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dimanche 18 décembre 2011

The White Album

Ceux qui lisent assidûment Piggledy Pop, et je les en remercie chaleureusement, sauront que j’ai quelques obsessions, quelques névroses ou fixettes. Parmi celles-ci il y a Noeud les Mines qui me fait peur, le tambourin que je vénére, et les vikings, qui m’intriguent. J’en ai d’autres, je vous rassure. Pour le moment il s’agira des vikings, en la présence de The White Album et leur magnifique ep, nommé The Album. Pourquoi faire compliqué quand on peu faire simple.
J’évoquais les I got You on Tape de Copenhague il y a quelques jours et The White Album sont trois vikings qui arrivent du même fief danois.

December by TheWhiteAlbum

Découvert au hasard de mes lectures, j’ai entendu le titre December et illico le charme a tapé mes tympans.
December est acoustique mais en écoutant le reste de The Album, fourni d'instruments, on découvre une richesse de mélodies, de voix, de rythmes, d’arpèges de guitares, de mandolines, de banjo, des envolées de cordes à foison.
Originaux, les choeurs que forme le trio, Jakob Eilsø, Claus Arvad, Frederik Vedersø, traversent les titres comme de vaillants drakkars. The Album, composé de six morceaux, tous admirables, est habillé de pop-folk superbement arrangée, variée et rythmée par chaque instrument, chaque voix. Ils aiment Gemma Haynes et David Bazan de Pedro the Lion, mais sont avant tout admirateurs des Beatles (avec un nom de groupe pareil, vous l’aurez compris). Ils sont actuellement en tournée en Angleterre et travaillant actuellement sur leur LP qui sera prêt en 2012, The White Album éspèrent passer par nos contrées pour nous le présenter. A suivre...
TheWhiteAlbumBandcamp



samedi 17 décembre 2011

Voxtrot - Ramesh

Voxtrot, groupe d’Austin, Texas apparait en 2003 sur la scène indie-pop comme une comète. Après avoir annoncer au printemps dernier la fin du groupe, le leader Ramesh Srivastava, continue son chemin en solo en sortant un ep de trois titres.
A l’époque où débarque Voxtrot, les groupes d’Austin ne manquent pas et la concurrence est féroce ( Of Montreal, Okkervil River, Ben Kweller, Shearwater, Midlake, Spoon, bon je vais faire court.. ce n’est pas Noeud les mines, il y a plus de 300 groupes dans la ville d’Austin, qui tient aussi le record US des lieux pour concerts). Autant dire que Ramesh a ce brin de volonté, d’énergie qui détonnent et l’adversité ne le refroidit pas. On le voit sauter sur scène tel un kangourou, en chantant, et tient pendant des heures ; Sa passion pour la composition et sa généreuse interprétation distinguent Voxtrot du lot. Le premier ep Raised by Wolves avec son titre symbolique The Start of something (vidéo), est d’une beauté pop absolue qui rappelle les Smiths.



Voxtrot avec donc Ramesh Srivastava qui est entouré de Matt Simon, Jason Chronis, Mitch Calvert, volontaires et souriants nous offre en 2006, des guitares, des tambourins, violons et trompettes avec les deux ep Mothers, Sisters, Daughters & Wives et The biggest Fan, tous les deux d’une qualité fantastique, puis l’album éponyme de 2007 fleuri entièrement d’inédits comme Stephen (vidéo).



En 2009, les Voxtrot sortent un single vinyle Berlin, without Return, un bijou pop réussi et émouvant tant par les textes que par les mélodies et annoncent en juin 2010 qu’ils arrêtent. La nouvelle surprend bon nombre de personnes jusqu’à ce que l’on apprenne que le prolifique Ramesh amorçait une carrière en solo. Après avoir travaillé avec Spoon, avec Aurevoir Simone, Jennifer Moore qui chante dans les choeurs sur les albums de Voxtrot, il signe son premier disque appelé EP1 en janvier 2011 avec le titre The King en single promo (téléchargement libre sur son blog).

TheKingMP3

Ramesh Srivastava est diplômé en littérature et depuis qu’il mène sa carrière, attaché à ses influences musicales anglo-saxonnes comme New-order dont il reprend Love Vigilantes, the Smiths ou Felt, il vit entre l’Europe et New-York. Ses productions solo aboutiront bientôt à un LP qui sera plus atmosphérique avec la présence de synthétiseurs, toujours des arrangements guitare, batterie fougueux et rythmés.
TheVoxtrotKidBlogRamesh

Long Haul


Berlin, without Return

mercredi 14 décembre 2011

La Casa Azul

Parlons pop, mais parlons bien. Grâce à Luis Calvo créateur du label pop espagnol Elefant Records, je constate que cet Elefant là, ne donne pas dans la tromperie. Une des signatures notables du label est La Casa Azul. Après l’ep El sonido efervescente de la casa azul en 2000, le premier album logiquement appelé Milkyway sort en 2002. En effet, ce groupe espagnol constitué de cinq musiciens David, Clara, Oscar, Sergio et Virginia, ne se produit jamais sur scène et reste en fin de compte une sorte de produit de studio créé de toutes pièces par Guille Milkyway, qui compose et dirige les opérations. Le résultat est parfaitement mixé, exécuté avec beaucoup de savoir faire. Les mélodies et les compositions sont guillerettes, péchues, se référençant à la pop des sixties jusqu’aux eighties. Une multitude d’instruments sont utilisés, du piano, aux cloches, trompettes et claviers. A la suite de Tan simple como el amor en 2003, El sonido efervescente de la casa azul en 2006, c’est La revolución sexual de 2007 qui permet au groupe d’asseoir sa renommée.

LaFiestaUniversalMP3

Les Casa Azul viennent de sortir La Polinesia Meridional. Selon les titres, les ambiances varient, les synthétiseurs de Sucumbir rappellent les années 80, alors que la basse, xylophone, les trompettes, flute traversière et la batterie qui balancent un sacré boogie sur La Fiesta Universal refont vivre La croisière s’amuse. Suit la pop orchestral dans La Polinesia Meridional, groovant langoureusement sur une basse Wonder Woman et des violons sensuels dignes des Drôles de Dames. Les réjouissances continuent avec les cuivres et le tempo endiablé de Colisión Inminente (Red Lights, Red Lights) qui donne l'impression que Travolta vient faire voler ses pattes d’eph dans les oreilles. L’ambiance dancefloor enflammé se poursuit avec le claphands de Terry, Peter Y Yo, l’electro-pop enfievrée de Una Mañana, de Europa Superstar, et la haute voltige de sons dans Todas Tus Amigas. La Vida Tranquila qui suit, malgré le titre, offre des rythmes alternatifs qui font faire des bonds même sans darkdog en intraveineuse et donne cette envie irrésistible de faire swinguer les rotules. Les 13 titres sont conseillés en cette période hivernale pour ensoleiller vos enceintes. Il parait que les gens sont sensés faire la fête à Noel...Faritas aux huitres, tortillas au foie gras et reblochon et pour éliminer un ventre de pachiderme, une danse frénétique sur le très caliente La Polinesia Meridional des Casa Azul. Joyeux Noel Felice ! Un merci spécial à Luis !
CasaAzulMyspace
Elefant Records

lundi 12 décembre 2011

Simone White

Simone White illumine la pop de son timbre de voix folk et de ses mélopées jouées à la guitare electro-acoustique. Elle a quelque chose d’inné, un don pour composer les mélodies qui enchantent, entêtantes, et qui s’écoutent sans modération.
Cette jeune auteur-compositrice d’origine hawaienne qui grandit au sein d’une famille d’artistes, père sculpteur, mère chanteuse, grand-mère artiste de music-hall, grand-père poète et une tante compositrice de chansons pop, tient aussi ses influences variées aux villes qu’elle a habitées, Londres, Los Angeles, Paris et New-York. C’est en 2000, après avoir appris tardivement à jouer de la guitare qu’elle se lance seule dans des petits clubs new-yorkais.



Elle sort son premier album The Sincere Recording Company Presents en 2003. Puis il y a en 2004 une série de rencontres magiques, sa carrière prend un autre virage, un autre visage. Elle rencontre cette année là, à Nashville, Mark Nevers qui est le producteur de Calexico, Will Oldham, Silver Jews, et Lambchop puis enregistre sous sa houlette I Am The Man qui séduit de suite Damon Albarn le leader du groupe Blur qui dirige le label Honest Jons et lui propose sa signature. Le titre The Beep Beep Song sera repris dans la publicité pour Audi et tandis que Simone White joue à New-york ou à Berlin, participe à des festivals au Royaume-Uni et au Japon, les journaux l’acclament en publiant d’excellentes critiques lors de ses tournées avec des groupes comme Nouvelle Vague, Alela Diane, Teitur, Stephen Fretwell.. etc.
Ne vous y trompez pas, elle vit la plupart du temps au vert en Californie et aime tout autant jardiner, s’occuper de son étang et de ses citronniers que de jouer sur scène.



En 2009 sort son troisième album, Yakiimo, toujours chez Honest Jons. En 2010 et 2011 elle accompagne Andrew Bird en tournée.
Alors qu’elle prépare son quatrième album Silver Silver qui devait sortir en Octobre et sera prêt (touchons de la peau de singe) en Février 2012, Yakkimo est à découvrir pour fleurir vos soirées d’hiver de nobles particules sonores. Les textes voltigent entre la nostalgie et l’éspèrance, une voix intense et mélancolique pour offrir l’ambiance folk rétro sur des arrangements délicats de flûte, violons, guitares, cuivres et piano. L’intimité et la douceur sont de mise. A l’écoute des trois albums, stylés et habités d’une ou plusieurs âmes, l’ensemble pourrait former une bande originale d’un film romantique des fifties tourné au coeur de Manhattan...
SimoneWhite