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vendredi 30 décembre 2016

Bonne Année Pop !



 
Sofa City Sweetheart - Christmas On The Sofa


Catholic Action - New Year


Lawrence Arabia - Jingling Christmas Eve


Sam Tudor - The Modern New Year


The Zolas - Snow


The Haywains - Who Needs Summer?


The Layaways - Maybe Next Year


Smalltown Poets - The Wassail Song


Bonne Année, 
blwyddyn newydd dda,  
a gut jor, 
bliadhna mhath ur, 
gott nytt år, 
S novim godom, 
eutichismenos o kainourgios chronos,  
feliz ano novo, 
szczęśliwego nowego roku, 
feliz año nuevo, 
godt nyttår, 
gelukkig nieuwjaar, 
akemashite omedetô gozaimasu, 
felice anno nuovo,
xin nian hao, 
gleðilegt nýtt ár,  
boldog új évet, 
shana tova, 
ath bhliain faoi mhaise, 
gelukkig nieuwjaar, 
onnellista uutta vuotta,  
godt nytår, 
pace è salute, 
chestita nova godina, 
happy new year! 





lundi 26 décembre 2016

Luke Haines

Il est un des plus grands auteurs-compositeurs anglais passé par The Auteurs, Baader Meinhof et Black Box Recorder puis par l'aventure en solo où il signe plus de douze albums depuis 2001.
Régnant sur la brit-pop depuis 1992, avec son groupe The Auteurs, Luke Haines sort en 1993 New Wave, 1994 Now i'm a Cowboy, 1996 After Murder Park et How i learned to Love the Bootboys en 1999 suivi de la compilation Das Capital en 2003 produit par Steve Albini et Luke Haines is Dead en 2005. En 1996 sous le nom de Baader Meinhof, monsieur Haines offre un gigantesque album aussi frappant par la majestueuse instrumentation, par le thème qui marque au fer et par son interprétation écorchée, sincère.



Chroniqueur du contemporain, l'anglais est un conteur, un poète qui soulève parfois des sujets qui fâchent, nous invite à découvrir la peinture, la littérature, la musique au travers de ses textes écrits avec talent et philosophie. Luke Haines possède une diction et une voix élastiques, intelligentes et élégantes auxquelles mon épiderme est fort sensible.
Pour les amoureux de sensualité, de brut et de névrotique à la Velvet, nuancés de son britannique à la Syd Barrett, l'album de Lukes Haines, Smash the System sorti le 7 octobre 2016, fait effet d'exfoliant. La volonté révolutionnaire s'est voilée, engraissée, emmurée, mais l'écoute de Smash the System qui rend hommage à Lou Reed, Bowie, Marc Bolan, The Incredible String Band, soigne de la neuropathie ambiante .



Sans changer son fusil d'épaule, Luke Haines dégaine dès le premier titre Ulrike Meinhof ‘s brain is missing, qui fait référence avec humour et finesse au Baader de d'antan . Les claviers attaquent aussi inquiétants que dynamiques et énergiques sur la voix clamant des mots glaçants qui remémorent la guerre froide ""there's a hullabaloo in the Stasi HQ – Jurgen, Jurgen, achtung surgeon!" avant le drôle Black Bunny (I'm Not Vince Taylor) mordoré d'electro-pop aux sonorités eighties jusqu'au sensuel Ritual Magick où dominent grain de voix et guitare en semant un texte onirique plein de roses, de jardin et de feuilles. En bonus, les flûtes sopranos y soufflent un effet elfique. Le titre suivant, logique, Power of the Witch est décapant de rythmiques, de synthétiseurs qui font des squames dans l'instrumentation. Superbement addictif, l'album de qualité poursuit dans la diversité, keepsake d'univers musicaux avec l'intro Cosmic man avant le somptueux Bomber Jacket orné de clap-hands, de cithare et de percussions envoûtantes. On repart en Allemagne et à Hong-kong avec Bruce Lee Roman Polanski and me, menaçant de sonorités, qui dénonce et accuse.



Le tempo funky et rock'n roll de Marc Bolan Blues parle lui de musique sur le wah-wah révolté des guitares et le chant sarcastique, aiguisé, rendant un bien bel hommage au compatriote et leader de T-Rex qui de son temps chantait Lean Woman Blues . L'humeur nostalgique et respectueuse de ses pairs continue avec l'acoustique et le solo de kazoo sur la mélodie folk psyché grandiose The Incredible String Band. Les références qui habitent Luke Haines se suivent avec l'entrée de Cosmic Man qui énumèrent des noms d'acteurs hollywoodiens des années 70. Enfin la batterie énervée de Smash the system fait claquer nos catterpillars en dansant et en claquant des mains quand Haines entonne 'do you like the Monkees...listen to the Velvet Underground..David Jones sings...' et nous invite à rejoindre the 'underground' et à former 'the riot'. C'est clair. Monsieur Haines est en grande forme. Are you Mad clôt l'album incroyable et très beau en douceur, avec la chaleur des choeurs, des cordes de guitare, hommage à Syd Barrett, véritable tattoo dans l'univers musical de Luke Haines . Smash the System est encore un pièce maitresse, une grande beauté, sortie du chapeau du magicien Luke Haines.





dimanche 25 décembre 2016

Blushing

J'ai un coup de coeur shoe-gaze pour Blushing qui s'aligne dans la grande tradition des Cocteau Twins, The Sundays, Belly, Beach House, Real Estate, les influences dont le groupe d'Austin se nourrit. Le quartet est formé de deux couples unis dans le privé, Christina Carmona à la basse et chant, son mari Noe Carmona au clavier et à la guitare, avec Michelle Soto à la guitare et au chant et son mari Jake Soto à la batterie. Blushing nous offre un premier EP qui paraitra le 13 janvier 2017 nommé Tether et qui fait résonner toute l'excellence indie-pop du Texas, mecque du rock avec ses fabriques de guitares, ses studios d'enregistrement et salles de concert qui fourmillent.



Les quatre américains posent des guirlandes de notes, en apposant avec une sacrée belle alternance de la réverbération et de l'écho qui fait penser aux Garlands et à Heavenly. Le rythme langoureux et gazeux à souhait, les vagues noisy pop de Tether oscillent et explosent sur les voix au bord du cold wave de Christina et de Michelle. Quand la batterie vigoureusement éclatante de Why can't we? lance la rythmique, les voix, la basse et la guitare électrique s'envolent sur le thème romantique et persuadent que Blushing nous réserve une suite musicale prometteuse.
Les six minutes de Mess glissent dans les écouteurs, délicates et puissantes à la fois, oscillant entre les riffs de guitares et les ondulations de claviers, magnifiques de bout en bout avant le touchant Protect you, bijou indie qui boucle ce premier EP à l'atmosphère vibrante réussie.
Blushing

samedi 10 décembre 2016

Joyeux Noël 2016 !

Chaque année, je ne déroge pas à la règle de la compilation de Noël qui aura en 2016 un accent indie-pop eighties, avec ce souvenir vivace de ces années où je développais déjà la phobie 'du barbu'...Comme ces bambins courageux mis à l'honneur en un clin d'oeil par le photographe américain Jeff Roffman.
JeffRoffman


The Blank Tapes - The Golden Winter


Les Bicyclettes De Belsize - A very Indie Christmas




Remington Super 60 - Here Comes Christmas


The Futureheads - Christmas Was Better In The 80s




XTC -Thanks For Christmas


Pas/Cal - Last Christmas




The Boy Least Likely To - George and Andrew


The crookes - You bring the snow




The New Pornographers - Joseph, Who Understood


Eux Autres - Another Christmas At Home




Steve Goldberg - Christmas Time for Girls and Boys


LOS - Christmas in D




Islands - Christmas Tree


David Bazan - All i want for christmas




The Sink Tapes - Priority Mail (This Christmas)


Merry Christmas 2016 with Dogs & Cats - Le Holiday Feast



Etzabotz : Underground Israeli Music

Alakir Records est un label indépendant basé à Tel Aviv qui invite en octobre 2016 plusieurs groupes locaux et musiciens du monde entier à collaborer pour signer la fantastique compilation Etzabotz. Revigorante, elle présente un kaleidoscope d'artistes et de chansons garage, pop, rock, psyché accrocheuses et hautement conseillées pour se décoincer les vertèbres et le jeans trop slim en cette période chocolatée et alcoolisée. J'ai découvert une scène israélienne prodigieusement active et offrant des titres d'indie oscillant entre le post-punk, la pop cold et shoegaze alternative fort efficace.

L'album Etzabotz: Underground Israeli Music Vol​.​1 attaque avec les excellents Haxxan avec ses trois personnages, Rodion à la guitare, Amit à la basse et Yuri à la batterie qui nous offre un Got You on my Back héroique quand The Psychotic Beach Bums déboule, brillant de psychédélisme avec Dancing In Your Light. Le morceau furieusement rodé donne envie de gigoter sur les envolées de guitares de Chen Shenhav, la rythmique endiablée de Georgius Caesar et le chant de Cavan qui clame "I never danced on day in my life, till I saw your smiling eyes, I know I hurt you baby, but I can't stop dancing since I met you, let's go". L'énergie ne lâche pas une note sur Shirley qui parait sur l'album Farsh du duo punk pop-garage Deaf Chonky avec Tami Kaminsky au chant, à la batterie, harmonica et Adi Bronicki au chant, guitare, banjo, synthé et contrebasse. La cavalerie rock de la guitare envoûtante de Tim A débarque sur le chant stylé à la Ian Curtis de Shura Lubarsky (Etzabotz est son studio d'enregistrement), également déchainé à la batterie, qui forment Saint God.



Suit l'énervé Injecting the Poisoned Soul de Verminn, Roy au chant et batterie accompagné de Gil, basse et chant, qui assume sans sourciller un rock métal qui fait dresser le poil, puis l'electro pop décalée dans le genre et le temps avec Parve, Yaniv Schonfeld à la guitare, Tomer Damsky au chant et batterie recoiffent n'importe quel chauve avec leur tantrique Oy Vey Zmir de sept minutes qui fait fondre les ampoules des enceintes. Mongar se glisse dans le disque avec le titre instrumental post rock Chocky avant la technique et l'inspiration foisonnante de Suicidal Furniture et son titre instrumental Video Games. Ce duo, Alexandra Levi et Avinoam Sterenheim, ex Lebanon, décrit son rock 'avant-guard drums-guitar duo from Tel Aviv, with a post/meth/indie-rock sound'. La douceur de The Wind in the Shadows signé des Meshukatzot, le duo Ran & Meital, sculpteurs de noisy rock depuis 2011, parcourt l'échine pour fermer l'écoute de manière sensuelle et très mélodique.
AlakirRecords





Joyeux Noël pollué !

Bilan 2015 après la COP21 à Paris : année de la super Lune, année de la super Pollution.
Depuis une semaine, les parisiens ne jouent pas de l'air-guitare, mais de l'air-ça'gratte.
Du 5 au 9 décembre 2016, l'air parisien était indécent. Quatre jours de trafic routier bloqué avec des transports publics bondés et de surcroît, une gratuité qui a développé une série d'incidents techniques (sans parler du savoir-vivre des cerveaux asphyxiés) faisant un trafic boiteux, voire inexistant à l'aéroport de Roissy par exemple où les touristes ont trouvé la ligne de RER fermée. Une tradition.
On s'en balance me direz-vous, c'est Noël ! Priorités au shopping, aux boules, à la buche et aux crottes... J'ai néanmoins une pensée émue pour le père Noël qui va se prendre une bouffée de carbone dans la barbe en descendant nos cheminées.



Les écolos allemands (Grünen), fer de lance en Europe, réactivent les centrales à charbon ne voulant plus de l'atome nucléaire. Les centrales allemandes au lignite continuent à tourner à plein régime, à cracher du CO2, particules fines, et autres poisons. Sur la carte européenne, le nuage de particules polluantes est au 'rouge' au dessus de l'Allemagne, se déliant sur la France. Mais personne ne proteste, personne ne s’inquiète de ce nuage de l’Allemagne charbonneuse, qui traverse le Rhin et est responsable de 1000 morts par an en France.

"Le charbon entraîne 23 000 morts prématurées en Europe chaque année" - Le Monde, 2016
"Greenpeace estime que les centrales au charbon seraient silencieusement responsables de la perte de 240 000 années de vie [4] par an, en Europe. Globalement, selon Greenpeace, les centrales au charbon tuent plus que les accidents de la route". Silent Killers, 2013

Bilan 2016 : les rats quittent le navire et vont danser la salsa à Cuba.



Cette totale irresponsabilité irrespirable me rappelle le 'Great Smog' de Londres, entre le 5 et le 9 décembre 1952. Cet épisode, considéré comme la pire pollution atmosphérique de toute l'histoire du Royaume-Uni, la pire catastrophe liée à la pollution de l’air qu’ait connue la planète, a selon les premiers comptes rendus par les pouvoirs publics tué 4000 personnes. Les études récentes montrent que le calcul de l'époque était biaisé, 'sous-estimé'. Les dégâts humains liés au smog sur la capitale, des polluants provenant de la combustion du charbon industriel au même titre que le CO2, en à peine 4 jours, seraient de l'ordre de 12 000 morts et 150 000 hospitalisations.
Ajout à la liste pour le père Noël : un hoverboard.. avec le masque skysper en option.





dimanche 4 décembre 2016

Bauer

Au fur à mesure des écoutes de Bauer, les chansons du groupe de Manchester sont devenues addictives. Le single Made the Change sorti en août 2016, sculpté indie, musclé de synth-pop donne furieusement envie de danser sur les belles images vidéo filmées aux abords du Bridgewater Hall du Hallé Orchestra au sein de la city. Après leur premier album Sleeping Giant en 2012, le 7 octobre dernier parait l'album Impossible is Nothing de Bauer dont la devise est "For the Believers, the Pledgers, the Old Guard, the New Guard.. This is Music".



Michael Reed alias Mikey Guitar, qui signe en 2015 l'album solo Fables, Greg Matthew au chant, Neil Treppas à la basse, Lee Bradbury à la batterie s'amusent entre les deux productions à faire des reprises, comme celle des Depeche Mode, des démos, des hommages comme pour David Bowie. Mikey et Greg s'allient cette année dans un projet parallèle aux allures des Chameleons nommé Red Sided Garter Snakes. Il y a effectivement dans ces créations l'âme des eighties et de la Factory qui plane et survole des arrangements pop alternatifs très contemporains qu'assurent les musiciens anglais.

L'album commence sur une mélodie qui ravive les souvenirs de la brit-pop qui hantait Manchester il y a 20 ans. Pleines de romantisme, les paroles s'alignent à perfection aux harmonies qui ondulent entre les claviers, la rythmique et les guitares. Les synthétiseurs resplendissent sur la guitare électrique et la voix d'ange de Greg sur Impossible is Nothing.



La pop pulse, les claviers et le groove tambourinent quand arrive Breakdown dans les oreilles où rôde le thème du brexit (hasard du calendrier), effet renforcé sur le titre suivant Separation, superbement ficelé grâce à une technique finement modelée. A l'écoute de Bauer, on pense au groupe Talk Talk, Cats on fire, Soft Cell, Visage et après l'instrumental réussi Kagoshima, la rupture et l'éloignement bénéfique est consommé sur Made the Change, idem sur Reverence.
Le son eighties fait un revival sur The First Time et True Romance où la rythmique mouvante suit les notes qui dansent. Le chant sublime les mélodies punchy ou langoureuses comme avec Under Your Spell qui termine l'écoute. Le travail d'enregistrement est peaufiné, la production huilée, les mélodies inspirées. Impossible is Nothing présente un Bauer fan des Smiths et de New Order, affûté à l'instrumentation et surprenant dans la création, de quoi combler le monde indie-pop à l'avenir.
Bauer



samedi 3 décembre 2016

Dylan Mondegreen

J'écris sur Dylan Mondegreen à chaque disque, non pas parce que je suis une fan béate, car je surveille les nouveaux albums des musiciens que j'admire autant que la chipolata sur le grill du barbecue, mais parce que son travail mérite d'être encensé.
Cette année, je suis toujours séduite et emportée par les mélodies de l'auteur-compositeur norvégien qui offre un Every Little Step succulent et touchant. Mondegreen nous livre un disque intime au charme cognatique armé d'instrumentations et de textes somptueux, en anglais et, pour la première fois, en norvégien. Tout y est étudié pour se rapprocher au mieux de son univers personnel, les thèmes, le langage, avec sa manière singulière d'arranger et d'interpréter ses chansons.



Mon sentiment en 2008 : "Il y a un peu moins d'un an, Dylan Mondegreen alias Børge Sildnes sortait son premier album While I Walk You Home.... Mondegreen y reprend le titre Cinnamon Girl avec ses amis Frankie et Johnny de Aluminium Group.
Ce jeune et talentueux artiste scandinave enregistre donc son propre disque l'été dernier sur une île de la côte ouest norvégienne. Les compositions sont estivales dans le fond et la forme. Les mélopées sont chaudes, brillantes, d'une classe totale.
Les balades pop sont jouées à la guitare acoustique, ou encore dans un style folk-groovy. Børge s'est entouré des Margareths pour l'enregistrement. L'ambiance dans le studio devait être furieusement pop. Un peu bubble, un peu sunshine, un peu twee, l'instrumentation est fournie de violoncelle, de handclaps, de tambourin, de saxophone, glockenspiel, piano (...) A l'heure où je publie la chronique, Børge est en train de passer la bague au doigt de sa fiancée. Ce potentat de la pop nous offre une part de bonheur avec son album. Heureux mariage monsieur Sildnes!"
DylanMondegreenPiggledyPop2008



Puis, en 2012 : "Il commence à jouer de la guitare à 12 ans et à 14 ans, se produit avec son groupe Tears For You. Fan des Smiths et des Kinks, il ne tarde pas à travailler ses brillantes compositions, ritournelles charmantes et sophistiquées qui sont complétées par son grain de voix élégant. Il le montre de plus belle en 2009 proposant son album sophomore The World Spins On. Avec un chant aérien, des textes délicatement élaborés, Dylan Mondegreen signe 10 mélopées habillées d’une orchestration scintillante de cors, trombone, trompette, violons, guitare et piano (...) En septembre 2012, Dylan Mondegreen nous offre un troisième volet éponyme de ses inspirations et de son talent de musicien. Accompagné en duo de Maria Due sur Come Tomorrow, il fait aussi appel au producteur et ingénieur du son Ian Cat ( Saint-Etienne, Trembling Blue Stars, Northern Portrait Library, Aberdeen, The Field Mice etc) pour peaufiner l’enregistrement."
DylanMondegreenPiggledyPop2012

2016, monsieur Sildnes, artiste et homme comblé, devenu papa depuis, signe un Every Little Step qui évoque symboliquement les premiers pas d'un enfant. Dylan Mondegreen y dévoile joliment sa descendance, son couple, sa passion pour la musique toujours liés et transformés en notes avec brio. C'est aussi nostalgique qu'entrainant, égrenant chaque étape de sa vie ayant les pieds ancrés dans la terre, la tête bien vissée sur les épaules, il dessine ses expériences sur les partitions avec une classe infinie, chantant dans Lost in a Song: "I recall ’94, We were five simple boys, Named our band Tears For You, That’s the thing we would just do, What started out as just fun among friends, became an obsession that seems to have no end, I will always be lost in a song, Want you to hum along..."



La pépite pop commence sur la ballade For the Innocent and Young, où le musicien décrit ses rêves de jeune homme qui s'ennuie dans ses livres d'école de médecine et trouve du temps pour sa guitare, ses chansons sur un air habillé de rythmiques caressantes. Le tempo envoûtant poursuit agrémenté de piano, harmonica, et une guitare ensoleillée qui déroule une pop bossa sur l'émouvant Every Little Step où Børge s'adresse à sa mère décédée peu après la naissance de sa fille en 2012 : “it’s about the beauty of seeing my daughter growing up, but at the same time missing my mother, who died not long before my daughter was born. That void in my life that can never be filled, to see them get to know and enjoy each other”.
Puis le splendide et entêtant Mens i føl de hæm nouvelle version norvégienne, surgit pour littéralement dérober l'attention. L'omelette prend sur le captivant folk-pop Every Flashlight May Blind You qui embarque dans les montagnes, les vallées, les odeurs de fruits en automne et de l'herbe verte du printemps, où tout in fine ramène toujours aux origines. Sautillants, les arrangements de violon et d'harmonica sur la batterie magistrale nous comblent jusqu'au sage et lucide Nothing Lasts Forever qui évoque autant les tuiles qu'on se prend sur nez que les bons moments, proposant une batterie gaillarde et une guitare americana efficace.



L'optimisme reprend du service sur Headphones On où guitares et claviers groovy gambadent sur la voix aussi douce que déterminée quand elle entonne "don’t try to pull my headphones off". Les mots touchants du parent qui laisse son bambin à d'autres mains étrangères quand arrive l'heure de l'entrée en maternelle, brillent sur la guitare délicate et chaleureuse de Slepp taket, chantée en deux langues pour confirmer le sentiment intime. I Only Want You To Be Cruel, magnifique déclaration d'amour, arrive aux oreilles avec son funk et sa basse grandiose. Après avoir dédié un texte poignant à sa mère, un autre du genre à sa fille complété d'une chanson sensuelle pour madame Mondegreen, le bilan se danse logiquement sur le joyeux The Ghost Of Christmas Past enveloppé d'une flûte pop sixties motivée.
Ce splendide Every Little Step se clôt sur Lost in a Song où là aussi, la basse fait des loops avec les trompettes et les saxophones offrant un album constitué d'airs différents, d'ambiances en poupées russes, démontre que Dylan Mondegreen, loin d'être perdu, sait très bien ce qu'il veut et où il va.
Cadeau idéal à glisser sous le pinède familial.
DylanMondegreen



dimanche 20 novembre 2016

Tiny Fireflies / The Lorimer Sound

The Lorimer sound est un groupe de Chicago qui n'a signé qu'un EP en 2008. La pièce de cinq titres, Greenstreets, est si belle qu'elle mérite amplement d'être dépoussiérée, écoutée et savourée. La formation est composée de Kristine Capua qui chante, joue du clavier, de la guitare, du mélodica et des percussions tout en composant avec le guitariste Lisle Mitnik. A leurs côtés il y a Dan Hyatt à la basse, chant et guitare et Christopher à la guitare, clavier et batterie. Greenstreets est orné de mélodies pop, arrangées et orchestrées avec beaucoup de style, fleuries de leurs influences qui sont le Velvet Underground, Essex Green et Ladybug Transistor.




Avant Lorimer Sound, Kristine avec Lisle, sous l'alias Tiny Microphone, signe dès 2004 EPs et singles dont la reprise Little Things Mean a Lot, écrit en 1953 par Edith Lindeman et Carl Stutz. Ils sont suivis d'un album en 2008 tout aussi doré de charme et d'élégance nommé Home sur lequel elle reprend Candy Says de Lou Reed. Les morceaux sont détonants, de New-York City Light à Books, tout est sculpté pour nous emmener dans la Big Apple. Douée et prolifique, elle a une jolie poignée de chansons encore en poche comme 1234, Pop Song 91, Ballad of Growing Up quand The Lorimer Sound se disloque après seulement une année d'existence. Avec son compagnon Lisle, accompagnés de Dan toujours à la basse et des nouveaux venus Andy Rogers et Katie Watkins, ils reforment un groupe appelé Very Truly Yours dont je parle là : VeryTrulyYoursPiggledyPop

"L’aventure commence en 2009 avec le titre Uncertain Time, puis le single 1,2,3,4, l’ep Reminders puis l’album Things you used to say qui sort en 2010. Avec un nom de groupe aussi romantiquement épistolaire, Very Truly Yours offre des mélodies pop charmantes, brillantes avec un chant délicat sur des paroles plutôt girly et des instruments poppeux à souhait....En aout 2011, ils continuent d’écrire des morceaux virevoltants sur l’ep Girls Tell You Secrets et poursuivent cette belle ascension avec des concerts et festivals, Athens PopFest, New-York PopFest, au Castle à Manchester, Windmill de Londres, SXSW d’Austin, en accompagnant les Math & Physics Club, les Pocketbooks, Jeffrey Lewis, Allo darlin’, Suburban Kids with Biblical Names etc."



Pour brouiller les pistes, les musiciens qui inondent les scènes indépendantes internationales de leur talent et de leur âme pop reviennent en 2012 sous le pseudo Tiny Fireflies avec les EP Split et Change offrant en couverture la photo des soeurs "jumelles" Catherine Deneuve/Françoise Dorléac avant de peaufiner le génial album The Space Between en novembre 2015. Lisle et Kristin continuent de nous combler via leur titre Donʼt Wait Until I Fall Asleep, hommage à la Factory Records et via leur présence au New-York Popfest en 2016. The Space Between est un coktail de pop sixties et d'electro-pop dansante, magnifiée par le producteur Ian Catt (Saint Etienne, Trembling Blue Stars) à se procurer absolument.
TinyFireflies





dimanche 13 novembre 2016

Leonard Cohen





The Perfect English Weather

Bon, il pleut, c'est l'automne, la saison ocre créant ses premiers frissons de froid qui poussent à sortir écharpes, bottes et mitaines, idéale pour des beautés pop comme The Perfect English Weather. Le duo de Brighton Wendy et Simon, fondateurs des Popguns, offriront l'album Isobar Blues le 25 novembre 2016, une collection de mélodies pop fort chaleureuses. Les titres nous plongent dans une atmosphère romantique avec l'évocation de petits cafés dans les parcs, en bord de mer, de complicité avec les chats, de clins d'oeil et références drôles comme sur Hit Town, qui raconte comment Morrissey a dû annuler un concert à Athens après un vol loupé au départ de Dublin. L'album est orné d'images, d'histoires et d'arrangements fleuris, de voix galopantes qui devaient au départ rester au stade de démos acoustiques. Heureusement, le stade de création a fait pousser des ailes à The Perfect English Weather jusqu'à celui de l'enregistrement studio peaufiné de guitares, d'orgue et de tambourins.



The Sweetest Feeling avec sa rythmique entêtante, la voix rayonnante de Wendy, entame la pléiade de notes pop sur un thème amoureux fouetté de hand claps. Les cordes de guitares sixties de Simon glissent et gonflent la mélodie de Hit Town, avec une basse aussi souriante que dansante, où la référence aux Smiths devient légitime. Suivent le groove de Try A Little Harder, le langoureux et intimiste Reacquainted, avec son chant émouvant comme sur English Weather qui nous enveloppe et protège, chaude et duveteuse. Suit Spirited Away, rendant hommage à une star de la pop récemment disparue, suivie d'une ambiance similaire avec London In Your Eyes qui fait penser au Velvet Underground. Christmas Single voluptueusement orchestré annonce le délicat et élégant You Wrote pour finir dans l'émotion avec Two Stars. Les thèmes et les airs nous ouvrent une liberté dorée d'interprétation, la possibilité d'acclimater les sujets qui me font personnellement penser tour à tour à David Bowie et à Lou Reed.



Wendy Morgan et Simon Pickles sont des grands dans le milieu indie-pop et depuis leur premier album en 1990 Eugenie avec la formation Popguns, ils ne cessent de nous ravir, de créer des mélopées pop toujours vibrantes et brillantes. A plus de Cent signé en 1996 a dû attendre deux décennies pour être suivi du grandiose Pop Fiction de 2014 et c'est un réel bonheur d'accueillir ce nouveau projet, ces nouvelles chansons, judicieuses, soignées et sublimes. Les anglais savent mieux que quiconque parler de la météo et la braver magnifiquement via la musique. De manière inaltérable, Wendy, Simon, The Perfect English Weather, attisent et galvanisent l'attention et font exploser tout voile sombre pour laisser entrer les rayons de soleil sur nos têtes de poppeux.
ThePerfectEnglishWeather
Poguns



Twiga

Le New-yorkais Dave Lucas alias Twiga en 2014 sort le premier EP Fledglings avec sa pochette signée Dan Schmatz sur vinyle blanc sur lequel il joue tous les instruments guitare, clavier et rythmiques, accompagné de la bassiste Jackie Perrone. Les quatre titres solides sont dream-pop, dansants, génialement écrits et interprétés. Dave chante, compose et joue de la guitare avec brio. Suit l'EP de 2015 Kites aux guitares surf vrombissantes avec son fabuleux Phi qui est revisité sur l'EP qui vient de paraitre en octobre 2016 Million $?$?$ Dream avec toujours la griffe de l'artiste Daniel Schmatz pour le visuel.



Dave s'entoure pour ce dernier somptueux disque de Jackie à la basse, du guitariste Justin Krim et de Nick Spizzirri à la batterie. Les guitares sont de plus en plus puissantes, elles déchargent des chariots de notes acharnées, dynamiques sur Phi et sur le cinématique Million $$$ Dream, comme à la fin de Ballad of Rainy Dave. L'atmosphère indie-pop sautillante resplendit et s'envole sur la guitare électrique de Dave qui nous emporte dans son Brooklyn pluvieux automnale. Batterie et guitares s'allient sur le merveilleux Surf qui bat tambour et déroule une mélodie qui fait des pirouettes sur les accords et arpèges jangle. Twiga joue sa power pop avec enthousiasme sur scène depuis 2013 et continue vaillamment avec un calendrier de concerts prévus bien complet!
Twiga

samedi 12 novembre 2016

The Castellers

The Castellers surgissent sur les scènes britanniques en 2013, nourris au petit lait brit-pop, leurs influences voguent entre les Who, Beatles, The Doors, The Rolling Stones, Bob Dylan, The Creation, The 13th Floor Elevators, The Jam, The Coral, Paul Weller, Kinks, Temples.
Les musiciens du groupe Paul Paterson à la batterie, Ryan Healey au chant et écriture, Martin White à la basse, Neil Trout à la guitare et chant, Russell Robertson à la guitare et claviers, viennent de Liverpool, Manchester et Sheffield, fief historique de l'indie pop. Les titres sont ornés de psychédélisme, de rock, de soul avec des textes imagés planants sur la voix de Ryan envoûtante. Ils jouent parfaitement, honorant le style sixties avec énergie et classe, brillant aux guitares griffées surf ou garage.
The Castellers se consacrent aux concerts, sillonnant la Grande-Bretagne, enchainant les performances et à la préparation d'un nouvel EP après l'excellent The Silent Session au son puissant et impressionnant. Pour le moment se trouvent sur la toile seulement trois titres The Gallows, The Cortez et Five Days Time qui donnent la chair de poule, promettant une suite fulgurante.
TheCastellers





mardi 8 novembre 2016

La Lenguas

La Lenguas me chatouille l'oreille depuis le mois de mai 2015 quand le groupe de Los Angeles sort un premier EP délicieusement garage pop, Tears in my Milkshake. Le chant presque sauvage et perçant de Christopher Stoudt qui assure l'écriture et le line-up de guitares, frappe à l'écoute. Il est entouré de Yali Bitan à la basse, Travis Moore à la batterie, CM Rodriguez à la production et Zak Mouton à l'enregistrement. La troupe profile des mélodies fifties, bondissantes et dansantes, aux paroles amoureuses naives sur des arrangements qui tendent parfois sur le punk. La Lenguas surprend et courtise clairement notre attention.





Début Juillet 2016, les américains concoctent un magique Broken Heart Disease où les âmes des Beatles et des Jam viennent se confronter dans la mélodie nourrie de clap-hands et de guitares surf qui pétaradent joyeusement. Jacques Mouledoux accompagne Christopher, ce dernier très à son aise pour composer des chansons efficaces et mordantes. La même  semaine suit le single Inside of My Head. Les textes mutins, imagés de lait d'amande, de soda, de gâteau, parlent autant de sentiments enflammés et écorchés vifs que de drogue douce. De par les mots, les ambiances, les notes jouées, on est propulsé dans les affres et les sensibilités des sixties de façon fort réussie. Prometteur La Lenguas attise la curiosité et j'espère bientôt un premier album qui nous enverrait une bonne dose d'uv californien cet hiver 2017. Aussi sucré qu'une glace, d'un romantisme stylé et poivré, gonflé d'humour et de fantaisie, usant du lo-fi, du garage-pop et du son eighties, l'EP Tears in my Milkshake aide grandement à patienter.
LaLenguas



dimanche 6 novembre 2016

Tangible Excitement

Réunis pour le meilleur, Tangible Excitement compte sur ses bans Scott Stevens (The Earthmen, Summer Cats), Mark Monnone (The Lucksmiths, Monnone Alone), Louis Richter (Mid-State Orange, The Lucksmiths) et Stewart Anderson (Boyracer, Cannanes) qui est également aux manettes du label Emotional Response avec Jen Turrell (bassiste de Boyracer) qui signe des cds et vinyles aussi colorés que des bonbons. Tangible Excitement apparait en février 2016 sur un album partagé avec le groupe irlandais Ginnels. Les dublinois sont actifs depuis 2010. Le guitariste, chanteur auteur-compositeur Mark Chester avec Ruan Van Vliet à la batterie, Bobby Aherne et Patrick Hanna proposent en 2014 leur dernier bijou A Country Life brodé de mélodies pop et d'un univers artistique séduisant et attachant.
PaddyHannaPiggledyPop



Ginnels se joint donc à la joyeuse et talentueuse troupe de Tangible Excitement cet hiver pour concocter un 7 titres somptueux agrémentés de la présence de Gary Olson (Ladybug Transistor, Essex Green) qui resplendit à la trompette sur Northland Food Court, des musiciens de Gold-Bears, des Veronica Falls et du fabuleux écossais Phil Wilson des June Brides, une légende de l'indie-pop.
JuneBridesPiggledyPop
LadybugTransistorPiggledyPop



Stewart Anderson qui compose les mélopées succulentes de Tangible Excitement excelle sur la scène indie-pop depuis des décennies avec Boyracer, groupe de l'écurie Sarah Records . Dans un bel esprit de réunion familiale, il s'entoure des musiciens de l'underground qui à l'heure actuelle forme l'élite de la pop. Les fans du genre ne peuvent rêver mieux que cette alliance. Comptant les guitaristes australiens Mark Monnone, Louis Richter des Lucksmiths, le fulgurant don de l'anglais Stewart Anderson qui concocte depuis 1990 quelques 11 albums, des vingtaines de singles et EPs, présence charismatique très influente et le grandiose australien Scott Stevens qui d'abord au chant chez les Earthmen a évolué dans l'art de l'écriture de chansons pop intemporelles, ces individualités shakées qui forment Tangible Excitement propulsent une pop qui fait bondir et sourire.



Les guitares ronronnent, la batterie papillonne, le chant glisse cristallin sur les arrangements énergiques de Muddled Whine, fleuris de hand claps, de tambourins, qui créent le mouvement et l'émulsion. Les 'hohoho' engagés et taquins de My Bigmouth escaladent le style psychédélique vitaminé qui poursuit sur les envolées de guitares de Puzzle Pieces assurées par James Hoare (Veronica Falls et Ultimate Painting) et par Jeremy Underwood (Gold-Bears). Tangible Excitement offre une délicieuse ambiance de jeu, d'amusement, dans le thème mais aussi dans leur interprétation. Un Rendez-vous pop à ne pas manquer.
UltimatePaintingPiggledyPop
EmotionalResponse



mardi 1 novembre 2016

The Earthmen

The Earthmen est un groupe de légende originaire de Melbourne, actif entre 1991 et 1999, il marque l'histoire indie-pop de son empreinte en tâtonnant l'underground sous le nom The Hartman. Les musiciens qui fondent le groupe au début sont les deux guitaristes Nick Batterham et Aaron Goldberg, le chanteur Scott Stevens, le batteur Glen Peters et le bassiste Matt Sigley. Dès 1993, le line-up va sans cesse changer et ce sera une sorte de jeu de chaises musicales chez les membres du groupe. Stephen Nash, Nick Murray, Stephen Moffatt, viendront momentanément jouer de la guitare, Robert Cooper, Eric Prentice, tour à tour, assureront la basse et les claviers, quand la batterie sera gérée par Ben Bleechmore, Derek Yuen et Craig Mitchell.



Leurs premiers singles frappent fort les esprits. Avec Stacey's Cupboard, Flyby, Cool Chick #59, Teen Sensations, Figure 8, leur opus The Fall and Rise of My Favourite Sixties Girl, Scene Stealer, Hug Me Tighter, Whoever's Been Using This Bed, le second album Love Walked In,The Earthmen gagne en renommée et après des concerts, festivals, une tournée aux Etats-Unis, la participation à la compilation hommage To Hal and Bacharach en scintillant sur I Just Don't Know What to Do with Myself et l'EP The War Against Rock and Roll de 1999, il annonce son retrait lors d'un concert.
Nick Batterham, figure des Teenage Fanclub, Lemonheads, Steinbecks, etc, n'est jamais parti de la scène, offrant en solo des albums splendides tout comme Scott Stevens avec son autre projet Summer Cats et Matt Sigley qui joue dans Steinbecks et Lovetones.
NickBatterhamPiggledyPop
SummerCatsPiggledyPop
SteinbecksPiggledyPop
LovetonesPiggledyPop



16 ans plus tard, les revoilà! La troupe initiale se réunit en studio, The Earthmen revient décidé à reprendre les chansons laissées en cours de process session d'enregistrement un lustre auparavant, avec la motivation du label indépendant australien Popboomerang. En septembre 2016, habillés de leurs capes pop, les musiciens travaillent sur quatre nouveaux titres, ajoutés à la compilation College Heart qui contient les singles et EP passés. Toutes les meilleures influences y voltigent, Boo Radleys, My Bloody Valentine, The Pastels, Yo La Tengo, Sonic Youth, Ride, The Velvet Underground.
C'est toujours un pur régal de découvrir des chansons écrites et composées dans un contexte, remodelées en studio des années plus tard avec la technicité, l'expérience, les technologies, la complicité et la maturité en bonus. Find Your Own Way, grisante et excitante, offre des notes détonantes. Les guitares dérouillent les amplis, la batterie dépoussière la mélodie qui sautille sur le tempo. Ca cravache toujours sur le somptueux Personal HistoryThe Earthmen proposent leurs voix à l'unisson sur le refrain mettant sacrément en valeur la mélodie. Blue Sky, véloce, est brodé de power pop enthousiaste quand le magnifique et fort symbolique The Reprise avec le chant magique de Scott et les arrangements de cuivres enveloppe d'or ce génial College Heart.
TheEarthmen

Earthmen (by Hal David)


The Steinbecks


Nick Batterham


Summer Cats


dimanche 30 octobre 2016

The Happy Couple

The Happy Couple est comme son nom nous met une grosse puce à l'oreille un couple germano-britannique composé de Johanna Maier au chant et écriture et de Tom Hilverkus aux guitares, basse, piano, moog, flûte, orgue et composition.
C'est en 2003 que la paire electro-pop signe en Allemagne, sous leurs alias Janehoney et Tom Sparkletone, un 4 titres sur vinyle nommé The Four Seasons qui comporte le superbe French Cinema Summer Love et Treason, l'unique titre chanté par Tom. En 2005, ils participent à la compilation Tribute to Television Personnalities If I could write Poetry avant de signer le fabuleux maxi-single Fools in Love enregistré à Glasgow avec ses fondant Another Sunny Day et Hopeless Case sur lequel Roy Moller vient jouer de la guitare.
RoyMollerPiggledyPop



En 2006, le duo offre derechef une pépite galbée pop sixties magnifique avec Song for the Troubadour sur lequel Stevie Jackson de Belle and Sebastian joue de l'harmonica. Les Happy Couple retourne peaufiner le single en Ecosse et propose cette même année la compilation Happy Times & Petty Crimes qui reprend l'ensemble de leurs chansons avec des inédits et toujours à la production le génial Ulric Kennedy, auteur-compositeur de Golden Dawn et The Catalysts dont je conseille l'écoute de circonstances Autumn Everywhere. Il y a une pause de huit années, d'abord parce que Tom déménage d'Edimbourg à Brighton avec son épouse également musicienne, lance son propre label Félicité Records et parce que Johanna qui vit à Hambourg n'a pas d'ordinateur, ce qui laisse peu de visibilité au travail à distance. En 2014, The Happy Couple réapparait avec l'album magnifique Into the Woods, dans son sillage, l'âme de Heavenly, Shop Assistants, Marine Girls, Pipas, The Clientele et une griffe electro-pop contemporaine, tantôt mélancolique, tantôt trottant à l'allure guillerette.



Commençant avec l'émouvant et romantique Scar on my Heart, Into the Woods lance une flambée chaleureuse d'indie-pop orné du talentueux batteur Grant Allardyce. Bénéficiant du matériel vintage du studio de Joe Watson (Stereolab/The High Llamas), le son d'harmonium habille élégamment Mapping doté de synthétiseur eighties qui va comme un gant aux mots pleins de lumière et réverbération. Puis le bois de la guitare, de la basse et du piano vient tapisser la twee pop ronde de 'papapa' sur Alexisbad suivi du voltigeant et touchant CrushedJoe Watson brille aux claviers, Tom resplendit à l'orgue accompagné de la voix cristalline de Johanna. La rythmique langoureuse de Paper Games suit la mélodie envoûtante et mélancolique, entérinée par les échos posés sur le chant et sur la guitare pour électrifier la mémoire mêlée de sentiments. Cet effet est continué magnifiquement sur le nostalgique Smash the Glass. La pop sautille dans les arrangements vitaminés de The Bestiary of Jane qui compte la partition de trompette de Gary Olson de The Ladybug Transistor avec les handclaps de Joe et de Tom ainsi que les cymbales et caisse claire enflammées de Grant Allardyce. Le mariage délicieux du piano et de l'orgue poursuit sur Sweet Believer où Johanna dépose sa voix voluptueuse et ses mots poétiques pour dessiner un titre introspectif superbe. Call and Response arrive bondissant de guitares, de tempo décalé au psychédélisme discret incluant de la flûte et des effets de voix pour imager les 'angels'. L'ambiance pieuse et lumineuse règne tout au long de l'album qui se termine sur Into the Woods, voyage pop contemplatif, qui boucle en beauté l'écoute.
TheHappyCouple



Ultimate Painting

Ultimate Painting est un duo de Londres qui apparait en 2014, personnifié par les deux auteurs-compositeurs interprètes de rock indépendant Jack Cooper, membre fondateur du groupe Mazes, et James Hoare, fondateur du groupe Veronica Falls. Les deux musiciens expérimentés dégainent un premier album éponyme en 2014, suivi du génial Green Lanes l'année dernière. Aérées, sublimement pop, les mélopées ventilent des mélodies qui semblent descendre de la lignée du Velvet Underground, des Beatles, des Kinks, agrémentées d'un swing psychédélique des Euros Childs, des Brian Jonestown Massacre dont ils sont fans. Ultimate Painting offre des harmonies un peu sixties, un peu mellow, dotées d'une riche personnalité artistique et de charisme décomplexé. Ils semblent lancés, prolifiques et inspirés en signant depuis le 30 septembre 2016, le somptueux Dusk.



Les deux compères reviennent faire sautiller leurs guitares dès l'entame Bills, où leurs deux voix se répondent douces et dodues. La chaleur de la basse qui taquine ses cordes donne l'envie irrémédiable de dodeliner du chef. La mélodie ondule sucrée et soft pour s'accrocher efficacement aux neurones qui papillonnent sur le titre hommage Song for Brian Jones. Il y a le clair-obscur de la scène new-yorkaise des seventies qui s'immisce savoureusement dans les arpèges . Dans le même esprit, le titre A portrait of Jason est ciselé et peaufiné pour les amateurs de sensualité et de finesse dans la pop. Les Ultimate Painting sont les rois pour donner de la tension dans les arrangements et les textes sur des riffs sensibles et suaves, assez pour les capter, les cueillir, se laisser plonger dans le son duveteux et envoûtant du mood de Lead the Way.



Monday Morning, Somewhere Central continue dans l'excellence. Le chant, le rythme mis en place par la guitare électrique, le clavier et la batterie galope avec dextérité. Ultimate Painting brille dans la composition non vaniteuse, baignant dans la simplicité de l'écriture pour in fine dessiner des chansons de grande envergure. Who is Your Next Target? orné de choeurs, d'un tempo entêtant, martèle un air qui colle à la peau, tatouée de la mélodie psyché intelligente et délicate. Cette sensation d'intimité, de confidence, se poursuit avec Skippool Creek qui décline des notes exécutées comme des caresses millimétrées offrant un titre en acier emballé de velours. I'm Set Free sur une dynamique mellow avec des roudoudous de lignes de basse égrène un texte aiguisé en guise de règlement de compte quand le style lo-fi entre en catimini sur le somptueux Silhouetted Shimmering. I Can't Run Anymore termine le chef d'oeuvre pop ses guitares et sa batterie, assurée sur tout l'album par Melissa Rigby du groupe s.c.u.m. Dusk est un bijou sculpté de ballades rondes, belles de quiétude, aussi délectables que les voix habiles et élégantes, arrangées par deux mélodistes à l'identité artistique solide et impressionnante. Ultimate Painting délivre trois albums majestueux, enregistrés à la maison sur home-studio, à écouter absolument.
UltimatePainting





mercredi 26 octobre 2016

James

James, groupe culte né à Manchester il y a 34 ans, avec sa fleur comme symbole, continue après trois décennie sa chevauchée éblouissante. Son leader Tim Booth, ne cesse d'ériger le monument James et de faire resplendir sa patte dans l'histoire de l'indie-pop. C'est au coeur de la mythique salle de l'Hacienda que James débourre ses chansons en 1982 avant de partir en tournée pour assurer la première partie des Smiths. En 1984 parait l'opus Stutter, suivi en 1988 de Strip-mine qui annonce la formation complète du groupe : David Baynton-Power à la batterie; Tim Booth au chant ; Saul Davies au violon et guitare; Andy Diagram à la trompette, ex-membre des Pale Fountains ; Jim Glennie à la basse; Larry Gott à la guitare; Mark Hunter aux claviers.
PaleFountains-PiggledyPop



1990 est une année phare pour les sept musiciens de James qui participent à l'album tribute du Velvet Underground Heaven and Hell avant de signer leur troisième album, Gold Mother faisant jaillir la renommée du groupe en Europe qui fredonne à l'unisson Come Home et Sit Down, ce dernier single ferrera d'ailleurs le succès aux Etats-Unis dès 1992, renforcé par la sortie des fabuleux Seven et Laid, produit par Brian Eno. Après Wah Wah de 1994, Whiplash en 1997, une compilation en 1998, Millionaires en 1999 et Pleased To Meet You en Juillet 2001, Tim et le reste du groupe annoncent qu'ils raccrochent les guitares et les micros en décembre 2001 et disent 'aurevoir' à leur public chez eux à Manchester avec un concert à l'Arena qui conclut sur Sit Down.





A l'origine du groupe en 1983, c'est Jim Glennie, Larry Gott et l'ancien batteur Gavan Whelan qui rencontrent au cours d'un concert dans un bar Tim Booth qui dansant comme un mordu a attiré leur attention. Le trio lui demandera de se joindre au groupe pour danser sur scène . Ils ne se quitteront plus, Tim adopte le nom James parce qu'amateur de James Joyce. A l'époque, les locaux habillés de noir de la tête aux pieds, un peu punkeux, fondus de Joy Division et Cure ne s'attendent pas à voir débarquer James arborant une attitude volontairement joyeuse. Tim Booth se rappelle "And we were dressed in yellow, red and green. We looked like Smarties, or kids' show hosts! But it was all very tongue-in-cheek and deliberate" et il apportera son charisme bondissant, ses couleurs vives, à l'image de la fleur devenue symbolique dans le monde de l'underground.



A l'instar de ce profil, ce caractère jovial, il est impossible de croire que James laissera tomber vraiment ce qui l'anime et il faudra attendre 7 ans pour le revoir.  Ils se réunissent d'abord lors d'un concert et en studio pour peaufiner Hey Ma qui parait en 2008 sur lequel Eno vient poser son savoir-faire. Deux mini albums suivront en 2010, The Night Before et The Morning After. Le groupe s'envole de nouveau pour jouer dans le monde entier, des dates s'alignent, des festivals foisonnent, il joue avec Kaiser Chiefs, les Killers à Hyde Park et assure une série de concerts symphoniques accompagnés par le Orchestra of the Swan and le Manchester Consort Choir. Deux années s'écoulent pendant lesquels James joue partout en Europe jusqu'à ce que la maman de Tim décède en 2012. Le deuil endolorit le groupe et l'inspire à la fois deux ans plus tard, trouvant de nouveau une énergie dans ce qui les fait tenir, la sève de la pop et de la création. Main dans la main avec le producteur des Killers, l'excellent Max Dingel, les sept musiciens de James se recueillent en studio pour enregistrer le treizième album, La Petite Mort. Et comme d'habitude, les mélodies et harmonies qu'offre le groupe sont rythmées, salées, savoureusement accrocheuses sur le thème principal de la mort. James traite le sujet de jolie manière, avec son positivisme singulier, en chantant sur le génial Walk like you de 7 minutes pour l'introduction du disque "You know more than you think you know, This universe is in your eyes, Inside the galaxies collide (...) "let’s inspire, let’s inflame, create art from our pain, find a love that’s as deep as it’s holy.”



Depuis Hey Ma, la qualité des arrangements et du jeu revêt de plus en plus les chansons. James a la même vitalité, mêlée de talent et de technicité que nombre de groupes doivent leur envier. Hormis les rides, les sept compagnons ne changent pas et reviennent avec Girl At The End Of The World au printemps 2016, stimulant et envoûtant. James continue de se faire plaisir et de nous combler avec les guitares au groove mordant de Saul Davies, Larry Gott et du nouveau venu Adrian Oxaal sur To My Surprise et Surfer's song, la batterie enragée de David Baynton-Power sur Waking et Catapult, la basse enfiévrée de Jim Glennie sur Bitch et Attention, la trompette magnifique d'Andy Diagram sur Move Down South, les claviers endiablés de Mark Hunter sur Attention, le chant majestueux de Tim Booth sur Nothing But Love et Dear John ou encore sur Alvin chanté en français, et toujours des thèmes écorchés, touchants, sur des riffs vitaminés hautement pop. The Girl At The End Of The World distribue des perles dansantes. L'album entier est aussi combattant qu'émouvant. C'est du très grand James, dans les mots éloquents et les notes érisées que je classe dans le panthéon des disques Piggledy Pop. James joue actuellement en Australie et en Nouvelle-Zélande pour être de retour sur le sol anglais en décembre. A vos tablettes !
James




samedi 22 octobre 2016

Trashcan Sinatras

Formé en 1987, Trashcan Sinatras est devenu un groupe culte de l'indie-pop. C'est à Irvine en Ecosse que Frank (Francis) Reader au chant et guitare, Paul Livingston et John Douglas aux guitares, Stephen Douglas à la batterie, Stevie Mulhearn au piano et claviers, Frank DiVanna et Grant Wilson à la basse, respectivement en tournée et en studio, se réunissent pour signer en 1990 le premier album qui marque illico les esprits, le fabuleux Cake, suivi du parfait I’ve Seen Everything en 1993 et du génial A Happy Pocket en 1996. Puis, en 2003, destinée aux fans, la double compilation Zebra of the Family comprenant des inédits parait sur la toile en libre téléchargement.



Ce pied de nez à l'industrie de la musique a effet d'un coup de poing et le groupe part en tournée aux USA pendant l'année 2004 où tous leurs concerts sont complets. C'est sur le territoire américain que les Trashcan Sinatras enregistrent pendant l'été le quatrième magnifique album Weightlifting. Une période passe, bien occupée de concerts, de collaborations et hommages divers comme l'album de reprises The Smiths is dead où le groupe chante I know it's over et la reprise des Beatles en 2007 Got to get you into my life par Francis Reader, cette même année où il participe au grandiose The Unfairground de Kevin Ayers, au chant. En 2010, les Trashcan reviennent avec le somptueux et élégant In the Music enregistré à New-York comptant la précieuse présence d'Andy Chase du groupe Ivy, ainsi que Martha Vineyard et Carly Simon pour les voix.



Tandis que Frank et Paul tous deux mariés à leurs épouses américaines roucoulent sous le soleil californien, et que John lui marié à la soeur de Frank, la chanteuse Eddi Reader, vit à Glasgow, le groupe se réunit cette année pour nous offrir un tout nouvel album paru en mai 2016, nommé Wild Pendulum. En assurant des dates depuis février 2016 avec les deux singles Best days on earth et Ain’t that something, c'est la première fois depuis 2009 que les Trashcan Sinatras reviennent sur leurs terres écossaises en novembre pour plusieurs dates, avant Londres, Dublin puis de filer au Japon.

Wild Pendulum est un bijou dans lequel on entend toutes les belles influences allant des Smiths à Shack. Après presque trente années de création, de scènes, Frank Reader reste un compositeur hors normes. Les titres de l'album sont ornés d'orchestrations, d'harmonies pop, griffé du style Trashcan Sinatras qui resplendit. C'est un régal de plonger dans le Let me Inside (or let me out) avec ses cordes, ses cuivres, rythmés et vallonnés, jusqu'aux brillants Best Days on Earth et Ain't that Something. Autumn, envoûtant, se savoure aussi langoureusement que l'amoureux I want to capture your Heart. L'envie de danser saisit sur la pop dansante des trompettes vigoureuses de All Night et l'émotion prend sur The Neighbours Place, comme sur The Family Way, captivants par la mélodie, l'interprétation et l'intention. Surgit un instant magique de nostalgie avec I'm not the Fella, perpétué avec What's inside the Box où les envolées de guitares, de cuivres, puis les arrangements de l'ensemble de cordes de Waves (Sweep Away My Melancholy) montrent tout le talent de composition de Reader. Le mélancolique I see the Moon est revisité magnifiquement avant le surprenant et fort touchant Sign of Life qui boucle le chef d'oeuvre sur des notes sublimes et surtout une note positive. Wild Pendulum, aux non-initiés, est idéal pour entrer dans le Trashcanland et un moment de délice pour les amateurs. Happy Birthday Franck!
TrashcanSinatras



dimanche 9 octobre 2016

Bedroom Eyes

Le suédois guitariste, chanteur, auteur-compositeur qui crée le projet Bedroom Eyes en 2004 s'appelle Jonas Jonsson, né en 1983 il grandit à Föllinge dans les montagnes suédoises où sa famille est implantée depuis 5 siècles et où il commence à composer ses chansons à 20 ans. Aujourd'hui il vit à Stockholm, viscéralement attaché à son pays et habité par l'indie-pop, il enregistre, produit et signe son premier EP en 2006, Embrace In Stereo, suivi en 2007 par Valentine Vacancy et la même année pour couronner le tout, l'excellent Hand in Hand Grenade dont le titre Motorcycle Daydream bat tous les records de téléchargement. Ces trois disques sont fabuleux, emprunts de poésie, de mélodies solides et d'une écriture romantique, chevaleresque. Evidemment, en 2008, Piggledy Pop passe par là : BedroomEyes



J'écrivais : "La construction des titres est alternative faite de compositions en cascades, surprenantes, balançant du clavier aux trompettes, des violons à la guitare electrique. Puis il y a des accords parfaits dodus de basse avec le trépidant et efficace timbre de voix de Jonas. Les refrains entonnés se marient si bien avec les percussions et les cordes qu'ils complètent le dynamisme des paroles"..."Les Bedroom Eyes nous ont offert des pépites pop fort réussies qui répondent en tous points aux exigences du style et sont en ce moment à l'écriture de nouveaux morceaux. Il n'y a plus qu'à se tenir prêt".
Voilà, c'est chose faite. En 2010, parait le sublime The long wait Champion qui est fourni d'harmonies fantastiques, de belles orchestrations, avec de la trompette, de l'harmonica, des violons, des guitares à tout vent et toujours la voix élégante et belle de Jonas qui commence l'album avec Hand in Hand Grenade.



Véritable cocktail de pop contenant du Phil Spector et du Morrissey, contemporain, Bedroom Eyes compose des airs somptueux en avril 2015 qui brillent sur le deuxième album Greetings from Northern Sweden. S'appliquant aux formes il peaufine l'instrumentation et s'entoure de Hello Saferide, d'Andrew Matthews du fameux groupe Popsicle, de l'ingénieur Markus Eriksson qui accueille Bedroom Eyes dans son studio et pour la production d'Andreas Mattsson. L'album offre des cuivres dont le saxo de Markus Ernehed, des cordes jouées par Anna Manell et Erik Andersson, de la flûte assurée par Anna du groupe Vapnet. Les autres musiciens qui l'accompagnent aussi sur scène sont Mattias Andersson à la basse, Erik Berg au piano, Henric Boija à la guitare et Emil Karlsson à la batterie.
Jonas Jonsson poursuit son épopée sous son propre nom en chantant en suédois et délivrant des chansons plus rock, des grenades pop qu'il conçoit avec Mattias Andersson à la basse, Markus Ernehed au saxophone, Emil Karlsson à la batterie et Henric Boija à la guitare.
BedroomEyes
JonasJonsson




Zou! un Popsicle, pour les très beaux et bons souvenirs...