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samedi 12 novembre 2011

Brent Cash

Sans tourner autour du pot, How Strange it seems de Brent Cash sorti le 27 mai 2011 est au top du classement Piggledy Pop 2011.
Fan de la première heure de Brent Cash, j’écrivais en 2008 lors de la sortie de son opus, How Will I Know If I'm Awake ceci :
BrentCashPiggledyPop

Ce deuxième album est d’une rare densité musicale, les 11 titres sont tous excellents, le hidden track compris. Brent Cash réussit une performance en visitant tous les genres musicaux parsemés élégamment sur une trame sunshine pop. C’est riche en sons, fourni en références, fleuri de mélodies, habillé chaleureusement d’une ribambelle d’instruments et pour autant c’est extremement limpide, soyeux et frais. How strange it seems est un tour de force, le résultat d’un travail accompli du nouveau maestro de la sunshine pop.

Originaire d’Athens, Brent Cash entre dans le milieu musical comme batteur au sein de trois groupes puis se met à l’écriture. Multi-instrumentiste, son inspiration est mise en forme sans difficulté et il enregistre, distribue lui-même deux cassettes audio de 4 titres, Muse Rapture et The Most Beautiful Girls In The World Have Unpronounceable Last Names. En 2007, l’auteur-compositeur signe avec le formidable label de Hambourg, Marina Records.



Pour une première production, How Will I Know If I'm Awake est brillant et ce second volet, orchestré avec un ensemble de 30 musiciens du classique, le choeur du South City Voices, est un chef d’oeuvre de la pop, «magic pop jewels in the vein of Brian Wilson, the Byrds and the Monkees" dit le journal Rolling Stone.
Brent Cash nous emmène dans un univers romantique et sensuel, servi par de la power pop, du disco, de la bossa, chamber pop, du boogie, du funky avec des éléments qui font penser à Herb Alpert, Burt Baccharach, les Beach Boys, Roger Nichols mais aussi l’ambiance des années 70 de Todd Rundgren ou Ed Sullivan. Néanmoins, ce n’est pas non plus une copie nostalgique de la pop orchestrée des années 60. Les arrangements sont modernes, l’orchestration est rutilante, le disque est actuel. Le choix des instruments montre qu'il s’ancre dans son époque, les guitares electriques rock se mêlent à la basse au groove renversant, à l’orgue, piano, saxo, accordéon, castagnettes, clochettes, cornet, trompettes, cor, trombone, cor anglais, piccolo, flûtes, harpe, clarinette, violons, violoncelles et contrebasse.
Brent Cash assure la guitare, le piano, le handclaps, l’harmonica, le clavecin et le chant toujours juste et finement harmonieux sur un timbre de voix tantôt crooner tantôt tendrement délicat.



Le premier titre I wish i were a song monte en puissance, plante le décor et annonce la couleur. Le domaine exploré : la pop sophistiquée et ensoleillée des sixties californiennes. Puis Brent Cash enchaine sur un tempo plus cadré années 70 avec It’s easier without her et son clavecin taquin. I can’t Love you anymore than i do, instrumental, groovant, funky, grandiloquent, est un kaleidoscope époustouflant de styles musicaux exécuté d’une main de maitre. Just Like today offre des partitions de claviers psyché accompagnées du choeur aérien du South City Voices. La qualité et l’efficacité continuent avec How strange it seems où les castagnettes, les violons et le piano, font monter le titre comme une chantilly tandis que le titre suivant, Where do all the raindrops go, orné de flûte traversière, de trompettes, des violons, harpes et de suaves rythmiques bossa est plus langoureux. The heart will always work alone est typé pop boogie avec du handclaps et une basse, des cuivres dignes d’une musique de film des années 70 qui plaira aux amateurs du groupe Beaumont de Siesta Records, ex Blueboy de Sarah Records. I must tell you now est une balade nostalgique suave et douce jouée au piano avec l’accompagnement de l’orchestre, cors, harpes et l’ensemble des cordes où Brent Cash déclare et décline ses sentiments, comme dans Don’t turn your back on the stars, où l’harmonica et le saxo se mêlent à l’orchestre symphonique.
Le dernier titre I just can’t look away, majestueux, d’une classe absolue offre pour conclure un panel de mélodies, belles et touchantes, un piano woogie, de nobles arpèges des violons, et le choeur poignant fait place à la voix pure de Brent Cash.

Au fil du temps, Brent Cash, auteur-compositeur d'excellence qui relance le genre sunshine pop avec brio, se révèle, continue de surprendre. How strange it seems est selon moi, le meilleur disque du genre en 2011. Merci à Marina Records où vous pourrez commander le disque en cd et vinyle.
BrentCash
MarinaRecords