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lundi 31 août 2009

Starlight Mints


Starlight Mints est un de mes groupes adorés depuis la sortie de leur premier cd en 2000 The Dream that stuff was made of. Ils sont 5 «pop-mutants» venus de l’Oklahoma, indissociables depuis leur début dans les années 90, Allen Vest au chant et guitare, Marian Love Nunez au clavier, Andy Nunez à la batterie, Ryan Lindsey, guitare et piano et Javier Gonzalez la basse.
Built on Squares sort en 2003 et révèle leur style moribond et sauvage; avec les titres Black Cat et Jack in the square, à avoir chez soi !

Drowaton sort en 2006 et de manière constante, revoici les Mints avec leur dernier bébé sorti le 21 juillet 2009, Change Remains. Là, on ne frôle pas la perfection, on ne flirte pas avec l’excellence, on est en plein dedans. Starlight Mints est un de ces groupes inclassables marqués par un style particulier. Leur son est unique. J’aime chez eux cette griffe personnelle, que j’appelle pop-electro-fi zzz. Les distensions de cordes qui chavirent les tympans, que ce soit des guitares ou des violons. La voix d’Allen, sarcastique, fraîche et franche bondit et rebondit comme un élastique tendu qui part, fuse et transperce l’air. Il y a dans Change Remains une énergie solide et une vitalité virale qui pourrait éradiquer, à son écoute, les effets néfastes de la mouche tsé-tsé.
L’ensemble des titres est grandiose, ils parviennent avec facilité à faire cohabiter du jungle avec du dance-floor, du pop avec de l’electro-funk. La basse et le trombone sont pénétrants. Les Mints ont un tigre planqué dans les guitares qui n’est pas végétarien, mais diablement psychédélique. Le piano énervé, les guitares pétaradantes qui véhiculent une certaine niak plairont aux amateurs des Raveonettes, par exemple.
(vidéo : extrait de Change Remains, Power Bleed)
starlightmints.com/

samedi 29 août 2009

zookeeper

A la tête de deux groupes dans les années 90, Mineral et The Gloria Record, coincés dans le genre indie-rock et shoegaze, Chris Simpson revient à Austin, Texas, en présentant son projet nommé Zookeeper. Il y a eu entre temps un long break, une distance nécessaire avec la musique pour que Chris retrouve son envie de composition. Il sort Becoming all things début 2008, un album fleuri et glorieux. Sorti de la soupe Indé-pop-rock, Chris Simpson nous fait part de ses atouts alternatifs psyché et de sa fibre pop charismatique.

Becoming all things a des airs de festivités, les rythmes fondent et les sons tournoient comme des flocons de neige. Les harmonicas, flamboyants accueillent la voix de Chris, sensible et touchante. Son grain de voix est l’âme des morceaux, comme dans le live enregistré sur une radio, le titre Royalties.
La batterie est de la dentelle, les guitares folk électroniques et les claviers entrent dans la danse du western swing. Les titres mettent en valeur le genre folk, le pousse en puissance, exubérant, en y mariant du piano, des mandolines, banjo, trompettes à gogo, accordéons, clarinette, violoncelle, trombone, orgue, mélodica etc…L’ambiance pop s’allie à l’ambiance saloon. C’est très varié, fouillé et fourni. Le banjo et la basse taquinent les violons, tambourins et guitares électriques sans complexe. Il n’y a pas lieu d’en avoir puisque Zookeeper propose des mélodies fort inspirées et des paroles significatives, voire excentriques et belles.


L’atmosphère bout, captive, Zookeeper est porté par un Chris Simpson brillant et émouvant. Accompagné de sa troupe :
Chris Simpson (guitare accoustique, harmonica); Michael Booher (guitare accoustique); Alex Dupré (guitare electrique, piano, orgue); Jeff Klein (mandoline, percussion); Seth Woods (basse, synthe); Jennifer Stephens (chant); Brian Hubbard (guitare électrique et classique); Ben Lance, John Hoover (guitare); Erin Lance (violoncelle, clarinette); Kullen Fuchs (accordéon, melodica, trumpette, trombone); Ben Houtman (piano, orgue Wurlitzer) ; Cully Symington (batterie, percussion).
myspace.com/zookeepersworld

SLURP

vendredi 28 août 2009

The Duckworth Lewis Method


Depuis le 6 juillet 2009, le grand Neil Hannon de Divine Comedy présente aux côtés de son nouvel ami et compatriote irlandais, Thomas Walsh du groupe Pugwash un projet hors du commun, un album concept fracassant : The Duckworth Lewis Method.
Neil Hannon est Lewis, Thomas Walsh est Duckworth, tous les deux sont joueurs de cricket. Ce sport traditionnel britannique est à l’honneur sur l’album. Outre le fait qu’il soit excellent, sûrement le meilleur disque de l’année de ce côté de la Manche, le thème du cricket est traité avec beaucoup d’humour et de satire. A l’écoute du éponyme The Duckworth Lewis Method, le rictus s’active.


Le titre Gentlemen & Players nous conte les règles du sport royal avec une drôlerie infinie mêlée à la constante élégance de l’orchestration signée Hannon. Les instruments déferlent sur des mélodies formidables, harpe arcadienne, cor, trompettes, piano, flûtes. Lewis nous conte l’histoire d’un des meilleurs batteurs de cricket de tous les temps, Javed Miandad dans la chanson Meeting Mr Miandad. C’est pop et c’est beau. Le nostalgique Mason on the Boundary narre les rites et traditions du village de cricket. Les personnages sont attachants, la musique d’une grande qualité, originale et accrocheuse. On ne lâche plus le disque !
En 1996, Thomas Walsh invite Neil Hannon à participer à un gala de Noel en Irlande. Les deux artistes se rendent compte de la passion commune pour le cricket, surtout Walsh qui est obsédé par ce hobby depuis son jeune âge.

Tous les deux ont enregistré dans une ambiance bon enfant qui ressort absolument à l’écoute des 12 titres. Ils n’ont quasiment pas répété, ont enregistré dans des conditions de live pendant 6 heures avec à la clé un résultat splendide. Neil Hannon et Thomas Walsh, dont le groupe Pugwash mérite le coup d’oreille offrent un album bien irlandais haut en couleurs, avec ce que cela comporte d’authentique, de frais, de drôle, de spontané. Carrément conseillé ! Et pour les globe-trotters les Duckworth Lewis Method sont le 4 septembre au festival de Stradbally en Irlande avec les Fleet Foxes, Madness, Echo & the bunnymen, Withest boy Alive etc, une myriade de grands groupes. Neil Hannon co-signe un album encore surprenant après 12 disques sous le nom de Divine comedy; Le maestro pop mérite bien son haut-de-forme. (vidéo :
Meeting Mr Miandad)
myspace.com/dlmethod
pugwashtheband.com
TrackListing : The Coin Toss * The Age Of Revolution * Gentlemen And Players *The Sweet Spot * Jiggery Pokery * Mason On The Boundary * Rain Stops Play * Meeting Mr Miandad * The Nightwatchman * Flatten The Hay * Test Match Special * The End Of The Over

jeudi 27 août 2009

Yo la Tengo


Piggledy reprend du service après un été passé avec les déménageurs bretons…Et rien de tel pour attaquer une rentrée que le Retour aux sources.

Yo La Tengo est un groupe pop phare apparu dans les années 90, qui flirte avec l’excellence et traverse les décennies sans prendre un poil blanc sur le caillou. Ces trois américains venus du New-Jersey sont Ira Kaplan et Georgia Hubley, les deux tourtereaux qui forment le groupe en 1986, James McNew qui les rejoint en 1992 pour l’album May i sing with me et prendra son envol dans Painful de 1993 pour devenir un membre à part entière de la formation.

Depuis le trio Yo la Tengo a signé 12 albums dont le dernier Popular Songs qui nous sera présenté le 8 septembre prochain avec en extrait, le savoureux titre Periodically Double or Triple.
L’album déboule comme une comète, alliant le funk au rock garage, la pop au sophistiqué symphonique avec les instruments à cordes en guise d'ouverture dans le titre Here to fall.
Le style de Yo la Tengo a toujours été riche d’influences, du Velvet underground au Kinks, les compositions sont restées riches elles aussi de talent et d’originalité mêlant une pincée de Sonic Youth aux Brian Jonestown Massacre. On entend un tempo country, parfois de l’experimentale, de la musique de chambre, ou encore du punk… ces trois artistes aiment la musique dans toute sa variété et la reproduisent, sous leur propre sceau, de bien scintillante manière. Ils sont même demandés depuis 2005 pour écrire et participer aux bandes originales de films, presentés au festival Sundance. Ils signent en tout 27 morceaux pour le cinéma et nous offrent un disque en 2008 les regroupant tous, We shoot, we score. Ils collaborent même à la musique du film français Jean Painlevé, ou alors font la musique d’un épisode des Simpsons…les horizons sont divers.

Éclectiques, prolifiques, avec un don infini pour l’écriture, l’interprétation, les live sur scène, les Yo la tengo brillent de spontanéité et d’humilité. Ils sont appréciés pour leur esprit d’équipe et leur professionnalisme par l’ensemble des groupes indépendants, la presse rock est unanime et attend comme nous tous la tournée (60 concerts en 3 mois) qui commence aux États-Unis en septembre et se poursuit en Europe en Novembre, avec une date au bataclan à Paris.
Piggledy compte dans ses titres chouchou la chanson « speeding motorcycle » interprétée par Marylou Lord et jouée à la guitare par Elliott Smith, reprise par Yo la Tengo, the Pastels, écrite par Daniel Johnston.
(vidéo: here to fall extrait de Popular Songs)
myspace.com/yolatengo