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jeudi 30 janvier 2014

High Hazels

High Hazels est un groupe anglais originaire de Sheffield où il offre des concerts depuis deux ans et gagne une belle renommée. Le chanteur et guitariste James Leesley, le deuxième guitariste Scott Howes et les deux frères Barlow, Anthony et Paul respectivement à la batterie et à la basse se connaissent depuis leur enfance et construisent l'univers High Hazels petit à petit de belle manière sereine. Avec une certaine expérience scénique qui les mène de Manchester à Londres, ils écrivent et composent une poignée de chansons pop qui sont réussies et abouties. Une première production vinyle est signée en Octobre 2013, le single Hearts are Breaking. Les quatre garçons depuis enregistrent des sessions live radio et préparent un album pour les mois à venir.

Leur poésie et leur style mélodique sont riches et variés proposant autant de psychédélisme, de mélopées power pop ou dansantes que de ritournelles entêtantes. Les airs superbement joués semblent venir naturellement et spontanément. Le chant de James, juste et émouvant se marie au mieux aux textes fins, délicats qui parlent de sentiments et de relations. Comme sur le titre French Rue, écrit par Paul et James, enregistré en live sur une radio qui selon James est "French Rue’ is the one that’s been played on the radio a bit; that’s about when you’ve got a taste for something but then it goes for a while, so you’re trying to be persistent, whether it be a girl or a guitar… it’s not a guitar (!)". 
Le style harmonieux et lyrique des mots peut aussi bien être champêtre qu'amoureux comme sur Loose Stitches qui rappelle que le nom du groupe vient d'un grand parc naturel aux alentours de Sheffield appelé High Hazels Park. Dans l'attente de nouveaux titres, les High Hazels composent et interprètent des chansons rondes de charme, de tempo dream pop efficace inspiré des sixties qui sont pleines de promesses. A découvrir absolument.
HighHazels


mardi 28 janvier 2014

Kidd

Stuart Kidd est à mes yeux un des meilleurs musiciens écossais de l'indie-pop et la compétition est de haut niveau. Originaire de Glasgow, le ménestrel est professeur de musique dans la vie, maestro pop sur la scène. Multi- instrumentiste, il commence à bruler les planches au sein des BMX Bandits en jouant de la guitare, mandoline, batterie, glockenspiel, percussion, flûte et en chantant aux côtés de Duglas T Stewart qui dit "Stuart Kidd seems to play with more Scottish groups today than possibly any other musician". Avec les BMX Bandits, Stuart est présent sur My Chain en 2006, Bee Stings en 2007, Rise and Fall of BMX Bandits en 2009 et le dernier BMX Bandits in Space en 2012. L'écossais joue aussi avec ses compatriotes, St-Deluxe et le groupe Jonny avant de joindre Snowgoose en 2012 pour l'album Harmony Springs, qui comprend les musiciens d'Isobel Campbell, Jim McCulloch, Dave McGown, la chanteuse Shirley Collins, Raymond McGinley des Teenage Fanclub et Stuart Kidd qui écrit, compose, chante et assure la batterie. Le prodige Kidd fait également partie de Cineplexx, les Pearlfishers, accompagne Nick Garrie, Stevie Jackson des Belle and Sebastian en étant membre de la Company, détails ici : StevieJackson
 
En 2010, Stuart Kidd crée The Wellgreen avec son compagnon de route, de studio et meilleur ami Chris Rea. TheWellGreenPiggledyPop Leur univers musical powerpop et psychédélique rappelle les Beatles, Alex Chilton, Brian Wilson avec un groove sixties orné de guitares, de claviers et de batterie que maitrise le binôme avec densité et classe. Tous les deux jouent de la guitare, écrivent et chantent. Le tandem superbement accordé balance des mélopées vintage efficaces et captivantes. Les harmonies sont remplies, le son est rond, abouti et les titres alternent avec des choeurs surfpop impeccables. The Wellgreen, avec génie, enregistrent leur premier album Wellgreens en 2010 et illico partent le présenter en tournée européenne aux côtés de The Euros Child et de Stevie Jackson. Ces deux collaborations donnent aussi The Store Keys autre projet avec Stevie Jackson et le nouvel album d'Euros Child Situation Comedy sorti en 2014 sur lequel on retrouve Stuart et Chris : EurosChildPiggledyPop

Généreux, inspiré, prolifique, Stuart accompagne les groupes sur scène et en studio, les produit, telle une abeille, il travaille sans relache, mémorise, évolue, fait des vols majestueux de groupe à groupe et en prend de la graine. Depuis 2011, Stuart Kidd compose et écrit en solo des mélopées d'une veine pop acoustique, psychédélique, folk incroyablement belle. Cette année 2011, l'artiste signe deux albums grandioses, où l'on peut distinguer ses influences et surtout son propre style. Les amateurs de Nick Drake, Paul Simon, Beatles, Elliott Smith, des Gorkys y trouveront leur compte. Les deux disques Junk Museum et Last Chance Balloon sont une ruche de sonorités, de mélodies et d'harmonies. Les notes tournoient et voltigent de manière impressionnante sachant que Stuart a enregistré à la maison. Il y joue tous les instruments, basse, batterie, guitares, et chantent magnifiquement bien. Il y a en plus une trilogie de EPs avec des inédits dont le dernier Dipsy Doodle est paru en mai 2013.

L'ensemble est pastorale, d'une élégance infinie, délicat et poétique. Le psychédélisme est porté par des traits d'humour et d'esprit touchants. Les chansons montrent le talent de Stuart Kidd pour la composition, l'écriture et l'interprétation. L'instrumentation alternative attire constamment l'attention, le musicien nous emmène avec lui dans son univers jovial et amoureux beachboysien de Lucy Too, princesse légitime dans son coeur sur Little Lucy. L'orgue et les tambourins sont dansants sur Darlin, les rythmiques rieuses sur Please say you'll stay, Ring the Belle, 4 Leaf Clover, la guitare mélancolique et le clavier émouvant sur Here Today Gone Tomorrow et Snakes and Ladders. Les titres de Stuart Kidd sont un nectar pop fleuri d'une simplicité et d'une fraicheur confondantes dans le chant. Son enthousiasme s'entend, l'esprit juvénile, le style vivifiant et enjoué rendent ses chansons émouvantes. La diversité et le sens de la mélodie présents dans les albums de Stuart Kidd lui donnent un profil hors du commun que je recommande grandement.
KiddPiggledyPop


samedi 25 janvier 2014

Luke Barwell

Luke Barwell est la figure dans le monde indie-pop à laquelle je suis attachée. Son style et sa signature reste inchangé depuis des années même si l'artiste s'adapte techniquement aux nouveautés, sa voix et ses compositions sont uniques. L'artiste anglais né en 1973 dans le Yorshire est designer, producteur et auteur-compositeur. L'aventure musicale commence en 1995 quand Luke Barwell assure la batterie du groupe Salako, ainsi que l'écriture et la composition des chansons. Avec lui, David Langdale, James Waudby et Stu qui est d'abord bassiste puis pianiste en laissant échangeant le rôle de bassiste à Luke en 1997. La rythmique riche, réfléchie et psychédélique de la batterie ou de la basse constitue la griffe de Luke Barwell. Une belle amitié se noue avec le label Jeepster dont Salako sera des plus importantes signatures avec Belle and Sebastian et Snow Patrol. Plus de 
détails là : SalakoPiggledyPop



En 2002, Luke Barwell continue en solo quand Salako se met au vert. C'est sous le pseudonyme Bitmap que le musicien signe son fabuleux opus Alpha Beta Gamma nommé comme un des meilleurs albums de l'année par le Sunday Times et le NME. Avec des influences comme les Beatles, les Beach Boys, le genre de Bitmap est résolument moderne, le chant majestueux de Luke Barwell comparable à celui de Beck est agrémenté d'une basse omniprésente et géniale. En 2004, Barwell revient avec Salako pour un dernier album au nom évocateur The Story of Our Life So Far. Prolifique et très actif sur les scènes européennes, il poursuit l'année suivante avec un deuxième album de Bitmap, Micro/Macro. Les deux disques de Bitmap explorent la pop sous un volet electro, folk, acoustique dans la veine qui le caractérise, alternative et psychédélique. Touchant au mélancolique ou au bossa nova sur Spyrograph, au dansant poppeux Run James Run, tous les titres du multi-instrumentiste sont riches de musicalité et d'harmonies. En 2011, le maestro de la pop lance son label Love Our Records et enregistre de nouveaux titres electro-pop groovants et dansants sous le nom de Black Dots. Luke Barwell, prince des rythmiques offre un drôle de single en 2012 qui vante les qualités de voleurs des français devant l'eternel, French Thieves qui est suivi du single This Stinking World au printemps 2013, offrant une ambiance maritime qui évoque élégamment les falaises, un capitaine sur des vagues valsantes et un tempo diabolique. 


Parallèlement, Luke Barwell est aussi producteur et travaille notamment depuis 2011 avec le groupe Heroes of the Mexican Independence Movement qui a un genre musical pop psyché et jangle pop influencé par le Velvet Undergound, Jonathan Richman, plein d'esprit et de drôlerie comme sur les titres Ennio Morricone fed on a diet of early Belle & Sebastian ou encore The Last of the Tea Drinking Temperance Meetings. Il produit aussi Age of Jets et leur album Go Go Gadgets Pop, Looper, Snow Patrol et Fonda 500. En attendant une prochaine production de Black Dots ou de Bitmap, les mélodies de Luke Barwell se savourent à tous les temps.



jeudi 23 janvier 2014

Alialujah Choir

En 2008, Adam Shearer reçoit une commande de chanson sur le vieux cimetière de Portland. Le musicien décide de rendre hommage à un de ses habitants, James C.Hawthorne, un physicien et humaniste qui oeuvra à la création d'un grand institut pour handicapés mentaux en Oregon. Adam qui en même temps conduit son projet Weinland demande à ses amis de Portland de se joindre à lui pour les arrangements. Adam Selzer accepte et y prend goût, inspiré par le thème, le titre A House, A Home est érigé. Les deux amis convient alors leur amie de longue date Alia Farah pour assurer une troisième voix et le piano qui aussitôt le mail reçu y répond allégrement et positivement. Le nom de groupe Alialujah Choir est illico crée. Ensemble, ils écrivent et composent une flopée de titres autour du sujet qui vite aboutissent à un album. A House, A Home conduit à une vidéo filmée par Mark Smith et Daniel Fickle qui sera nominée et récompensée par une trentaine de festivals. La belle équipe d'amis de Portland invite à l'enregistrement le Portland Cella Project, qui met en valeur le violoncelle depuis 2006 en signant des enregistrements avec des groupes indiepop comme les Dandy Wahrols, Laura Gibson, Musée Mécanique, the 1900's, Rachel Blumberg des Decemberists. Etc.

L'album éponyme commence tout en délicatesse avec les voix cristallines sur l'union du piano, du banjo et de l'harmonica de Laundry Song, riche en couleurs, en choeurs, comme sur Bones Crackin'in ballade pop folk orné d'un chant fleuri. L'effet chorale d'Alialujah Choir est une joliment dosé, intelligent et élégamment exécuté. La pop de l'orgue et de la guitare acoustique de Looking for a Gesture fait ritournelle dansante avec une belle rythmique dans les voix et les mots amoureux avant d'enchainer sur le majestueux A House, A Home. La chanson fantomatique, comme l'ensemble des mélopées sont inspirées du vieux cimetière de Portland et de sa préservation, en évoquant une histoire d'amour fictive et cachée entre deux personnes qui y reposent. Les trois voix entremêlées nous emmènent dans cette aventure et ce romantisme d'outre-tombe sur Way to Soon ou encore sur le folk diablement rythmé de I swear I saw You. L'orchestration magnifique des guitares et des envolées d'harmonica sur Play Phone rappelle la qualité de production et de création des trois autres groupes de Portland dont font partie les Alialujah Choir, Adam Shearer et Alia Farah sont dans Weinland, Adam Selzer dans Norfolk & Western et M.Ward. M.Ward Weinland 
Closer Than I Should poursuit l'ambiance féerique et poétique présentant de manière singulière cette idylle sensuelle de revenants. Loin du glacial et du noir de nos cimetières, les auteurs compositeurs américains réussissent un coup de maître en donnant un aspect chaleureux et bien vivant à ces fantômes amoureux comme sur The Trouble I'm In. La puissance des guitares semble naturelle, les harmonies variées et les arrangements folk du précieux et intime Finally Home rendent l'ensemble de l'album joyeux et lumineux. La magie opère. Alialujah Choir est un disque distingué, homogène d'une beauté intrigante et mystérieuse que je recommande absolument.
AlialujahChoir

lundi 20 janvier 2014

Musée Mécanique

Sean Ogilvie et Micah Rabwin se rencontrent sur les bancs de leur lycée à San Diego et font de la musique ensemble depuis qu'ils ont 15 ans. Tous les deux multi-instrumentistes, ils jouent du piano, guitares, basse, accordéon et des rythmiques, décident de lancer le projet Musée Mécanique en 2005 à San Francisco puis partent vivre à Portland. Au fil des premières compositions, des premiers concerts, le groupe devient un quintet. Louant une maison victorienne, le duo Musée Mécanique y accueille Matthew Berger à la batterie, Brian Perez aux claviers et John Whaley à la basse pour jouer et signer l'opus Hold this Ghost en 2008 et une sortie européenne sur le label berlinois Souterrain Transmissions en 2010. Leur univers musical est folk, chamber pop, atmosphérique et aérien avec des textes intimes. L'orchestration est fleurie de rythmiques délicates, manuelles, comme le glockenspiel qui nous plongent dans l'ambiance mécanique du manège, de jeux d'antan et qui nous rapprochent délibérément du nom de groupe inspiré par un musée de San Francisco qui offrent des antiquités mécaniques, dont de vieux instruments.

Les mélodies que Micah et Sean offrent des mélodies sont arrangées avec des cordes, des trompettes, un accordéon, du piano et des synthétiseurs. Les guitares magistrales sont ornées des voix de Micah et de Sean, élégantes et cristallines qui sont mises en exergue par l'ingénieur Tucker Martine qui travaille avec REM, Laura Veirs, Sufjan Stevens. A leurs côtés en studio, des amis viennent participer à l'enregistrement comme les membres de John Adam Weinland Shearer ( Weinland ), Laura Gibson, Michael Hurley, Eleni Mandell ( EleniMandell ), la clarinettiste Jill Coykendall, Christina Fitzgerald qui assure flûte et oboe, le trompettiste Victor Paul Nash et Douglas Frederick Jenkins au violoncelle. Sur scène Musée Mécanique partage l'affiche avec Great Lake Swimmers, Wye Oak, Horse Feathers, Eleni Mandell, Laura Gibson, M Ward, Beach House etc.

Micah et Sean continuent de bricoler leurs chansons dans leur processus de création comme quand ils avaient 14 ans. Tels des orfèvres, diplômés d'une Maitrise de musique, ils brodent leur canevas autour d'un thème souvent onirique, cinématographique ou imagé comme une carte postale sonore en s'inspirant des musiques qu'ils aiment, de Debussy et à Ravel. L'ambiance mélancolique et désuète est réussie, le chant qui évoque Nick Drake ou Kevin Ayers avec des notes légérement psychédélique sur Our Changing Skins est superbe. La guitare sèche de Propellors ou sur The Thing that i Know est voltigeante, sensuelle et crée une atmosphère contemplative. Les harmonies qui ramènent à la fête foraine, à l'enfance sont colorées et variées, elles sont tantôt hypnotiques, tantôt fortement expressives et dansantes comme sur Like Home ou sur l'accordéon pop de Fits and Starts. La nostalgie qui plane avec l'orgue de barbarie et les claviers vintage qui rappelle le titre Hold this Ghost reste classe et entrainante. En janvier 2014, Musée Mécanique annonce la venue de son deuxième album From Shores Of Sleep qui contera les aventures des artistes en tournée et nous mènera sur les chemins empruntés ces dernières années et qui comptera aux manettes le producteur Tony Lash qui a collaboré au travail d'Elliot Smith et des Dandy Warhols, par exemple. Pour contenir l'impatience et avant de pouvoir gouter à ce nouvel album prometteur, l'écoute de Hold this Ghost est vivement recommandée.
MuseeMecanique

samedi 18 janvier 2014

Ferraby Lionheart

L'artiste grandit à Nashville puis part tenter l'aventure à Los Angeles où il trouve des petits jobs dans le but d'écrire, de composer et voir son premier album sortir des matrices en 2007, Catch the Brass Ring. Depuis, comme il le dit lui-même à la manière de Kerouac, il décrit Los Angeles comme sa ville, connait ses bons et mauvais côtés, " Los Angeles became my home. It became where I would grow up. I was poor, and I was rich. I was alone, and I was part of a scene. It was wonderful, and it was disgusting." A l'écoute de cet opus, et du suivant de 2010, The Jack of Hearts, écrit après avoir quitté Los Angeles quelques temps pour vivre en Suède puis fait une boucle passant par le Royaume-Uni pour un retour en famille à Nashville où il apprête un mini van qui prend la direction de Los Angeles, je me dis que je n'avais pas écouté aussi belle musique pop folk baroque depuis au moins cinq ans. Car Ferraby Lionheart offre une musique qui touche et des textes émouvants. Mélange subtil de références et d'influences, sa signature est singulière, sa griffe particulière. L'américain qui porte si bien son nom est passionné, distribue des particules de sa personnalité riche, de sa fureur de vivre et de sa tendresse dans chaque note.

Catch the Brass Ring est un coup de génie pour un opus. Concentrant une rythmique pop, jazzy avec un brass band, country avec des guitares folk, les arrangements de cordes, de cuivres avec du cor et des trompettes se marient délicatement au piano et à la guitare acoustique. Le producteur Dan Long qui a travaillé avec Bowie, Yeah Yeah Yeahs, TV on the Radio, également guitariste de Say Hi, est au mixage. Les textes narratifs de Lionheart qui joue guitare, piano, melodica, glockenspiel, percussion, orchestre les cordes et chante, nous emmènent dans des univers variés. Tandis que le romantique Un Ballo Della Luna est une déclaration d'amour faite sous la lune avec une plume digne de Cyrano et des cordes de guitare qui raniment Blind Lemon Jefferson, le fondant et stellaire Small Planet est tout aussi touchant quand la voix de Lionheart susurre à sa mie sur l'ensemble de cordes, les trompettes et le piano majestueux "Like a fox outside the sand, I tame your heart with a careful hand, And we talk about a life we both will understand." Puis Vermont Avenue, est une mélopée pop dont l'élégance nous emmène en voyage sur les rails ou dans les airs comme sur le voltigeant Call me the Sea. Le chant limpide, les mots poétiques, l'orchestration lyrique s'allient et forment une unité parfaite. La promenade sonore continue sur The Car Maker, où la veine de Love offrent des trompettes et une rythmique sensuelles quand A Bell and Tumble embarque dans une ambiance charmante des années 40 où Ferraby entonne "My love was swallowed by a whale. We danced a waltz inside his tail, Oh, oh, with chandeliers and candle light, the ocean sparkled in the night". Le voyage se poursuit sur les routes du Texas dans une chaleur torride où les choeurs créent une atmosphère digne d'un vieux d'Elvis Presley sur Under the Texas Sky, quand Youngest Frankenstein règle un compte avec mordant et dextérité. L'univers jazzy et joyeux de Before We're Dead nous mène en bus et en train suivre les abeilles et les chats en compagnie d'un brass band et de guitares country champêtres, suivies du piano intime de The Octopus and the Ambulance où l'âme des Beatles vient flotter. L'opus se termine sur Put Me in your Play qui explique ce qui inspire Ferraby Lionheart pour l'écriture : une de ses amies qui lui a confié un paquet de lettres d'ancêtres délivrant des histoires, des aveux, des secrets de famille, des déclarations enflammées datant du siècle passé. Les choeurs sixties ferment l'écoute magnifiquement sur "She wrote a play about her life, she put the pages in the mail, My heart was fast as I read each line, I saw myself with a different name".

Le menestrel compose son deuxième album qui prend du temps à mettre en place, même si l'auteur compositeur a une poignée de chansons dans sa besace. La sortie de The Jack of Hearts est enfin annoncée en Aout 2010 et les guitares, le tambourin, l'accordeon ouvrent le bal avec Holdin' Me Back suivie d'une rythmique endiablée sur les guitares aiguisées pour une ruée vers l'or dans le poppeux Pocketknife. De chicago, le voyage que nous offre Lionheart nous porte à Londres où l'artiste a assuré des concerts et connait bien. Le style folk country de Harry & Bess est mêlé à une pop orchestrale dansante superbe où on chante en choeurs sur les Oh-oh-oh-oh "They will come from all around, From the paper and through London town, For a show, for a show". L'histoire du baiser de Harry Houdini à sa femme Bess qui lui transmet ainsi une clé permettant au magicien de se délivrer de ses chaines lors d'un show à Londres. Retour en Arkansas pour ses personnages qui traversent les siècles et les miles comme sur My Name où peut-être Ferraby mélange sa propre histoire d'un séjour en famille avec des chevauchées sur les terres de son enfance. Sweet Tanzini et sa mélodie jouée sur un harmonium est pop alternative, narrative, qui évoque l'avancée de colons dans des conditions climatiques ardues comme sur le pastorale Yellow Wings. Dear Corinne parle d'une histoire d'amour que Lionheart a découvert dans le lot de lettres datant des années 20, magnifique idylle entre la jolie Corinne et Eugene King (qui apparait aussi en titre bonus) qui se poursuit sur Drag Me Round dont l'harmonica évoque un titre de Bob Dylan. Le génial The Jack of Hearts se termine sur le piano magnifique de Minuteman et sa voix splendide "But I run just fine. Bring in your line, Tell me the minute and I'll call". Ferraby Lionheart écrit et compose comme personne d'autre. Avec son propre style, imagé et attachant, les deux albums forment un kaleidoscope d'ambiances et d'orchestrations. Sa personnalité originale et riche transperce sa manière de composer, de chanter et de jouer du piano, de la guitare et de la basse . Ce fan de Paul Simon a encore une foule de belles chansons à délivrer dans les années prochaines . Piggledy Pop adore !
FerrabyLionheart

jeudi 16 janvier 2014

Euros Childs

Euros Childs est le projet solo du leader du groupe Gorky's Zygotic Mynci apparu en 1995 la première fois et dont la performance prolifique a donné une douzaine d'albums en dix ans. Celui qui marque le tournant du groupe est Barafundle de 1997, aux influences de pure pop mêlées aux celtiques avec la présence de cithare, guimbarde, de banjo et de violon. Le groupe gallois remporte un franc succès au fil de leurs créations comme avec l'album Spanish Dance Troupe de 1999, sans compter le fabuleux How I Long to Feel That Summer in My Heart sorti le 18 septembre 2001. Euros Childs est un auteur-compositeur-interprète de talent, la figure emblématique de la pop galloise. Après avoir participé à l'album Barnes & Noble de Syd Matters, son album Chops en 2006, Bore Da en 2007, une collaboration au dernier disque de Kevin Ayers, Unfairground, aux côtés de Jeff Baron des Essex Green et Gary Olson des Ladybug Transistor, Euros Childs enregistre aussi un single avec Norman Blake des Teenage Fanclub. En 2014, le gallois magicien nous offre son nouvel album, Situation Comedy aussi stylé, ludique et ultra mélodique.


  

Le génial Tête à Tête est dansant, rythmé, évidemment aussi drôle et espiègle avec une note de romantisme frenchy dans le titre qui se retrouve dans Avon LadyEuros Childs chante en français pour décrire une esthéticienne dépressive. Le lyrisme est dans le choix des mots, mais aussi dans la musique où la flûte médiévale devient psychédélique. Second Home Blues est un ravissement sonore qui peut évoquer autant McCartney que Brian Wilson, avec une note contemporaine et un humour infini supplémentaire confirmé sur Ooh La Oona qui me fait penser au style narratif et succulent de Jonathan Richman. Brides in the Bath stylé Syd Barrett, est tout aussi sarcastique et mordant avec un ton agressif dans le chant de Childs puisqu'il parle du serial killer George Joseph Smith. La douceur mélodique revient sur Give a Girl a Hand, comment un mari se retrouve sous forme de fromage au bras de sa femme. La manière de décrire les situations de couple, épouses voraces et intéressées, maris dignes de baudruches est désopilante, croustillante comme sur Holiday From Myself où le mari décrit dans le texte a vraiment besoin de vacances. Tina Said relate un amour d'adolescent sur une rythmique ravissante, un texte romantique qui parle de "moon", mot chéri par Childs. La mélopée est un bijou au milieu de l'écoute, un petit chef d'oeuvre pop comme sait si bien les sculpter Euros Childs. Daddy's Girl est son "honeymoon" ramènent au constat du mariage qui se transforme en boulet au pied dans une atmosphère de country alt musique. Le chant est toujours bien drapé sur chaque titre, correspond au texte et montre que Childs a une voix élastique maitrisée qu'il sait adapter à chaque thème. Son chant folk sur Daddy'Girl devient presque seventies à la Bowie sur le savoureusement comique Good Time Baby (Talk to Me) et ses guitares taquines, rock'n roll, son orchestration alternative psychédélique fabuleuse qui montrent le brio et le talent infini pour la composition de Childs. C'est sur des notes de piano splendides des 13 minutes de Trick of the Mind, que le gallois conclue le disque magnifique riche de personnages, d'instruments, d'humeurs et de sentiments colorés. Impossible de s'ennuyer à l'écoute de Situation Comedy qui concentre des moments de vie jouées comme des scénettes par ses personnages loufoques. L'instrumentation réussie de Childs accompagné des membres de The Wellgreen, Marco Rea à la guitare et Stuart Kidd à la batterie, des flûtes jouées par Laura J Martin et la basse par Stephen Black est intelligente et délicate. Euros Childs est un auteur-compositeur orfèvre doté d'un sens aigu de l'observation, de poésie et de philosophie mis en musique de bien belle façon. A se procurer absolument auprès d'Euros Childs et son propre label National Elf.  
EurosChilds
TheWellGreenPiggledyPop
EurosChildsPiggledyPop

 

mardi 14 janvier 2014

Bonnie Parker & Clyde Barrow

L'histoire fascinante commence en 1932 dans un Texas pauvre et dévasté par la crise américaine qui frappe depuis 1929. Un jeune homme du nom de Clyde Barrow, né en 1909 au sein d'une famille paysanne démunie et ses six enfants, sort de la prison où il vient de passer deux ans. Clyde dès ses 17 ans est arrêté pour de multiples raisons, surtout des larcins, pour survivre : vol de dindes, vol dans les magasins, et confrontations avec des agents de police. C'est la prison qu'il le poussera à commettre son premier meurtre en tuant un agresseur qui le harcelait, tout comme le personnel pénitencier de l'époque, tyrannique. Dès cette sortie de prison, il réintègre le milieu familial en travaillant mais très vite, avec l'envie de défier les autorités, il monte un gang en avril 1932 pour cambrioler des banques. Retour à la case prison. 
Dans cette prison, se trouvent deux autres gangs de cambrioleurs dont celui de Roy Thornton, arrété au cours d'un braquage en 1929 et marié à une certaine Bonnie Parker. Suite à cette incarcération le couple uni très tôt, Bonnie ayant 16 ans, ne se reverra plus. La jeune Bonnie est seule, son mari en prison quand elle rencontre le jeune Clyde furtivement dans l'année 1930 à Dallas où ils vivent tous les deux depuis leur enfance. Il se passe un fort coup de foudre. Bonnie Parker nait en 1910 dans la banlieue misérable de Dallas. Elle grandit en tenant un journal intime où elle inscrit qu'elle rêve d'être chanteuse, actrice à Broadway. La jolie amoureuse du cinéma avec ses boucles blondes, clame "à tue-tête" vouloir devenir poéte, a tant de charme que les gens disent d'elle qu'elle  fait "tourner les têtes".


Depuis 1932, les deux amoureux sont inséparables et font les 400 coups. Leur histoire qui ne durera que deux ans puisqu'ils sont abattus en 1934 est aussi belle, furtive, que bouillonnante. Un premier vol de voiture de police avec le kidnapping du policier qui est au volant en devient cocace quand la batterie de la voiture lâche, Clyde demande au policier de la remplacer et une fois réparation faite, laisse l'agent sur le bas côté, vivant. Quelques jours plus tard, un braquage que Clyde compte faire dans un magasin de Dallas en compagnie de deux autres tourne au vinaigre. Clyde connaissant le commerçant, décide de rester dans la voiture, quand il entend qu'un de ses acolytes tire un coup de feu et tue l'homme. La condamnation pour les meurtriers ne tarde pas et la peine de mort, officielle est valable pour Clyde, resté au volant de la voiture mais complice. Lors d'une autre soirée où Clyde rend visite à un ami cambrioleur avéré, Clyde manque de chance se retrouvant face à face avec un policier qui patrouillait autour de la maison. Acculé devant le policier qui le reconnait et sort son arme, Barrow est obligé de l'abattre. Dès lors, Clyde devient le brigand le plus recherché par la police américaine. Dos au mur, n'ayant plus rien à perdre, il continue ses effractions de banque en tirant sans plus hésiter, ce qui lui vaudra sa réputation de tireur au sang froid. Puis c'est la fuite et Bonnie jure de lui rester loyale en s'embarquant avec lui dans une folle échappée. Ils roulent à travers plus de cinq états, Texas, Oklahoma, Missouri, Louisiane et Nouveau-Mexique où ils braquent nombre de banques et des magasins.



Leurs têtes sont mises prix, des récompenses hors-normes sont annoncées ; Bonnie et Clyde deviennent le couple le plus recherché, le plus connu, dont tout le pays parle. Le road-trip des tourtereaux en devient presque romantique et glamour tellement les témoins diront qu'ils étaient follement amoureux l'un de l'autre. Notamment des écrits retrouvés récemment signés de Blanche Barrow. Blanche mariée au frère de Clyde, Buck, qui faisant partie du gang Barrow sera mis en prison et libéré en 1933. En mars 1933 les quatre de la famille Barrow vont cambrioler quelques banques dans le Missouri jusqu'en juillet quand Buck et Blanche sont arrêtés. Bonnie et Clyde en fuite continueront de correspondre avec Blanche. Le couple qui profite des incompétences, qui joue au chat et à la souris avec les autorités, défini comme "extrêmement dangereux" par la police est difficile à stopper, ce qui vexera nombre d'officiers qui ont du mal à les appréhender. L'arme de Clyde Barrow est primo sa voiture, une Ford récente qui est à la pointe de la technologie et très rapide et qu'il conduit en fumant le cigare. Secondo son arsenal impressionnant, moderne et efficace, et tertio sa haine de la prison, sa peur d'y retourner qui le rendent insaisissable. 


Avec plusieurs meurtres à leur actif, Bonnie et Clyde savaient leur mort inévitable et proche. C'est dans une embuscade du 23 mai 1934 près de la planque des deux fugitifs en Louisiane que leur route s'arrête. La police, essoufflée par la traque, les coincera en tirant avec des rifles et mitraillettes plus de 150 balles. Le couple de gangsters était célèbre de son vivant et le reste au travers des années, inspirant des artistes variés, musiciens, écrivains, cinéastes etc. Fritz Lang qui 3 ans après leur mort signe un film sur leur aventure You Only Live Once avec Henri Fonda et Sylvia Sidney, puis Arthur Penn en 1967 signe le film fameux avec Warren Beatty et Faye Dunaway puis Serge Gainsbourg qui s'inspire du poème de Bonnie Parker The Trail's End et Brigitte Bardot chantent Bonnie & Clyde en 1968. Cette même année Georgie Fame est numéro 1 dans les hits américains et anglais avec The Ballad of Bonnie & Clyde. Etrangement, Bonnie Parker aura réalisé son rêve sans le savoir puisque la comédie musicale Bonnie & Clyde bat son plein à Broadway. En septembre 2013, est sorti le dernier film en date qui parle du sujet Bonnie & Clyde : Dead and Alive. Le couple Bonnie & Clyde passe les décennies, reste sur les routes, en continuant d'inspirer et de passionner, comme le dit Bonnie Parker dans son poème "The road was so dimly lighted, there were no highway signs to guide. But they made up their minds; if all roads were blind, they wouldn't give up till they died.."



jeudi 9 janvier 2014

Melpo Mene

Erik Mattiasson est l'auteur-compositeur, guitariste et chanteur du projet Melpo Mene qui commence au début des années 2000. Après la sortie des EP Don't Save Me et Hello Benjamin, l'artiste suédois signe son opus Holes en 2004 et part accompagner son compatriote José Gonzales en tournée, signés tous deux sur le label japonais Imperial Records. Entouré de Jaakko Manninen à la basse, Pelle Jacobsson au vibraphone et aux rythmiques, Andreas Dahlbäck à l'harmonica, melodica, batterie, clavier, Erik Mattiasson concocte un ensemble de titres pop, arrangés folk ou acoustiques. Ce premier album connait un beau succès en Scandinavie et Melpo Mene poursuit son écriture avec l'EP Jedi qui parait en 2005, puis I adore You en 2008 qui sera utilisé par Volvo pour une publicité, ce qui lancera la renommée du musicien. Cette même année, l'album sophomore Bring the Lions Out apparait du même bois, folk, élancé et gracieux, prouvant que Melpo Mene sait à la perfection mettre en beauté ses compositions avec des arrangements et des orchestrations aeriennes et phénoménales de guitares. Il crée une ambiance lumineuse nordique avec un chant limpide sur des textes intimes, des mélodies riches de sonorités offrant piano, guitares, basse, contrebasse, flute, vibraphone sur Kling Klang Klock et du clap-hands comme sur Snakes and Lions. Les cordes astrales et les notes brillantes rayonnent sur Sun et sur le savoureux Under The Moon, la basse, le piano et la flûte flottent délicatement sur We Were Kids où la voix cristalline d'Erik m'évoque celle de Donovan ou de Nick Drake.


  
En mai 2012, Melpo Mene qui tient son pseudo d'une muse grecque est derechef inspiré après un break consacré à ses enfants en signant le troisième album Behind The Trees. Mutant muté, le ménestrel transforme ses mélopées folk en chansons dansantes, presque clubbing parfois donnant même du rythme et de la hauteur dans son grain de voix. Changeant radicalement de direction musicale, on retrouve pourtant l'univers Melpo Mene dans les textes intimistes et élégants couverts d'electro comme sur Leave me et Mother qui s'adressent à sa grand-mère et sa mère. Les poppeux Number One et Make the Girl Dance sont suivis des somptueux et mélancoliques Throw me up et I'm barking, puis de Sharks Ahead qui comme Elephant Parade utilise la métaphore animalière tant appréciée de son auteur. La pop de Behind the Trees est superbement composée et aboutie, l'ensemble vitaminé et équilibré, d'une qualité évidente. Le titre Ain’t Going to Die While Sitting Down qui offre la tendresse du père pour sa fille, comme l'autre morceau de l'album Always Wanted a Daughter, mis en vidéo en décembre 2012 comble les oreilles attentionnées de Piggledy Pop. MelpoMene

samedi 4 janvier 2014

Nazca


Nazca est un groupe de la région lyonnaise originaire de Châlon qui nous propose son univers délicat et poétique et des chansons intimistes mélodiques. En bonus d'une belle qualité de compositions, des airs qui accrochent l'oreille, les quatre artistes nous emmènent dans leur monde mutin et enfantin, ornés de cowboys et d'indiens, d'Ulysse et Pénélope, nous donnent envie de partir avec eux gambader dans le désert à l'écoute de Sa(ha)ra. En mai 2013, Nazca signe un EP de 5 titres Cowboys's secrets qui ne me quitte plus depuis. Les titres délicieux sont joués au ukulélé par Juliette ou Marc qui assure aussi les parties de guitares, rythmés d'une grosse caisse assurée par David et interprétés magnifiquement par Zoé. Les quatre chantent, s'accordent et forment un ensemble harmonieux attachant et touchant. 

Ce qui me séduit et me charme chez Nazca est dans un premier temps leur choix d'alterner l'anglais et le français et la constante poésie quelque soit la langue. Cette élasticité et cette souplesse montre que leur univers musical est international mais aussi que l'exercice ardu de l'écriture en français ne les effraie pas. Zoe au charisme envoutant et drôle fleurit les chansons de sa voix cristalline sur Evelyna accompagnée du chant de Marc qui est somptueux. Les clap-hands et l'harmonica évoquant l'ouest américain sont lumineux sur Cowboys's secrets, où la flute et le ukulele nous transportent élégamment dans une ambiance saloon. Le pas de danse s'impose quand Zoe et Juliette aux voix en symbiose clament "and we'll dance til the end". Nazca qui a deux ans d'existence, mis en place au début par Juliette qui écrit et chante et Marc qui compose et chante, signifie "naissez" en espagnol. A l'aide de Cajon et d'arbouka, le ukulele et la caisse forment une instrumentation épurée, stylée, comme sur Rainbow Pools, métaphorique et amoureuse où la rythmique, la guitare avec le chant à l'unisson, se marie à la perfection. Sa(ha)ra, raffiné, aux allures orientales est subtilement écrit et chanté en français par les Nazca qui nous emmène sur les dunes de sable. Ulysse nous berce de notes minutieuses et fantasmagoriques qui concluent l'écoute. Nazca sait écrire des textes, créer des ambiances, faire rêver et donner envie de danser. Les titres raffinés, la griffe acoustique intemporelle marquent et promettent une suite géniale aux Nazca dont Piggledy Pop, fan, croise les doigts pour vite découvrir de nouvelles histoires et mélopées.