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dimanche 12 mars 2017

Nicolas Michaux

Je le soulignais en 2015, au sujet de la sortie de son EP, Nicolas Michaux est un gros coup de coeur Piggledy Pop. L'artiste réitère, remet à jour des chansons écrites entre 2011 et 2015 quelque part à cheval sur la Belgique, l'Italie et le Danemark à l'image de son profil de globe-trotter fortement dessiné dans ses mélopées. L'album se nomme A la vie, A la mort et commence par les trois titres de l'EP Nicolas Michaux, Nouveau Départ, A la vie, A la mort et Imposteur que je chroniquais là :
NicolasMichauxPiggledyPop2015



"Nicolas Michaux est un artiste belge qui fait partie de ces oiseaux rares, musiciens-interprètes, qui entendent la musique en chantant, parfaitement en symbiose avec la mélodie. Dans une veine artistique electro-pop, les textes en français élégants se marient à sa voix animée de tendresse. Originaire de Liège, son premier galop d'essai Eté 67 est formé en 1998. Le groupe signe un 4 titres pop-rock en 2005 contenant le single Le quartier de la gare qui fait le tour des radios et l'emmène sur les routes des concerts et festivals européens. En 2010, parait le deuxième volet de 14 titres, Passer la frontière. L'album est brodé avec de la flûte, de la clarinette, du saxophone, guitares, harmonica et des chansons rock, puissamment dansantes. Eté 67 réussi a créer des ambiances diablement réussies sur Le cowboy tout nu comme sur Retour à Elisabethville où les arrangements propulsent à la Nouvelle-Orléans, sur les bords du Mississippi ou bien la pop galbée de Romans de gare, de Passer la frontière, au rythme voyageant jusqu'aux montagnes d'Auvergne et sur un pétrolier en pleine mer."



L'album est grandiose en s'ornant donc de nouvelles chansons dont le formidable Croire En Ma Chance où je distingue en me léchant les babines le style griffé de son auteur. Je fonds au son de ce semblant de nonchalance qui cache énormément de rage de vivre, d'humour, de fièvre admirable que Nicolas sait graver dans ses textes. Les claviers aériens résonnent joliment au côté de la guitare en concluant sur un optimiste 'croire en son prochain' qui nous étend le temps du titre dans une atmosphère mirifique délicieuse. Suit Les îles désertes avec sa basse qui cavalcade guerrière, où le musicien fait flotter un chant intimiste pour délivrer un titre alternatif monumental aux allures du Velvet Underground qui meuble savoureusement 7 minutes.

On reprend la route avec Nicolas sur Si tu me laisses, balade hautement rythmée par sa batterie et les riffs mutins de guitares pour offrir une confession amoureuse à coeur 'de pierre' ouvert via l'Arizona et le Mexique. Le train zig-zag, les notes electro-pop fusent dans Le ciel signé et interprété avec dextérité. L'ambiance insulaire poursuit sur Part of No Part, sur son orchestration et ses arrangements caribéens. Le rythme ondule et continue d'envelopper sur Avec Vous où Nicolas titille le clavier en mettant un charme fou dans sa voix et en sculptant solidement un texte pour conquérir ce 'vous'. Le plaisir ne quitte plus les oreilles quand Etre deux donne un effet de consécration en fin de disque, mêlant anglais et français, pour une palette de sonorités analogiques qui deviennent presque organiques. L'album A la vie, A la mort est empreint de l'âme artistique et de la personnalité aussi amusante que perfectionniste du poète pop Nicolas Michaux qui me touche, assurément.
NicolasMichaux