées ornées de mandoline, de glockenspiel, guitare, trompettes, kazoo, maracas, tambourins, un clavier gazouillant, une ribambelle d’instruments qui crée une réelle richesse sonore. L’oreille est attisée. L’écoute est submergée par l’alternance de sons, de ritournelles ingénues et psyché.
On comprend donc que le duo reprenne un titre des Belle and Sebastian, Jonathan David, qui apparaît sur la compilation A century of Cover. Ils font également la reprise de Venus des Wedding Present.

C’est avec des paroles fraîches, amusantes, parfois mélancoliques que Le Man avec Les Lunettes offre en 2008 l’album La belle epop, puis Plaskaplaskabombelibom où se trouve la scintillante Se På Stjärnorna (Look at the stars).
Depuis leur début le duo a assuré plus d’une centaine de concerts, parcourant l’Europe de bars en festivals, de Bergen, Copenhague à Rome et Strasbourg avec les Suburban kids with biblical names, Soda Foudain Rag ou encore My Brightest Diamond, Jason Lytle etc.
Gardez un œil sur les Le Man avec les lunettes ! (oui, je sais, elle est facile celle-là)
www.lmall.it/
www.myspace.com/occhialuto

samedi 10 janvier 2009

The Guild League


L’australien Tali White reste en piste, toujours aussi prolifique et créateur. Tel un chevalier sur son dada blanc, armure faite de poésie, un carnet à spirale en guise de lance et son dernier étendard sorti le 2 décembre 2008, Speak Up.
A la tête des deux groupes, Lucksmiths ( cf Piggledy 22/10/08) et Guild League, Tali est sûrement un des meilleurs auteurs-compositeurs et interprètes de pop.

Le groupe de Melbourne The Guild League sort en 2002 Private Transport, album annonçant Inner North de 2004 avec une formation plus réduite qu’au début : Cressida Griffith au violoncelle et Rodrigo Pintos-Lopez à la guitare. Mélodiques, délicats, les arrangements et instrumentations nous emmènent dans de la délicieuse Chamber-pop avec le dernier né Speak up . Pinto-Lopez n’est plus dans Guild League, aujourd’hui constitué de Cressida Griffith, à la basse et violoncelle, Gus Rigby au saxophone, Roger Clark à la trompette, le batteur Phil Collings et Gerry Zeeman la guitare. Quant à Tali White, il écrit, compose, chante ( avec cette puissance vocale et ces intonations si touchantes), il joue de plusieurs instruments en studio, de la grosse caisse sur scène tout en chantant. L’artiste est parfait! Je suis certaine qu’il sait aussi faire des choux à la crème home-made !

Speak up est fabuleux, variant et alternant entre balades émouvantes et poétiques, Limited Express, The Idea et des embardées plus rock, aux refrains rebondissants et aux tambourins chaloupés dans Where’s the colour?

Signés fidèlement chez Matinée Records pour les USA et Candles Records, en Australie, ces musiciens collaborent également avec d’autres « bands » comme les Steinbecks pour qui Tali a écrit deux titres The Doppler effet et Have you ever looked after a song?
Tout comme avec les Lucksmiths, les Guild League jouent énormément de live, accompagnés d’autres groupes et artistes, Bank Holidays, Fred Astereo, tous du label Matinée, de Candles et de Lost and Lonesome.
theguildleague

vendredi 9 janvier 2009

James William Hindle


L'angleterre garde les joyaux de la Couronne et parmi eux, le compositeur interprète, James William Hindle qui vit à Glasgow. Shakespeare disait "la musique est l'aliment de l'amour". Avec Sir Hindle vous ne risquez pas d'avoir faim.

Apparu avec un premier disque éponyme en 2001, signé chez le label de San Francisco, Badman Recording, main dans la main avec Track and field, génial label de Londres, James William Hindle est le digne héritier spirituel de Nick Drake. Sur ses compositions, il y a du violon, du violoncelle, de la guitare acoustique essentiellement. Le piano et clavier y sont présents ainsi qu'une rythmique primordiale, qui nimbe l'écoute d'une atmosphère intimiste et feutrée.

Le collectif de musiciens américains qui compose Elephant6 repère le sujet anglais. De suite, ses membres, Of Montreal, Ladybug Transistor, Essex Green etc, demandent à James de les accompagner en tournée. Se lie une grande complicité artistique entre eux et voici Gary Olson (Ladybug Transistor + Essex Green) promu ingénieur du son pour le deuxième album de 2003, Prospect Park et producteur de l'album qui suit en 2005, Town Feeling, enregistré à Malboroughs Farms, Brooklyn, chez Gary (cf Piggledy 29/07/08 ). Entre temps, James joue en tournée avec Essex Green et apparait en guest sur l'album The Long Goodbye, sur celui de Sacha Bell, Destination Girl, avec d'autres collaborations encore par poignées !
Sur Town feeling, les instruments règnent en paix et avec grâce. Une ribambelle de sons sortent de la guitare et du banjo, du violoncelle, du tambourin, pour orner ce disque parfait du début à la fin. En bonus, la cerise sur le gâteau, qui ne gâche pas mon plaisir, Hindle offre la reprise des BeeGees I Started a Joke avec une belle sensibilité.

Récemment, alors qu'il prépare en studio un disque en solo qui sortira en 2009, James William Hindle et son acolyte Calvin Halliday forme le duo Hindle & Halliday. Ensemble ils créent une équipe pop-folk féerique. Leurs deux voix se reflètent et font scintiller un ensemble de compositions de style americana des plus délicates. Evidemment, on retrouve dans leur projet la participation collective du bassiste Gavin Cormack, Otto Hauser, Kyle Forrester,Neil Cleary (producteur), Chris Ziter, Sasha Bell, Julia Rydholm, Jeff Baron, Gary Olson, des groupes Essex Green et Ladybug Transistor, mais aussi des membres des Of Montréal comme James Huggins.
Hindle fait ses armes en jouant sur scène et en studio aussi avec The Shins, Devendra Banhart, Six Organs of Admmittance, The Decemberists, Bonnie 'Prince' Billy, Antony & The Johnsons. Il continue également son travail de producteur pour d'autres groupes, assure des concerts avec son ami Calvin Halliday depuis 2007, tout en écrivant ses titres et composant des bijoux mélodiques, comme sur Goat, album en duo avec James Green, ou son dernier en solo, Joshong de 2006. James William Hindle est un boulimique de musique "sweet and lulling hum" qu'il transcende (New-York Times).
www.myspace.com/hindleandhalliday

mercredi 7 janvier 2009

Johan Heltne

Chaque album dans sa conception a son histoire, une âme, des références ou envoie un message. Dans le cas du suédois Johan Heltne, ses disques proposent tout cela en même temps. Cet auteur-compositeur prolifique sort en 2005 un opus prometteur Flyttfåglar, "oiseaux migrateurs", puis la même année, Skisser av en vacker plats titre qui pourrait se traduire par "dessins d'un bel endroit". Le premier album est brut comme un diamant pur, enregistré dans les conditions live en studio avec ses amis, musiciens de renom, les guitaristes Egon Jönsson, Andreas Runeson et Daniel Sundström à l'orgue hammond. Avec cet opus qui évoque un voyage en Espagne et le deuxième disque composé dans son sillage qui parle de son pays natal et de la ville de Stockholm, l'évasion est garantie. Ces petites histoires, les paysages sont racontés dans sa langue maternelle de manière lyrique. La musique est splendide avec des arrangements de cordes, des guitares acoustiques, des claviers celestes, à classer aux côtés de Sigur Ros (Piggledy 30/06/08).


2008, Johan Heltne entouré des ses amis musiciens avec qui il forme une sorte de communauté de compositeurs "anti-grosse industrie de musique de blaireaux", revient avec un superbe disque Vetenskapliga Bevis För Att Jesus Lever "preuve scientifique que Jesus est vivant". Johan l'a composé au retour de sa visite à un ami moine confiné dans un monastère sicilien, inspiré par la situation, l'endroit. Outre cette excursion spirituelle et réflexion religieuse au coeur de la Méditerrannée, les villes traversées Malmö, Göteborg, Stockholm, et Paris, apparaissent en références dans les titres comme 16, Avenue de l'Opéra ou Pelle Bank. Les compositions luxuriantes habillent un magnifique album, forment une collection de mélodies de haut niveau, monumentales et d'instrumentations symphoniques.
L'abondance de sonorités, d'histoires et d'anecdotes est à l'image du nombre d'amis présents à l'enregistrement en studio, qui apparaissent également dans la vidéo de Hjärta. Instinkt. Principer. où l'on peut distinguer notamment l'auteur-compositeur interprète Jonathan Johansson. La scandinavie et la pop viking se portent comme un charme. Johan Heltne est d'ailleurs en ce moment en studio pour nous offrir Sara, album prévu en 2010.
myspace.com/johanheltne


samedi 3 janvier 2009

Ladybug Transistor (Interview)


Pour commencer Gary, peux tu me raconter l'histoire du petit garçon que tu étais et ta découverte de la musique?
je jouais de la trompette dans une fanfare. Vous avez des "marching bands" en France? la trompette est le seul instrument dont j'ai appris à jouer correctement. J'allais à l'Eglise tous les dimanches comme mes parents étaient pasteurs luthériens. Mais, j'étais timide souvent pour chanter et n'étais jamais dans la chorale. J'adorais écouter la radio et j'avais des montagnes de cassettes d'enregistrement de toutes mes chansons préferées. Quand j'étais très jeune, c'était uniquement les 40 grosses stations de radio de grandes ondes, puis j'ai évolué vers les stations de rock et à mon adolescence, j'écoutais plein d'émissions locales de mon lycée. Beaucoup d'entre elles avaient des réseaux d'antenne assez mauvais alors je fabriquais tout le temps mes propres antennes en feuilles d'aluminium et fils de fer.

Le premier souvenir "musicale" qui te vient à l'esprit? Beaucoup de vieilles cassettes que j'avais. Mes parents avaient offert à tous les enfants de la maison des inscriptions à un club de disques, donc on pouvait avoir 3 albums par mois. Beaucoup de early classic Rock - Beatles, Styx, Bread, Eagles.

Ta voix devient de plus en plus grave, basse, au fur et à mesure des albums. Vous changez quelque chose en studio? tu es conscient que le caractère de ta voix, qui est particulier et unique, a changé? ça m'a pris des années pour trouver une façon confortable pour chanter et être naturel. Comme je te l'ai dit, je ne chantais jamais à l'église ni à l'école. Donc pendant un long moment je n'avais pas confiance en ma voix. J'étais plus un chanteur de salle de bain. J'essayais quelques trucs différents quand j'ai commencé- venant du fait de posséder son propre studio d'enregistrement quand on est jeune et qu'on a tout le temps devant soi. Mon registre est assez limité alors j'essaie de travailler au mieux avec ce que j'ai.

Quand as-tu rencontré tes amis les Essex Green?
J'ai d'abord rencontré Jeff Baron dans les années 1990 peu de temps avant qu'il rejoigne les Ladybug. Sa soeur Jennifer a rejoint le groupe quelques mois après. Pour finir Sacha Bell nous a rejoint. Jeff et Sacha ont ensemble déménagé dans le Vermont et commencé les Essex Green. Pendant un moment nous avons vécu ensemble dans ma grande maison à Brooklyn. 2 couples avec 1 frère et une soeur, si tu peux imaginer ça. Ladybug a enregistré Albermale Sound et Argyle Heir pendant que nous vivions tous ensemble.

D'où vient le nom de ton album "Marlborough Farms" et en même temps d'où vient le nom du groupe? Marlborough Rd est le nom de la rue où se trouve ma maison et où le groupe enregistre. Le voisinage, l'endroit est presque "rural", pour la ville de New-york, d'où le nom "farms" (ferme). Le Ladybug Transistor est une radio transistor qui ressemble à une coccinelle que j'ai acheté il y a quelques années.

De quel album es tu le plus fier? est ce que c'est le premier ou le dernier, travail mûri et enrichi de tout ton parcours personnel jusqu'à aujourd'hui? Je les aime tous comme mes enfants, donc je ne peux pas en choisir un. Albermale Sound et Can't Wait Another Day sont tous les deux spéciaux, si j'ai à choisir. J'aime écouter Albermale et me dire "bon sang, mais qu'est ce qu'on faisait là?" Je continue sans arrêt d'apprendre sur les enregistrements et jette beaucoup de trucs maintenant. Les deux derniers albums sont plus concentrés sur l'écriture et peut-être un petit peu moins sur l'instrumental ou l'atmosphère des chansons. J'aime les deux approches.

Ca t'a apporté un truc en "plus" d'être en compagnie d'autres groupes comme les Lucksmiths, les Essex Green, les Great Lakes...? On vient justement de faire une tournée avec les Lucksmiths et Still Flyin' (qui comporte 20 membres) donc c'était comme une famille géante voyageant ensemble pour une semaine. Formidable

Tu restes idem, la même personne, tout en évoluant de plus en plus dans un environnement de "stars", avec des professionnels et des gens plus ou moins sympas, journalistes, attachés de presse, etc....Est que ça reste facile pour toi d'être disponible tout le temps pour ces personnes, et notamment pendant la période où San nous a quitté? C'était, et ça le reste, très difficile de répondre aux questions au sujet de San. Mais c'est toujours bien quand les gens me posent des questions sur lui, parceque c'est parler de lui et nous souvenir de lui. Et c'était sincèrement un être mémorable. Un être humain très spécial.

Est ce que tu te définis comme optimiste ou pessimiste? Je pense que les Ladybug Transistor est un groupe fondamentalement positif!

J'ai vu sur votre site officiel une eventuelle complicité artistique entre toi et les Belle&Sebastian. Tu me le confirmes?Oui c'est vrai! j'ai enregistré un titre avec le groupe en studio pour le prochain album des Belle&Sebastian.

myspace.com/marlboroughfarms

Cats on fire


Quator finlandais mené par l'auteur-compositeur Mattias Bjorkas depuis 2004, les Cats on Fire apparaissent dès 2006 avec un ep fracassant : Draw In The Reins. Depuis leurs compatriotes 22 Pisterpirkko, peu de groupes pop avaient autant attiré l'attention que ces quatre matous blondinets. Mattias chante avec ses trois compères. Il joue de la guitare acoustique et Ville Hopponen gratte sa guitare electro, Kenneth Höglund est bassiste, Henry Ojala, batteur. Leurs compositions sont entrainantes, dansantes. Il semblerait que les Cats on fire aient mangé du lion (ou du KitKat) car ils remettent le couvert en 2007 avec un album flamboyant de pepites indie-pop The Province Complains.

Letters From a Voyage to Sweden

Construit sur une atmosphère rappelant la pop anglaise des eighties et nineties, l'album m'évoque des groupe comme Love par la construction alternative et psyché, me fait fortement pensé aux Housemartins par l'humour ravageant des paroles. On y entend des arpèges traditionnels sur des mélodies peu conventionnelles, surprenantes et originales. Les percussions accompagnent les titres avec gaité, font frétiller l'ensemble des guitares et les claviers. A ceux qui aiment l'instrumentation richement naive des Math & Physics Club ou encore le puissant timbre de voix de Jake Shillingford de My Life Story, les Cats on fire et l'opus de l'album I am the white-mantled king sont pour vous.

The Borders of This Land


A ceux qui ne connaissent pas ces noms, les Cats on Fire jouent des morceaux rythmés et mélodieux (rien à voir avec la râpe à fromage d'ACDC), des mélopées offrant des paroles sucrées et drôles, des sonorités old-school un chouya britpop. Un ensemble revigorant et excellent. A suivre de près...
netikka.net/catsonfire

vendredi 2 janvier 2009

Echo des Vagues


Pour les amoureux des livres, d'histoire, de patrimoine, mais aussi de Normandie, le bonheur est là, dans l'écho des vagues. En entrant dans cette boutique où perce la lumière d'un timide rayon de soleil, le regard sur des couvertures attrayantes, bavardes, intrigantes, on sent son cortex virer à tribord. On est comme enveloppé de la quiétude émanant du vieux parquet en bois qui semble vouloir parler, nous en dire plus sur les pas qui l'ont fréquenté, comme entouré d'étagères tenant en leur giron des ouvrages héritiers de notre histoire. L'odeur de grimoires, de livres neufs, la rusticité marié à l'encre du numérique offset font régner une atmosphère allègre où la lecture et l'écriture y semblent indétrônables. La Normandie, berceau de l'histoire de France et de l'Angleterre, est au coeur de l'Echo des vagues.

On y découvre des ouvrages historiques et régionaux à foison : Une multiplicité de livres maritimes, de pages consacrées aux côtes normandes (celles de l'agneau près-salé aussi), la pêche, les falaises, le débarquement des troupes du DDay-Overlord aux aventuriers des Terre-Neuvas, le passé revisité des vikings à la Bataille de Hastings, la grandeur du Mont Saint Michel au clos de Arsène Lupin, de l'hégémonie du camembert et du "calva" à la tapisserie de Bayeux ou encore Notre-Dame de Rouen mise en scène par Claude Monet, les secrets du château de Gisors en passant par les dédales du Gaillard des Andelys.
Il y a de somptueuses éditions, des rééditions, des études, une richesse de biographies, une abondance de récits normands de toutes couleurs et tous parfums, des manuscrits rares et précieux, introuvables ailleurs. C'est ce qui fait le charme de l'endroit. Le gardien de cet antre et propriéraire, Guillaume Lemaitre, est normand d'origine. Il est aussi écrivain, éditeur, expert en histoire et généalogie. Autant dire qu'il connait son domaine. Il vous guide avec une disponibilité sans faille et souriante comme il vous laisse aussi bien fureter et apprécier le lieu en toute tranquillité. Disponible sur internet avec un site fort bien fait, l'Echo des vagues vaut vraiment la peine d'une visite. Les étudiants en histoire ou historiens avisés, les conservateurs de musée, les archéologues, les architectes, les passionnés de chevaux, les restaurateurs, les marins, cultivateurs, les particuliers, y trouveront grande satisfaction et pourront s'acquérir de revues et ouvrages les concernant. Tout y est.
La boutique se trouve à Rouen. La plus jolie librairie, dans le fond comme dans la forme, qui recèle des trésors sur l'archéologie, le patrimoine normand et propose un éventail d'histoires sur l'Histoire. De par sa spécialisation qualitative, l'Echo des vagues est unique, au sein de sa ville de 380 000 habitants, de sa région de 3 millions d'âmes, mais aussi unique en France.
lechodesvagues.com
yport.web.free.fr/index.php