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mercredi 30 décembre 2009

The Very Most


Groupe américain originaire de l'Idaho, The Very Most sont 5 musiciens dont deux voix, celle de Jeremy et celle de Gia qui se répondent avec magie et osmose.
En 2004 ils enregistrent leur opus Making the Case For Me. A l'époque Jeremy avait parallèlement un autre projet avec sa soeur Rachel qui est aujourd'hui membre de Parenthetical Girls. Aujourd'hui c'est Elijah son frère, guitariste, qui rejoint The very Most, ainsi que le bassiste Zach House, Clint Vickery à la guitare et Jake Hite à la batterie et sortent ensemble l'album Congratulations Forever avant d'accueillir Gia Trotter.


Jeremy n'est pas un débutant, ni en herbe ni en culotte courte. Membre de Yukon and You, DOLL et Pajama Party, il est aussi à la tête du label Coming in Second Records qui représente Unicorn Feather (groupe de Elijah Jensen), the Microphones, the Feelings etc.
En 2009, le groupe de ménétriers décide de sortir un EP honorant les quatre saisons. De la transhumance aux moissons, des noel neigeux au chichis sur les plages, il y a depuis quelques jours l'ep Winter et ses trois titres, dont Away In A Manger, qui assure un charmant noel pop. The Very Most c'est de la legereté, du tempo, du brio, de la clarinette, du tambourin, des clochettes de sleigh bells cheres à Sufjan Stevens ou encore à Jens Lekman.
Ils signent également en avril 2009 un très bel album de 8 titres qu'ils partagent avec le groupe Lions & Eagles (autres furieux du glockenspiel, du banjo et des mélopées chaloupées). Ils sont riches d'influences et aiment Of Montreal, the Aislers set, the Housemartins, travaillent avec Built to Spill et convie les fans des Smiths à savourer la reprise du titre Cemetery Gates. Les demandes pleuvent depuis quelques semaines sur indiecater.com (leur ep est à 2 euros).
Une nouvelle année s'annonce pour eux fleurie de projets et de concerts. (incursion en Irlande en Décembre sur Balcony TV)
myspace.com/theverymost

vendredi 25 décembre 2009

dimanche 20 décembre 2009

Yarn Owl


Groupe d'indie-pop originaire de la ville de Pullman, ils enregistrent Stay Warm, vinyle composé de 6 titres après avoir sorti l'année dernière Tiny Dots et ses 7 titres sous forme de cassette audio, en 100 exemplaires. Pour ce faire, le quator, Javier, Ted, Tim et Tyler a à son côté le bassiste de Band of Horses, Chris Early et l'ingénieur Ed Brooks qui travaille également avec Fleet Foxes. Tantôt pop, tantôt anti-folk, les Yarn Owl sont actuellement en studio peaufinant ce nouvel album ; Sur scène c'est avec les Fruit Bats, les Final Spins, Grand Archives ou encore les Helio Sequence le 28 février prochain qu'ils font leurs premières armes.



En à peine deux ans, les voici lancés préparant une tournée pour le printemps prochain. Leur style musical évoque les Shins dans les compositions et les Beatles dans l'interprétation. Les écouter est un ravissement. On s'amuse en visitant leur univers poppy naif dans Rubik's Cube ou bicycle et on apprécie cette veine enthousiaste qui groove dans Without you. Sur Yarn Blues la basse et le métallophone rendent nos pieds fébriles et épileptiques. Le leitmotiv: l'amour. Le leader, Javier, confie que le titre de l'album Stay Warm vient simplement d'un mot chaleureux donné par son amie dans une lettre. Stay in tune with the moon est un morceau pour les noctambules qui ne prête pourtant pas au sommeil. Le nom de Yarn Owl vient du Yarn Art, (objet décoratifs faits avec de la laine ou du coton). Même si Javier s'est extasié devant un hibou (Owl) en laine dans une expo, je confirme, il n'y a rien de nocturne chez Yarn Owl.
myspace.com/yarnowl
yarnowlmusic.com/"


vendredi 18 décembre 2009

Cascadeur


Mélodiste originaire de Metz, compositeur acrobate des notes, interprète magicien dont la voix porteuse de secrets et de particules voluptueuses envoûte et nous enveloppe dans son univers. La cadence d’Alexandre Longo alias Cascadeur embarque et fait voyager. Clavier fantastique de Variety Lab aux côtés de Jacques Tellitocci percussions et vibraphone et Jérôme Didelot à la basse, il est derechef synthé et piano au sein de Sharko ou encore d’Orwell. La sensibilité qui émane de son grain de voix fait alliance avec son talent précieux et son travail passionné. Cascadeur s’ingénie à nous surprendre et nous enchanter.



Le moins que l’on puisse dire c’est que le monde de Cascadeur est original. La candeur enfantine dans la forme est mêlée au fond, fait des capacités artistiques immodérées de l‘artisan. Il est doué et inspiré. Sa pudeur le rend grand et émeut. Dans un entretien, l’auteur compositeur interprète le souligne :
"Cascadeur renvoie à cette notion d'enfance revisitée puisqu'il m'a été donné de jouer avec un jeu baptisé Cascadeur (il s'agissait d'un motard vêtu de blanc. Il suffisait de remonter sa mécanique afin qu'il s'élance sur un tremplin) ... Il était évident que j'utiliserais une panoplie afin de rejoindre une nouvelle fois des terrains de jeux enfantins, ce qui me permettrait simultanément de jongler avec les concepts d'apparition et de disparition de personnages."



Après avoir reçu le prix CQFD en 2008, Cascadeur se désolidarise de son point d’ancrage et brûle les planches en live. Les concerts fusent, du Midem à la Cigale, du sud au nord, bientôt Paris... La dynamique de Cascadeur est en marche! Il peaufine la bande originale du film Nous trois de Renaud Bertrand avec Emmanuel Beart et travaille ardemment sur son album 10 titres qui poursuivra cette belle l’odyssée.
myspace.com/cascadeur


Variety Lab feat Yael Naim

jeudi 17 décembre 2009

Orwell




Connaissez-vous la citation dans A défaut de génie de François Nourissier? “A quoi tient le pouvoir des citations placées en épigraphe? Grâce à elles on se sent moins seul. On marche dans le noir avec moins d’angoisse, on fanfaronne.”
Savez-vous que sur le plan scolaire, culturel et éducatif, la France détient la 23ème place sur les 27 pays membres de l’union européenne? Rien de grave, il y a le Téléthon et David Guetta. L’un pourra peut-être sauver l’autre.
Le génie humain c’est le savoir et l’esprit critique draguant le présent, le passé et l’avenir c’est aussi le nom du dernier album d’Orwell. Orwell est de Nancy, groupe pop que j’écoute depuis 2000 grâce à la compilation La piste aux étoiles, sur laquelle apparait Fugu. Orwell, Jérôme Didelot, est un auteur-compositeur génial. Mi-ange, mi-démon, voix cristalline et pétillante, des paroles en français, des mots qui ont un sens et une profondeur. Jérôme, à chaque fois, offre des tonalités, des verbes, et nous conte de belles histoires.
Tout d’abord la création de la pochette et l’illustration est de Charles Berberian (guitariste du groupe) et de son complice Dupuy dont Leonard de Vinci dirait “La simplicité est la sophistication suprême.” Au-dessus de moi sort de la platine et me voici à Acapulco avec Jacques Tellitocci, percussionniste. La présence ensoleillée de l’indonésienne Aprilia Sari accompagnée à la guitare par Ulysses Piedra, arrose de notes bossa plus l’infini.

Il y a aussi du génie de Mozart en la personne d'Alexander Von Mehren, jeune norvégien, excellent pianiste compositeur de jazz-pop âgé de 26 ans, qui fait les arrangements sur Sun Holiday. Mozart disait que le “vrai génie sans cœur est un non-sens. Amour! voilà l’âme du génie”.
Et Orwell aime, reste fidèle à ses amis, comme à JP Nataf ancienne complicité de 2001 ou aux High Llamas et Morning Star. Morning Star qui revient jouer à la guitare sur le titre Elémentaire, puis l’ami Médéric Gontier des Tahiti80 et sa géniale guitare qui sont de la partie sur Le bon endroit.
Le génie canadien c’est l’astrophysicien Hubert Reeves, qui travaille en écoutant Tannhäuser de Wagner, fait des conférences sur Mozart et les étoiles et qui proclame “les salles de concert sont mes églises”. Côté astral, mon conteur d’étoiles adoré de la pop c’est Jason MacIsaac des Heavy Blinkers qui est là, lui aussi avec Ruth Minnikin sur Septembre.
Le génie de Jérôme Didelot nous accompagne tout le long de l’écoute, dans les hautes tours de la pop, des sens. L'œil est sur les plaines fertiles, et la tête, dans l’archipel des empires mélodieux où Orwell est roi.
myspace.com/orwellfrenchband



lundi 7 décembre 2009

The Existentialists


Jeune compositeur de Toulouse, le fief infernal des Mods qui détrône depuis des années Paris dans le style, Jimmy des Existentialists en est le seigneur. Depuis 2006, il crée de malicieuses mélodies, les interprète avec sa riche et puissante personnalité. Il compose du twee pop, du velvet underground, du punk, du rock. Ses inspirations sont infinies, colossales.

Du rythme profond de ses guitares, de la cime de son tambourin, de sa voix provocante et pop qui nous ramène à la vitesse du son aux Kinks, the Creation et à Syd Barrett, de la vibration de son harmonica, Jimmy Mazel prouve qu‘il est un des rares jeunes artistes français à avoir cette fibre psychédélique innée et incommensurable.
Un ep de 5 titres sort l’été dernier sur un label britannique Topplers Record qui repère le personnage. Le sublime All the Polka dots Bandits parait donc, après une participation à la compilation #13 de l’excellent label américain Series Two Records, le label qui met en avant depuis 4 ans des talents de l’hexagone (et d’ailleurs) qui passent sous le nez des labels français qui n’arrivent pas à s’enlever les truffes des narines.
http://piggledypop.blogspot.com/2009/02/series-two-records.html


Jimmy fonce, joue, compose et chante comme un dieu. Il nous entraîne avec lui depuis des années dans son univers pop’art sixties, où il excelle. A ses côtés, le bassiste OlivierS dit OS, le guitariste Thibaut Padlock, le roi du DIY/lo-fii, qui tel un mcgyver sous acide bricole des délires psychédéliques post-syd barrett avec trois fois rien, dixit Jimmy, et occasionnellement Nico M, Adrien D, Lord Sulivan, musicien passionné issu du même fief et qui assure la basse au sein du groupe Pony Taylor.

My very spécial world, Sonny & cher, Shelagh is a mod, sweet Eileen, les titres signés The Existentialists sont de véritables bonbons punks-psyché, un kaléidoscope de goûts et de sons qui font rougir les pommettes; Les arpèges déjantés et absolus fusent, la rythmique cravatée et culottée à la Byrds claque et les paroles "riffent" et sont imparables. Les arrangements d’une perfection pop sont finement ficelés; les mélodies surprennent par leurs constructions alternatives, miraculeuses, hallucinantes de qualité, dans un mouvement hippie et psyché intense qui donnerait sûrement envie à Kubrick ou Aldous Huxley de retourner à la consommation excessive, au bib', de l‘eau du Gange.

Jimmy fait partie de la famille Piggledy Pop.
Sa voix puissante est porteuse d'energie, de force et d'intelligence. Après des scènes et concerts notre seigneur toulousain prépare un prochain ep avec King of the Land (disponible sur le myspace) et le nouveau fracassant The Sound of Love.
The existentialists seront le 20 décembre 2009 en concert avec les Television Personalities et San Leon à Toulouse. Pour commander le ep :topplers.net/

myspace.com/theexistentialistsband

jeudi 3 décembre 2009

God help the Girl


Voilà on y est, après 4 années de préparation, le film God help the Girl arrive!! Cela fait 3 ans que Piggledy est dans le secret du projet et suit l’avancée de l’aventure pas à pas.. Enfin, ça y est ! L’équipe conduite par Stuart Murdoch est en piste pour nous présenter la première comédie musicale pop à la BO fracassante. S’il fallait que quelqu'un s’y colle pour le réussir avec brio ce ne pouvait être que monsieur Murdoch alias Belle & sebastian.

Avec beaucoup d’humour, il y a 3 ans, Stuart lance un concours sur son site, un avis aux chanteurs qui souhaitent adopter leur voix sur une mélodie et un texte composés de sa main. Il reçoit les démos, les écoute et recrute ainsi les voix qui assureront le tour de chant de God help the Girl.



Se greffe au magnifique album concept, après des auditions et rencontres magiques, Catherine Ireton à la voix cristalline venue de Limerick en Irlande, déjà présente sur le titre et la pochette du single de B&S, The White Collar Boy, Alex Klobouk (photo) chanteuse allemande qui avait participé au clip de Wrapped Up in Books de B&S, l'écossaise Celia Garcia qui a répondu à l‘annonce, les américaines Brittany Stallings, Dina Bankole; il y a aussi en guest, Asya, membre du groupe de Seatle, the Soosh. Catherine Ireton, membre depuis 8 ans du duo acoustique Go Away Birds, est le cœur et la vedette de God help the Girl en y interprétant la plupart des titres et tenant le rôle majeur de l’histoire, celui d’Eve.


Pour boucler la boucle américano-écosso-irlandaise le titre Perfection as a Hipster est assuré finalement par Neil Hannon de Divine Comedy (après Gary Olson des Ladybug Transistor). Nous pouvons l’entendre interpréter ce titre de manière grandiose sur le premier live de God help the Girl à Usher Hall de Edimbourg, avec le BBC scottish symphonie orchestra. L’illustre Stuart Murdoch, a beau avoir mis 5 ans pour porter à maturation ce beau projet, entre temps il a écrit pour Belle & Sebastian l'album The Life Pursuit en 2006; puis, le quadragénaire passionné de course à pied, se marie en 2007 à New-York avec la photographe Marisa Privitera. Mais son cœur est à Glasgow, ville qui l’habite, qui le voit naître en 68 et où se trouve le lycée où il enregistre son premier disque en 1996, Tigermilk. L’écosse est un sujet récurrent depuis qu’il écrit des chansons et dans God help the girl, essentielle et centrale.
Le film a une aura autobiographique troublante.



Les 14 titres qui accompagnent l’histoire sont somptueux. Il y a ce savant dosage de fingers clap, arrangements de cordes, violons, violoncelles, harpes, des fantastiques guitares aux mains de Stevie Jackson et Bobby Kildea, de sifflements joyeux, d'orchestration symphonique des trompettes assurée par Mick Cooke, de piano et clavier du maestro Chris Geddes. L’équipe Belle & Sebastian anime l’atmosphère pop du disque et semble en pleine ascension. L’histoire raconte les aventures de la jeune et angélique Eve, respectant la loi de la sainte Trinité, sexe, drogues et rock'n'roll.
God help the girl était la mission de Stuart qui évoque le thème de la religion dans l’histoire, comme le souligne le titre. Mais, il précise de façon très « scottish », "I would never chase somebody up the street with a club trying to get them to convert."
C’est élégant, émouvant, un travail divin qui hisse Stuart Murdoch dans la lumière, une fois de plus.
myspace.com/pleasegodhelpthegirl
godhelpthegirl.com/