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mercredi 29 février 2012

Yellow Ostrich

Alex Schaaf, new-yorkais depuis 2010, originaire du Wisconsin, est le nouveau roi du bricolage sonore. Formidable musicien à la tête de Yellow Ostrich, guitare et piano, son chant est clair et délicat. Depuis l'album éponyme sorti en mars 2009, le jeune homme inspiré et actif, produit Carousels, un EP de 5 titres en mai 2009, l'album Wild Comfort en décembre 2009, le single Whalemary en mars 2010, l’EP The Serious Kids en mai 2010, l'EP Morgan Freeman en août 2010 et le surprenant EP Fade Cave qui ne comporte que sa voix et rythmique.
Les mélodies sont hors schémas, hors temps, d'une originalité sans bornes font de leur créateur un extra-terrestre virtuose.



Alex Schaaf compose et enregistre ses titres chez lui. Il utilise sa voix qui tour à tour complete la rythmique ou se place en guise de clavier, de guitare. Au fur et à mesure il se dévoile, montre sur disque et sur scène ses pouvoirs étendus de compositeur et de technicien. Son domaine musical varié, étonnant, oscille entre la pop, l'electro, le folk, l'accapella et quoiqu'il en soit, son travail frôle constamment le chef d'oeuvre. Le fourmillement de voix et d'harmonies de choeurs, la basse, les guitares, la batterie et les rythmiques soupoudrés, savamment dosés et aboutis, créent un ensemble émouvant et épatant.

TheShakedownMP3

En février 2012 sort l’album de Yellow Ostrich, Mistress, qu'il présente en concert avec ses deux acolytes, le multi-instrumentaliste Jon Natchez et le batteur Michael Tapper. D’ores et déjà, le trio part à l’assault de son public avec Strange Land, le quatrième album qui vient de sortir, avec le savoir-faire de l’ingénieur Beau Sorenson (Death Cab for Cutie, Sparklehorse) et sur lequel Natchez de Beirut, the Antlers, et Camera Obscura, et Tapper qui joue dans We Are Scientists et Bishop Allen, apportent leur griffe en ajoutant du cor et une excellente rythmique. La discographie du désormais trio Yellow Ostrich est chaleureusement indiquée par Piggledy Pop tout comme les reprises qu'il offre de Joanna Newsom, Yeasayer, The National, Beach House ou encore du Velvet Underground, Wire et de Neil Young (en privé, dans leur van).
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mardi 28 février 2012

Soft White Sixties

Groupe californien émergent en 2011 avec un premier EP éponyme, les Soft White Sixties ont un savoir-faire et une présence sur scène de professionnels. Le chanteur Octavio Genera qui ne troc ni son tambourin ni sa guitare, a un charisme fulgurant qui ne tient pas de son profil capillaire seventies. Le reste du groupe est au même titre excellent. Les guitares rock balancent des riffs bien huilés, les claviers se déchainent sur des sonorités psychédéliques qui nous renvoient à des temps woodstockiens. Queen of the press Club et When all this started sont proprement rock’n roll, les paroles amoureusement pertinentes et décoiffantes. Live in the Evening et I am où règnent le tambourin et le hand-claps, sont enjouées, ornées d’arrangements pop plutôt sixties. Better Way et Too Late avec l’harmonica, la batterie arrogante, la basse groovy, forment un blues-rock éxecuté avec une grande classe, une sacrée manière de mettre les décibels dans les guitares.

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Les Soft White Sixties mettent de l’adrélanine dans leurs compositions, de la jouissance dans l’interprétation, qui les rapprochent des grands comme Cream, les Faces ou les Who et qui promettent des surprises sur scène. C’est un groupe inspiré, techiquement doué, au répertoire sucré-salé, qui sait aussi bien jongler avec du rock chevelu, du blues barbu et de la pop cravatée. Leur premier album est prévu pour 2012 avec à la clé une tournée internationale. C’est un rendez-vous plus que notable.
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samedi 25 février 2012

AB & The Sea

Ils débarquent en 2009 avec un premier ep chaud et ensoleillé, Suzie / Yellow Haired Girl - Split A Side qui plante d’emblée le décor californien et l’ambiance surf. Avec des airs rétro dans les compo, les AB & the Sea offrent un superbe EP qui dépoussière le genre surf-pop sixties des Beach Boys mais pas trop car en écoutant de plus près, il y a aussi dans Suzie, des sonorités des Everly Brothers de 1957 et Simon & Garfunkel de 1964. Ils réitèrent en juillet 2010 avec l’EP Boys & Girls, un cinq titres qui commence par Bone dry et donne envie de jongler avec des noix de coco, de se roder les poignets au lancer de freesby et de swinguer dans les châteaux de sable.



Le 25 janvier 2011, les AB & the Sea récidivent avec le deuxième EP Run, Run, Run qui annonce, avec le single In the Sunshine de juin 2011, un premier album pour 2012. Le groupe est composé du chanteur et guitariste Koley O’Brien dont le charme fait craquer toutes les midinettes de Santa Cruz Beach qui oublieraient presque l’existence des Black Keys, par le diabolique David Hunt, qui fait vibrer les synthétiseurs, rend les partitions de clavier psychédéliques avec la complicité du batteur Toy Lawton, de Joe Spargur et Ben Laatsch, à la guitare et à la basse. 



Ces cinq satanés surfeurs font une pop très emportée et exaltée. Les guitares ronronnent comme dans les sixties, les cordes sautent et les arrangements deviennent rock. La basse frénétique offre des sons vaillants et rayonnants. Armés du saxophone, tambourin, clap-hands et de la trompette, les AB & The Sea, fraichement arrivés à San Francisco, s’entourent des groupes avec qui ils ont déjà joué en tournée, The Fruit Bats, Chris Chu des The Morning Benders et Eric Frederic des Wallpaper qui produisent et enregistrent les titres des EP et du LP à venir. Le résultat sonne superbement beatlesien. Bel avant-goût d’été, les AB & The Sea sont à découvrir absolument.
AB&TheSeamyspace





jeudi 16 février 2012

Sophie Madeleine

Originaire de Brighton, cette jeune auteur-compositeur de 25 ans apparait en 2009 avec un single nommé Stars. Depuis Sophie Madeleine ne cesse d’écrire et de jouer. Un premier album Love. Life. Ukulele essentiellement habillé de ukulélé et de titres acoustiques, annonce un son immense talent pour la composition et l’interprétation. Elle assure seule (hormis la flûte, violoncelle et trompette) les arrangements de cet album, y joue de la guitare, du glockenspiel, du ukulélé, des percussions, de l’orgue et peaufine le tout chez elle sur sa table d’enregistrement. Pour couronner le tout, elle produit elle-même son disque et après une tournée en Allemagne, Etats-Unis, Royaume Uni, tous les exemplaires sont déjà vendus .



Avec ses airs à la Jill Sobule dans la voix et sa manière de lancer sa carrière, Sophie Madeleine surprend de plus belle en reprenant 30 titres en l’espace de 30 jours et offrant en bonus ses reprises via youtube sur son blog. Parmi celles-ci, on peut entendre ses références musicales, voir les artistes qui l'inspirent comme Foster The People, Gruff Rhys, Darwin Deez, Willy Wonka, the Chiffons, Bee-Gees, Magnetic Fields, Charlie Chaplin, Feist etc. La jeune artiste anglaise, diplômé d’un master en Songwriting à l’université de Bath, avoue être fan également de Françoise Hardy et des Rolling Stones.

WhenNewYearComesAround

La compositrice et chanteuse surdouée est acclamée par les médias anglais, invitée par Steve Lamacq sur la BBC, elle est aussi invitée par Gruff Rhys pour un duo au Mercury Lounge de New-York. Elle tourne depuis un an pour faire connaitre The Rhythm You Started, son disque sophomore, signé le 25 décembre 2010, plus pop, plus fourni en instruments, armé d’une rythmique entrainante. Le disque fleuri de guitares, maracas, mandoline, de flûte, violoncelle, trompette, tambourin, et piano, démontre que ses talents sont étendus et ses connaissances éclectiques. Elle a un nouvel troisième album en préparation et s’apprête à partir sur les routes cet été avec son groupe de Brighton. Multi-instrumentiste, Sophie Madeleine entre au panthéon de la pop, où sont Feist et Gruff Rhys qu’elle admire, pour ne cesser de composer encore de bien magnifiques titres. A suivre !
sophiemadeleineMyspace
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jeudi 9 février 2012

Lower Dens

Lower Dens est le nouveau groupe de la musicienne et chanteuse texane Jana Hunter, signé sur Gnomonsong, le label conduit par Devendra Banhart.
Alors que Twin-Hand Movement, un premier album, à l’atmosphère dream-pop et instrumentale sort en 2010, voilà les prolifiques Lower Dens de retour avec Nootropics qui sortira le 30 avril 2012. Il est déjà possible d’entendre leur single Brains sur leur site, titre qui sonne très prometteur.

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Jana Hunter n'est pas une débutante. Elle joue dans divers groupes depuis dix ans, Viking Moses, Castanets, CocoRosie, Peter & the Wolf, Meadows, Matty & Mossy (composé de Matt Frey et John Hunter avec qui, en compagnie de Chris Bishop, elle enregistre le fabuleux Fraimers Haimey) et collabore surtout avec Devendra Banhart, pour les enregistrements ou sur scène lors des tournées.



Classé dans le genre anti-folk, shoegaze, les guitares viennent fouetter les arrangements electro et une rythmique soft qui se rapproche du genre pop psyché. En attendant la comète Nootropics au printemps, Piggledy Pop recommande de tendre l’oreille sur l’opus Twin-hand MovementJana Hunter, qui me rappelle Nico dans sa personnalité mystérieuse et l’interprétation androgyne avec un don absolu pour la composition en bonus, est étincelante.
LowerDensSite




mardi 7 février 2012

Tim Cohen

Somptueux cocktail de pop et de psychédélisme, il y a chez Tim Cohen des arrangements qui évoquent Love, Belle and Sebastian, Gorkys, Neutral Milk Hotel et une voix tantôt suave, tantôt écorchée à la Jonathan Richman et Jarvis Cocker. Basé à San Francisco, Tim Cohen leader du groupe Fresh & Onlys depuis 2008 avec qui il signe quatre albums rock garage, sort trois albums en parallèle et en solo, dont l’opus Two Sides Of Tim Cohen en 2009.
Album introspectif, mélancolique, il sera suivi en 2010 par Laugh Tracks qui, comme son titre met la puce à l’oreille, tout aussi personnel que le précédent, est plus gai, plus ensoleillé.



Le tempo pop qui habille le disque sent le sable chaud californien. Les guitares rock distillent un parfum sixties dans Wonderful Life, les trompettes et les tambourins de A Mind Of Their Own distribuent des notes euphorisantes dans la veine de Sarah Records. Send no Sign, Mine’s the One, Pray for me, ornées du trémolo des guitares stellaires, accompagné de l’orgue psychédélique et des trompettes vitaminées revisitent les fifties gratifiées d’un détour par les sixties.
Tim Cohen, inspiré, produit avec son harmonica à la Dylan, ses claviers, cuivres et guitares un rock psyché, osé, original et une pop intemporelle et lumineuse.



Le 22 février prochain sort son troisième album Magic Trick et là encore la qualité des compositions est impressionnante, la rythmique rafraichissante et efficace.
Le premier titre I Am Never Going to Die rappelle le Velvet Underground. De ci, de là, les sonorités sixties sont mêlées aux arrangements contemporains. Tim Cohen sait étinceler ses textes en chantant avec classe et justesse. Magic Trick qui offre l’amicale collaboration de Alicia Vanden Huevel des Aislers Sets sur Legerdemain et dont la présence vient ajouter du brillant à la myriade de choeurs et de voix est un album surprenant et fascinant. Tim Cohen part en tournée le présenter, aux Etats-Unis et Europe et reviendra avec un nouvel album des Fresh & Onlys en Avril. Ayant son propre label, Captured Tracks, il semble décidé à continuer d’écrire, de produire, de jouer en live, de faire vibrer la pop indé pour notre plus grand plaisir.
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SiteTimCohen