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mardi 28 juin 2011

Fruit Bats

Fruit Bats est un groupe américain, originaire de Chicago, créé et conduit depuis dix ans par Eric D. Johnson. Ce qui dénote chez l’auteur-compositeur, est son don pour écrire des histoires et savoir les mettre en musique, marier des mélodies accrocheuses à des textes qui ont un sens, comme le font Tom Petty ou Paul Simon, deux songwriters qu’il admire.

En 2001, l’opus Echolocation rime avec un rock très soft, des balades qui font penser aux Decemberists et  à Beulah. Eric D. Johnson s’entoure de musiciens et part en tournée, jouant avec Modest Mouse et les Shins, groupe qu’il intègre dès 2007.
Un peu rock-folk, un peu power-pop, Mouthfuls sort en 2003, suivi de Spelled in Bones en 2005 et The Ruminant Band en 2009.



Sur ce dernier album, Johnson expérimente davantage son style narratif et alors qu’il joue au sein de divers groupes comme Califone, Vetiver, Shins, il tente une approche du domaine cinématographique. Un de ses morceaux, When U Love Somebody, est utilisé sur la BO du film Youth in Revolt. Il mettra derechef son talent pour accorder les harmonies et les arrangements au service du cinéma en composant la BO du film My Idiot Brother, présenté au festival Sundance, film dirigé par Jesse Peretz, ancien bassiste des Lemonheads.



Eté 2011 et revoici Eric D. Johnson en piste pour son cinquième album ; Fruit Bats sort Tripper le 2 août prochain. Qualifié de disque à l’écriture et l’interprétation plus personnelle, Johnson l’a voulu intimiste et y narre l’histoire romanesque de son voyage à travers l’Amérique avec un vagabond nommé Tony. C’est un roadtrip fictif musical, un album concept typé années 60 et 70, dont les paroles embarquent dans la mélancolie, la méditation, la reflexion que le voyage, la découverte et le déracinement provoquent. Johnson utilise dans So Long, des claviers vintage aux sonorités de harpes. Parfois psychédélique ou folk avec des guitares resplendissantes, la nostalgie et la spiritualité sont ressenties dans Wild Honey, titre tout en émotion dédié à son amie musicienne Diane Izzo, récemment décédée d’un cancer.
Tripper a été enregistré à Los Angeles avec l’excellent Thom Monahan, le producteur de Vetiver, Pernice Brothers et Devendra Banhart. Loin d'être sombre, Tripper assez fascinant, entrainant, est idéal en cette veille de départ en vacances, pour écouter sur la route.
SiteFruitBats

dimanche 26 juin 2011

Sonny & the Sunsets

Il arrive en 2002, originaire de San Francisco, avec son univers pop psyché qu'il propose dans This Is My Story, This Is My Song, son premier album. C'est drôle de constater l'avancée de Sonny Smith qui, il y a 8 ans chantait son titre Life in flames et revient le 17 novembre 2009 présenter son dernier bébé, Tomorrow is Alright et le titre single Too young to burn.
C'est son 5ème disque et rien ne semble perturber l'énergumène pianiste et guitariste, qui, inlassablement et avec humour, compose des morceaux aux sonorités pop-californienne groovantes des années 70 mêlée à l'ambiance psyché de Green Village des années 60. Il y a du Jonathan Richman et Alex Chilton, du Lou Reed et Syd Barrett dans ses chansons.



Sonny Smith, prestidigitateur de l'orchestration est un musicien complet et touche à tout. Ecrivain, journaliste, il écrit et dirige des films; dans une interview il énonce ses lectures: Kerouac, Brautigan, Miller, Bukowski, Jean Genet, Celine, Burroughs. Il griffonne des nouvelles pour Watchword Literary Magazine qui lui demande en 2002 de produire un disque collectif One Act Plays sur lequel on retrouve Edith Frost, Neko Case, Miranda July, Jolie Holland, Andy Cabic, Virgil Shaw, Mark Eitzel, John Dwyer etc. Alors que Carrie Bradley des Breeders apparaissait sur son 1er disque, avec Ralph Carney musicien de Tom Waits, Julie Holland prenait part à son 2ème album Sordid Tales of Love and Woe, Sweet Lorraine. En 2005, il travaille sur son 3ème album Fruitvale avec Leroy Bach du groupe Wilco.

Sonny Smith aime les collaborations et en 2009, ne fait plus cavalier seul. Il s'entoure d'autres artistes pour son nouveau projet appelé Sonny & the Sunsets, comprenant Kelley Stotlz et Tahlia Harbour. D'autres artistes apparaissent sur Tomorrow is Alright, John Dwyer, Tim Cohen et Shayde Sartin; La troupe forme une sorte de chaudron à potion magique. Les judicieux arrangements sont acoustiques, les textes narratifs, parsemés d'humour sur les mélodies ensoleillées de l'orgue fuzz; L'ambiance pop-garage des guitares est agrémentée de handclaps, de trompettes et de choeurs "feu de camp".

Sonny and the Sunsets honorent ce bel été 2011 en publiant un deuxième superbe disque Hit after Hit sorti le 12 avril dernier. Là encore, les roucoulements des guitares aux allures Shadows parcourent les titres, le rythme du tambourin dansant et chaud glisse sur les pistes, la basse habille les mélodies chaloupées pop-surf, toutes aussi abouties et majestueusement enregistrées. Extrait : She plays Yo-Yo with my mind



L’ensemble sonne volontairement old-school avec des choeurs doo-wap, donne un coup d’oeil dans le rétroviseur étant parsemé du style garage des années 50. S’entourant toujours de la même clique Kelley Stoltz, Tahlia Harbour et Ryan Browne, Smith offre une interprétation typée, décalée, avec humour et legereté, ambassadrice de sa personnalité joyeuse et entrainante. Kelley Stoltz sur PiggledyPop :
Mieux vaut être réactif car les précieux albums de Sonny Smith et ses Sunsets sont produits à 500 exemplaires et on commence déjà à se les échanger sous cape.
Sonny&TheSunsetsMyspace

mercredi 22 juin 2011

Hal

Hal, groupe irlandais composé des frères Dave et Paul Allen ainsi que de Stephen O'Brien au clavier et Paul Hogan à la batterie, fait partie du top 10 de Piggledy Pop. Depuis 2005 et son unique album éponyme, Hal avait disparu du paysage pop. Le groupe fait partie de ceux que je diffusais le plus dans mon émission et le mystère sur leur disparition toutes ces années restait inexpliqué tant leur opus avait marché.
Voilà qu’un single Be With Me est sorti en mai et la grande nouvelle est le retour de Hal avec l’album The Time, The Hour qui est bouclé, emballé, prêt à rejoindre les bacs.


Le voile est enfin levé sur ce long silence radio. Dave avait mis les voiles, parti d’Irlande pour voyager dans le monde entier et se produire seul avec sa guitare dans des cafés-concert, sous des pseudonymes différents à chaque fois. Notre philéas Fogg s’est décidé à rentrer des ses aventures avec une sacoche de mélopées et l’envie de réintegrer les studios pour les enregistrer. La concrétisation de ce travail sonnant toujours aussi Beatles, Beach Boys, Phil Spector, Van Morrisson, Harry Nilsson (dont Hal reprend Cuddly Toy sur un inédit) est déjà annoncée par les critiques comme la meilleure sortie 2011.


Worry about the wind, My eyes are sore, what a lovely dance, Play the hits nous avaient enchanté tout l’été 2005, les guitares, les violons, les tambourins valsaient et donnaient cette envie irrémédiable d’agiter les hanches. A l’époque l’album Hal remporte une brouette de récompenses, des awards à gogo, meilleur groupe pour le Irish Independent et le Irish Post, meilleur album 2005 pour le Meteor Award et une nomination au Choice Music Prize. L’album est signé chez Rough Trade Records, est produit par Ian Stanley de Tears for Fears et Edwyn Collins.


En 2005, les Hal, aux minois de hobbits, partent en tournée internationale avec leurs harmonies pop sous le bras et accompagnent les Thrills, Doves, les Magic Numbers et Brendan Benson. Ils sont diffusés sur les radios, dans les pubs, touchent un large public et remporte un beau succès.
Rien ne laissait présager cette longue absence qui donne une saveur particulière à cette nouvelle bombe pop The Time, The Hour dont les titres Down in the valley et Be with me sont extraits.
Si vous avez besoin d’un air frais sixties cet été, une envie de rythmique bien cadancée, de cordes bien roulées et de castagnettes clinquantes, mettez la main à la bourse !
SiteOfficielHAL



mardi 21 juin 2011

The Morning Benders

The Morning Benders est un groupe californien mis en place par Chris Chu en 2006, alors brillant étudiant à Berkeley. Passé au format du quartet, le groupe compte trois membres permanents, Christopher à la guitare et chant, Julian à la batterie et Jonathan au clavier. Pénétré de sonorités sixties faisant penser aux Beach Boys avec les choeurs et certains arrangements de guitares, l’ensemble reste résolument moderne et actuel. Le trio fait paraître son opus Talking Through Tin Cans en 2008 et démontre déjà une prouesse de compositions, d’inspiration et d’interprétation.
Le disque est frais, enthousiaste, imprégné de références qui laisse croire que Christopher, auteur-compositeur, écoute des pointures. Extrait d'interview de Chris : «Even with the first songs I'd written, I already had ideas about full arrangements. That came from listening to The Beatles and The Beach Boys growing up. The stuff my parents played around the house was what I loved: The Beatles, The Beach Boys, Neil Young, Bob Dylan»

Cela se confirme quelques mois plus tard quand The Morning Benders se penche sur un album de reprises comprenant des reprises des Cardigans, Talking Heads, des Velvet Underground, Roy Orbison, de Randy Newman avec le titre chavirant Marie, ainsi que le bouleversant Mother and Child Reunion de Paul Simon et pour couronner cette ravissante liste, I won’t share you des Smiths.

Oh Annie by The Morning Benders

Voilà le groupe sur les scènes qu’il partage avec les Kooks, Death Cab for Cutie,Yo La Tengo, MGMT , Yeasayer, Au Revoir Simone, We Are Scientists, etc. Le premier groupe qui leur fait confiance et les emmène en tournée est Grizzly Bear, les fameux new-yorkais dont le leader Chris Taylor produit le second album des Morning Benders, Big Echo, sorti en 2010. Désormais installé à Brooklyn, le trio vient de signer un single en édition limitée où la voix de Chris, mutant entre l’univers de  Phil Spector et des irlandais Hal, se fait entendre jusqu’au Japon où ils joueront en août dans le cadre du festival Summer Sonic aux côtés des Strokes, Ting Tings, Suede etc...
Les Morning Benders sont prometteurs et offrent gracieusement le titre Promises si vous visitez leur site (moui, je sais... celle là, elle est facile).
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lundi 20 juin 2011

The Boy Least Likely To

The Boy Least Likely To est un groupe anglais établi à Wendover et originellement créé par le multi-instrumentiste Pete Hobbs et le chanteur Jof Owen. Ils montent dès 2002 leur propre label, Too young to die, pour promouvoir et finaliser eux-mêmes leurs disques, y intégrant Tim Owen, le frère de Jof, qui dessine et s’occupe des illustrations des productions. La première sort en 2003 sous le nom de Paper Cuts, qui marque le début d’une série de singles précèdents l’album The Best Party Ever de 2005.

C’est alors que l’on peut découvrir l’entité des The Boy Least Likely To, riche de mélodies pittoresques, comme Be Gentle With Me, Monsters, Hugging My Grudge et son harmonica, My Tiger My Heart, ode à la bd Calvin & Hobbes, toutes ornées de xylophone, de flûtes, de tambourins, de violons, de banjo et guitares.

Les textes cocasses et naifs à l’image des illustrations et délivrent un panel de thèmes amusants, légers ; Ils nous plongent délieucieusement dans un univers ludique en revêtant des allures de comptines.
Le tempo parfois psyché, parfois rouccoulant, ne faiblit pas et cajole les oreilles amicalement, avec classe, conférant une ambiance pop triomphante.
Classé par le fameux magasin Rough Trade de Londres, 8eme album dans le top 100, salué par le Rolling Stones Magazine, The Best Party Ever construit déjà une renommée aux The Boy Least Likely To qui partagent une tournée avec les Razorlight (bel esprit entre artistes, notamment en connaissant la politique commerciale des labels pour la mise en place de tournées).

Cette même année, ils peaufinent le futur album, offrent le single I Box Up All The Butterflies gratuitement sur le net et retournent en studio pour boucler en 2009 Law of the Playground, un des meilleurs albums pop de la décennie. Là encore, l’atmosphère est juvénile, ingénue comme l’indique le titre, avec des mélopées spontanées, désinvoltes, mais sous cape, élaborées avec beaucoup de professionnalisme et d’exactitude. Les titres A Balloon On A Broken String, When Life Gives Me Lemons I Make Lemonade sont des sucreries, des pépites de sonorités dévoilant des violons vibrants, des claviers et guitares qui égayent sans relâche l’écoute.

Les B-side réunis sur Best of B-sides en 2009, les ep, les compilations comme Christmas Special de 2010, comprenant des inédits et des reprises telles que Faith de George Mikael ou encore The One that i want du film Grease, sont à découvrir absolument.
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samedi 11 juin 2011

Essex Green

On ne les voit plus parce qu’ils se marient et font des gros beaux bébés ! Les Essex Green et les Ladybug Transistor sont deux groupes binômes. Deux musiciens des Ladybug, jouent au sein des Essex. Ils sont aussi amis des Apples in stereo, des Camera Obscura, des Lucksmiths avec qui ils partagent la scène.

Les Essex Green, ex-Guppy Boy (1997), sont une bande du Vermont (Jeff Baron, Sacha Bell, Chris Zitter) installée à Brooklyn où leurs regards croisent celui de Robert Schneider, le patriarche du label Elefant6 et leader des Apples in Stereo. Le groupe pop psychédélique signe très vite chez Kindercore en 1999 son album Everything is green, la perle des perles. Désormais, ils tournent avec des musiciens de Of Montréal et les Ladybug Transistor.

EssexGreenTheLateGreatCassiopia

Un jour, je vois un poster qui orne un mur dans une scène du film High Fidelity (dans la chambre de Bob), le genre de détail que mon oeil ne lâche pas : Les Ladybug Transistor en concert. Je furète et fouine, intriguée par ce détail du décor et le nom de ce groupe.

2002, un affichage de concert prend la pluie dans les rues parisiennes: Ladybug Transistor + Camera Obscura. La même année, je commande Everything is green des Essex Green et m’aperçois que dans la liste des musiciens sur l’album apparait celui du leader des Ladybug Transistor, Gary Olson, chez qui le disque est enregistré (dans sa maison de campagne au nord de New-York, à Marlborough Farm). Naturellement, l’album habité par l’esprit des Left Banke, totalement inconnu en France, n’est pas distribué dans nos vertes contrées et l’attente de plusieurs mois aiguise le suspens.

2004, toujours pas miro, mon regard se pose sur une nouvelle affiche : concert Essex Green + Ladybug Transistor, avec guitariste des Of Montréal annoncé à Paris! C’est parti pour la guinguette pirate au coeur de l’hiver pour le chaleureux concert, parce qu’ à l’époque le bateau offrait des concerts honorables. Les Ladybug ont ouvert le bal de manière superbe et en changeant à peine de formation, les Essex ont enchainé, sur le rafiot qui tanguait, devant 50 personnes qui dodelinaient du chef et faisaient fondre le caoutchouc de leurs clarks pour un show mémorable.

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Ils sont les deux groupes que j’écoute en boucle depuis des années, ce son psyché qui manquait depuis le disco, le hip-hop, le grunge, le retour du rock pur apprécié mais au détriment de la pop qui était devenue obsolète. Car cette nouvelle scène new-yorkaise débarque début 2000 avec ses guitares vintages (Jeff Baron et Chris Zitter y excellent), ses orgues et flûte traversière (aux mains de Sacha Bell), ses trompettes et claviers puissants (dont le chef est Gary Olson), le violon et la magnifique basse de Julia Rydholm (qui joue dans les deux groupes, également avec Jens Lekman). La bande de la Big-Apple crée un phénomène musical disparu depuis les trésors pop anglais des sixties aux eighties.

Suite : chronique Ladybug Transistor

Ladybug Transistor

Suite : chronique Essex Green

Ces grandioses musiciens new-yorkais vont simplement réanimer la pop psychédélique. Et ce n’est pas un hasard si Essex Green et Ladybug Transistor feront des petits : Beirut, Great Lakes,Bishop Allen, Grizzly bears, the Aislers Set, the Isles, Aurevoir Simone…etc.

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2007, le leader des Ladybug Transistor, Gary Olson, est à la production du dernier album de Kevin Ayers, Unfairground et a signé son disque Can’t wait another day, somptueux et véritable écho de Lee Hazelwood, Burt Bacharach, des Left Banke. Ils partent pour une tournée internationale avec les Lucksmiths et virevoltent sur les scènes américaines, asiatiques, européennes, partout sauf en France.

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Depuis 2006 et leur album Cannibal Sea, les Essex Green se font discrets, optant pour une vie de famille et s’éloignant des studios. C’était il y a 5 ans. C’est très long.
Depuis 2007 et leur album Can’t wait another day, les Ladybug Transistor qui recrutent Kyle Forester (Crystal Stilts) et Ben Crum (Great Lakes), ont besoin de recul et d’une pause étant confrontés à la perte fatale de leur batteur et ami San Fadyl.
2011, les Ladybug Transistor reviennent avec Clutching Stems, magnifique album écrit avec San en mémoire, brodé d’arrangements et de mélodies qui marquent d’une pierre blanche leur superbe retour le 7 juin . J'y reviendrai...évidemment.
LadybugTransistor

lundi 6 juin 2011

Northern Portrait

Quatuor originaire de Copenhagen, les Northern Portrait, Michael Sørensen, Stefan Larsen, Jesper Bonde et Caspar Bock Sørensen sont créateurs d’une pop bondissante et élègante depuis le premier EP The Fallen Aristocracy de 2008.
Voir là : PiggledyPop

Les danois, signés chez le sensationnel label Matinée Records, enchainent la même année avec un autre EP Napoleon Sweetheart. Ces deux cds sont truffés de romantisme, de clins d’oeil à l’histoire, sans mélancolie mais davantage avec une nostalgie fleurie, tant les paroles sont gaies, le rythme chaloupé et le chant, dans les tonalités de Morrissey, particulièrement envoûtant. La voix fortement stylée et charismatique de Stefan renvoie à l'atmosphère fascinante des Smiths.



S’ajoute à cette présence vocale l’excellence des musiciens qui brillent de nouveau dans Criminal Art Lovers, sorti en janvier 2010 ainsi que dans les deux compilations du label, Matinée Grand Prix et Matinée Holiday Soirée. Depuis deux ans, Northern Portrait participe à des festivals en Europe et aux Etats-Unis, alimente déjà la pop indé d’un genre nouveau. Leurs mélodies sophistiquées, leurs paroles délicates, leurs compositions inspirées, mutent entre le son des années 80, des partitions dignes de celles de Johnny Marr et un son contemporain, exécuté avec des instruments modernes, pointus et ornés de beats dansants . Criminal Art Lovers dont le thème tourne autour de l’amour et de l’art, évoquant Münchhausen, promet encore de beaux moments à l’écoute des Northern Portrait, un des groupes fétiches de Piggledy Pop.
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