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vendredi 30 novembre 2012

Henning Ohlenbusch

Henning Ohlenbusch grandit dans le Massachussetts en prenant des cours de piano et de guitare. Plus tard à l’université sa personnalité artistique s’accentue et il étudie la musicologie tout en commençant à composer ses chansons. D’une mère danoise et d’un père allemand, ses influences culturelles et musicales sont vastes. Dès les années 90 il se produit seul avec sa guitare à des open-mic , dans les années 2000 constitue un groupe et forme School for the Dead, puis The Fawns, comptant quasiment les mêmes musiciens qui partent en tournée sur tout le territoire américain. Parrallèlement, Henning Ohlenbusch joue de la basse sur scène pour d’autres musiciens comme Chris Collingwood des Fountains of Wayne ou encore Lloyd Cole. Il travaille en même temps en tant que producteur et arrangeur aux côtés de Bourgeois Heroes, de son ami Mark Mulcahy (auteur-compositeur à qui Thom Yorke, Frank Black, Vic Chesnutt, The National, Josh Rouse, Dinosaur Jr., Michael Stipe, Mercury Rev etc, rendent hommage sur la compilation de reprises de Mulcahy : Ciao My Morning Star )
Ken Maiuri, musicien de Pedro The Lion est aux claviers, Max Germer à la basse et chant, Brian Marchese à la batterie et chant, Tony Westcott à la guitare et Henning qui compose est au chant, guitare sur le premier cd de School For The Dead, The Chain cd qui voit le jour en 2003. Puis The New You de 2004 et ses 13 titres pop représentent les influences du groupe : Beatles, Syd Barrett, Left Banke, the Velvet Underground. Rythmés, mélodiques, habillés de riffs de guitares, percussions, piano et choeurs enthousiastes, les textes réalistes, concis et plein d’humour de Henning deviennent sa griffe.



En 2008 Henning Ohlenbusch fait un petit écart en solo en signant son premier projet Looks Like i’m Tall. Multi-instrumentiste, il assure tous les instruments sur ses mélodies qu’il travaille depuis les bancs de la faculté, gardées dans sa besace pleine depuis des années. Son ami Chris Collingwood en parle ainsi : «For about four or five years now, I've been playing Henning's songs for people and saying they were my own. Please don't tell him that. Brief, romantic and simple, in a why-didn't-I-think-of-that way, his stories and melodies touch people without resorting to attitude or pretense» .

Toujours avec son don pour les arrangements, son habilité à raconter des histoires, la richesse des instruments qu’il joue seul, flûte, piano, guitare, basse et batterie, le maestro signe un deuxième album en 2011 : Henning Goes To The Movies. Absolument magnifiques, les 9 titres nous embarquent dans l’univers d'Henning Ohlenbusch, romantique, précieux et chaleureusement intime. Il l’enregistre au cours d’un hiver neigeux, bouclé dans son studio chez lui, avec sa guitare acoustique comme sur Straight Story, Meatballs, ou en parsemant ses morceaux de Glockenspiel, d’orgue, de mélodica et piano, basse, batterie. 

  
Dans la veine de Beulah et Hefner, la chaleur dans l’écriture pop folk et le chant délicat de Henning revient en 2008 avec School For The Dead dans A Telephone Built For Two. Là encore, l’écoute des 11 titres qui font office de scénari, imagés et colorés d’ambiances, est un délice de mélopées pop qui donnent envie de sautiller et de sourire. Il y a une humilité dans les mots mêlée à beaucoup de poésie pas piquée des vers, chaque parole sonne si parfaitement bien que ça semble facile. Compliqué de faire simple et bref dans la composition quand in fine le résultat est éloquent. Cet art, Henning le maitrise à la perfection, se permet même des phrasés lyriques et des touches d’humour comme sur Super Hero. Super auteur-compositeur de mélodies pop, je vous conseille amicalement de tendre une oreille à Henning Ohlenbusch. SchoolForTheDead  

mardi 27 novembre 2012

Billie The Vision & The Dancers

Billie The Vision & The Dancers, groupe suédois, signe son premier album en 2004 au titre évocateur I Was So Unpopular in School and Now They're Giving Me This Beautiful Bicycle. C’est le créateur du groupe Lars Lindquist qui monte son propre label indépendant Love will pay the bills. Voilà tout est dit, vous l’aurez compris, ces 7 parfois 8 musiciens suédois Lars, son frère Jon, Gustav Kronquist, John Dunsö, Silvio Arismendi, Maria Carlsson, Sofia Janninge et Frida Brattgard ne se prennent pas au sérieux. Ils distribuent leur esprit pop, humour, simplicité, poésie et harmonie dans tous les titres qu’ils interprètent. 


Chaque album est réussi, drôle, dansant et palpitant. Les chansons racontent des histoires, narrent les aventures de Pablo sur The World According to Pablo en 2005, personnage musicien récurrent dans les textes, le double de Lars, à qui il arrive des aventures «rock-ambolesques». C’est poilant et judicieux comme le titre Overdosing With You qui parle de la série américaine Desperate Housewives, dont le personnage de Pablo encore présent sur ce troisième album de 2007, Where the Ocean Meets My Hand semble être fan. Je le comprends.
En 2008, l’album I Used to Wander These Streets, suivi de From Burning Hell to Smile and Laughter en 2010, montrent que le groupe qui, uni et lié sur scène et pour animer le label, ne manque pas d’inspiration et d’idées pour peaufiner d’excellents disques profilés concepts. L’ensemble est jovial, excentrique en la présence de Lars qui se drag-queenise sans tabou, amusant, un ping-pong de choeurs avec Sofia Janninge au violon et tambourin, Maria Carlsson à la basse, Frida Brattgard à l’accordéon et à la trompette, John Dunsö au piano, guitare acoustique, Gustav Kronkvist à la guitare électrique, Silvio Arismendi aux percussions, et les deux frères Lindquist, Jon à la batterie et Lars au chant et tambourin.

  
2012, la belle troupe de joyeux drilles offre un nouvel album, dansant, diaboliquement ficelé, avec une myriades d’ambiances pop comme la Suède sait nous servir. While you were Asleep prouve que les Billie The Vision & the Dancers ne comptent pas les moutons la nuit. Ode à la danse qui fera fondre toutes les hanches, Queen of the Dancefloor, I just wanna dance all Night Through et le tempo groovy de Leave The City ne donne pas envie de pantoufler. Quelques balades à la guitare electro acoustique comme Above ou I Don’t Fit In démontre le savoir-faire de composition et la belle sensibilité de Lars Lindquist à la voix de velours et au charisme attachant. Piggledy Pop adore ! BillieTheVision

lundi 26 novembre 2012

Straw Bear

Avec leur univers folk traditionnel revisité par des arrangements contemporains dans la veine des Shins, les cinq troubadours anglais offrent des chansons pop fleuries d’une cascade d’instruments. A l’origine, c'est Ian Ray et son frère Christopher qui créent Straw Bear et plus tard Tom, Catie Wicks à la basse et Pas à la batterie les rejoignent ; Laura Raggalt compose les partitions de cordes, joue du violon et Andrei Celik arrange, joue de la trompette et du trombone. Les paroles écrites par Ian sont simultanément mélancoliques, drôles mises en valeur par sa voix absorbante, très mélodieuse sur leur album Black Bank qui sortira le 10 décembre 2012. Straw Bear sont amis des canins en signant deux superbes morceaux, Urban Fox et Cocker Pug, donc Piggledy Pop qui aime les bêtes à poils y reviendra en temps voulu. StrawBear
 

dimanche 25 novembre 2012

Warren McIntyre & The Starry Skies

Ask The Animal signé par Warren McIntyre & The Starry Skies est un album frais, mélodieux et dansant qui en bonus est original et varié. Il contient des rythmes psychédéliques, des guitares soft et parfois rock, des mélopées pop ornementées de trompettes et de choeurs. Warren McIntyre entouré des quatre Starry Skies, forme le club des cinq écossais qui distribuent du son tantôt folk traditionnel, tantôt choral emmené par les guitares qui offrent la présence de Stevie Jackson des Belle & Sebastian, Johnny Smillie guitariste des Thrum, le bassiste de Sporting Hero, John Rooney guitariste des The Moondials et la chanteuse Monica Queen .

A la production, on retrouve l’auteur-compositeur et batteur des groupes Moondials et Astrid, Gary Thom. Toute cette joyeuse clique, Warren and the Starry Skies, Moondials, Ducks, Roy Moller and the Sporting Hero avec des apparitions amicales des Belle and Sebastian forme le label indépendant The company The Mecca Holding Co tenu par Warren McIntyre. TheCompany 
Sorti dans les bacs en juin 2012, Ask the Animal est suivi par un excellent single en octobre 2012, Now Comes Autumn




Warren McIntyre compose des titres habités par les sixties et le seventies. Les textes sont bucoliques et élégants. Avec un phrasé qui me rappelle Herb Alpert ou Graham Nash, Warren sait interprété ses chansons en y mettant une dose d’âme, de glamour, d’inspiration libre. Force est de constater que l’ensemble des 10 titres est admirable et tous les artistes qui participent à Ask The Animal, du bout des doigts, proposent des mélodies parfaitement réussies et épatantes. Avec des productions écossaises aussi pétillantes, on ne risque pas de se raisonner sur le shortbread chez Piggledy Pop. 

 

vendredi 23 novembre 2012

June Brides

June Brides est un groupe anglais de Londres, qui a débuté en 1983 et a signé un album en 1985, There Are Eight Million Stories... Le groupe assure nombre de dates de concerts, connait un beau succès en assurant la tournée irlandaise avec The Smiths l’année 1986 pour «The Queen is Dead Tour» lorsque que les deux protagonistes Phil Wilson et Simon Beesley décident d’arrêter l'aventure. Dans la veine des Pale Fountains, Franck & Walters, Housemartins, Lloyd Cole ou le Velvet Underground, les June Brides jouent une pop aux influences punk ornée de la trompette de Jon Hunter, des guitares de Phil et Simon, de la basse d'Adrian Carter, de la batterie de Chris Nineham et de Dave Bickley, du violoncelle de Frank Sweeney. En 2006, le label indépendant irlandais Yesboyicecream sort une compilation de titres repris par des groupes de pop récents, A Tribute to The June Brides, qui comprend la participation de Postal Blue, Lovejoy, The Starlets, leurs amis The Televion Personalities et Manic Street Preachers, Jeffrey Lewis, the Tyde etc... Voilà que Phil Wilson, n’ayant pas arrêté de composer ces dernières années (il sort  à son nom en 2010 l’album God Bless Jim Kennedy) nous gratifie d’une come-back 26 ans plus tard en signant un single de toute beauté en juin 2012, January Moon/ Cloud. Ses acolytes Frank Sweeney au violon, le trompettiste Jon Hunter et son binome guitariste Simon Beesley sont de la partie pour ce retour fulgurant. Le single de June Brides qui comprend une version acoustique du titre Every Conversation sur le premier album, solide, harmonieux et très mélodique promet un album à venir pop de haute voltige.

 

mercredi 21 novembre 2012

The Minders

The Minders sont dans la pop comme une pierre angulaire. Je les ai passés en radio à moult reprises, sans pour autant avoir encore posté un mot sur eux. Ce que je rectifie de suite. Valeur sûre du label américain Elephant 6 qui compte nombre de groupes excellents comme les Essex Green, Ladybug Transistor, Of Montreal, Apples in Stereo, Neutral Milk Hotel etc..., The Minders apparaissent en 1996 en signant main dans la main avec Robert Schneider fondateur du label Elephant 6 et leader des Apples in Stereo, le Ep Paper Plane. Mais la route des concerts commence réellement pour eux en 1998 avec l’album Hooray for Tuesday qui sera un succès marquant dans l’indie-pop.




Avec l’âme des Beatles dans les cordes, des Beach Boys dans les voix et les notes ensoleillées, Martyn Leaper qui est à l'origine du groupe avec Tammy Ealom qui formera plus tard Dressy Bessy, est un auteur-compositeur de grand talent. Il écrit ses chansons en sachant leur donner tous les bons attributs en tant qu’ingénieur et producteur de studio. Le groupe en perpétuelle mutation, quitte Denver pour Portland et enregistre Golden Street en 2001; suivi de The Future's Always Perfect en 2004 puis It's a Bright Guilty World en 2006. Ces trois albums géniaux sont construits avec préciosité et les arrangements sunshine-pop, orchestral-pop aboutis et lumineux sont époustouflants. The Minders sont devenus des références dans le domaine pour beaucoup les groupes émergents depuis 2000. 



Sachant construire les harmonies pour les transformer en ritournelle magique Martyn Leaper, à la guitare, basse et glockenspiel avec l’inspiration évidente de Rebecca Cole qui joue de la batterie, du clavier et autres rythmiques, maitrise le chant et les choeurs. En 2011, The Minders nous offre une compilation d’inédits, Cul-De-Sacs and Dead Ends et réitère en mars 2012 avec Cul-De-Sacs and Dead Ends vol 2. Voilà un album pour se délécter tout l’hiver de douces sonorités sucrées, alternatives et psychédéliques rythmées en diable. Leaper s’entoure du guitariste Andy Naify, du bassiste Mayhaw Hoons et du batteur Jesse Sandoval qui n’est autre que le formeur des Shins pour enregistrer des B-sides, des inédits et singles et faire un superbe tour d’horizon "The Minders" en deux compilations. Voilà du fait sur mesure pour les puristes de la pop !
TheMinders



Pour info et pour démontrer tout le flair de Martyn Leaper : le premier groupe avec qui il travaille en studio, mixant et le produisant, est Kissing Book qui a sorti Lines & Color en cassette audio en 1998; là encore, les amoureux du genre pourront se pencher sur ces titres. ( il reste des cassettes !) 

Rosie Taylor Project

Voici un groupe prometteur qui propose une pop élégante : Rosie Taylor Project est romantique et efficace dans ses mélodies. Avec des arrangement chamber pop, l’orchestration fourmille d’instruments et donne un aspect sophistiqué garanti. L’équipe de six musiciens originaire de Londres apparait en 2008 avec son opus de 8 titres, This City Draws Maps. Ce premier album est étonnant de perfection, les chansons délicatement mélancoliques dans les textes restent dynamiques et vives dans les rythmiques ; Aiguillé en studio par le producteur Richard Formby ( Wild Beasts, Herman Dune, Dean & Britta, Telescopes, Mogwai ...), il revient apporter sa griffe sur le deuxième album paru en 2012 Twin Beds. Le nom de l’album représente la distance froide entre deux lits et symbolise là, la peine de coeur. Les textes, superbe storytelling, parlent d’amour avec poésie, retenue et sont interprétés de manière classieuse par Jonny Davies qui joue aussi du piano, de la guitare et du glockenspiel. Il est accompagné de Sophie Barnes au chant, à la trompette et au cor, de Nick Wilshire à la basse, Sam Cottis au chant et guitare, Matthew Lally à la guitare et Shakey à la batterie. L’ensemble des 11 titres, intimes et charmants, forme un disque en or enchanteur, aux références littéraires comme pour la chanson irrésistible Esme qui se rapporte à Esme in Love and Squalor de Florian Zeller ou encore Roland Barthes est évoqué sur The Last Happy Writer, titre d’un de ses essais ; Il comporte aussi des références cinématographiques comme sur Black & White Films. Twin Beds propose de la pop de qualité qui à un ongle de l’excellence, plaira aux amoureux de Camera Obscura et aux vulnérables amoureux, tout court. RosieTaylorProject

lundi 19 novembre 2012

Jens Lekman

Jens Lekman est à mes yeux un des maestro de la pop contemporaine. Le suédois installé à Melbourne depuis 2008 commence par la noble voie de l’enregistrement artisanal et fait maison de ses démos qu’il envoie ubi et orbi aux petits labels qui daignent péniblement y prêter attention. Sa démarche et sa volonté paie en 2004 avec la signature de son opus When I Said I Wanted to Be Your Dog sur le label américain Secretly Canadian. La même année sort la compilation Oh You're So Silent Jens comprenant ses démos, magistrales et mémorables comme Maple Leaves, Black Cab, Rocky Dennis in Heaven etc. 



Ces deux albums emplis de mélodies pop de génie sont ornés de trompette, violon, flûte, cor, violoncelle, batterie, guitares et piano que l’humble et discret Jens Lekman joue avec brio. Avec sa voix langoureuse, sensuelle et harmonieuse, les titres accrochent et font danser de l’Australie aux Etats-Unis. En suède il se place au top des ventes avec son troisième album Night Falls Over Kortedala sorti en 2007, sur lequel viennent enregistrer le chanteur Magnus Carlsson, les chanteuses Emma Bates, Frida Hyvönen, Ulrika Mild, El Perro del Mar. L’excellent Jens Lekman, auteur-compositeur, conduit ses orchestrations comme un chef, arrangeant les mélodies avec du trombone, violon, bongos, trompettes, accordéon, saxophone et harpe. Evidemment, il y a aussi du tambourin, du claquement de doigts et de paumes à gogo. 



Après son arrivée en Australie en 2008, Jens Lekman part en tournée aux Etat-Unis, sur le continent australien, en Europe et Asie, écrit pour le cinéma (Whip it de Drew Barrymore), enregistre avec Jose Gonzales, El Perro Del Mar, Vapnet, Ladybug Transistor avec qui il chante sur Here Comes the Rain. Lekman se fait plaisir en s’offrant des reprises d’artistes qu’il admire comme Roy Walker, Paul Simon, Stephin Merritt, Morrissey, The Left Banke, Jonathan Richman, Glenn Campbell, mais aussi le New-Yorkais Arthur Russell, éditant un EP de 4 covers sur lequel chantent les Hidden Cameras et Victoria  Bergsman des Concretes.

  

Suite au Ep de septembre 2011 An Argument With Myself, Jens Lekman revient en Août 2012 avec son tout dernier album I Know what Love isn’t. Toujours dans la même veine mélancolique, pop lumineuse et dansante, relevée par la présence de cuivres, de flûtes, basse, piano, harpe, guitares, percussions, le rire de Julia Rydholm la bassiste des Ladybug Transistor et la présence aux manettes de Gary Olson, Lekman aborde sa rupture sentimentale et signe 10 titres émouvants. I know what Love isn’t est classé au panthéon des disques Piggledy Pop ainsi que tous les autres albums de Jens Lekman. A écouter absolument. JensLekman

 

dimanche 18 novembre 2012

Foxygen

Foxygen est le genre de groupe qui passe sur votre platine et n’en décolle plus. Le monde de Foxygen est rock’n roll. Leur univers qui peut évoquer celui de David Bowie, borderline typé hippie, fait la variété des compositions alternatives et incroyables pour leur jeune âge. Les arrangements de guitares, de piano, de tambourins, de cordes éffrontées sur les claviers psychédéliques mis en place de manière surprenante et amusante, sont bien élaborés. 
Foxygen, duo californien de Sam France et Jonathan Rado, édite son premier album Take the Kids Off Broadway en juillet 2012. Les sept titres de l’album sont explosifs de sonorités. Ca s'apparente aux Clash avec les Brian Jonestown Massacre qui reprendraient Sgt Pepper. Make it known, suivi de Take the Kids Off Broadway sont des chansons puissantes, dans le chant, dans les orchestrations de cuivres et dans l’humour sarcastique par exemple sur Why did i Get Married. Le dernier titre Middle School Dance est écrit pour Richard Swift, producteur multi-instrumentiste et réalisateur de films, également membre des Shins. L’histoire de cette chanson, étonnante, amènera les Foxygen à être signés par Richard Swift pour la sortie prochaine de leur second album We are the 21st Century Ambassadors of Peace & Magic, prévue en 2013. En avant goût, les Foxygen offre le 16 novembre dernier le single Shuggie, fourni et fleuri de la voix de Jaclyn Cohen, une galette mélodieuse et alternative. Ils partent en tournée jusqu’au début d’année 2013 avec les Of Montreal. A griffonner sur les tablettes !

DoubleVee

J’écrivais en 2009 : 
Starlight Mints est un de mes groupes adorés depuis la sortie de leur premier cd en 2000 The Dream that stuff was made of. Ils sont 5 «pop-mutants» venus de l’Oklahoma, indissociables depuis leur début dans les années 90, Allen Vest au chant et guitare, Marian Love Nunez au clavier, Andy Nunez à la batterie, Ryan Lindsey, guitare et piano et Javier Gonzalez à la basse.
La suite à lire là : StarlightMintsPiggledyPop
   
Allan Vest réussit toujours à saupoudrer ses chansons de fantaisie, d’excentricité en ajoutant des bricolages sonores, des choeurs vifs et des voix parfois psychédéliques sur des textes oniriques et drôles. Créateur des Starlight Mints depuis 2000, ayant composé les quatres albums signés en 10 ans, il présente depuis octobre 2012 son nouveau projet solo DoubleVee avec Jack The Rider et le single Dangerous World sorti le 6 novembre 2012. Fidèle à son univers ludique aux accents mods, l’esthétique du projet colorée et récréative colle idéalement à sa musique joviale et souriante. Le duo de l'Oklahoma est composé de Allen Vest et sa partenaire Barb Hendrickson qui gardent dans leur ombre leur chihuahua nommé Special Agent Fox Mulder.  
Allan Vest poursuit son travail d’auteur-compositeur et de producteur pour le cinéma, signant des morceaux pour Disney ou des séries sur la BBC; Quant à sa compagne Bart Hendrickson, elle a oeuvré pendant des années dans le milieu des radios et des productions de musiques de films, tout en tenant un webzine, faisant des interviews et manageant des groupes indie de Oklahoma. Tous les deux se sont trouvés, partagent les mêmes intérêts pour Henri Mancini, Harry Nilsson, Ennio Morricone et leurs deux voix fraiches et énergiques sur leur travail en osmose de composition, apporte une originalité et âme à leur projet. L'artistique est appuyé par Matt Goad, ancien guitariste des Starlight Mints, qui est désormais designer et s’est chargé de créer les graphismes et visuels des DoubleVee.


samedi 17 novembre 2012

Roy Moller

Roy Moller est un auteur-compositeur interprète écossais que je nomme souvent sur Piggledy Pop parce qu’il est très actif, parce que ses projets en solo mais aussi ceux pour les autres, sont nombreux. Généreux, il aime partager la musique avec ses pairs et opère dans diverses collaborations depuis les Huxleys en 1989 alors qu’il n’a que 16 ans, puis en 1994 il rejoint le groupe Meth O.D en tant que guitariste et forme le projet instrumental The Wow Cafe. En 1997 il participe à l’écriture de The Boy With The Arab Strap, signant en binôme avec Stevie Jackson Seymour Stein et Chickfactor




Il co-écrit aussi sur les autres albums de Belle and Sebastian, Dear Catastrophe Waitress, les singles I'm A Cuckoo et Funny Little Frog, faisant une apparition sur la vidéo The Wrong Girl. Proche de Stevie Jackson, Roy Moller collabore à son album I can’t Get No en y chantant, jouant percussions et piano aux côtés de Rose Melberg, Sarah Martin, Bob Kildea, Chris Geddes, etc... 
StevieJacksonPiggledyPop En matière de Pop, Roy est un prince. Ce natif d’Edimbourg porte en lui le don pour la création de mélodies distinguées, un talent infini de guitariste, une voix ronde et sucrée. C’est en 2003 que Roy Moller se lance avec son single Maximum Smile, où apparait son ami Rob Smith de Meth O.D ; Titre qui apparait sur l’opus de 2006, Speak When I'm Spoken To. L’album et ses 11 mélopées commence par le mot Happy et agrémenté d’arrangements joyeux, de guitares rock, les claviers psyché, les flûtes et violons insouciants, il transporte subtilement dans une bonne humeur. Les rythmes alternatifs comme sur Teachers at Night, revigorants et dansants nous cueillent. Les textes habillés de trompettes, de tambourins et de maracas sont ficelés avec lyrisme et humour. A l’enregistrement, forcément, on retrouve toute la clique guillerette de Stevie Jackson, Bobby Kildea, les musiciens de The Moondials Gary Thom (batteur aussi des Astrid) et Warren Macintyre, ses amis des projets passés Bill Wright et Ulric Kennedy, Sporting Hero et Rob Smith avec qui il signe le deuxième album en 2011 Playing Songs No One's Listening To. Entre temps, Roy Moller évidemment ne lâche pas son inspiration et travaille en Allemagne avec le groupe Happy Couple à l’élaboration du disque The Fools in Love sorti en 2005, joue récemment avec The Wellgreen et The Store Keys WellGreenPiggledyPop 
Tout le brio de Roy Moller est de retour sur Playing Songs No One's Listening To en 2011 qui dévoile son écriture toujours aussi spirituellement drôle. Le troubadour écrit des recueils de poèmes, des articles dans des magasines, et sa plume tournoie avec lyrisme sur les 10 titres qui sont ornés d’harmonica et de guitares au tempo psychédélique faisant penser aux Beatles, Kinks, à Cohen et Dylan, avec une pointe de Bacharach et de Kevin Ayers. Voilà le jeune papa en coulisses qui nous comble avec un troisième bébé en 2012, Singing’s geting Better. Avec ce titre évocateur, il est peu surprenant de découvrir un album comprenant des balades ‘roy’ales puissantes, griffées de son auteur, porteur de bonnes vibrations folk et rock sur Mis-Spent Youth, pop sur l’excellente Pop Muic Bores. Tout ce qui est bon à l’oreille y est présent, le clap-hands, le violon de Heather Wellcoat, l’harmonica, glockenspiel, la batterie dynamique de Ian Stoddart et la superbe voix de Monica Queen sur I remember Dreams ou le velvetien All The World.
  
Les orchestrations géniales contiennent l’âme sixties et folk traditionnelle qui se marient à la perfection. Son ami multi-instrumentiste Jonathan Lilley alias Sporting hero, présent dès le premier album Speak When I'm Spoken To, aussi leader de The Gracious Losers, co-produit les titres avec Roy et y redessine le paysage pop. Avec ses paroles virevoltantes, ses 12 morceaux mélodieux, Singin’s Getting Better, hisse Roy Moller au plus haut rang des auteurs-compositeurs de musique indépendante et devrait constituer un beau cadeau à faire aux amis en fin d’année. Au top des albums Piggledy Pop. RoyMoller
Roy Moller qui compte parmi ses héros, David Bowie et Elvis, est devenu également un héro pour Belle & Sebastian qui lui a dédié la chanson Roy Walker et son refrain «I wandered all night, I wondered all night about you, I’ve been here for years just wandering around the neighbourhood» expliqué par Roy Moller dans une interview : «I’m not a particularly good sleeper,” he relates. “And when I used to live in flats in the West End of Glasgow, the artsier part – cobbled streets, delis and so on – I would like walking the streets with my walkman on, just soaking up the atmosphere. I would think about what it was like in the past in those places, and that’s where the song developed from really. Stevie and I wrote it about someone who’s open to the idea of different times co-existing with the present.» 

vendredi 16 novembre 2012

Teen Mom

A ceux qui ne sont pas durs de la feuille et sensibles aux réjouissances, Teen Mom s’ouvre comme une fleur pour vous le 3 novembre dernier avec un premier Ep très convaincant. Le trio de Washington signe Mean Tom, un Ep constellé de bonnes vibrations pop où les guitares et le chant de l’irlandais Chris Kelly donnent de la matière, la rythmique de Sean Dalby non circonspecte donne de l’énergie et la basse enthousiaste de Tom MacWright en satellite me fait penser aux partitions de Mark Monnone des Lucksmiths et Bart & Friends. Ce disque de six titres est autant beau et efficace à l’écoute qu’il l’est à l’oeil, sorti en 500 exemplaires en vinyle avec une superbe pochette dessinée par Saman Bemel Benrud. A ceux qui aiment les Smiths et Voxtrot : Une nouveauté à savourer ! TeenMom 

 

lundi 12 novembre 2012

King of Prussia

King of Prussia est un duo qui vit à Athens en Georgie et qui nous comble depuis l’opus de 2008 Save the Scene de mélodies et d'airs massivement influencés par la pop baroque. Le guitariste Trey McManus et le chanteur compositeur multi-instrumentiste Brandon Hanick, s’entourent d’autres musiciens géniaux pour les enregistrements et la scène, Brian Smith aux claviers, à la guitare, Nathan Troutman à la basse, Taylor Coggins à la batterie et percussions, A.J. Rownd au piano. Brandon Hanick met dans son écriture tout le panache de la power pop du label américain Elephant six et des Apples in Stereo

Hanick quitte le continent américain pour s’installer à Barcelone quelques temps, y constitue un groupe qui le suit sur les routes européennes puis revient en 2010 aux Etats-Unis signer un ep 3 titres, The time of Great Forgetting puis en avril 2012, l’album sophomore Transmissions from the Grand Strand; L’album est enregistré dans une vieille église de Chicago, transformée en maison et studio où vit désormais tous les King of Prussia


Transmissions from the Grand Strand est une richesse mélodique, une avalanche de sonorités pop nourrie de mandoline, de trompette, de violons, de flûte, de guitares, banjo et synthés avec un tempo chaleureux donné par la basse et la batterie. Variés et ludiques, les textes enchanteurs sont peaufinés et bricolés pour résonner comme des odes. Les lignes et les phrases ensoleillées, sucrées, sur les notes pertinentes font recette. Même l’instrumental Love on a Metro est pastoral. Les King of Prussia dont les influences vont des Beatles, des Byrds, à Elf Power et aux Magnetic Fields, proposent des instrumentations divines et deviennent tout simplement le fleuron du genre. KingofPrussia


dimanche 11 novembre 2012

Poor Moon

Poor Moon, nom issu du single du groupe des années 70 Canned Heat est le projet récent de deux musiciens du groupe Fleet Foxes, Christian Wargo et Casey Wescott. Avec eux, participent à cette belle aventure les frères Ian et Peter Murray. Tels des acrobates, des jongleurs, ils sortent en ep magique en mai 2012, Illusion. Déjà, Illusion et ses cinq titres annoncent la couleur : Un délice de pop orchestrale, baroque et sunshine. Le 28 août 2012, l’album éponyme Poor Moon voit le jour et dévoile des chansons que Christian a composé sur plusieurs années, de toute beauté, tant dans les textes que dans l’orchestration. 


Le quator de Seattle offre un disque fabuleux et solidement construit. Christian au chant porte les titres avec sa voix limpide, mélodieuse tandis que le virtuose Casey Wescott brille au piano sur Same Way, au clavier psyché digne des Kinks sur Heaven’s Door et au clavecin sur Phantom Light. Les arrangements sont tour à tour pensés pour une ambiance particulière, sixties, seventies, avec parfois des échappées bossa nova splendides comme sur Holiday


On fond à l’écoute des harmonies sirupeuses et raffinées, des guitares qui jubilent sur Waiting For et la grosse caisse de Bucky Pony avant la guitare acoustique de Come Home, le vibraphone de Birds qui fait ancrer dans la rade des Beatles ou de Burt Bacharach. Birds conclue les titres et boucle l’écoute après avoir commencé le premier titre champêtre, poétique, qui contient des sifflements et chants d’oiseaux. Poor Moon est d’une esthétique pop noble, d’une musicalité tirée à quatre épingles, un disque intemporel et inspiré qui séduit et simplement conquiert. PoorMoon

 

samedi 10 novembre 2012

The Wellgreen

The Wellgreen est un duo de Glasgow composé de Chris Rea et Stuart Kidd. Leur univers musical powerpop et psychédélique rappelle les Beatles, Alex Chilton, Brian Wilson avec un groove sixties orné de guitares, de claviers et de batterie que maitrise le binôme avec densité et classe. Tous les deux jouent de la guitare, écrivent et chantent. Le tandem superbement accordé balance des mélopées vintage efficaces et captivantes. Les harmonies sont remplies, le son est rond, abouti et les titres alternent avec des choeurs surfpop impeccables. The Wellgreen, avec génie, enregistrent leur premier album Wellgreens en 2010 et illico partent le présenter en tournée européenne aux côtés de The Euros Child et de Stevie Jackson. Ayant auparavant travaillé avec les BMX Bandits, les deux écossais savent tenir l’audience et faire vivre leur musique sur scène. Wellgreens fourmille de sonorités sixties, de tambourins, de notes flamboyantes qui sortent du Wurlitzer, de guitares rutilantes qui font rugir les cordes. Ce splendide Wellgreens offre 19 titres loin d’être ronflants, swinguants avec énergie sur des arrangements généreux et des paroles fort élégantes. Les deux voix, claires et rythmées signent un autre projet en 2011 sortant un single sous le nom de The Store Keys, alliance donc de Chris Rea, Stuart Kidd, Stevie Jackson (Belle and Sebastian), le trompettiste Lorne Cowieson et l’excellent guitariste Roy Moller qui a joué avec les Belle and Sebastian dès 1986, groupe qui lui dédiera la chanson Roy Walker. The Store Keys est une collaboration détonante qui avec ce single 2 titres en vinyle, Daddy was a Mod in the R.A.F et Red Light signée The Wellgreen marie des talents de la pop écossaise . TheWellgreen et StevieJacksonPiggledy The Wellgreen avec Stevie Jackson 

lundi 5 novembre 2012

Ben Sollee

Ben Sollee est un cowboy du Kentucky qui a troqué le banjo pour son violoncelle qu’il manie avec dextérité depuis l’école primaire comme Billy the Kid, as de la gâchette dès 12 ans. Avec une trame traditionnelle, Ben Sollee élabore ses chansons en mixant les instruments, mandoline, banjo, guitares et ambiances folklores à ses compositions ornées de violoncelle et contrebasse tantôt expérimentales, tantôt pop contemporaines. En 2008 après la sortie de l’ep If You’re Gonna Lead My Country, il présente aussi son premier album Learning to Bend qui arrive telle une comète. Ben Sollee aborde cette première production avec une fraicheur et une franchise désarmantes. Ayant grandi dans une maison avec grand-parents mandolinistes et violonistes, des parents qui écoutaient Sam Cooke et Otis Redding, le jeune homme a dans la voix de la soul et du blues et dans sa manière d’arranger ses morceaux, une rafale d’idées originales. 
En 2009, il part sur les routes avec le groupe de Brooklyn, Paper Raincoats et revient en 2010 avec son deuxième magnifique disque Dear Companion. Pour cet album, il invite plusieurs musiciens du Kentucky à participer, Daniel Martin Moore et Vandaveer aux violoncelles, Jim James de My Morning Jacket au violon, Jordon Ellis son batteur, Steve Forbet à la basse, et toute une myriade d’amis violoncellistes présents également sur Inclusions, troisième album qui suit en mai 2011. Le 25 septembre 2012, Ben Sollee annonce la sortie du nouveau bijou Half Made Man et la tournée énorme qui suit sur le territoire américain puis en Europe avec Carl Broemel aux guitares, acoustique et électrique, Jeremy Kittel au violon et viole, Alana Rocklin à la basse, Jordan Ellis à la batterie et son amie Abigail Washburn au chant (déjà présente sur les autres albums). 


Ses textes délicats comprennent des références littéraires mais sont aussi réalistes, évoquent la nature qu’il connait bien, les montagnes et les paysages majestueux de sa région et également le quotidien des gens dont il veut être proche et qu’il croise quand laissant le van pour partir sur les routes, il décide d’assurer ses concerts en s’y rendant en bicyclette. Engagé politiquement, Ben Sollee joue lors de manifestations organisées par Oxfam ou autres soirées caritatives. OxfamPiggledyPop 
Comparant ses tournées à des marathons, il garde les pieds sur terre et avec son âme, sa sensibilité d’artiste, dégaine des chansons touchantes, marie le Western à des orchestrations modernes illustrant la société américaine actuelle. Ben Sollee nourri d’influences musicales sait mélanger les genres, folk, pop, gospel, rock, créant au violoncelle un style sans cesse en évolution dont les octaves pourraient bien résonner un moment dans le milieu indie-pop. BenSollee

 

Lars and the Hands of Light

Lars Vognstrup n’est pas un débutant. Le danois alors agé de 16 ans chante dans le groupe de métal Rauchy en 2001 et en 2003 il intègre aux choeurs puis en tant que guitariste la formation de Junior Senior avec laquelle il part en tournée jusqu’en 2008. Le single tubesque Move your feet est un succès international. Il forme parallèlement deux projets, l’electro-pop Money your Love en 2004 et le rock psyché Wolfkin en 2006 quand il pose ses valises quelques temps pour vivre à Los Angeles et revient à Copenhague en 2009 pour y fonder Lars and the Hands of Light.
Lars Vognstrup prend une toute autre direction artistique sans pour autant changer ses amis musiciens. A 34 ans, il écrit et compose avec brio des titres influencés par la pop sixties. En 2010, Lars and the Hands of Light signe The Looking Glass, un premier album aux titres dansants, aux résonnances funk et pop old-school. Lars semble pouvoir explorer tous les genres musicaux avec une certaine aisance en faisant des reprises des Smiths version rap, en chantant sur du métal, en groovant sur de l’electro-pop pour in fine offrir des titres célestes sur son dernier album, constellés de guitares, d’orgue, de violoncelle, de claviers psychédéliques, de tambourins et de flûte.
Les quatres danois, Lars Vognstrup et sa soeur Line Vognstrup au chant, Thomas Stück au clavier et guitare, Peter Leth à la batterie, s’amusent, jouent des airs joyeux, grisants et savoureusement rythmés. Les harmonies nous emmènent dans les univers des Beatles ou de Belle and Sebastian avec qui ils partagent la scène en 2011. Ils invitent à l’enregistrement de The Lookin Glass, le chanteur de métal Kim Pedersen alias King Diamond, l’excellent guitariste Jacob Funch leader du groupe I got you on Tape : IGotYouOnTapePiggledyPop
Le 19 octobre dernier, Lars and the Hands of Light sort le nouveau single End Of Summer, titre savoureusement mélodique qui augure un deuxième album abouti et solide.
 

jeudi 1 novembre 2012

Careful

Derrière le nom Careful c’est Eric Lindley qui est aux manettes. Ce new-yorkais de 30 ans est un auteur-compositeur qui parsème des notes magiques et un timbre de voix confidentiel sur ses disques qui nous emmènent au jardin mélodique des hespérides. Ecrivain et poéte, ses paroles extrêmement imagées et métaphoriques nourrissent des textes intimes et délicats. Careful apparait en 2006 avec l’opus Nightcat qui rappelle l’univers pop folk de Elliott Smith ou de Mark Kozelek, le New-york Times le rapproche de Lou Barlow et de Sebadoh. Originaire de la côte ouest où il étudie les sciences et la musique, le multi-instrumentiste Eric Lindley déménage à Manhattan en 2008 et y enregistre l’album Oh Light qui est suivi en aout 2012 de Because I Am Always Talking
Ce troisième volet qu’il enrichit d’arrangements électroniques et d’harmonies acoustiques avec des cordes, du vibraphone, de la trompette, il le peaufine et le compose en Californie dans la maison de son enfance. Révélant un talent inoui pour la production, ses textes parfois mystérieux et noirs peignent des situations personnelles ou des histoires qu’il conte comme il le fait dans ses essais. Careful, héritier de Nick Drake, met sa voix chaleureuse et intime au service de la prose, sait ajuster sa musique pour rendre l’ensemble encore plus émotionnel, secret et joliment mystique. Careful