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dimanche 25 septembre 2011

Memoryhouse

Il n'y a rien de révolutionnaire dans leur genre musical, mais le style de Memoryhouse exploite le son pop ambient, atmosphérique, avec sa propre griffe : l’ésthétique est pointue et réfléchie, dans l’interprétation comme dans les visuels.
Leur univers nostalgique, la mémoire en leitmotiv, redessine l’espace et le temps avec grâce. Les canadiens de Memoryhouse apporte une once de modernité avec une application particulière pour les lives et les disques. Le duo est composé du musicien Evan Abeele, guitariste compositeur inspiré et prolifique, de Denise Nouvion au chant, qui est vidéographe et photographe. Chacun sème des éléments de sa personnalité, de sa sensibilité et offre un résultat très créatif, à la fois technique et visuel empreint d’une mélancolie romantique.



Décrit comme de la dream pop, leur EP The Years sorti en septembre 2011 chez Sub Pop, est un bijou sonore qui annonce l’album prévu pour 2012. Sorti en 2010, la nouvelle version  du EP est remasterisée, avec des bonus tracks. Memoryhouse participe également à des compilations et reprend Jackson Browne, My Bloody Valentine et Grizzly Bear. La voix cristalline et intimiste de Denise est en osmose avec les compositions stellaires et mystiques d’Evan . La guitare, la basse, le tambourin, les claviers coulent de source. Le couple se complète en créant un univers musical hypnotisant et relaxant.
Comme le groupe Princeton dont l'album concept Cocoon of Love parle de Virginia Woolf, l'écrivain inspire Memoryhouse qui orne The Years des deux titres en hommage à Woolf, The Waves et The Lighthouse, rappelant les romans écrits respectivement en 1931 et 1927. Cette belle référence est à l'image du groupe, doté d'une musicalité et d'un esthétisme fournis que l'on retrouvera bientôt pour la sortie de leur premier LP .
siteMemoryhouse
«Il y a des gens qui ont vraiment des dons. Le problème, c'est de les découvrir.» Virginia Woolf, Entre les Actes.

vendredi 23 septembre 2011

Amor de dias

Voilà un duo adorable, formé de l’anglais Alasdair MacLean du groupe The Clientele et de la chanteuse espagnole Núñez-Fernández du groupe Pipas. Ces deux noms réunis brossent la pop, par excellence, tant décrite sur Piggledy Pop. Mélange de twee, de bossa nova, de surf, de folk, leurs morceaux sont habillés d’une guitare, une basse, une batterie minimale et d’un clavier. Leurs voix s’unissent sur des textes qui racontent une histoire, souvent drapés de classe, de délicatesse, où l’amour trône.



Ces deux personnalités pop se rejoignent pour Amor de Dias en 2008. Le couple forme une musicalité douce, bourrée de charme. Leur album Street of the Love of Days paru en 2011 qui compte 14 titres est solidement mélodieux et abouti. Leurs grains de voix se frôlent, offrent une chaleur et une intimité à l’écoute . Les arrangements de cordes sont majestueux. Amor de dias, a symboliquement invité des amis du milieu indie-pop à participer à l’album. Sont présents Damon Krukowski, Naomi Yang, le français Louis Philippe (accompagné hier, le 22/09, par Alasdair MacLean pour un concert à Londres) et à la trompette, c’est Gary Olson des Ladybug Transistor qui se joint à cette jolie et joyeuse bande.


Amor de Días - Late Mornings

Disque d’une beauté absolue, le piano est grandiose, les guitares sublimes, les violons bouleversants, les voix magiques. Street of the Love of Days est une valeur sûre dans votre discothèque, Amor de Dias est une pépite pop qui se doit de tourner sur les platines !
siteAmorDeDias


Amor de Días - Wild Winter Trees

Pour mémoire, les Pipas (Mark Powell et Lupe Núñez-Fernández) ont sorti A cat escaped en 2003 (dont est extrait Barbapapa ci-dessous), Bitter Club en 2004 et le génial Chunnel Autumnal en 2005.
Groupe du label Merge Records, the Clientele (guitariste et chanteur Alasdair MacLean, bassiste James Hornsey, batteur Mark Keen, violonniste Mel Draisey) sort Suburban Light en 2000, The Violet Hour en 2003, Strange Geometry en 2005, God Save The Clientele en 2007 (extrait vidéo : Bookshop Casanova ), Bonfires on the Heath en 2009 et Minotaur en 2010.

jeudi 22 septembre 2011

David Vandervelde

David Vandervelde est un auteur-compositeur américain, estimé pour son travail de producteur et ami Jay Benett de Wilco, qui participe à l’enregistrement du premier album en 2007, The Moonstation House Band. En 2008, il s’installe quelques mois à Brooklyn, puis s’établit à Nashville, où il donne une série de concerts et offre son second album, Waiting for the Sunrise. David Vandervelde compose des mélodies pop, folk et rock et sait colorer ses titres avec ses partitions de guitares supérieures. Guitariste de renom et multi-instrumentiste, les cordes pleines et puissantes vibrent sous ses doigts et résonnent dans des solos de guitare électrique, guitare acoustique ou de basse.

1414More ThanYouCanFeel

Influencé aussi bien par T-Rex que par Neil Young, David Vandervelde est de retour en 2011 avec un album abouti et riche de sons, avec en amont le single More Than You Can Feel. Là encore, le virtuose brille à la guitare et à la basse (les amateurs repéreront les effets de switch et de pédale), au chant, mais aussi au piano, à la batterie et aux synthétiseurs de tout genre.
L’album à venir, sur lequel David Vandervelde travaille actuellement en studio, est légitimement fort attendu par les fans et le peuple de l’indie-pop (à ne pas confondre avec le peuple de gauche, ni avec le peuple de l’herbe, d’ailleurs...) .
MyspaceDavidVandervelde

dimanche 18 septembre 2011

Bewitched Hands

Envoûtant les scènes françaises dès 2008 avec leurs chansons pas encore enregistrées sur disque, les Bewitched Hands, originaires de Reims, ne cessent de grandir et de s’affirmer.
Le groupe passe les étapes honorables pour gagner ses galons, il va de festivals en concerts ( concours CQFD, Transmusicales de Rennes, Printemps de Bourges, Eurockéennes de Belfort, Festival des Inrocks etc...) et ne vole pas les éloges de la presse et les prix. La magie opère quand l’artiste rémois Yuksek les invite à participer à son album Away from the Sea. Yuksek, prince de l’electro-pop qui sort son deuxième album Living on the Edge of Time le 13 juin 2011, avec le dansant single Always on the Run, sera primordial dans leur intronisation en tant que producteur.



Les six membres des Bewitched Hands, superbement entourés pour le travail de studio, offrant des lives décoiffants, jouant des titres stylés pop-rock psychédéliques dignes de la famille américaine Elephant Six (Of Montreal, Neutral Milk Hotel, Apples in stereo etc) ,enchainent deux ep en 2010 Sea et Hard to cry, et sortent la même année leur premier album Birds & Drums. Les claviers, les guitares, les choeurs, les basses, déploient des sonorités sixties bondissantes et détonnantes.
L'album a depuis été réédité avec en bonus le premier titre chanté en français dont les beats eighties sont très accrocheurs. Le très pop Sur le quai se détache de leurs influences anglosaxonnes comme les Beatles, les Brian Jonestown Massacre, le Velvet Underground et flirte davantage avec des références françaises des années 80, comme Taxi Girl et Eli & Jacno. Le bel enthousiasme des rémois est rafraichissant et leurs six voix, rayonnantes en français, annoncent de chatoyantes mélopées à venir.
BewitchedMyspace

mercredi 14 septembre 2011

Owen

Encore un artiste dont on peut acheter les disques les yeux fermés, les ouïes sorties. Owen fait partie de ces excellents compositeurs qui ont de surcroît une plume pour offrir des chansons abouties et des albums homogènes. Peu de musiciens ont le don de mettre des mots sur leurs propres mélodies. Chez Owen, les deux sont maitrisés avec grâce et brio. Il sait faire chanter les instruments, violons, guitares, batterie, en y ajoutant ses paroles poétiques, sa voix d’une chaleur et d’une musicalité délicates.
Originaire de Chicago, Mike Kinsella alias Owen, a une expérience certaine. Multi-instrumentiste, il a fait partie de nombreux groupes, comme Maritime, Aloha, Joan of Arc, Owls, etc... Ayant envie désormais de peaufiner ses albums en solo, de l’écriture, composition, enregistrement, jusqu’à la confection des pochettes et illustrations, il opte pour l’indépendance, signe chez Polyvinyl qui lui laisse carte blanche et réintègre la maison de sa mère à Chicago pour se mettre au travail. Brodé avec du fil d’or, consistant en mélodies, rempli d’instruments, son premier album éponyme est suivi en 2002 par No Good For No One Now, qui dévoile son talent d’écriture.



En 2004, Owen sort un ep qui annonce son troisième album At Home With Owen. Sur ces deux productions se retrouvent ses amis de Maritime et d’Aloha, ainsi que son cousin Nate Kinsella, membre également de Joan Of Arc et qui apporte sa patte à l’instrumentation et l’ingénierie. Cette année là, Mike Kinsella poursuit fidèlement sa collaboration avec ses autres groupes et part en tournée avec Maritime, Aloha et Joan Of Arc. Nourri de cette expérience scénique, de sa riche pratique de la musique, de son inspiration fournie, de sa vie personnelle fleurie d’un mariage et de la paternité, de la rencontre avec Brian Deck, le producteur d’Iron & Wine et de Margot and the Nuclear So and So’s, Owen revient en 2006 avec le splendide quatrième volet New Leaves.
New Leaves fourmille de sonorités et d’instruments, piano, flûtes, métallophone, violons, synthés vintage, des guitares en tous genres et des instruments à vent. Les textes aux sujets personnels, intimes, cavalent sur les partitions chamber-pop, folk et Mike Kinsella brille par son chant serein, sûr et franc. Avec des arrangements de cordes à foison et la production explosive via la participation de Brian Deck, de Graeme Gibson (Joan of Arc), Tim Iseler (Wilco, Teenage Fanclub), New Leaves déroule le tapis rouge au cinquième album de Novembre 2010, Ghost Town. Owen gravit les échelons du talent en composition et nous propose un autre volet de sa vie sur des textes resplendissants, des envolées de cordes et des arpèges grandioses. O Evelyn, écrit pour sa fille, est une ode d’un père à sa fille, à savourer absolument, tout comme la reprise des Smiths, Girlfriend in a coma.
siteOwen



dimanche 11 septembre 2011

Dear Nora

Pour les amateurs de Aislers Set, Dear Nora devrait correspondre à leurs goûts et valeurs pop. Groupe de Portland guidé d’une main de maître par Katy Davidson depuis 1999, qui compte la batteuse Marianna Ritchey et le bassiste Ryan Wise, Dear Nora a sorti 9 albums entre 2000 et 2008. 

Parallèlement, Katy qui compose, chante et joue de la guitare forme un duo en 2006 avec M.Ritchey qu’elle connait depuis 1999. Ils éditent sous le nom Lloyd & Michael un superbe disque orné de guitares et rythmique tweepop Just As God Made Us aux sonorités de Indigo Girls. Au début des années 2000, Katy Davidson part à San Francisco pour peaufiner son projet solo Dear Nora, M.Ritchey reste à Portland et crée le groupe The Badger King. Ils se retrouvent 6 ans plus tard, tous deux habitant Los Angeles pour écrire ensemble l’album qui réunit symboliquement leurs univers respectifs artistiques.



A la naissance de Dear Nora, Katy Davidson rencontre Amy Linton des Aislers Sets et enregistrent le premier disque We'll Have a Time en 2001 dont le titre single Since You Went Away griffe d’emblée les sillons de son sixties et pop.
Dear Nora ne cesse de jouer et enchaine les concerts entre 2003 et 2007, puis présente There Is No Home, album lumineux, minimaliste, aux mélodies touchantes comme Emily, Nora in Berlin, My Friend & I (For Gretchen) ou des harmonies plus groovy et psyché comme The Flats Of Irony, the Call, Defeated & Lonely.



En 2008, après avoir tourné aux Etats-Unis avec Yacht, ou encore Casiotone for the Painfully Alone, Katy Davidson réunit ses titres sur Three States: Rarities 1997-2007, compilation signée chez Magic Marker Records et revient aux sources à Portland. 

Elle y monte un nouveau projet Key Losers, offre de manière old-school en 2010 une cassette audio vendue avec un poster, Adjust, puis en 2011 un nouvel album California Lite. Derechef, la voix de Katy Davidson resplendit sur des mélopées gracieuses.
Dear Nora, Lloyd & Michael, Key Losers, quelque soit l’alias, Katy Davidson est un auteur-compositeur féminin, un bijou rarissime dans le milieu indépendant qui mérite une attention particulière.



KatyDavidsonSite

dimanche 4 septembre 2011

Jimmy Hunt

Jimmy a assuré les premières parties de Thomas Fersen avec qui il partage ce don de broder un univers, des histoires rocambolesques, croquer des personnages sur des mélodies renversantes, a offert en juin dernier des concerts parisiens accueilli par l’International et la Maroquinerie et revient en novembre prochain présenter son album Jimmy Hunt.

Artiste canadien, avec sa guitare et son harmonica, ses airs pop et folk, son charisme prometteur, débarque de Montréal, des ballades sucrées et acides dans sa besace. Sa personnalité colorée inonde ses textes séduisants, piquants, toujours avec une plume poétique. Le disque est abondamment varié. Il comporte des arrangements symphoniques de cordes, des choeurs power pop, dans le sublime et mordant Ca va de soi, Erzulie Freda ou des partitions de guitares folk dylanesques dans Les moineaux et les loups, dans la déclaration d’amour Mathilde. Les ambiances chatoyantes piquent au vif comme dans Pont de glace où Jimmy annonce qu’il a "un coeur d’éléphant et un fusil de chasse", dans l’excellent Les Tontons Macoutes et les synthés dévergondés de Sois belle captivent. Le dernier titre en bonus Les Vagues et ses guitares taquines, son harmonica moqueur aurait pu être signé Jacques Dutronc.


Jimmy Hunt || Motocross

La voix de Jimmy Hunt habille les mots, les intonations asticotent et titillent comme dans Annabelle «Annabelle parle à l’envers, Quand elle ouvre la bouche, on croirait entendre une Inuit, Y parait qu’elle s’est cogné la tête, quand elle était petite,Y’en a qui croit que s’est maléfique, Le guérisseur a tenté sur elle tout ce qu’il y a de magique, Le sang, les plumes, les formules sataniques» ou encore dans le titre rock dansant et fondant Everything Crash «J’ai mis du Gainsbourg et Ferrer, dans le Ipod de Mariane, Elle m’a donné son Jackie Mittoo, et le best of des Ethiopians».

Jimmy Hunt entre en force dans le monde pop rock indépendant avec sa musicalité incroyable, son inspiration somptueuse, l’interprétation classe de ses compositions. Pour découvrir ce futur Lee Hazelwood à l’harmonica chahuteur et passionné, son premier disque sort le 19 Octobre prochain, il vient au festival des Inrocks le 2 novembre et donne un concert au Divan du monde le 3 Novembre. A vos ardoises !
siteofficielJimmyHunt


Jimmy Hunt || Si j'avais su