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samedi 29 décembre 2012

The Corner Laughers

The Corner Laughers est un quintet de San Francisco qui depuis son opus de 2006 Tomb of Leopards, offre des mélopées pop baroque, tantôt garage, tantôt orchestrale sur des textes ensoleillés et drôles, romantiques, parlant par exemple de Simon & Garfunkel au zoo sur Star Power Lament ou encore de The Village Green sur Seven Dials. La particularité des cinq The Corner Laughers est leur goût pour les collaborations ; Ils s’entourent d’une belle poignée de musiciens donnant une ambiance festive à leur compositions. Le guide dans l’écriture et la création est la chanteuse Karla Kane, qui au ukulélé, tient tambourin et cloches tout en gratifiant les airs joviaux de sa voix cristalline. Le noyau féminin, Karla et la guitariste Angela Silletto se développe rapidement avec la présence du multi-instrumentiste Khoi Huynh à la basse, guitare, clavier et chant, Charlie Crabtree à la batterie, chant et KC Bowman à la guitare, clavier et chant. En 2009, avec l’aide précieuse du producteur et auteur Allen Clapp des Orange Peels, qui en bonus, participe à l’enregistrement au piano, percussions et glockenspiel, sort Ultraviolet Garden. Tout aussi rythmés, gais et de construction alternative que le précédent, les 13 morceaux de l’album ornés d’harmonies pop de la veine de Camera Obscura nous embarquent dans un univers mirifique de chevaux, d’oiseaux et d’autres contrées planétaires. Avec une trame psychédélique, les mélodies fraiches et dansantes, mêlant ukulélé, claviers et percussions variées, sont sunshine pop. John Wesley Harding participe également à l’album en apportant sa touche aux arrangements. Se greffent à la troupe Anna Saccheri qui a dessiné la pochette de l’album et joue à l’accordéon, Chris Saccheri au chant, Astrid Smith au violon et William Cleere au clavier. Les textes parlent des relations amoureuses, sur Half A Mile, Dark Horse, Yellow Jacket qui conclut sur une lune de miel enrobée d’un orgue sixties. Sensuel et sucré, le domaine musical entrainant des The Corner Laughers revient cette année, encore plus rutilant de sons, d’harmonies, d’instruments avec la sortie en juin 2012 de Poppy Seeds qui, avec son joli titre, indique clairement ses intentions. Là encore avec Karla, Angela, Khoi, Charlie et KC, des musiciens supplémentaires à Allen Clapp, John Wesley Harding, les Sacchari, Astrid Smith, William Cleere apportent leurs talents à l’enregistrement de ce troisième disque. Mike Viola des Fountains of Wayne, Semisonic, They Might Be Giants, Sparklehorse etc chante sur Bells of El Camino, le multi-instrumentiste et auteur Anton Barbeau prête sa griffe et sa voix sur Grasshopper Clock. Jeri Sykes joue flûte, saxophone et clarinette, et Wazu joue du tombak sur The Perfect Weather et Chicken Bingo. Tout Poppy Seeds garni de pop psychédélique, bubble, sunshine, est une ode à la ville de San Francisco et au Golden State. The Corner Laughers jouent des airs pop fleuris et joyeux qui réchaufferont les oreilles bleuies par l’hiver et mon coup de coeur va à l’EP To The Donkeys Of Barron Park signé en novembre 2012. CornerLaughers

 

jeudi 27 décembre 2012

Lawrence Arabia

Il y a des rencontres magiques, bénies des dieux, comme celle avec Lawrence Arabia alias James Milne, qui vous hydratent de bien-être dans une traversée du désert. Ce jeune artiste à la barbe hirsute n'est ni Jésus, ni un ayatollah paumé dans ses montagnes de Nouvelle-Zélande. James Milne est le nouveau Jonathan Richman, un disciple des Beach Boys qui propose après un opus éponyme génial en 2006, son deuxième album en janvier 2010, joliment nommé Chant Darling. Même s'il a quelque chose d'un digne héritier de Brian Wilson, ce James là aurait plus en commun avec le premier ministre tasmanien Sir James Milne Wislon (1812-1880). Avec son port de tête indétronable et son style sophistiqué, second degré, Lawrence Arabia n'est pas né de la dernière pluie. Membre des Ruby Suns, de Okkervil River, de The Brunettes, il se produit sur scène également avec Feist et d'autres talibans de la pop.
RubySunsPiggledyPop
OkkervilRiverPiggledyPop


 
Chant Darling est un disque d'une absolue drôlerie et auto-dérision, galbé d'un esprit sarcastique des plus fins. Les paroles sont succulentes. L'ambiance sixties qui garnit les 10 titres, tantôt psyché, tantôt groovy, amène la pop à son solstice. Ses morceaux dégainent des partitions de guitares et trompettes festives et enthousiastes. Look like a fool, titre beatlesien en ouverture, présente la voix de James, envahissante, tendue, d'ailleurs proche de celle de John Lennon. Les distensions de guitares accueillent la flûte et les choeurs poppeux, puis les cordes des violons. Le mistral vient rafraichir la torpeur des arrangements dans le second titre The Undesirables, mélancolique, pour enchainer sur 8 autres chansons torrides et toniques. Chant Darling est un disque calibré, franc, façonné par Lawrence Arabia pour faire swinguer dans les chaumières. 


Ce troubadour tasmanien sort un talisman truculent en Juillet 2012, étonnant, surprenant qui s’écoute en boucle et se savoure davantage au fur et à mesure des écoutes. Désormais expatrié en Angleterre, Lawrence Arabia enregistre The Sparrow à Londres. Il est rejoint par Elroy Finn, frère réputé de Liam Finn pour son don de percussionniste et son talent de batteur ainsi que de Connan Mockasin auteur-compositeur anglais, ingénieur du son et bassiste. Derechef, Lawrence Arabia écrit des mélodies pop psychédéliques incroyables pour The Sparrow. Travelling Shoes comporte des guitares surf pop qui reviennent puissantes sur The Listening Times, balade ornée d’une fibre sixties présente dans tout le disque. Les influences des Beatles et Beach Boys, se croisent dans des compositions qui amènent à penser à  Lennon, Gainsbourg ou Divine Comedy. Les envolées lyriques de choeurs se marient à la voix joueuse et tonifiante de Lawrence Arabia sur Lick Your Wounds ou encore la nostalgie et mélancolie old-school des années 60 dans le superbe Bicycle Riding. The 03 accorde basses et guitares taquines à un clavier psyché déluré et un clap-hands gaillard. Puis la classe de Gainsbourg et le charisme de Lennon transpirent sur Early Kneecappings, ou les arrangement de cordes et cuivres montrent l’aisance de son auteur dans le style chamber pop. L’ambiance piano-bar, flash-back, fleurit les deux titres The Bisexual et Dessau Rag, où le trombone, le cor, la trompette et la guitare acoustique jazzy sont dansants et drôlement chaloupés. Legends qui véhicule l’âme des Beatles, joue une pop orchestrale efficace et savamment exécutée. The Sparrow est une oeuvre sophistiquée et symphonique, pop et émouvante, dansante et mélodieuse qui prouve tout le savoir-faire et l’inspiration sans borne de Lawrence Arabia, pianiste, guitariste, qui a aussi la casquette du chef d’orchestre pour les arrangements de cordes et les partitions de cuivres. Chapeau à Lawrence Arabia qui signe avec The Sparrow un album encore meilleur, en constante évolution. A se procurer absolument ! 

mardi 25 décembre 2012

Top 10 des Bandes Originales 2012


Voilà mon top 10 de films de 2011 et 2012 ; Je les conseille parce qu'ils m'ont plu et ont l'avantage d'offrir des bandes originales de qualité. (un 11ème choix en astérisque)
Par contre, je ne me pourfendrai pas d'un top 10 albums. Je ne parle en général pas de ce que je n'aime pas donc tous les albums, disques, projets évoqués sur Piggledy Pop pendant l'année 2012 m'ont forcément plu.



The Buggles - Video killed the Radio Star -

Reign Over Me avec Adam Sandler
Graham Nash
- A Simple Man

Coconut Records ( groupe de Jason Schwartzman)
- West Coast

Away We Go
Alexi Murdoch- All My Days

Let My People Go !
Noah and the Whale - 5 years Time


Not Fade Away
The Small Faces - Itchycoo Park

La guerre est déclarée
Jacqueline Taieb - La Fac de Lettres

The Music never Stopped
The Beatles - All you need is Love


Moonrise Kingdom
Bucky Larson: Born to Be a Star
Ok Go - Here it goes again


*En bonus, pour la cerise sur la buche, ce film de 2001 vu cette année 2012; Adorable.
Le Château Nathan Larson feat Nina Persson - Exit Smiling


Joyeux Noël!!!


Les Bicyclettes De Belsize - Paisley and Charlie

Charlie Darling porte bien son nom. Il transmet dans ses chansons toute la culture du smart british et de l’élégance de sa ville, Brighton. Dans la veine pop de Sarah Records, il apparait en duo en 2011 au bras de la charmante Paisley Pattenden, et forme le duo Paisley and Charlie en signant le premier disque Songs In Black & White et ses titres ravissants suivis de la deuxième production éponyme qui offre les compositions toujours signées avec style de Charlie, interprétées par Paisley. Leurs deux voix se mêlent vivifiantes sur des textes doux et poétiques en harmonie parfaite avec les mélodies pop accrocheuses. Le single Stone Lions séduit et Charlie Darling ainsi se trace un chemin sûr dans le domaine de la pop underground, salué par les sites internet et blogs spécialistes. Sebastian semble vouloir faire un clin d’oeil à Belle and Sebastian qui est dans la liste des groupes qui influencent l’auteur-compositeur anglais comme Saint-Etienne, Trashcan Sinatras, The Lilac Time, Au Revoir Simone etc.



En amont de Paisley and Charlie, Charlie Darling travaille à son projet solo, Les Bicyclettes De Belsize ( nom tiré du fameux film musical de 1968 dont Engelbert Humperdinck a fait un hit, lui-même tiré de la comédie française Les Parapluies de Cherbourg). Autour de Charlie, ses drôles d’amis musiciens, Debbie 'Petticoat' Lane à la flûte, Gary Swagger à la basse, Detox Cute au clavier et Andrew Pond à la batterie, sont tous aussi excellents les uns que les autres, en choeur sur les 14 titres de The Ballad of Charlie Darling. Cet album sorti au printemps 2012 est tout entier superbement construit dans la fibre indie, chamber pop, avec des textes riches évoquant, Magritte, De Beauvoir, Kerouac ou Jean-Paul Sartre et résolument bien chantés. Charlie Darling pose sa voix charmante et distinguée sur ses mélodies dansantes et virevoltantes de cordes assurées par l’ensemble The August Strindberg Strings. Charlie Darling utilise des tempos et formats de chansons contemporains tout en les parsemant de l’esprit sixties de Burt Bacharach, formant une dream pop brillante qui rentre au panthéon des disques Piggledy Pop.
LesBicyclettesDeBelsize


 
 

samedi 15 décembre 2012

Camerawalls

Camerawalls est un groupe des Philippines, crée par l’auteur-compositeur Clementine, de son vrai nom Clemen Castro (oui, un garçon !). Egalement connu dans le milieu de la pop pour avoir été leader des Orange & Lemons jusqu’en 2007, il lance Camerawalls en même temps que son propre label Lilystars Records. Clementine au chant et à la guitare s’entoure de ses amis présents depuis Orange & Lemons, le bassiste Law Santiago, du batteur Bach Rudica et du guitariste George Carillo. Clementine écrit pour Camerawalls des mélopées pop, rafraichissantes et colorées d’instruments traditionnels philippins. Aimant XTC, les Beatles, John Lennon, Pale Fountains et Belle & Sebastian, toutes ses influences voguent élégamment dans ses compositions. 
Dès 2008, le groupe signe un premier single Markers Of Beautiful Memories qui le mène à une nomination du meilleur nouveau artiste de NU Rock Awards ( à Manille) puis l’opus Pocket Guide to the Otherworld sort. Clinically Dead For 16 Hours dans une veine magnifique des The Smiths et une instrumentation traditionnelle ravit alors que Lord of the Flies donne des frissons tant elle rappelle John Lennon. Fevrier 2010, le superbe single The Sight of Love vient prouver l’étendue de l’inspiration de Clementine et son don pour écrire des airs pop qui dénote du génie. Il y est accompagné de Sarah Gaugler qui apporte sa voix gracieuse au duo. L’EP de 5 titres qui suit la même année Bread & Circus est charpenté pour danser, tenu par des mélodies pop solides tant par les guitares rock, le chant de Clementine systématiquement juste et beau, les orchestrations sublimes et intelligentes. Productif, Camerawalls signe un nouveau single en Août 2012, Wanderlust, aussi sunshine-pop, orchestral et rayonnant qu’à l’accoutumée. A grignoter sans modération. TheCamerawalls

Art-School Dropouts

Groupe new-yorkais qui aurait eu sa place au CBGB, Art-School Dropouts signe son opus Milkshake Mondays en Novembre 2012. Cela fait des années que les trois garçons se connaissent et jouent dans les bars. Dès l’été 2000, Christopher qui est auteur-compositeur enregistre des démos et en 2003, il rencontre John étudiant dans la même école d’arts. Le duo concocte des airs rock, pop alternative qu’ils jouent officiellement en 2008 en tant que Art-School Dropouts à Brooklyn. Christopher Partellow au chant et guitare, John Gagliano à la batterie rencontrent le bassiste Brian Goetz un an plus tard. Le duo devient une tierce de complices qui en bonus d’une cascade de chansons à délivrer offre des reprises de Beck et de Daniel Johnston
Le son des six cordes de la basse, les baguettes magiques de la batterie et les compositions de Chris créent une ambiance punk-rock aux allures mods garage avec quelques envolées pop psychédélique qui rappellent les Strokes, Television, Talking Heads, le début des Sex Pistols. Les Art-School Dropouts raniment l’âme rock’n roll des légendes de New-York, l’esprit indépendant downtown de Brooklyn. Diplômé des Beaux-Arts et désormais graphiste, Christopher avec l’aide de ses acolytes, peaufine les visuels du groupe, de la pochette de disque à la vidéo. Apportant une fibre originale et contemporaine à l’esprit underground de leurs titres, Art-School Dropouts devrait émerger rapidement sur la scène new-yorkaise avec leurs lives déjantés et rugissants qui enflamment les audiences (leurs concerts à thèmes sont insolites, comme un live récent «nautique» ou encore un live pour une soirée NASA). Inspirés, drôles, drainant tout l’univers pop-rock mythique et excentrique de la Big Apple avec eux, sans avoir la brigade des stups sur le dos, les trois brigands de Art-School Dropouts font bourgeonner une nouvelle vague pop-punk qui séduit Piggledy Pop et qui fera écho puisqu’ils apparaitront bientôt dans un film . A suivre absolument ! 
ArtSchoolDropouts


jeudi 13 décembre 2012

Dry Spells

C’est chose rare d’avoir un son pop venant de Los Angeles mais quand j’entends la première fois les Dry Spells, mon oreille se dresse et ayant reçu le disque, j’ai la confirmation que le duo de Michael David et de Georges Krikes est un très bon cru californien. Leur single Smile de 2008 qui rend hommage à Charlie Chaplin est suivi de l’EP Dry Spells, sorti chez Humphrey Industries en mai 2009 mais la couverture médiatique n’a pas été tirée jusqu’à l’Europe. Les 5 titres que j’ai pu écouter en version instrumentale aussi sont rayonnants de mélodies, superbement bien ficelés pour danser et être passés en boucle. Dans ces compositions mélodieuses, accrocheuses, Dry Spells est inspiré et créatif. Les paroles écrites avec l’attitude romantique, élègante mais humble, colorée d’ambiances ramènent logiquement au poème de Charlie Chaplin qui chanté et mis en musique par Michael et Georges, en devient pop. 
L’EP commence de manière efficace sur le tempo entrainant de Start Somewhere, avec un chant amoureux et langoureux, le glockenspiel taquin et dansant. L’écoute se dévergonde avec le funky Sweet Like Candy encore plus rock et révélateur des talents de guitaristes des Dry Spells qui font tanguer les cordes pour rendre la déclaration d’amour plus alerte et gourmande. Rise, piano slow, trompette et guitare acoustique tendre avec le duet de voix féminin-masculin apportent la note de douceur. Puis l’écoute se poursuit joyeuse avec le très mélodique Slow Down, titre que je trouve absolument pop et savoureux avant le Happy People et son évolution electro-pop dynamique et energique qui explique à la perfection son titre. J’ai pu en bonus écouter Find a Way Home, balade géniale où les guitares brillent de mille feux sur les tambourins et autres rythmiques, et aussi One Day, un air bossa aux rythmes ensoleillés, guidés par la guitare et le clavier, chauds comme du sable brésilien. Il ne reste plus qu’à attendre de pied ferme que Dry Spells revienne en fanfare avec un nouvel album. Je croise les doigts... DrySpells

Smile musique composée en 1936 par Charlie Chaplin pour Modern Times, paroles Turner & Parsons.


Smile though your heart is aching
Smile even though it's breaking.
When there are clouds in the sky
you'll get by.
If you smile through your fear and sorrow
Smile and maybe tomorrow
You'll see the sun come shining through
For you. Light up your face with gladness,
Hide every trace of sadness.
Although you tears may be ever so near
That's the time you must keep on trying Smile,
what's the use of crying.
You'll find that life is still worthwhile-
If you just smile.If you just smile.

dimanche 9 décembre 2012

Stars of Aviation

Les Stars of Aviation sont particuliers. Originaires de Brighton, Londres, Cambridge, les musiciens Andy Schofield à la guitare, Jonny Anstead au chant et guitare, sa soeur Louise au chant et accordéon, Nathan Oxley au clavier et accordéon, Tim Jaggard à la batterie se rencontrent en 1999 ; Ils s’entourent de Chris Snead à la trompette et batterie, Tim Mayne à la basse, Leo au basson et Colin aux gongs et violon. En 2000, le premier EP The Ted Glen parait, suivi en 2001 du EP Greatest Disappointment puis du troisième Snow on Snow. Dans une veine pop joyeuse et gaillarde, les chansons des Stars of Aviation possèdent une fantaisie et une savoureuse dose d’exentricité british. Les mélodies sont embellies par la voix de Jonny et les arrangements de cuivres proches de ceux des Lucksmiths, des arpèges scintillantes proches des Pastels ou de Galaxie 500.



Les amis se séparent quelques temps à cause des études, Nathan part à Geneve, Jonny à Lyon et Andy à Saint Petersbourg où il écrit le morceau alternatif majestueux Illumined. Leurs diplômes en poche, ils se retrouvent enfin pour peaufiner l’EP By the Shore en 2010, avec Brian O'Shaughnessy (l’ingénieur du son et producteur de Primal Scream, The Clientele, etc) et écrire des singles comme Herman Dune slept on my floor qui apparait sur la compilation Indietracks Festival 2010. Ils aiment écouter Low, les Gorky’s et The Smiths mais aussi Serge Gainsbourg, leur interet pour la France étant d'ailleurs élégamment présenté dans les paroles en français sur le titre Marie et l’accordéon

Le chant subtil, les paroles rieuses par exemple sur le titre à rallonge Stars of Aviation are singing about the summer but is it going to be sunny, Carol? et mélancoliques, l’ambiance pop tantôt folk, twee, orchestrale ou sunshine, les influences culturelles européennes riches présentes dans leur travail font de Stars of Aviation un groupe original et hors normes. Les tonalités joviales, les mélodies, le tempo varié, les instrumentations harmonieuses reviennent dans la dernière production d’octobre 2012, l’album Six and a half magic hours. Six and a half magic hours de Stars of Aviation devraient scintiller au sommet de votre pinède en attendant un concert en France. StarsOfAviation

 

vendredi 7 décembre 2012

Amor de Dias

Amor de Dias est le nom romantique de l'amour d’un jour entre Alasdair MacLean, tête pensante du groupe londonien The Clientele et de la chanteuse espagnole Lupe Núñez-Fernández du duo Pipas. Les deux artistes qui se rencontrent en catimini en 2008 signent un album melow à souhait, easylistening, pop tropicale qui s’écoute au coin de la cheminée ou sur une peau de bête. Mélangeant les deux univers, celui de The Clientele dans le genre pop baroque psyché toujours soft à la sauce Harry Nilsson ou Velvet Underground dans la voix et les effets de guitares, à celui des Pipas, qui met en valeur la féminité sur des airs twee-pop, avec des influences sixties proches d’Astrud Gilberto, Amor de Dias trône sur les disques Piggledy pop. 



Innes Phillips membre de The Clientele apporte sa griffe sur le travail d’Amor de Dias en composant des morceaux avec Ken Brake batteur, pianiste et ingénieur de The Clientele mais aussi de Stuart Moxham. Tous les deux en compagnie d’Alasdair MacLean sont à la création des superbes titres de l’opus de 2011, Street of the Love of Days. Piggledy Pop en parlait là, évoquant la collaboration de Gary Olson des Ladybug Transistor aux arrangements et à la trompette: AmorDeDiasPiggledyPop

 

Autant il avait fallu plus de trois ans au binome Amor de Dias pour composer le premier album, autant il leur aura seulement fallu neuf jours pour concocter The House Of Sea qui sortira le 29 janvier 2013. Composé à cheval entre Londres et Madrid, les deux voix fondantes d’Allistair et de Lupe se confondent plus langoureuses encore et la troupe s’agrandit avec James Hornsey à la basse et Howard Monk à la batterie, tous deux dans la formation The Clientele. Les mélodies fraiches et entrainantes marient avec habilité trompette, harpe, saxophone, tambourin, violoncelle, les basses et claviers. Amor de Dias nous promet de savoureux moments de rêverie, bossa, pop, orchestrés avec brio, offrant en avant-goût le délicieux titre Jean’s Waving. A noter sur vos tablettes, évidemment. AmorDeDias

 

mercredi 5 décembre 2012

Butcher The Bar

Aux inconsolables de la disparition d’Elliott Smith dont je fais partie, voici un auteur-compositeur interprète anglais qui pourrait vous plaire. Joel Nicholson signe ses deux premières chansons en 2007 sous le nom Butcher The Bar sur l’Ep Get Away/Leave This Town, qui parle intimement et de manière musicale minimaliste au banjo et guitare de son départ de Lincoln, sa ville natale. Ayant déménagé à Rotherham dans la banlieue proche de Sheffield, le troubadour à la voix de velours travaille ses albums avec mélodica, des guitares, claviers, clarinette, banjo, comme sur l’opus Sleep At Your Own Speed de 2009 ; Ce premier album tient de la mélancolie d’Elliott Smith, du narratif et de la poésie de Bob Dylan, du folk de Paul Simon. Autant dire que Joel Nicholson alors âgé de 22 ans, affine fichtrement bien ses arpèges et sait quoi faire de son capo. 
En 2010, Butcher The Bar compose un titre spécialement pour une compilation Eardrums Between Two Waves Volume B qu’il chante en duo avec Julia Guther, chanteuse auteur-compositeur qui vit à Berlin. Le titre qu’ils interprètent Pope Pius X est d’une quintessence du pop-folk absolue.
Julia a formé le duo Guther de 2006 à 2008 signant avec son acolyte Berend Intelmann, leader du groupe Paula en 2000, deux albums, un electro-pop en 2003 I Know You Know et Sundet en 2006, moins electro et davantage pop. Julia Guther et sa voix suave et féminine qui a accompagné Barbara Morgenstern, compose maintenant en solo et même s’il est ponctuel, le duo Joel & Julia est somptueux. Les mélodies de Joel Nicholson et son alias Butcher The Bar refont surface avec autant de subtilité en 2011 avec For Each A Future Tethered, enregistré chez lui dans sa maison de Manchester. Il ajoute avec raffinement des cuivres, avec trompettes et cor, du glockenspiel, des rythmiques qui transforment ses partitions folk en airs pop où même les tambourins s’en donnent à coeur joie. Les mélodies de For Each A Future Tethered sont recherchées, peaufinées, plus dansantes et les textes étincelants qui racontent de manière délicate le parcours personnel de Butcher The Bar font penser qu’un nouveau song-writer épatant de talent est arrivé. ButcherTheBar

Pepper Pots & Eli "Paperboy" Reed

Vous mettez dans un blender un chanteur, auteur-compositeur digne de la Stax (label américain de 1961 qui a signé Otis Redding, Earth Wind and Fire, Sam & Dave etc) avec un groupe de chanteuses soul espagnoles, ça donne à priori de smoothie de rhythm’n blues. Les Peeper Pots sont un ensemble de musiciens et trois choristes de Catalogne, formé en 2002, qui joue des morceaux inspirés de la musique jamaicaine mêlée à des influences sixties dans la veine des Martha & the Vandellas. L’opus Swingin Sixties est signé en 2004 sur un petit label basque Brixton Records où figure la collaboration du chanteur anglais Ben Jammin, puis l’album sophomore Shake It ! parait en 2007. 




En 2009 c’est Now qui sort avec l’aide du producteur Binky Griptite, guitariste des Dap Kings qui accompagnent Sharon Jones. SharonJonesPiggledyPop 
Après une tournée internationale de 300 dates qui présente l’album et remporte un beau succès, les Pepper Pots signent un quatrième disque Train to Your Lover en 2011. Groovy, funk, avec des embardées ska, les trois chanteuses espagnoles donnent un esprit «soul» en mode Supremes à l’ensemble des 12 titres. Les Pepper Pots sont : les trois chanteuses, Adriana Prunell, Mercè Munné, Marina Torres et le guitariste Lluís Rodríguez, le batteur Joan Vergés, le pianiste Ireneu Grosset, le bassiste Joan Barrientos, les saxophonistes Tomy Muñoz et Gerard Xifra, le trompetiste Roger Montsant et tromboniste Isidre Palmada
Au cours d’un concert, les Pepper Pots rencontre le musicien Eli Paperboy Reed originaire de Brookline désormais vivant Brooklyn. Il compose des albums en solo depuis 2002, baladant avec lui toute l’âme soul de la Motown, l’univers funk des seventies de Chicago, ville où il emménage très jeune, et un don prolifique pour la composition, signant quatre albums en huit ans : Sings Walkin' & Talkin' et Other Smash Hits! en 2005, Roll With You en 2008, Come & Get It en 2010. A ses côtés, il y a un ensemble de musiciens du nom de True Loves qui assure les cuivres, trompette, cor, trombone, saxophone, mais aussi du violoncelle, violons, tambourins, guitares, basse, batterie, clavecin, orgue ...etc. Une armada d’instruments accompagne la voix rythmée old-scool soul d’Eli paperboy Reed, pleine de charme et de musicalité.
  La combinaison des Pepper Pots et d’Eli Paperboy Reed offre un EP quatre titres en 2012, Time And Place qui est magique. Tempo ensoleillé, rythmes entrainants et dansants, c’est le genre de galette qui tourne au coeur de l’hiver à la maison pour se réchauffer les hanches. Mélange de powerpop et de soul, l’alchimie des musiciens et chanteurs efficace et belle continuera car les Pepper Pots et Eli Paperboy Reed forment le souhait d’un album complet pour 2013. Affaire à suivre ! PepperPots EliPaperBoy 

dimanche 2 décembre 2012

Dylan Mondegreen

Derrière le nom astral de Dylan Mondegreen, il y a un auteur-compositeur de pop orchestrale norvégien du nom de Børge Sildnes. Il commence à jouer de la guitare à 12 ans et à 14 ans, se produit avec son groupe Tears For You. Fan des Smiths et des Kinks, il ne tarde pas à travailler ses brillantes compositions, ritournelles charmantes et sophistiquées qui sont complétées par son grain de voix élégant. Produisant un son pop absolu, les arrangements orchestrés par Dylan Mondegreen tiennent du génie. Comme son compatriote que Piggledy Pop adore, Alexander Von Mehren, ou encore l’excellent Brent Cash, Mondegreen concocte des chansons aux influences sixties et seventies en les parsemant de cordes, de cuivres et de paroles qui caressent littéralement le lobe . 
Le premier album de 10 titres While I walk You Home en 2007, amoureux, ensoleillé, aux arpèges groovy et rythmes balançants prouve que Dylan Mondegreen possède déjà un univers artistique varié et puissant. Something To Dream On nous emmène sur les sentiers de Josh Rouse, My Favourite Songs sur ceux de John Lennon, les swinguants Wishing Well et That Mortal Kiss me rappelle Jens Lekman, Jimmy Web et Bacharach avec une once de sunshine pop de Brian Wilson
Il le montre de plus belle en 2009 proposant son album sophomore The World Spins On. Avec un chant aérien, des textes délicatement élaborés, Dylan Mondegreen signe 10 mélopées habillées d’une orchestration scintillante de cors, trombone, trompette, violons, guitare et piano. Ayant collaboré à d’autres projets avec les Margarets, partage l’affiche avec le français Syd Matters à Brighton, et invite sur ce deuxième album ses amis de The Aluminium Group sur Cinnamon Girl
En septembre 2012, Dylan Mondegreen nous offre un troisième volet éponyme de ses inspirations et de son talent de musicien. Accompagné en duo de Maria Due sur Come Tomorrow, il fait aussi appel au producteur et ingénieur du son Ian Cat ( Saint-Etienne, Trembling Blue Stars, Northern Portrait Library, Aberdeen, The Field Mice etc) pour peaufiner l’enregistrement. Les 9 morceaux de Dylan Mondegreen, mélodiques et dansants, sont arrangés avec beauté. Créatif et subtil, il parsème ses chansons de glockenspiel et d’envolées orchestrales de cuivres et de cordes. Aboutis et ficelés, les trois albums de Dylan Mondegreen sont admirables. Vous pouvez y aller. DylanMondegreen