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samedi 25 juillet 2009

From your balcony


From your Balcony est un projet drivé par Nicolas. Il y a 3 ans au mois de mai 2006, je le découvre par hasard sur myspace. J’ai un coup de foudre pour la photo où un naif ballon vieux rose voltige et pour cette page qui propose un titre magique. A ce moment là, Nicolas assurait des études brillantes qui ne lui laissaient guère le temps loisible de composer. Aujourd’hui c’est avec ses diplômes en poche, responsable et connaissant ses priorités qu’il laisse éclater sa musicalité mêlée à son vécu.

Depuis mai 2008, les auditeurs se multiplient et profitent eux aussi de son nouvel ep 7 titres, The Leaver and the left, garni de mélodies riches et épatantes; The calm after the car crash est le dernier ep remixé en mai 2009 avec son complice Johann Simon (www.myspace.com/faust_arp) qui s’attelle à son côté, ainsi que ses amis, Cyrille Michaut à la guitare, sieur FX Duquesnoy à la basse et Caroline Swierczek au violon.
The Leaver and The Left s’annonce avec une basse fantastique, un piano taquinant un clavier sixties avec des paroles qui font écho et répondent à celles du premier ep de démos.


Le travail de Nicolas et ce don de la composition sont époustouflants; son sens de la mélodie, est perfectionniste et ultra sensible à la fois. Il y a dans les orchestrations des sonorités qui me rappellent les mélopées de Sigur Ros, de Radiohead et la sensibilité de Garneau et Maximilian Hecker. Les jeux de cordes décollent et les symphoniques violons, tous de grande tenue, sont comme des étoiles filantes qui voltigent au fur et à mesure des titres. Le piano et la volupté vocale de Nicolas créent une atmosphère céleste exceptionnelle.

An old fashioned girl m’a scotché et touché parce que c’est tout simplement beau et la jolie nostalgie galbée dans l’accordéon accorde l’ambiance au texte : "a sailor that you kiss sweater lost in your reverie, no need to Wake up early..a soldier that you love safely in front of the tv, you’re living vicariously.." Les paroles dansent et valsent sur une ribambelle d’instruments tout le long du disque, avec un magistral Hushing qui boucle l’écoute de The Leaver and the Left de manière royale…Frissons garantis.
From your Balcony est chaleureusement conseillé par Piggledy ! En bonus sur le myspace, en titre offert It hurts me so (Jay Jay Johanson cover)
myspace.com/fromyourbalcony

vendredi 24 juillet 2009

Julien Ribot


Julien Ribot fait partie de la jeune génération d’artistes pop français depuis ses débuts en 1990 lorsqu’il rencontre Philippe Katerine qui travaille sur la compilation Allo la France, Moshi moshi destinée au Japon. Julien écrit alors deux titres " je dormais sous la neige" et "?" pour une chanteuse japonaise. Le pied à l’étrier il sort son premier album (double cd) en 2001, Hotel Bocchi sur lequel Katerine et Dyonisos apparaissent et où Françoise Breut reprend le titre "?".

Julien Ribot, outre ses talents de compositeur, de musicien, est aussi un brillant graphiste, diplomé de l’école supérieure d'arts graphiques Penninghen et expose ses œuvres dans les galeries en France et Suisse. Ses intérêts et son don pour l’art graphique se retrouvent dans son deuxième magnifique album concept de 2004, La Métamorphose de Caspar Dix, où la douce atmosphère pop est couronnée d’imaginaire et d’un univers fantasmagorique. La même année il réalise plusieurs autres projets comme l’album Bouille de lune de Orly Chap.

La dernière production de Julien, Vega, est sortie en 2008. D’une grande qualité musicale habitée de cuivres, d’instruments à cordes, flûte, glockenspiel, guitares, piano, la poésie s’y invite aussi. La finesse orchestrale est notamment illustrée sur Le Rêve de Tokyo, par l’élegante présence du koto, instrument japonais.
La voix et le chant se marient avec féerie sur un clavecin et un piano délicats. L’intimité de Julien passe dans les mots, l’intonation et dans ses duos avec sa compagne Annabelle, sur La Nuit et Les Jardins de Boboli qui débordent d’érotisme.
Réel délice mélodique, Véga confirme que Julien Ribot, quelque soit sa métamorphose, est bien présent parmi nous.
myspace.com/julienribotmusic

samedi 11 juillet 2009

Kingsbury Manx


Les Kingsbury Manx, groupe américain de Caroline du nord, débutent en 2000 en enregistrant un ep éponyme et offrant des concerts sans compter. Ils se lient avec un label de Chicago et sortent leur premier album Let you down en 2001. Une jeune scène pop indé explose sur la côte est des états-unis à cette époque ; Les sonorités des Kingsbury sont intimement liées à ce mouvement naissant qui compte les Essex Green et Ladybug Transistor, entre autres.
Le disque Let you down est si mélodiquement conçu, techniquement concocté, que le magazine NME le classe dans le top50 de l’année 2000. Il marque aussi l’attention d’Elliott Smith qui proposera aux Kinsbury Manx de partager sa tournée US de 2001.


Alors que les musiciens du groupe se connaissent depuis les bancs du lycée, les deux leaders Kenneth Stephenson et Scott Myers quittent le projet et sont remplacés par Clarque Blomquist (batterie, basse, chant) et Paul Finn (piano, clavier, chant) qui viennent rejoindre Bill Taylor (guitare et chant) et Ryan Richardson (basse, percussions et chant) . Après le pharamineux Aztec Discipline de 2003 puis The Fast Rise and Fall of the South de 2005, encore un coup de maître mixé par Jorgensen de Wilco, et avoir tourner avec Gorky's Zygotic Mynci, The Sea and Cake, The New Pornographers, Calexico etc, les voici de retour en 2009 avec Ascenseur Ouvert !
Tout l’album est bon et beau. Le titre Over the Oeuvre qui aurait pu être composé par Neutral Milk Hotel ou Of Montreal, déroule le tapis rouge au clavier psychédélique, à une guitare fardée de country et des vibrations sixties estivales. Du mélotron au tambourin, les accords s’envolent des guitares avec luminosité sur un clavier fort expressif. Les voix, astres sonores, montent et s’élèvent pour donner de la hauteur à l’Ascenseur Ouvert !

L’énergie mélodique est là. L’orchestration des guitares, violons, banjo, orgues et sitar, agrémentée des chœurs forme le fleuron des titres qui se succèdent avec justesse et efficacité. La basse vient remplacer le synthé déluré et les percussions dévoilent un profil spirituel et réfléchi. L’ambiance y est feutrée et détendue, parfois mystérieuse. Les Kingsbury Manx ont fait un break « utile » ces dernières années, se mariant et pouponnant. La maturité est impériale, à la faveur de la qualité des compositions que les Kingsbury, oxygénés et royaux, nous invitent à découvrir en lançant un « enjoy the ride ».
Pour une fois qu’un ascenseur ne risque pas de tomber en panne, on se laisse embarquer.
www.myspace.com/thekingsburymanx