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dimanche 30 juin 2013

Duckworth Lewis Method


Depuis le 6 juillet 2009, le grand Neil Hannon de Divine Comedy présente aux côtés de son nouvel ami et compatriote irlandais, Thomas Walsh du groupe Pugwash un projet hors du commun, un album concept fracassant : The Duckworth Lewis Method.
Neil Hannon est Lewis, Thomas Walsh est Duckworth, tous les deux sont joueurs de cricket. Ce sport traditionnel britannique est à l’honneur sur l’album. Outre le fait qu’il soit excellent, sûrement le meilleur disque de l’année de ce côté de la Manche, le thème du cricket est traité avec beaucoup d’humour et de satire. A l’écoute du éponyme The Duckworth Lewis Method, le rictus s’active.


Le titre Gentlemen & Players nous conte les règles du sport royal avec une drôlerie infinie mêlée à la constante élégance de l’orchestration signée Hannon. Les instruments déferlent sur des mélodies formidables, harpe arcadienne, cor, trompettes, piano, flûtes. Lewis nous conte l’histoire d’un des meilleurs batteurs de cricket de tous les temps, Javed Miandad dans la chanson Meeting Mr Miandad. C’est pop et c’est beau. Le nostalgique Mason on the Boundary narre les rites et traditions du village de cricket. Les personnages sont attachants, la musique d’une grande qualité, originale et accrocheuse. On ne lâche plus le disque !
En 1996, Thomas Walsh invite Neil Hannon à participer à un gala de Noel en Irlande. Les deux artistes se rendent compte de la passion commune pour le cricket, surtout Walsh qui est obsédé par ce hobby depuis son jeune âge.

Tous les deux ont enregistré dans une ambiance bon enfant qui ressort absolument à l’écoute des 12 titres. Ils n’ont quasiment pas répété, ont enregistré dans des conditions de live pendant 6 heures avec à la clé un résultat splendide. Neil Hannon et Thomas Walsh, dont le groupe Pugwash mérite le coup d’oreille offrent un album bien irlandais haut en couleurs, avec ce que cela comporte d’authentique, de frais, de drôle, de spontané. Carrément conseillé ! Et pour les globe-trotters les Duckworth Lewis Method sont le 4 septembre 2009 au festival de Stradbally en Irlande avec les Fleet Foxes, Madness, Echo & the bunnymen, Withest boy Alive etc, une myriade de grands groupes. Neil Hannon co-signe un album encore surprenant après 12 disques sous le nom de Divine comedy; Le maestro pop mérite bien son haut-de-forme.

Les Duckworth Lewis Method viennent d'annoncer une nouvelle grande boucle pour cet été 2013 qui démarre le 8 juillet prochain par Londres et passe par Manchester, Glasgow, Brighton etc.. Croisons les doigts pour que les deux amis nous offrent un concert à Paris. En attendant, ils nous proposent un single qui fait swinguer les casques ! Nouveauté sur Piggledy Pop de ce mois de juin 2013, It's Just Not Cricket.
pugwashtheband.com
Duckworth-lewisPiggledyPop2009

samedi 29 juin 2013

World Atlas


Les World Atlas, mutants twee-pop, clones bienvenus des Belle & Sebastian, sortent leur premier ep éponyme le 9 mars 2010. Ils l'ont enregistré au sein du label Magic Marker. La joyeuse équipe de Brooklyn est rejointe par Fred Thomas du groupe Saturday Looks Good to Me à la guitare et les filles de Umbrella Girls aux tambourins.
La voix de Brian Groux, leader du groupe, et celle de Stuart Murdoch sont impressionnantes de ressemblance !


La guitare d'Alex Haager et la basse de Jenny Logan swinguent diaboliquement et le clavier psyché d'Omer Shemesh est nettement dévergondé. Les cordes, l'harmonica euphorique et Laura Ashley à la trompette, Brandy Ruelas au vibraphone, sur la batterie pétillante de Jonathan Nigro forment un ensemble alternatif puissant. C'est mélodieux et accrocheur. Les compositions groovent et balancent. Les World Atlas atteignent avec cet opus les cimes du genre pop. Ils participeront légitimement au Pop Fest de New-York le 22 mai 2010 et à celui d'Athens au mois d'aout. Leurs mélodies pop orchestrales sont influencées par Camera Obscura, Belle & Sebastian, This is Ivy League, the Pastels, Velvet underground, ou encore les Smiths et laissent entrevoir un album à venir des plus brillants et raffinés. A suivre !
theworldatlas

jeudi 27 juin 2013

Rue Royale

Rue Royale est un duo de Chicago. Ruth et Brookln Dekker sont aussi un couple hors des projecteurs. Ces deux là ont eu la géniale idée de s'unir pour se destiner à un patrimoine musical pas commun. Brookln avait en 1995 enregistrer un ep en solo, pour être vite repéré par des producteurs de Nashville, ville temple du jazz-rock. Il forme un groupe Trevorside et part en tournée. C'est en Angleterre qu'il rencontre Ruth qui joue avec un autre groupe américain. Ils ne se quittent plus, emménagent à Chicago et travaillent ensemble à plusieurs titres pop folk. Il y a des combinaisons insoupçonnées parfois qui s'avèrent évidentes avec le temps. Celle-ci, en fin de compte est particulièrement efficace.
Rue Royale nait officiellement en 2006. Ils éditent un ep The search For Where to Go et un album éponyme le mois dernier. Voilà comment Piggledy Pop introduisait en février 2008 ce génial duo américain. Chronique là : RueRoyalePiggledyPop

   
Et les arrangements se rapprochent toujours du style de Sufjan Stevens ou José Gonzales et les voix de Let's go Sailing sur le deuxième album de Rue Royale Guide to an Escape. Loin de passer pour une lettre d’allégeance, ces deux musiciens multi-instrumentistes et chanteurs ne sont ni assistés ni acculés quand ils entonnent le titre qui ouvre l’écoute Guide to an Escape. L’ensemble des chansons portées par les guitares, le clavier et les toujours maracas, clap-hands et tambourins, est un hymne à l’amour. Les mélodies sont langoureuses, ornées d’une pop folk hypnotique et d’harmonies dans les voix, juxtaposées ou en choeur à la manière d’Elliot Smith
Etablis depuis 2 ans en Angleterre, l’album est concocté dans leur cottage de Notthingham mélangeant comme à l’accoutumée leurs deux styles, leurs influences soul, jazz et indie pop. Ayant joué ces dernières années à travers les continents européen et américain, le couple ne cesse d’être inspiré et signe le 24 juin 2013 le superbe single Set Out To Discover qui annonce pour cette année la sortie du troisième album Remedies Ahead. Rue Royale passera surement en France pour le présenter, à noter sur vos tablettes ! RueRoyale

   

mardi 25 juin 2013

Salako

Londres voit naître en 1995 un label indépendant du nom de Jeepster qui basera sa notoriété sur ses signatures avec Belle & Sebastian et leur fabuleux opus If you’re Feeling Sinister ou encore Snow Patrol et leur magique Songs for Polarbears . Un jeune groupe , Salako, se produit la même année dans les bars de Londres et sera intronisé dès 1998 chez Jeepster avec Re-Inventing Punctuation. Le label sous le charme et pourtant pas encore fortuné ne lésine pas sur les moyens en leur offrant un studio d’enregistrement à domicile. Salako, les guitaristes David Langdale et James Waudby également chanteur, le bassiste Stu et le batteur Luke Barwell, chez lequel le groupe enregistre ses premières démos, sont plus efficaces en enregistrant à la maison. Après quelques prises peu fructueuses en studio, Jeepster décide de leur offrir le matériel pour faire les enregistrements chez Luke Barwell qui quitte sa batterie pour la basse, échangeant avec Stu qui passe aux claviers. Enregistré dans le New Yorkshire, le disque sera masteurisé à Abbey Road Studios. 




Tandis que le batteur Thomas Spencer les rejoint , les Salako gagnent une renommée immédiate et ne tardent pas à sortir l’album sophomore de 1999 Musicality. Disque magistral qui me semble nécessaire à une discographie de bon ton, Musicality compte parmis ses participants, le flûtiste John Taylor et le chœur de 200 chanteurs de la England's Sutton Methodist Church sur le titre Look Left, église où une partie des titres sera enregistrée. Comprenant du mellotron, de la trompette, du violoncelle et de la guimbarde, les titres sont portés par la voix de James Waudby, stylée psychédélique, velours et mod’s rayonnante de musicalité. Comme sur Re-Inventing Punctuation où les mélodies sont habillées de sons comme celui des balles de ping-pong, des abeilles, de bruits de vagues , de klaxons , il y a sur Musicality une multitudes d’ambiances ajoutées parce que les Salako ne s’en tiennent pas qu’à la maison et à l’église pour enregistrer mais ils vont aussi au bord de la mer, sur leurs lieux de travail, ou au supermarché. Idéaux pour la période estivale, les 17 titres de Musicality qui parlent d’oiseaux, de campagne, de plages, offrent un univers champêtre pop psyché griffé du style des Boo Radleys, Blur ou Belle & Sebastian, par la fluidité des guitares acoustiques, la légèreté des cuivres, le tempo du cor et de la flûte dansants et élégants.

  

En 2002, le groupe se modifie avec le départ de Luke Barwell qui lance un projet solo du nom de Bitmap. Dès lors Salako qui perd un de ses membres initiaux n’a plus le cœur de continuer et même Jeepster ne suit plus. C’est pour cela qu’on reste sur notre fin en 2004 avec The Story Of Our Life So Far, dernier album de Salako au titre évocateur signé sur Tablature Records. L’album est excellent toujours autant peaufiné avec grâce et avec une orchestration intelligente sur la voix majestueuse de James Waudby. La BBC récompensera le groupe cette même année. De son côté, Luke Barwell alias Bitmap qui signe deux albums, sera lui aussi récompensé par le Sunday Times et NME notamment pour son disque extraordinaire de qualité pop Alpha Beta Gamma qui est comparé au travail de composition de Beach Boys et des Beatles. Combien même Salako fêtera bientôt ses 20 ans, la grandeur des mélodies et leurs arrangements font que les 3 albums sont à découvrir et à avoir absolument au top de sa pile de disques. Pour les acheter cela se passe ici : SalakoJeepster


dimanche 23 juin 2013

Chalk and Numbers

Chalk and Numbers est un duo de Brooklyn composé de la chanteuse Sable Yong et de l’auteur-compositeur Andrew Pierce qui joue tous les instruments. Ils sont deux mais ils envoient une puissance de son dans leurs mélopées pop sixties incroyables. Sable porte dans sa voix toute l’histoire des girls bands des années soixante allant des Ronettes aux Marvelettes et Andrew tient dans ses doigts toute la musique pop surf et brit pop des Beach Boys aux Beatles. Le couple se lance avec élégance à l’assaut des amateurs de pop en signant il y a quelques mois l’Ep Parade. Les 5 titres qui l’ornent sont luxuriants de rythmes, enregistrés et produits par Andrew et son frère Dennis Pierce avec un système analogique habile et une finesse lo-fi qui fait sonner leurs influences sixties contemporaines et actuelles. La pop jouée et interprétée par Chalk and Numbers n’a rien de superflu et reste enjouée, pleine d’inspiration et sautillante.


  

Les deux artistes new-yorkais ont séduit dès la sortie de l’opus de 2012 He knew, avec ses claviers psychédéliques, ses guitares surf et tambourins énergiques. Quelques échappées dignes des Zombies comme I Really Wanna Work This Out avec l’orgue et le clap-hands, la même fraicheur et candeur qui fait référence à la classe mélodieuse des Byrds et de Burt Bacharach sur I Hope You Do ou encore Let's Go Away. Chalk and Numbers est au service d’une pop riche d’arrangements, irrésistiblement classieuse et romantique, une pop parfaite et sont pour notre plus grand plaisir en cours de création actuellement en studio pour un album prévu en 2013. Ces odes à l’amour, ces textes fleuris et sucrés chantés avec entrain et beaucoup de style par Sable sont mis en musique et orchestrés avec tout le savoir faire prometteur, le bon goût, l’inspiration et la détermination d’Andrew . Piggledy Pop reviendra sur le premier album des Chalk and Numbers avec une curiosité sincère et un réel enthousiasme ! ChalkandNumbersBandcamp

vendredi 21 juin 2013

Tennis

Duo à la scène comme à la ville, Tennis sont Alaina Moore et Patrick Riley qui composent de la pop succulente et roucoulent à Denver. Rencontrés sur les bancs de la faculté de philo, tous les deux musiciens, ils ne tardent pas à signer leur premier album Cape Dory en 2011. Dans la veine pop surf, les titres des tourtereaux sont efficaces, accrocheurs et séduisent dès leur sortie. Les guitares vombrissent sur la voix de Alaina et les 10 titres dont certains apparaissent sur les singles de 2010 à 2011 comme Baltimore, South Carolina, odes à leur Amérique natale. Les chansons Pigeon, Take me somewhere et cerise sur le gateau Marathon, sont de réelles pépites pop avec des airs qui galopent et des riffs de guitares convaincants.



Produit par Patrick Carney des Black Keys, le second album Young&Old parait en 2012 toujours aussi romantique et pop, les jeux de voix typés années 50 de Alaina sur les riffs de guitare surf joués par Patrick sont encore plus recherchés et aboutis. Les Tennis ont chopé la balle au rebond un an après l’opus et c’est joliment bien joué car là aussi les 10 titres de Young&Old sont stupéfiants de mélodies et d’instrumentation brillante. Le tempo dansant est assuré par James Barone à la batterie qui fait désormais partie des Tennis
Comme tous les ans, les types télévores sortent les raquettes sur les courts pendant Roland Garros, leur panty noirs moulants sur leurs vtt pendant le Tour de France et cette année, suivant la position des Daft Punk dans les charts, dorment avec leurs casques de scooter. Tennis qui est dans une phase de création pour un prochain album peut-être écouté tout au long de l’année et ce swinguant duo du Colorado nous inspirera constamment l’envie de taquiner la balle jaune. Cape Dory et Young&Old sont superbement rebondissants, chaudement recommandés pour l’été par Piggledy Pop. TennisBandcamp

 

jeudi 20 juin 2013

Jeffrey Butzer

Jeffrey Butzer est un musicien d’Atlanta qui compose en tricotant un univers musical aux contours rétro et cabaret des chansons pop dansantes sur son album Collapsible sorti en mai 2013. Pour s’y employer, il s’accompagne de son instrument favori l’accordéon mais aussi de glockenspiel, violon, orgue, guitare et melodica sur des textes en français. Ses mots sont chantés avec la classe des fifties, beaucoup de style et d’esthétique étudiée dans l’interprétation à laquelle participent Cassi Costoulas, Lionel Fondeville et Don Chambers. Producteur et compositeur, Jeffrey qui est au piano, glockenspiel et accordéon s’entoure de Brent Hinds au banjo, Bill Taft à la trompette, P.W. Shelton à la basse, Chad Shivers à la guitare, Eric Balint au xylophone, Lionel Fondeville aux claviers et Kristin Haverty au violoncelle. C’est Lionel Fondeville qui écrit les textes sauf pour une chanson signée par Cassi Costoulas, Return to Quiet Berlin, magnifique mélopée jouée à la guitare sur sa voix délicate. 
 
La grande partie des titres en français, ont une veine romantique et nostalgique comme Valse 3 jouée au piano qui rappelle une ambiance d’après guerre touchante accentuée par le jeu du piano jouet et l’accordéon. L'inspiration du maestro Butzer vient de son goût pour la musique de l’Europe de l’Est et des musiques de films pour lesquelles il apporte sa griffe, notamment pour le film Wild in the Wind de Raymond Carr. Le premier Ep de Jeffrey Bützer de 2011, Little Dark Eyed Love qui offre en pochette une photo en noir et blanc d’Anna Karina est un bijou sonore qui pourrait paraître entièrement comme bande son pour un film. Le récent Collapsible de cet amoureux de Belle de jour a la même envergure et veine cinématographique . La présence du talentueux français Lionel Fondeville dont je parle dans ma chronique Tous les films ont la même fin là, apporte des harmonies french pop supplémentaires : TouslesfilmsontlamemefinPiggledyPop  
Se rapprochant de l’atmosphère de Yann Tiersen, le mélange américain et français sur Collapsible montre que Jeffrey Bützer sait mettre le romantique et le glamour en musique avec beaucoup de brio et de curiosité érigeant une culture sans frontière truculente. Etant derrière de nombreux projets, ses groupes variés West End Hotel, Midwives, The Compartmentalizationalists et The Bicycle Eaters, Jeffrey propose aussi un duo avec Claire Lodge en signant en juin 2011 l’album Past Wanstead Flats à écouter et savourer. JeffreyButzer

 

mardi 18 juin 2013

King Creosote

C’est Kenny Anderson qui concrétise le projet King Creosote depuis 1995 et joue aussi avec ses frères Ian alias Pip Dylan et Gordon qui mène son travail solo Lone Pigeon et en famille l’autre groupe The Aliens. Chronique de 2008 : AliensPiggledyPop 

Kenny Anderson est comme beaucoup de musiciens dans le monde de l’indie-pop un artiste complet qui ne véhicule pas l’image du musicien à instrument en bois et bonnet péruvien. Il conduit depuis les années 90 le label renommé Fence Records qui fusionne avec Warner, Rough Trade puis avec Domino Records qui signe depuis la plupart des sorties de King Creosote. L’auteur-compositeur écossais s’insurge contre le téléchargement pirate et décide de sortir sur son label uniquement des vinyles comprenant peu de titres, ce qui constitue au fil des années une quarantaine de disques. King Creosote me fait penser à un mariage entre Lloyd Cole et Gruff Rhys, de par des compositions pop, rock, folk liant des textes poétiques, la voix posée et magnifiquement mélodieuse et des instrumentations minimalistes ou orchestrales. Prolifique, talentueux, Anderson et sa veine familiale musicale aime s’entourer d’amis et travailler avec d’autres musiciens comme Jon Hopkins, producteur et compositeur qui est présent sur le Bombshell de 2007 mais surtout se joint en duo à Anderson pour le génial Diamond Mine de 2011. King Creosote collabore à d’autres albums et joue avec nombre d’artistes comme les Earlies, Meursault, Kid Canaveral, Malcolm Middleton, James Yorkston etc. 


Je ne ferai pas la liste des 40 albums. Par contre évoquer son dernier en date est obligé car il s’agit d’un disque qui contient tout le génie de Kenny Anderson. King Creosote sort cette année 2013 That Might Well Be It, Darling, probablement une des meilleures productions indie-pop des ces décennies avec notamment son titre de 11 minutes Ankle shuckles . Anderson sort là encore des mélopées magiques de son chapeau et signe un album royal dont le contenu varie de styles, marie les genres, une richesse d'instruments sur son chant et ses textes toujours aussi beaux. A se procurer absolument ! KingCreosote

dimanche 16 juin 2013

The Pastels

Groupe de pop comme seule la ville de Glasgow peut nous offrir, les Pastels dévoilent la palette de leurs talents dès 1983 en signant le single Songs for Children. A l’origine, c’est Stephen McRobbie alias Stephen Pastel, qui crée le groupe et plus tard, fort de l’esprit communautaire pop écossais, lance le label 53rd and 3rd qui comptera parmi ses éléments imminents, Jesus & Mary Chain, Shop Assistants, BMX Bandits et les Vaselines. A ses côtés, les Pastels se forme avec le guitariste Brian Taylor alias Brian Superstar et le batteur Chris Gordon; Gordon quittera le projet pour être remplacé par Bernice Simpson et le groupe se complète avant 1987 du bassiste Martin Hayward, de la chanteuse Annabel Wright quand l’opus Up for a Bit With The Pastels sort. Mélange de synth-pop, wave et punk les débuts sont marquants et les médias s'arrachent les Pastels qui signent Sittin' Pretty en 1989. 



Désormais, la pop agrémentée de trompettes, de violon et de flûte sur la formation initiale de guitare, basse, claviers et batterie fait son apparition avec des textes de Stephen subtils et sublimes. En 1990, le line-up change et entre Katrina Mitchell, au chant et à la batterie. Sittin’ Pretty sera l’album de l’amitié avec la dernière apparition de Hayward et Superstar avec en bonus la collaboration des amis de Stephen, Eugene Kelly des Vaselines et David Keegan des Shop Assistants où chantaient Annabel Wright auparavant. La famille musicale s’étoffe autour de Mobile Safari en 1995 avec la présence des Teenage Fanclub, David Keegan toujours de l’aventure et Dean Wareham . DeanWarehamPiggledyPop

   
Les mélodies qui ornent ces trois premiers albums sont belles, rondes et sucrées comme cerises qui tombent juteuses de l'arbre comme en 1997 avec Illumination sur lequel jouent le pianiste et composeur Bill Wells ( qui travaille en studio avec Belle & Sebastian), Jonathan Kilgour et Isobel Campbell. Depuis dix ans, les Pastels qui composent des mélopées noisy et pop touchent et influencent nombre d’artistes comme Nirvana, Jarvis Cocker et les Sonic Youth. Après le mini album The Last Great Wilderness, sort en 2009 Two Sunsets, travail collectif avec les japonais de Tenniscoasts, Katrina qui écrit la moitié des morceaux, sa soeur Allison Mitchell à la trompette, les Teenage Fanclub, Bill Wells, BMX Bandits aussi compositeur des Snow Patrol . Les 12 titres de l’album sont splendides de mélodies et d’arrangements somptueux avec en bonus une reprise de The Jesus and Mary Chain About You.

2013 est l’année des Pastels qui reviennent avec Slow Summits encore un album au top du classement Piggledy pop pour l’année. Stephen et Katrina brillent de mille feux par le chant, l’écriture fine et inspirée, les arrangements pop sixties pointus des guitaristes John Hogarty, les airs de trompette d’Allison toujours aussi tambourinant, les handclaps, les claviers et le cor joué par Chris Kimber. Les participations sont colorées avec Craig Armstrong, compositeur écossais qui signe les BO de Romeo et Juliette, Moulin Rouge, et arrangeur de Massive Attack, Madonna, U2 etc, Jane Atkins et Alison Lawrance au violoncelle, Norman Blake et Gerard Love des Teenage, l’ingénieur Bale Cook, le flûtiste Tom Crossley, le batteur Ronald Lippok et le multi-instrumentiste John McEntire du groupe The sea and cake, de Stereolab et Paul Savage des Delgados, ingénieur de Mogwai, Franz Ferdinand, Wake the president, Aidan Moffat et Stevie Jackson. Slow Summits est une pépite pop supplémentaire à l'actif des Pastels, faite pour l’été mais tout autant intemporelle. ThePastels

 

lundi 10 juin 2013

Laurent Lamarca

Laurent Lamarca gagne ses galons dans le milieu de l’indie-pop de manière méritée. Né avec des notes de musique dans le biberon, l’artiste qui vit désormais à Paris, grandit à côté de Lyon et fait ses premières armes sur scène au sein de groupes punk-rock. Il continue depuis sa route en composant pour d’autres et en travaillant à la production des projets musicaux de ses amis. Sa personnalité et son inspiration le poussent désormais à créer son propre univers artistique, notamment en délivrant son charisme hors du commun lors de concerts et en signant son premier et très réussi album : Nouvelle Fraîche. Fleuri de mélopées radieuses, de balades accrocheuses, l’ensemble des titres est abouti. L’opus est frais parce que ce sont les débuts du musicien mais aussi parceque les textes en français écrits avec une intention et une poésie sont avant-gardistes. Doté d’un tempo dansant, Nouvelle fraîche est aussi touchant et émouvant par l’homogéinité des textes amoureux mis en musique par des guitares, des claviers qui s’épanouissent et sont magnifiés par les arrangement de Victor Roux, ami et acolyte musicien de Laurent.


L’ambiance de la première plage qui porte le nom de l’album, vague electro-acoustique dans la veine de Radiohead, dessine d’emblée des allures contemporaines et offre des claviers et des voix en écho avant de faire place à l’excellence pop de J’ai laissé derrière moi. Kleptomane avec sa mélodie solide déroule des métaphores et des rythmiques intelligentes et efficaces. La voix de Laurent Lamarca a du tempérament et sait faire voltiger les mots avec une classe rock’n roll atypique. La suite des chansons crée une surprise délicieuse avec Little Rimbaud, dansant, ennivrant qui précède le superbe La main. Ce titre joué essentiellement à la guitare porte dans ses notes un charme décuplé qui nous mord l’oreille. L’intimité du titre Céline dévoile la sensibilité du jeune auteur-compositeur dont on peut dores-et déjà deviner l’intensité du talent créatif. Le tempo sans vergogne de Garçon sauvage et la voix fulgurante qui s’allie aux claviers frétillants forment un titre fort mature et impressionnant. Les claviers et les arrangements electro endiablés continuent sur Taxi, qui nous embarque et nous promène jusqu’à Belleville, resplendissant, orchestré pop et agrémenté d’une flopée d’instruments. Vénus arrive avec ses cordes pincées, ses voix en chœur, son orchestration magnifique saupoudrée de rythmes lumineuses dignes de particules stellaires pour laisser place à Autour de moi, stylé par son texte, désarmant par son interprétation, sa musique subtile et magique. Les jolies choses boucle l’écoute de manière non pas jolie mais réellement belle, totalement ravissante. Le jeu des percussions tout au long des plages, le chant de Laurent Lamarca vif, lyrique et intègre, l’âme dans les cordes de guitares et les airs galvanisants, forment un Nouvelle fraîche brillant et charismatique qui promet un grand moment sur scène le 12 Juin au Sacré Frenchy. laurentlamarca

Concert privé au Sacré Frenchy à Paris le 12 juin 2013 à 20h ! tournée de la vidéo live du titre « Garçon sauvage ». Pour participer, envoyez un mail à contact@justmusic.fr et venez avec vos lunettes de soleil !