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jeudi 9 février 2017

The Son(s)

Signé sur le label écossais Olive Grove Records, The Son(s) fait paraitre son troisième album The Things I Love Are Not at Home en 2014, après Léviathan de 2012 et The Son(s) de 2011. La pochette est offerte avec courtoisie par le photographe Alastair Cook et va comme un gant à l'ensemble des titres nostalgiques et poétiques.
Vinny & Ronnie Creeping on the Waitresses est une carte postale pop instrumentale qui décline une série d'instruments, où sections de cuivres, cordes, choeurs, se côtoient joyeusement pour ériger la mélodie luxuriante qui ouvre l'album. L'atmosphère cinématographique s'impose et s'immisce dans les oreilles. Ce délicieux effet s'étend sur Paint Eyes on Your EyelidsSon(s) offre un chant chaud et doux.



Le musicien d'Edimbourg fait voyager, le titre Death, With Castanets évoque la mémoire et la descendance sur des arrangements dansants. La grande énergie musicale qui apparait est plus comparable à la pop de Gruff Rhys et autres groupes dont Son(s) est fan tels que Teenage Fanclub, Brian Eno, David Bowie, Midlake, Beach Boys, Robert Wyatt, Fleet Foxes, Grizzly Bear, Department of Eagles. La fragilité émouvante dans la voix de The Numbers Have You Wrong, posée sur le piano et l'orgue, puis dans la guitare, donne les frissons. La diversité et l'inspiration déroulent une partition de cordes acoustiques délicate sur Underneath the Arbor, qui tire un rideau de notes sur l'intimité d'une chambre et sur les envolées de chant de Polaroids. Puis ...And a Lick on the Ear, rythmé et vitaminé, relance le tempo gaillard pour titiller encore plus l'épiderme. La volupté du chant, des harmonies de When Calm Reaches Down apporte un moment de douceur, une échappatoire sonore fort réussie. Comme sur les albums précédents, le thème de la mer, de la navigation, inspirent The Son(s) et c'est le cas derechef via On the Forth We Float qui termine somptueusement l'album sur la mandoline et la flûte de The Long Fuse. L'album The Things I Love Are Not at Home est excellent, contenant l'univers trop méconnu de The Son(s) qui s'impose dans toute bonne maisonnée indie-pop.
TheSon(s)