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samedi 29 décembre 2012

The Corner Laughers

The Corner Laughers est un quintet de San Francisco qui depuis son opus de 2006 Tomb of Leopards, offre des mélopées pop baroque, tantôt garage, tantôt orchestrale sur des textes ensoleillés et drôles, romantiques, parlant par exemple de Simon & Garfunkel au zoo sur Star Power Lament ou encore de The Village Green sur Seven Dials. La particularité des cinq The Corner Laughers est leur goût pour les collaborations ; Ils s’entourent d’une belle poignée de musiciens donnant une ambiance festive à leur compositions. Le guide dans l’écriture et la création est la chanteuse Karla Kane, qui au ukulélé, tient tambourin et cloches tout en gratifiant les airs joviaux de sa voix cristalline. Le noyau féminin, Karla et la guitariste Angela Silletto se développe rapidement avec la présence du multi-instrumentiste Khoi Huynh à la basse, guitare, clavier et chant, Charlie Crabtree à la batterie, chant et KC Bowman à la guitare, clavier et chant. En 2009, avec l’aide précieuse du producteur et auteur Allen Clapp des Orange Peels, qui en bonus, participe à l’enregistrement au piano, percussions et glockenspiel, sort Ultraviolet Garden. Tout aussi rythmés, gais et de construction alternative que le précédent, les 13 morceaux de l’album ornés d’harmonies pop de la veine de Camera Obscura nous embarquent dans un univers mirifique de chevaux, d’oiseaux et d’autres contrées planétaires. Avec une trame psychédélique, les mélodies fraiches et dansantes, mêlant ukulélé, claviers et percussions variées, sont sunshine pop. John Wesley Harding participe également à l’album en apportant sa touche aux arrangements. Se greffent à la troupe Anna Saccheri qui a dessiné la pochette de l’album et joue à l’accordéon, Chris Saccheri au chant, Astrid Smith au violon et William Cleere au clavier. Les textes parlent des relations amoureuses, sur Half A Mile, Dark Horse, Yellow Jacket qui conclut sur une lune de miel enrobée d’un orgue sixties. Sensuel et sucré, le domaine musical entrainant des The Corner Laughers revient cette année, encore plus rutilant de sons, d’harmonies, d’instruments avec la sortie en juin 2012 de Poppy Seeds qui, avec son joli titre, indique clairement ses intentions. Là encore avec Karla, Angela, Khoi, Charlie et KC, des musiciens supplémentaires à Allen Clapp, John Wesley Harding, les Sacchari, Astrid Smith, William Cleere apportent leurs talents à l’enregistrement de ce troisième disque. Mike Viola des Fountains of Wayne, Semisonic, They Might Be Giants, Sparklehorse etc chante sur Bells of El Camino, le multi-instrumentiste et auteur Anton Barbeau prête sa griffe et sa voix sur Grasshopper Clock. Jeri Sykes joue flûte, saxophone et clarinette, et Wazu joue du tombak sur The Perfect Weather et Chicken Bingo. Tout Poppy Seeds garni de pop psychédélique, bubble, sunshine, est une ode à la ville de San Francisco et au Golden State. The Corner Laughers jouent des airs pop fleuris et joyeux qui réchaufferont les oreilles bleuies par l’hiver et mon coup de coeur va à l’EP To The Donkeys Of Barron Park signé en novembre 2012. CornerLaughers

 

jeudi 27 décembre 2012

Lawrence Arabia

Il y a des rencontres magiques, bénies des dieux, comme celle avec Lawrence Arabia alias James Milne, qui vous hydratent de bien-être dans une traversée du désert. Ce jeune artiste à la barbe hirsute n'est ni Jésus, ni un ayatollah paumé dans ses montagnes de Nouvelle-Zélande. James Milne est le nouveau Jonathan Richman, un disciple des Beach Boys qui propose après un opus éponyme génial en 2006, son deuxième album en janvier 2010, joliment nommé Chant Darling. Même s'il a quelque chose d'un digne héritier de Brian Wilson, ce James là aurait plus en commun avec le premier ministre tasmanien Sir James Milne Wislon (1812-1880). Avec son port de tête indétronable et son style sophistiqué, second degré, Lawrence Arabia n'est pas né de la dernière pluie. Membre des Ruby Suns, de Okkervil River, de The Brunettes, il se produit sur scène également avec Feist et d'autres talibans de la pop.
RubySunsPiggledyPop
OkkervilRiverPiggledyPop


 
Chant Darling est un disque d'une absolue drôlerie et auto-dérision, galbé d'un esprit sarcastique des plus fins. Les paroles sont succulentes. L'ambiance sixties qui garnit les 10 titres, tantôt psyché, tantôt groovy, amène la pop à son solstice. Ses morceaux dégainent des partitions de guitares et trompettes festives et enthousiastes. Look like a fool, titre beatlesien en ouverture, présente la voix de James, envahissante, tendue, d'ailleurs proche de celle de John Lennon. Les distensions de guitares accueillent la flûte et les choeurs poppeux, puis les cordes des violons. Le mistral vient rafraichir la torpeur des arrangements dans le second titre The Undesirables, mélancolique, pour enchainer sur 8 autres chansons torrides et toniques. Chant Darling est un disque calibré, franc, façonné par Lawrence Arabia pour faire swinguer dans les chaumières. 


Ce troubadour tasmanien sort un talisman truculent en Juillet 2012, étonnant, surprenant qui s’écoute en boucle et se savoure davantage au fur et à mesure des écoutes. Désormais expatrié en Angleterre, Lawrence Arabia enregistre The Sparrow à Londres. Il est rejoint par Elroy Finn, frère réputé de Liam Finn pour son don de percussionniste et son talent de batteur ainsi que de Connan Mockasin auteur-compositeur anglais, ingénieur du son et bassiste. Derechef, Lawrence Arabia écrit des mélodies pop psychédéliques incroyables pour The Sparrow. Travelling Shoes comporte des guitares surf pop qui reviennent puissantes sur The Listening Times, balade ornée d’une fibre sixties présente dans tout le disque. Les influences des Beatles et Beach Boys, se croisent dans des compositions qui amènent à penser à  Lennon, Gainsbourg ou Divine Comedy. Les envolées lyriques de choeurs se marient à la voix joueuse et tonifiante de Lawrence Arabia sur Lick Your Wounds ou encore la nostalgie et mélancolie old-school des années 60 dans le superbe Bicycle Riding. The 03 accorde basses et guitares taquines à un clavier psyché déluré et un clap-hands gaillard. Puis la classe de Gainsbourg et le charisme de Lennon transpirent sur Early Kneecappings, ou les arrangement de cordes et cuivres montrent l’aisance de son auteur dans le style chamber pop. L’ambiance piano-bar, flash-back, fleurit les deux titres The Bisexual et Dessau Rag, où le trombone, le cor, la trompette et la guitare acoustique jazzy sont dansants et drôlement chaloupés. Legends qui véhicule l’âme des Beatles, joue une pop orchestrale efficace et savamment exécutée. The Sparrow est une oeuvre sophistiquée et symphonique, pop et émouvante, dansante et mélodieuse qui prouve tout le savoir-faire et l’inspiration sans borne de Lawrence Arabia, pianiste, guitariste, qui a aussi la casquette du chef d’orchestre pour les arrangements de cordes et les partitions de cuivres. Chapeau à Lawrence Arabia qui signe avec The Sparrow un album encore meilleur, en constante évolution. A se procurer absolument ! 

mardi 25 décembre 2012

Top 10 des Bandes Originales 2012


Voilà mon top 10 de films de 2011 et 2012 ; Je les conseille parce qu'ils m'ont plu et ont l'avantage d'offrir des bandes originales de qualité. (un 11ème choix en astérisque)
Par contre, je ne me pourfendrai pas d'un top 10 albums. Je ne parle en général pas de ce que je n'aime pas donc tous les albums, disques, projets évoqués sur Piggledy Pop pendant l'année 2012 m'ont forcément plu.



The Buggles - Video killed the Radio Star -

Reign Over Me avec Adam Sandler
Graham Nash
- A Simple Man

Coconut Records ( groupe de Jason Schwartzman)
- West Coast

Away We Go
Alexi Murdoch- All My Days

Let My People Go !
Noah and the Whale - 5 years Time


Not Fade Away
The Small Faces - Itchycoo Park

La guerre est déclarée
Jacqueline Taieb - La Fac de Lettres

The Music never Stopped
The Beatles - All you need is Love


Moonrise Kingdom
Bucky Larson: Born to Be a Star
Ok Go - Here it goes again


*En bonus, pour la cerise sur la buche, ce film de 2001 vu cette année 2012; Adorable.
Le Château Nathan Larson feat Nina Persson - Exit Smiling


Joyeux Noël!!!


Les Bicyclettes De Belsize - Paisley and Charlie

Charlie Darling porte bien son nom. Il transmet dans ses chansons toute la culture du smart british et de l’élégance de sa ville, Brighton. Dans la veine pop de Sarah Records, il apparait en duo en 2011 au bras de la charmante Paisley Pattenden, et forme le duo Paisley and Charlie en signant le premier disque Songs In Black & White et ses titres ravissants suivis de la deuxième production éponyme qui offre les compositions toujours signées avec style de Charlie, interprétées par Paisley. Leurs deux voix se mêlent vivifiantes sur des textes doux et poétiques en harmonie parfaite avec les mélodies pop accrocheuses. Le single Stone Lions séduit et Charlie Darling ainsi se trace un chemin sûr dans le domaine de la pop underground, salué par les sites internet et blogs spécialistes. Sebastian semble vouloir faire un clin d’oeil à Belle and Sebastian qui est dans la liste des groupes qui influencent l’auteur-compositeur anglais comme Saint-Etienne, Trashcan Sinatras, The Lilac Time, Au Revoir Simone etc.



En amont de Paisley and Charlie, Charlie Darling travaille à son projet solo, Les Bicyclettes De Belsize ( nom tiré du fameux film musical de 1968 dont Engelbert Humperdinck a fait un hit, lui-même tiré de la comédie française Les Parapluies de Cherbourg). Autour de Charlie, ses drôles d’amis musiciens, Debbie 'Petticoat' Lane à la flûte, Gary Swagger à la basse, Detox Cute au clavier et Andrew Pond à la batterie, sont tous aussi excellents les uns que les autres, en choeur sur les 14 titres de The Ballad of Charlie Darling. Cet album sorti au printemps 2012 est tout entier superbement construit dans la fibre indie, chamber pop, avec des textes riches évoquant, Magritte, De Beauvoir, Kerouac ou Jean-Paul Sartre et résolument bien chantés. Charlie Darling pose sa voix charmante et distinguée sur ses mélodies dansantes et virevoltantes de cordes assurées par l’ensemble The August Strindberg Strings. Charlie Darling utilise des tempos et formats de chansons contemporains tout en les parsemant de l’esprit sixties de Burt Bacharach, formant une dream pop brillante qui rentre au panthéon des disques Piggledy Pop.
LesBicyclettesDeBelsize


 
 

samedi 15 décembre 2012

Camerawalls

Camerawalls est un groupe des Philippines, crée par l’auteur-compositeur Clementine, de son vrai nom Clemen Castro (oui, un garçon !). Egalement connu dans le milieu de la pop pour avoir été leader des Orange & Lemons jusqu’en 2007, il lance Camerawalls en même temps que son propre label Lilystars Records. Clementine au chant et à la guitare s’entoure de ses amis présents depuis Orange & Lemons, le bassiste Law Santiago, du batteur Bach Rudica et du guitariste George Carillo. Clementine écrit pour Camerawalls des mélopées pop, rafraichissantes et colorées d’instruments traditionnels philippins. Aimant XTC, les Beatles, John Lennon, Pale Fountains et Belle & Sebastian, toutes ses influences voguent élégamment dans ses compositions. 
Dès 2008, le groupe signe un premier single Markers Of Beautiful Memories qui le mène à une nomination du meilleur nouveau artiste de NU Rock Awards ( à Manille) puis l’opus Pocket Guide to the Otherworld sort. Clinically Dead For 16 Hours dans une veine magnifique des The Smiths et une instrumentation traditionnelle ravit alors que Lord of the Flies donne des frissons tant elle rappelle John Lennon. Fevrier 2010, le superbe single The Sight of Love vient prouver l’étendue de l’inspiration de Clementine et son don pour écrire des airs pop qui dénote du génie. Il y est accompagné de Sarah Gaugler qui apporte sa voix gracieuse au duo. L’EP de 5 titres qui suit la même année Bread & Circus est charpenté pour danser, tenu par des mélodies pop solides tant par les guitares rock, le chant de Clementine systématiquement juste et beau, les orchestrations sublimes et intelligentes. Productif, Camerawalls signe un nouveau single en Août 2012, Wanderlust, aussi sunshine-pop, orchestral et rayonnant qu’à l’accoutumée. A grignoter sans modération. TheCamerawalls

Art-School Dropouts

Groupe new-yorkais qui aurait eu sa place au CBGB, Art-School Dropouts signe son opus Milkshake Mondays en Novembre 2012. Cela fait des années que les trois garçons se connaissent et jouent dans les bars. Dès l’été 2000, Christopher qui est auteur-compositeur enregistre des démos et en 2003, il rencontre John étudiant dans la même école d’arts. Le duo concocte des airs rock, pop alternative qu’ils jouent officiellement en 2008 en tant que Art-School Dropouts à Brooklyn. Christopher Partellow au chant et guitare, John Gagliano à la batterie rencontrent le bassiste Brian Goetz un an plus tard. Le duo devient une tierce de complices qui en bonus d’une cascade de chansons à délivrer offre des reprises de Beck et de Daniel Johnston
Le son des six cordes de la basse, les baguettes magiques de la batterie et les compositions de Chris créent une ambiance punk-rock aux allures mods garage avec quelques envolées pop psychédélique qui rappellent les Strokes, Television, Talking Heads, le début des Sex Pistols. Les Art-School Dropouts raniment l’âme rock’n roll des légendes de New-York, l’esprit indépendant downtown de Brooklyn. Diplômé des Beaux-Arts et désormais graphiste, Christopher avec l’aide de ses acolytes, peaufine les visuels du groupe, de la pochette de disque à la vidéo. Apportant une fibre originale et contemporaine à l’esprit underground de leurs titres, Art-School Dropouts devrait émerger rapidement sur la scène new-yorkaise avec leurs lives déjantés et rugissants qui enflamment les audiences (leurs concerts à thèmes sont insolites, comme un live récent «nautique» ou encore un live pour une soirée NASA). Inspirés, drôles, drainant tout l’univers pop-rock mythique et excentrique de la Big Apple avec eux, sans avoir la brigade des stups sur le dos, les trois brigands de Art-School Dropouts font bourgeonner une nouvelle vague pop-punk qui séduit Piggledy Pop et qui fera écho puisqu’ils apparaitront bientôt dans un film . A suivre absolument ! 
ArtSchoolDropouts


jeudi 13 décembre 2012

Dry Spells

C’est chose rare d’avoir un son pop venant de Los Angeles mais quand j’entends la première fois les Dry Spells, mon oreille se dresse et ayant reçu le disque, j’ai la confirmation que le duo de Michael David et de Georges Krikes est un très bon cru californien. Leur single Smile de 2008 qui rend hommage à Charlie Chaplin est suivi de l’EP Dry Spells, sorti chez Humphrey Industries en mai 2009 mais la couverture médiatique n’a pas été tirée jusqu’à l’Europe. Les 5 titres que j’ai pu écouter en version instrumentale aussi sont rayonnants de mélodies, superbement bien ficelés pour danser et être passés en boucle. Dans ces compositions mélodieuses, accrocheuses, Dry Spells est inspiré et créatif. Les paroles écrites avec l’attitude romantique, élègante mais humble, colorée d’ambiances ramènent logiquement au poème de Charlie Chaplin qui chanté et mis en musique par Michael et Georges, en devient pop. 
L’EP commence de manière efficace sur le tempo entrainant de Start Somewhere, avec un chant amoureux et langoureux, le glockenspiel taquin et dansant. L’écoute se dévergonde avec le funky Sweet Like Candy encore plus rock et révélateur des talents de guitaristes des Dry Spells qui font tanguer les cordes pour rendre la déclaration d’amour plus alerte et gourmande. Rise, piano slow, trompette et guitare acoustique tendre avec le duet de voix féminin-masculin apportent la note de douceur. Puis l’écoute se poursuit joyeuse avec le très mélodique Slow Down, titre que je trouve absolument pop et savoureux avant le Happy People et son évolution electro-pop dynamique et energique qui explique à la perfection son titre. J’ai pu en bonus écouter Find a Way Home, balade géniale où les guitares brillent de mille feux sur les tambourins et autres rythmiques, et aussi One Day, un air bossa aux rythmes ensoleillés, guidés par la guitare et le clavier, chauds comme du sable brésilien. Il ne reste plus qu’à attendre de pied ferme que Dry Spells revienne en fanfare avec un nouvel album. Je croise les doigts... DrySpells

Smile musique composée en 1936 par Charlie Chaplin pour Modern Times, paroles Turner & Parsons.


Smile though your heart is aching
Smile even though it's breaking.
When there are clouds in the sky
you'll get by.
If you smile through your fear and sorrow
Smile and maybe tomorrow
You'll see the sun come shining through
For you. Light up your face with gladness,
Hide every trace of sadness.
Although you tears may be ever so near
That's the time you must keep on trying Smile,
what's the use of crying.
You'll find that life is still worthwhile-
If you just smile.If you just smile.

dimanche 9 décembre 2012

Stars of Aviation

Les Stars of Aviation sont particuliers. Originaires de Brighton, Londres, Cambridge, les musiciens Andy Schofield à la guitare, Jonny Anstead au chant et guitare, sa soeur Louise au chant et accordéon, Nathan Oxley au clavier et accordéon, Tim Jaggard à la batterie se rencontrent en 1999 ; Ils s’entourent de Chris Snead à la trompette et batterie, Tim Mayne à la basse, Leo au basson et Colin aux gongs et violon. En 2000, le premier EP The Ted Glen parait, suivi en 2001 du EP Greatest Disappointment puis du troisième Snow on Snow. Dans une veine pop joyeuse et gaillarde, les chansons des Stars of Aviation possèdent une fantaisie et une savoureuse dose d’exentricité british. Les mélodies sont embellies par la voix de Jonny et les arrangements de cuivres proches de ceux des Lucksmiths, des arpèges scintillantes proches des Pastels ou de Galaxie 500.



Les amis se séparent quelques temps à cause des études, Nathan part à Geneve, Jonny à Lyon et Andy à Saint Petersbourg où il écrit le morceau alternatif majestueux Illumined. Leurs diplômes en poche, ils se retrouvent enfin pour peaufiner l’EP By the Shore en 2010, avec Brian O'Shaughnessy (l’ingénieur du son et producteur de Primal Scream, The Clientele, etc) et écrire des singles comme Herman Dune slept on my floor qui apparait sur la compilation Indietracks Festival 2010. Ils aiment écouter Low, les Gorky’s et The Smiths mais aussi Serge Gainsbourg, leur interet pour la France étant d'ailleurs élégamment présenté dans les paroles en français sur le titre Marie et l’accordéon

Le chant subtil, les paroles rieuses par exemple sur le titre à rallonge Stars of Aviation are singing about the summer but is it going to be sunny, Carol? et mélancoliques, l’ambiance pop tantôt folk, twee, orchestrale ou sunshine, les influences culturelles européennes riches présentes dans leur travail font de Stars of Aviation un groupe original et hors normes. Les tonalités joviales, les mélodies, le tempo varié, les instrumentations harmonieuses reviennent dans la dernière production d’octobre 2012, l’album Six and a half magic hours. Six and a half magic hours de Stars of Aviation devraient scintiller au sommet de votre pinède en attendant un concert en France. StarsOfAviation

 

vendredi 7 décembre 2012

Amor de Dias

Amor de Dias est le nom romantique de l'amour d’un jour entre Alasdair MacLean, tête pensante du groupe londonien The Clientele et de la chanteuse espagnole Lupe Núñez-Fernández du duo Pipas. Les deux artistes qui se rencontrent en catimini en 2008 signent un album melow à souhait, easylistening, pop tropicale qui s’écoute au coin de la cheminée ou sur une peau de bête. Mélangeant les deux univers, celui de The Clientele dans le genre pop baroque psyché toujours soft à la sauce Harry Nilsson ou Velvet Underground dans la voix et les effets de guitares, à celui des Pipas, qui met en valeur la féminité sur des airs twee-pop, avec des influences sixties proches d’Astrud Gilberto, Amor de Dias trône sur les disques Piggledy pop. 



Innes Phillips membre de The Clientele apporte sa griffe sur le travail d’Amor de Dias en composant des morceaux avec Ken Brake batteur, pianiste et ingénieur de The Clientele mais aussi de Stuart Moxham. Tous les deux en compagnie d’Alasdair MacLean sont à la création des superbes titres de l’opus de 2011, Street of the Love of Days. Piggledy Pop en parlait là, évoquant la collaboration de Gary Olson des Ladybug Transistor aux arrangements et à la trompette: AmorDeDiasPiggledyPop

 

Autant il avait fallu plus de trois ans au binome Amor de Dias pour composer le premier album, autant il leur aura seulement fallu neuf jours pour concocter The House Of Sea qui sortira le 29 janvier 2013. Composé à cheval entre Londres et Madrid, les deux voix fondantes d’Allistair et de Lupe se confondent plus langoureuses encore et la troupe s’agrandit avec James Hornsey à la basse et Howard Monk à la batterie, tous deux dans la formation The Clientele. Les mélodies fraiches et entrainantes marient avec habilité trompette, harpe, saxophone, tambourin, violoncelle, les basses et claviers. Amor de Dias nous promet de savoureux moments de rêverie, bossa, pop, orchestrés avec brio, offrant en avant-goût le délicieux titre Jean’s Waving. A noter sur vos tablettes, évidemment. AmorDeDias

 

mercredi 5 décembre 2012

Butcher The Bar

Aux inconsolables de la disparition d’Elliott Smith dont je fais partie, voici un auteur-compositeur interprète anglais qui pourrait vous plaire. Joel Nicholson signe ses deux premières chansons en 2007 sous le nom Butcher The Bar sur l’Ep Get Away/Leave This Town, qui parle intimement et de manière musicale minimaliste au banjo et guitare de son départ de Lincoln, sa ville natale. Ayant déménagé à Rotherham dans la banlieue proche de Sheffield, le troubadour à la voix de velours travaille ses albums avec mélodica, des guitares, claviers, clarinette, banjo, comme sur l’opus Sleep At Your Own Speed de 2009 ; Ce premier album tient de la mélancolie d’Elliott Smith, du narratif et de la poésie de Bob Dylan, du folk de Paul Simon. Autant dire que Joel Nicholson alors âgé de 22 ans, affine fichtrement bien ses arpèges et sait quoi faire de son capo. 
En 2010, Butcher The Bar compose un titre spécialement pour une compilation Eardrums Between Two Waves Volume B qu’il chante en duo avec Julia Guther, chanteuse auteur-compositeur qui vit à Berlin. Le titre qu’ils interprètent Pope Pius X est d’une quintessence du pop-folk absolue.
Julia a formé le duo Guther de 2006 à 2008 signant avec son acolyte Berend Intelmann, leader du groupe Paula en 2000, deux albums, un electro-pop en 2003 I Know You Know et Sundet en 2006, moins electro et davantage pop. Julia Guther et sa voix suave et féminine qui a accompagné Barbara Morgenstern, compose maintenant en solo et même s’il est ponctuel, le duo Joel & Julia est somptueux. Les mélodies de Joel Nicholson et son alias Butcher The Bar refont surface avec autant de subtilité en 2011 avec For Each A Future Tethered, enregistré chez lui dans sa maison de Manchester. Il ajoute avec raffinement des cuivres, avec trompettes et cor, du glockenspiel, des rythmiques qui transforment ses partitions folk en airs pop où même les tambourins s’en donnent à coeur joie. Les mélodies de For Each A Future Tethered sont recherchées, peaufinées, plus dansantes et les textes étincelants qui racontent de manière délicate le parcours personnel de Butcher The Bar font penser qu’un nouveau song-writer épatant de talent est arrivé. ButcherTheBar

Pepper Pots & Eli "Paperboy" Reed

Vous mettez dans un blender un chanteur, auteur-compositeur digne de la Stax (label américain de 1961 qui a signé Otis Redding, Earth Wind and Fire, Sam & Dave etc) avec un groupe de chanteuses soul espagnoles, ça donne à priori de smoothie de rhythm’n blues. Les Peeper Pots sont un ensemble de musiciens et trois choristes de Catalogne, formé en 2002, qui joue des morceaux inspirés de la musique jamaicaine mêlée à des influences sixties dans la veine des Martha & the Vandellas. L’opus Swingin Sixties est signé en 2004 sur un petit label basque Brixton Records où figure la collaboration du chanteur anglais Ben Jammin, puis l’album sophomore Shake It ! parait en 2007. 




En 2009 c’est Now qui sort avec l’aide du producteur Binky Griptite, guitariste des Dap Kings qui accompagnent Sharon Jones. SharonJonesPiggledyPop 
Après une tournée internationale de 300 dates qui présente l’album et remporte un beau succès, les Pepper Pots signent un quatrième disque Train to Your Lover en 2011. Groovy, funk, avec des embardées ska, les trois chanteuses espagnoles donnent un esprit «soul» en mode Supremes à l’ensemble des 12 titres. Les Pepper Pots sont : les trois chanteuses, Adriana Prunell, Mercè Munné, Marina Torres et le guitariste Lluís Rodríguez, le batteur Joan Vergés, le pianiste Ireneu Grosset, le bassiste Joan Barrientos, les saxophonistes Tomy Muñoz et Gerard Xifra, le trompetiste Roger Montsant et tromboniste Isidre Palmada
Au cours d’un concert, les Pepper Pots rencontre le musicien Eli Paperboy Reed originaire de Brookline désormais vivant Brooklyn. Il compose des albums en solo depuis 2002, baladant avec lui toute l’âme soul de la Motown, l’univers funk des seventies de Chicago, ville où il emménage très jeune, et un don prolifique pour la composition, signant quatre albums en huit ans : Sings Walkin' & Talkin' et Other Smash Hits! en 2005, Roll With You en 2008, Come & Get It en 2010. A ses côtés, il y a un ensemble de musiciens du nom de True Loves qui assure les cuivres, trompette, cor, trombone, saxophone, mais aussi du violoncelle, violons, tambourins, guitares, basse, batterie, clavecin, orgue ...etc. Une armada d’instruments accompagne la voix rythmée old-scool soul d’Eli paperboy Reed, pleine de charme et de musicalité.
  La combinaison des Pepper Pots et d’Eli Paperboy Reed offre un EP quatre titres en 2012, Time And Place qui est magique. Tempo ensoleillé, rythmes entrainants et dansants, c’est le genre de galette qui tourne au coeur de l’hiver à la maison pour se réchauffer les hanches. Mélange de powerpop et de soul, l’alchimie des musiciens et chanteurs efficace et belle continuera car les Pepper Pots et Eli Paperboy Reed forment le souhait d’un album complet pour 2013. Affaire à suivre ! PepperPots EliPaperBoy 

dimanche 2 décembre 2012

Dylan Mondegreen

Derrière le nom astral de Dylan Mondegreen, il y a un auteur-compositeur de pop orchestrale norvégien du nom de Børge Sildnes. Il commence à jouer de la guitare à 12 ans et à 14 ans, se produit avec son groupe Tears For You. Fan des Smiths et des Kinks, il ne tarde pas à travailler ses brillantes compositions, ritournelles charmantes et sophistiquées qui sont complétées par son grain de voix élégant. Produisant un son pop absolu, les arrangements orchestrés par Dylan Mondegreen tiennent du génie. Comme son compatriote que Piggledy Pop adore, Alexander Von Mehren, ou encore l’excellent Brent Cash, Mondegreen concocte des chansons aux influences sixties et seventies en les parsemant de cordes, de cuivres et de paroles qui caressent littéralement le lobe . 
Le premier album de 10 titres While I walk You Home en 2007, amoureux, ensoleillé, aux arpèges groovy et rythmes balançants prouve que Dylan Mondegreen possède déjà un univers artistique varié et puissant. Something To Dream On nous emmène sur les sentiers de Josh Rouse, My Favourite Songs sur ceux de John Lennon, les swinguants Wishing Well et That Mortal Kiss me rappelle Jens Lekman, Jimmy Web et Bacharach avec une once de sunshine pop de Brian Wilson
Il le montre de plus belle en 2009 proposant son album sophomore The World Spins On. Avec un chant aérien, des textes délicatement élaborés, Dylan Mondegreen signe 10 mélopées habillées d’une orchestration scintillante de cors, trombone, trompette, violons, guitare et piano. Ayant collaboré à d’autres projets avec les Margarets, partage l’affiche avec le français Syd Matters à Brighton, et invite sur ce deuxième album ses amis de The Aluminium Group sur Cinnamon Girl
En septembre 2012, Dylan Mondegreen nous offre un troisième volet éponyme de ses inspirations et de son talent de musicien. Accompagné en duo de Maria Due sur Come Tomorrow, il fait aussi appel au producteur et ingénieur du son Ian Cat ( Saint-Etienne, Trembling Blue Stars, Northern Portrait Library, Aberdeen, The Field Mice etc) pour peaufiner l’enregistrement. Les 9 morceaux de Dylan Mondegreen, mélodiques et dansants, sont arrangés avec beauté. Créatif et subtil, il parsème ses chansons de glockenspiel et d’envolées orchestrales de cuivres et de cordes. Aboutis et ficelés, les trois albums de Dylan Mondegreen sont admirables. Vous pouvez y aller. DylanMondegreen


   
 

vendredi 30 novembre 2012

Henning Ohlenbusch

Henning Ohlenbusch grandit dans le Massachussetts en prenant des cours de piano et de guitare. Plus tard à l’université sa personnalité artistique s’accentue et il étudie la musicologie tout en commençant à composer ses chansons. D’une mère danoise et d’un père allemand, ses influences culturelles et musicales sont vastes. Dès les années 90 il se produit seul avec sa guitare à des open-mic , dans les années 2000 constitue un groupe et forme School for the Dead, puis The Fawns, comptant quasiment les mêmes musiciens qui partent en tournée sur tout le territoire américain. Parrallèlement, Henning Ohlenbusch joue de la basse sur scène pour d’autres musiciens comme Chris Collingwood des Fountains of Wayne ou encore Lloyd Cole. Il travaille en même temps en tant que producteur et arrangeur aux côtés de Bourgeois Heroes, de son ami Mark Mulcahy (auteur-compositeur à qui Thom Yorke, Frank Black, Vic Chesnutt, The National, Josh Rouse, Dinosaur Jr., Michael Stipe, Mercury Rev etc, rendent hommage sur la compilation de reprises de Mulcahy : Ciao My Morning Star )
Ken Maiuri, musicien de Pedro The Lion est aux claviers, Max Germer à la basse et chant, Brian Marchese à la batterie et chant, Tony Westcott à la guitare et Henning qui compose est au chant, guitare sur le premier cd de School For The Dead, The Chain cd qui voit le jour en 2003. Puis The New You de 2004 et ses 13 titres pop représentent les influences du groupe : Beatles, Syd Barrett, Left Banke, the Velvet Underground. Rythmés, mélodiques, habillés de riffs de guitares, percussions, piano et choeurs enthousiastes, les textes réalistes, concis et plein d’humour de Henning deviennent sa griffe.



En 2008 Henning Ohlenbusch fait un petit écart en solo en signant son premier projet Looks Like i’m Tall. Multi-instrumentiste, il assure tous les instruments sur ses mélodies qu’il travaille depuis les bancs de la faculté, gardées dans sa besace pleine depuis des années. Son ami Chris Collingwood en parle ainsi : «For about four or five years now, I've been playing Henning's songs for people and saying they were my own. Please don't tell him that. Brief, romantic and simple, in a why-didn't-I-think-of-that way, his stories and melodies touch people without resorting to attitude or pretense» .

Toujours avec son don pour les arrangements, son habilité à raconter des histoires, la richesse des instruments qu’il joue seul, flûte, piano, guitare, basse et batterie, le maestro signe un deuxième album en 2011 : Henning Goes To The Movies. Absolument magnifiques, les 9 titres nous embarquent dans l’univers d'Henning Ohlenbusch, romantique, précieux et chaleureusement intime. Il l’enregistre au cours d’un hiver neigeux, bouclé dans son studio chez lui, avec sa guitare acoustique comme sur Straight Story, Meatballs, ou en parsemant ses morceaux de Glockenspiel, d’orgue, de mélodica et piano, basse, batterie. 

  
Dans la veine de Beulah et Hefner, la chaleur dans l’écriture pop folk et le chant délicat de Henning revient en 2008 avec School For The Dead dans A Telephone Built For Two. Là encore, l’écoute des 11 titres qui font office de scénari, imagés et colorés d’ambiances, est un délice de mélopées pop qui donnent envie de sautiller et de sourire. Il y a une humilité dans les mots mêlée à beaucoup de poésie pas piquée des vers, chaque parole sonne si parfaitement bien que ça semble facile. Compliqué de faire simple et bref dans la composition quand in fine le résultat est éloquent. Cet art, Henning le maitrise à la perfection, se permet même des phrasés lyriques et des touches d’humour comme sur Super Hero. Super auteur-compositeur de mélodies pop, je vous conseille amicalement de tendre une oreille à Henning Ohlenbusch. SchoolForTheDead  

mardi 27 novembre 2012

Billie The Vision & The Dancers

Billie The Vision & The Dancers, groupe suédois, signe son premier album en 2004 au titre évocateur I Was So Unpopular in School and Now They're Giving Me This Beautiful Bicycle. C’est le créateur du groupe Lars Lindquist qui monte son propre label indépendant Love will pay the bills. Voilà tout est dit, vous l’aurez compris, ces 7 parfois 8 musiciens suédois Lars, son frère Jon, Gustav Kronquist, John Dunsö, Silvio Arismendi, Maria Carlsson, Sofia Janninge et Frida Brattgard ne se prennent pas au sérieux. Ils distribuent leur esprit pop, humour, simplicité, poésie et harmonie dans tous les titres qu’ils interprètent. 


Chaque album est réussi, drôle, dansant et palpitant. Les chansons racontent des histoires, narrent les aventures de Pablo sur The World According to Pablo en 2005, personnage musicien récurrent dans les textes, le double de Lars, à qui il arrive des aventures «rock-ambolesques». C’est poilant et judicieux comme le titre Overdosing With You qui parle de la série américaine Desperate Housewives, dont le personnage de Pablo encore présent sur ce troisième album de 2007, Where the Ocean Meets My Hand semble être fan. Je le comprends.
En 2008, l’album I Used to Wander These Streets, suivi de From Burning Hell to Smile and Laughter en 2010, montrent que le groupe qui, uni et lié sur scène et pour animer le label, ne manque pas d’inspiration et d’idées pour peaufiner d’excellents disques profilés concepts. L’ensemble est jovial, excentrique en la présence de Lars qui se drag-queenise sans tabou, amusant, un ping-pong de choeurs avec Sofia Janninge au violon et tambourin, Maria Carlsson à la basse, Frida Brattgard à l’accordéon et à la trompette, John Dunsö au piano, guitare acoustique, Gustav Kronkvist à la guitare électrique, Silvio Arismendi aux percussions, et les deux frères Lindquist, Jon à la batterie et Lars au chant et tambourin.

2012, la belle troupe de joyeux drilles offre un nouvel album, dansant, diaboliquement ficelé, avec une myriades d’ambiances pop comme la Suède sait nous servir. While you were Asleep prouve que les Billie The Vision & the Dancers ne comptent pas les moutons la nuit. Ode à la danse qui fera fondre toutes les hanches, Queen of the Dancefloor, I just wanna dance all Night Through et le tempo groovy de Leave The City ne donne pas envie de pantoufler. Quelques balades à la guitare electro acoustique comme Above ou I Don’t Fit In démontre le savoir-faire de composition et la belle sensibilité de Lars Lindquist à la voix de velours et au charisme attachant. Piggledy Pop adore ! BillieTheVision

lundi 26 novembre 2012

Straw Bear

Avec leur univers folk traditionnel revisité par des arrangements contemporains dans la veine des Shins, les cinq troubadours anglais offrent des chansons pop fleuries d’une cascade d’instruments. A l’origine, c'est Ian Ray et son frère Christopher qui créent Straw Bear et plus tard Tom, Catie Wicks à la basse et Pas à la batterie les rejoignent ; Laura Raggalt compose les partitions de cordes, joue du violon et Andrei Celik arrange, joue de la trompette et du trombone. Les paroles écrites par Ian sont simultanément mélancoliques, drôles mises en valeur par sa voix absorbante, très mélodieuse sur leur album Black Bank qui sortira le 10 décembre 2012. Straw Bear sont amis des canins en signant deux superbes morceaux, Urban Fox et Cocker Pug, donc Piggledy Pop qui aime les bêtes à poils y reviendra en temps voulu. StrawBear
 

dimanche 25 novembre 2012

Warren McIntyre & The Starry Skies

Ask The Animal signé par Warren McIntyre & The Starry Skies est un album frais, mélodieux et dansant qui en bonus est original et varié. Il contient des rythmes psychédéliques, des guitares soft et parfois rock, des mélopées pop ornementées de trompettes et de choeurs. Warren McIntyre entouré des quatre Starry Skies, forme le club des cinq écossais qui distribuent du son tantôt folk traditionnel, tantôt choral emmené par les guitares qui offrent la présence de Stevie Jackson des Belle & Sebastian, Johnny Smillie guitariste des Thrum, le bassiste de Sporting Hero, John Rooney guitariste des The Moondials et la chanteuse Monica Queen .

A la production, on retrouve l’auteur-compositeur et batteur des groupes Moondials et Astrid, Gary Thom. Toute cette joyeuse clique, Warren and the Starry Skies, Moondials, Ducks, Roy Moller and the Sporting Hero avec des apparitions amicales des Belle and Sebastian forme le label indépendant The company The Mecca Holding Co tenu par Warren McIntyre. TheCompany 
Sorti dans les bacs en juin 2012, Ask the Animal est suivi par un excellent single en octobre 2012, Now Comes Autumn




Warren McIntyre compose des titres habités par les sixties et le seventies. Les textes sont bucoliques et élégants. Avec un phrasé qui me rappelle Herb Alpert ou Graham Nash, Warren sait interprété ses chansons en y mettant une dose d’âme, de glamour, d’inspiration libre. Force est de constater que l’ensemble des 10 titres est admirable et tous les artistes qui participent à Ask The Animal, du bout des doigts, proposent des mélodies parfaitement réussies et épatantes. Avec des productions écossaises aussi pétillantes, on ne risque pas de se raisonner sur le shortbread chez Piggledy Pop. 

 

vendredi 23 novembre 2012

June Brides

June Brides est un groupe anglais de Londres, qui a débuté en 1983 et a signé un album en 1985, There Are Eight Million Stories... Le groupe assure nombre de dates de concerts, connait un beau succès en assurant la tournée irlandaise avec The Smiths l’année 1986 pour «The Queen is Dead Tour» lorsque que les deux protagonistes Phil Wilson et Simon Beesley décident d’arrêter l'aventure. Dans la veine des Pale Fountains, Franck & Walters, Housemartins, Lloyd Cole ou le Velvet Underground, les June Brides jouent une pop aux influences punk ornée de la trompette de Jon Hunter, des guitares de Phil et Simon, de la basse d'Adrian Carter, de la batterie de Chris Nineham et de Dave Bickley, du violoncelle de Frank Sweeney. En 2006, le label indépendant irlandais Yesboyicecream sort une compilation de titres repris par des groupes de pop récents, A Tribute to The June Brides, qui comprend la participation de Postal Blue, Lovejoy, The Starlets, leurs amis The Televion Personalities et Manic Street Preachers, Jeffrey Lewis, the Tyde etc... Voilà que Phil Wilson, n’ayant pas arrêté de composer ces dernières années (il sort  à son nom en 2010 l’album God Bless Jim Kennedy) nous gratifie d’une come-back 26 ans plus tard en signant un single de toute beauté en juin 2012, January Moon/ Cloud. Ses acolytes Frank Sweeney au violon, le trompettiste Jon Hunter et son binome guitariste Simon Beesley sont de la partie pour ce retour fulgurant. Le single de June Brides qui comprend une version acoustique du titre Every Conversation sur le premier album, solide, harmonieux et très mélodique promet un album à venir pop de haute voltige.

 

mercredi 21 novembre 2012

The Minders

The Minders sont dans la pop comme une pierre angulaire. Je les ai passés en radio à moult reprises, sans pour autant avoir encore posté un mot sur eux. Ce que je rectifie de suite. Valeur sûre du label américain Elephant 6 qui compte nombre de groupes excellents comme les Essex Green, Ladybug Transistor, Of Montreal, Apples in Stereo, Neutral Milk Hotel etc..., The Minders apparaissent en 1996 en signant main dans la main avec Robert Schneider fondateur du label Elephant 6 et leader des Apples in Stereo, le Ep Paper Plane. Mais la route des concerts commence réellement pour eux en 1998 avec l’album Hooray for Tuesday qui sera un succès marquant dans l’indie-pop.




Avec l’âme des Beatles dans les cordes, des Beach Boys dans les voix et les notes ensoleillées, Martyn Leaper qui est à l'origine du groupe avec Tammy Ealom qui formera plus tard Dressy Bessy, est un auteur-compositeur de grand talent. Il écrit ses chansons en sachant leur donner tous les bons attributs en tant qu’ingénieur et producteur de studio. Le groupe en perpétuelle mutation, quitte Denver pour Portland et enregistre Golden Street en 2001; suivi de The Future's Always Perfect en 2004 puis It's a Bright Guilty World en 2006. Ces trois albums géniaux sont construits avec préciosité et les arrangements sunshine-pop, orchestral-pop aboutis et lumineux sont époustouflants. The Minders sont devenus des références dans le domaine pour beaucoup les groupes émergents depuis 2000. 



Sachant construire les harmonies pour les transformer en ritournelle magique Martyn Leaper, à la guitare, basse et glockenspiel avec l’inspiration évidente de Rebecca Cole qui joue de la batterie, du clavier et autres rythmiques, maitrise le chant et les choeurs. En 2011, The Minders nous offre une compilation d’inédits, Cul-De-Sacs and Dead Ends et réitère en mars 2012 avec Cul-De-Sacs and Dead Ends vol 2. Voilà un album pour se délécter tout l’hiver de douces sonorités sucrées, alternatives et psychédéliques rythmées en diable. Leaper s’entoure du guitariste Andy Naify, du bassiste Mayhaw Hoons et du batteur Jesse Sandoval qui n’est autre que le formeur des Shins pour enregistrer des B-sides, des inédits et singles et faire un superbe tour d’horizon "The Minders" en deux compilations. Voilà du fait sur mesure pour les puristes de la pop !
TheMinders



Pour info et pour démontrer tout le flair de Martyn Leaper : le premier groupe avec qui il travaille en studio, mixant et le produisant, est Kissing Book qui a sorti Lines & Color en cassette audio en 1998; là encore, les amoureux du genre pourront se pencher sur ces titres. ( il reste des cassettes !) 

Rosie Taylor Project

Voici un groupe prometteur qui propose une pop élégante : Rosie Taylor Project est romantique et efficace dans ses mélodies. Avec des arrangement chamber pop, l’orchestration fourmille d’instruments et donne un aspect sophistiqué garanti. L’équipe de six musiciens originaire de Londres apparait en 2008 avec son opus de 8 titres, This City Draws Maps. Ce premier album est étonnant de perfection, les chansons délicatement mélancoliques dans les textes restent dynamiques et vives dans les rythmiques ; Aiguillé en studio par le producteur Richard Formby ( Wild Beasts, Herman Dune, Dean & Britta, Telescopes, Mogwai ...), il revient apporter sa griffe sur le deuxième album paru en 2012 Twin Beds. Le nom de l’album représente la distance froide entre deux lits et symbolise là, la peine de coeur. Les textes, superbe storytelling, parlent d’amour avec poésie, retenue et sont interprétés de manière classieuse par Jonny Davies qui joue aussi du piano, de la guitare et du glockenspiel. Il est accompagné de Sophie Barnes au chant, à la trompette et au cor, de Nick Wilshire à la basse, Sam Cottis au chant et guitare, Matthew Lally à la guitare et Shakey à la batterie. L’ensemble des 11 titres, intimes et charmants, forme un disque en or enchanteur, aux références littéraires comme pour la chanson irrésistible Esme qui se rapporte à Esme in Love and Squalor de Florian Zeller ou encore Roland Barthes est évoqué sur The Last Happy Writer, titre d’un de ses essais ; Il comporte aussi des références cinématographiques comme sur Black & White Films. Twin Beds propose de la pop de qualité qui à un ongle de l’excellence, plaira aux amoureux de Camera Obscura et aux vulnérables amoureux, tout court. RosieTaylorProject

lundi 19 novembre 2012

Jens Lekman

Jens Lekman est à mes yeux un des maestro de la pop contemporaine. Le suédois installé à Melbourne depuis 2008 commence par la noble voie de l’enregistrement artisanal et fait maison de ses démos qu’il envoie ubi et orbi aux petits labels qui daignent péniblement y prêter attention. Sa démarche et sa volonté paie en 2004 avec la signature de son opus When I Said I Wanted to Be Your Dog sur le label américain Secretly Canadian. La même année sort la compilation Oh You're So Silent Jens comprenant ses démos, magistrales et mémorables comme Maple Leaves, Black Cab, Rocky Dennis in Heaven etc. 



Ces deux albums emplis de mélodies pop de génie sont ornés de trompette, violon, flûte, cor, violoncelle, batterie, guitares et piano que l’humble et discret Jens Lekman joue avec brio. Avec sa voix langoureuse, sensuelle et harmonieuse, les titres accrochent et font danser de l’Australie aux Etats-Unis. En suède il se place au top des ventes avec son troisième album Night Falls Over Kortedala sorti en 2007, sur lequel viennent enregistrer le chanteur Magnus Carlsson, les chanteuses Emma Bates, Frida Hyvönen, Ulrika Mild, El Perro del Mar. L’excellent Jens Lekman, auteur-compositeur, conduit ses orchestrations comme un chef, arrangeant les mélodies avec du trombone, violon, bongos, trompettes, accordéon, saxophone et harpe. Evidemment, il y a aussi du tambourin, du claquement de doigts et de paumes à gogo. 



Après son arrivée en Australie en 2008, Jens Lekman part en tournée aux Etat-Unis, sur le continent australien, en Europe et Asie, écrit pour le cinéma (Whip it de Drew Barrymore), enregistre avec Jose Gonzales, El Perro Del Mar, Vapnet, Ladybug Transistor avec qui il chante sur Here Comes the Rain. Lekman se fait plaisir en s’offrant des reprises d’artistes qu’il admire comme Roy Walker, Paul Simon, Stephin Merritt, Morrissey, The Left Banke, Jonathan Richman, Glenn Campbell, mais aussi le New-Yorkais Arthur Russell, éditant un EP de 4 covers sur lequel chantent les Hidden Cameras et Victoria  Bergsman des Concretes.

  

Suite au Ep de septembre 2011 An Argument With Myself, Jens Lekman revient en Août 2012 avec son tout dernier album I Know what Love isn’t. Toujours dans la même veine mélancolique, pop lumineuse et dansante, relevée par la présence de cuivres, de flûtes, basse, piano, harpe, guitares, percussions, le rire de Julia Rydholm la bassiste des Ladybug Transistor et la présence aux manettes de Gary Olson, Lekman aborde sa rupture sentimentale et signe 10 titres émouvants. I know what Love isn’t est classé au panthéon des disques Piggledy Pop ainsi que tous les autres albums de Jens Lekman. A écouter absolument. JensLekman

 

dimanche 18 novembre 2012

Foxygen

Foxygen est le genre de groupe qui passe sur votre platine et n’en décolle plus. Le monde de Foxygen est rock’n roll. Leur univers qui peut évoquer celui de David Bowie, borderline typé hippie, fait la variété des compositions alternatives et incroyables pour leur jeune âge. Les arrangements de guitares, de piano, de tambourins, de cordes éffrontées sur les claviers psychédéliques mis en place de manière surprenante et amusante, sont bien élaborés. 
Foxygen, duo californien de Sam France et Jonathan Rado, édite son premier album Take the Kids Off Broadway en juillet 2012. Les sept titres de l’album sont explosifs de sonorités. Ca s'apparente aux Clash avec les Brian Jonestown Massacre qui reprendraient Sgt Pepper. Make it known, suivi de Take the Kids Off Broadway sont des chansons puissantes, dans le chant, dans les orchestrations de cuivres et dans l’humour sarcastique par exemple sur Why did i Get Married. Le dernier titre Middle School Dance est écrit pour Richard Swift, producteur multi-instrumentiste et réalisateur de films, également membre des Shins. L’histoire de cette chanson, étonnante, amènera les Foxygen à être signés par Richard Swift pour la sortie prochaine de leur second album We are the 21st Century Ambassadors of Peace & Magic, prévue en 2013. En avant goût, les Foxygen offre le 16 novembre dernier le single Shuggie, fourni et fleuri de la voix de Jaclyn Cohen, une galette mélodieuse et alternative. Ils partent en tournée jusqu’au début d’année 2013 avec les Of Montreal. A griffonner sur les tablettes !

DoubleVee

J’écrivais en 2009 : 
Starlight Mints est un de mes groupes adorés depuis la sortie de leur premier cd en 2000 The Dream that stuff was made of. Ils sont 5 «pop-mutants» venus de l’Oklahoma, indissociables depuis leur début dans les années 90, Allen Vest au chant et guitare, Marian Love Nunez au clavier, Andy Nunez à la batterie, Ryan Lindsey, guitare et piano et Javier Gonzalez à la basse.
La suite à lire là : StarlightMintsPiggledyPop
   
Allan Vest réussit toujours à saupoudrer ses chansons de fantaisie, d’excentricité en ajoutant des bricolages sonores, des choeurs vifs et des voix parfois psychédéliques sur des textes oniriques et drôles. Créateur des Starlight Mints depuis 2000, ayant composé les quatre albums signés en 10 ans, il présente depuis octobre 2012 son nouveau projet solo DoubleVee avec Jack The Rider et le single Dangerous World sorti le 6 novembre 2012. Fidèle à son univers ludique aux accents mods, l’esthétique du projet colorée et récréative colle idéalement à sa musique joviale et souriante. Le duo de l'Oklahoma est composé de Allen Vest et sa partenaire Barb Hendrickson qui gardent dans leur ombre leur chihuahua nommé Special Agent Fox Mulder.  
Allan Vest poursuit son travail d’auteur-compositeur et de producteur pour le cinéma, signant des morceaux pour Disney ou des séries sur la BBC; Quant à sa compagne Bart Hendrickson, elle a oeuvré pendant des années dans le milieu des radios et des productions de musiques de films, tout en tenant un webzine, faisant des interviews et manageant des groupes indie de Oklahoma. Tous les deux se sont trouvés, partagent les mêmes intérêts pour Henri Mancini, Harry Nilsson, Ennio Morricone et leurs deux voix fraiches et énergiques sur leur travail en osmose de composition, apporte une originalité et âme à leur projet. L'artistique est appuyé par Matt Goad, ancien guitariste des Starlight Mints, qui est désormais designer et s’est chargé de créer les graphismes et visuels des DoubleVee.


samedi 17 novembre 2012

Roy Moller

Roy Moller est un auteur-compositeur interprète écossais que je nomme souvent sur Piggledy Pop parce qu’il est très actif, parce que ses projets en solo mais aussi ceux pour les autres, sont nombreux. Généreux, il aime partager la musique avec ses pairs et opère dans diverses collaborations depuis les Huxleys en 1989 alors qu’il n’a que 16 ans, puis en 1994 il rejoint le groupe Meth O.D en tant que guitariste et forme le projet instrumental The Wow Cafe. En 1997 il participe à l’écriture de The Boy With The Arab Strap, signant en binôme avec Stevie Jackson Seymour Stein et Chickfactor




Il co-écrit aussi sur les autres albums de Belle and Sebastian, Dear Catastrophe Waitress, les singles I'm A Cuckoo et Funny Little Frog, faisant une apparition sur la vidéo The Wrong Girl. Proche de Stevie Jackson, Roy Moller collabore à son album I can’t Get No en y chantant, jouant percussions et piano aux côtés de Rose Melberg, Sarah Martin, Bob Kildea, Chris Geddes, etc... 
StevieJacksonPiggledyPop En matière de Pop, Roy est un prince. Ce natif d’Edimbourg porte en lui le don pour la création de mélodies distinguées, un talent infini de guitariste, une voix ronde et sucrée. C’est en 2003 que Roy Moller se lance avec son single Maximum Smile, où apparait son ami Rob Smith de Meth O.D ; Titre qui apparait sur l’opus de 2006, Speak When I'm Spoken To. L’album et ses 11 mélopées commence par le mot Happy et agrémenté d’arrangements joyeux, de guitares rock, les claviers psyché, les flûtes et violons insouciants, il transporte subtilement dans une bonne humeur. Les rythmes alternatifs comme sur Teachers at Night, revigorants et dansants nous cueillent. Les textes habillés de trompettes, de tambourins et de maracas sont ficelés avec lyrisme et humour. A l’enregistrement, forcément, on retrouve toute la clique guillerette de Stevie Jackson, Bobby Kildea, les musiciens de The Moondials Gary Thom (batteur aussi des Astrid) et Warren Macintyre, ses amis des projets passés Bill Wright et Ulric Kennedy, Sporting Hero et Rob Smith avec qui il signe le deuxième album en 2011 Playing Songs No One's Listening To. Entre temps, Roy Moller évidemment ne lâche pas son inspiration et travaille en Allemagne avec le groupe Happy Couple à l’élaboration du disque The Fools in Love sorti en 2005, joue récemment avec The Wellgreen et The Store Keys WellGreenPiggledyPop 
Tout le brio de Roy Moller est de retour sur Playing Songs No One's Listening To en 2011 qui dévoile son écriture toujours aussi spirituellement drôle. Le troubadour écrit des recueils de poèmes, des articles dans des magasines, et sa plume tournoie avec lyrisme sur les 10 titres qui sont ornés d’harmonica et de guitares au tempo psychédélique faisant penser aux Beatles, Kinks, à Cohen et Dylan, avec une pointe de Bacharach et de Kevin Ayers. Voilà le jeune papa en coulisses qui nous comble avec un troisième bébé en 2012, Singing’s geting Better. Avec ce titre évocateur, il est peu surprenant de découvrir un album comprenant des balades ‘roy’ales puissantes, griffées de son auteur, porteur de bonnes vibrations folk et rock sur Mis-Spent Youth, pop sur l’excellente Pop Muic Bores. Tout ce qui est bon à l’oreille y est présent, le clap-hands, le violon de Heather Wellcoat, l’harmonica, glockenspiel, la batterie dynamique de Ian Stoddart et la superbe voix de Monica Queen sur I remember Dreams ou le velvetien All The World.
  
Les orchestrations géniales contiennent l’âme sixties et folk traditionnelle qui se marient à la perfection. Son ami multi-instrumentiste Jonathan Lilley alias Sporting hero, présent dès le premier album Speak When I'm Spoken To, aussi leader de The Gracious Losers, co-produit les titres avec Roy et y redessine le paysage pop. Avec ses paroles virevoltantes, ses 12 morceaux mélodieux, Singin’s Getting Better, hisse Roy Moller au plus haut rang des auteurs-compositeurs de musique indépendante et devrait constituer un beau cadeau à faire aux amis en fin d’année. Au top des albums Piggledy Pop. RoyMoller
Roy Moller qui compte parmi ses héros, David Bowie et Elvis, est devenu également un héro pour Belle & Sebastian qui lui a dédié la chanson Roy Walker et son refrain «I wandered all night, I wondered all night about you, I’ve been here for years just wandering around the neighbourhood» expliqué par Roy Moller dans une interview : «I’m not a particularly good sleeper,” he relates. “And when I used to live in flats in the West End of Glasgow, the artsier part – cobbled streets, delis and so on – I would like walking the streets with my walkman on, just soaking up the atmosphere. I would think about what it was like in the past in those places, and that’s where the song developed from really. Stevie and I wrote it about someone who’s open to the idea of different times co-existing with the present.» 

vendredi 16 novembre 2012

Teen Mom

A ceux qui ne sont pas durs de la feuille et sensibles aux réjouissances, Teen Mom s’ouvre comme une fleur pour vous le 3 novembre dernier avec un premier Ep très convaincant. Le trio de Washington signe Mean Tom, un Ep constellé de bonnes vibrations pop où les guitares et le chant de l’irlandais Chris Kelly donnent de la matière, la rythmique de Sean Dalby non circonspecte donne de l’énergie et la basse enthousiaste de Tom MacWright en satellite me fait penser aux partitions de Mark Monnone des Lucksmiths et Bart & Friends. Ce disque de six titres est autant beau et efficace à l’écoute qu’il l’est à l’oeil, sorti en 500 exemplaires en vinyle avec une superbe pochette dessinée par Saman Bemel Benrud. A ceux qui aiment les Smiths et Voxtrot : Une nouveauté à savourer ! TeenMom